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 Excusez-moi jeune Baskerville, avant que je ne vous étripe... Vous n'auriez pas vu ma fille ?

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MessageSujet: Excusez-moi jeune Baskerville, avant que je ne vous étripe... Vous n'auriez pas vu ma fille ?   3rd Mai 2014, 08:50

Pour beaucoup, des quatre saisons dont est composée une année, la plus mélancolique est l'automne, ce qui est assez logique après tout. La nature se fane lentement pour tomber dans un sommeil hivernal, perd sa splendeur pleine de couleurs et de parfums différents pour devenir un tapis de feuilles dont la palette de teintes couvre une large gamme d'orange, de marrons et de rouges. Ce sont des couleurs chaudes contrairement au vert qui domine pendant les saisons propices à la floraison, certes, mais paradoxalement ce sont elles qui annoncent la fin d'un cycle. Le blanc de la saison froide lui sied parfaitement, en revanche : chaque chose tombe dans un profond sommeil et la nature est purifiée et bientôt la couche uniforme et immaculée qui recouvre le paysage laissera à nos yeux, en leur permettant de les trouver facilement, tout le loisir de constater que les premiers bourgeons pointent. Ces premières jeunes pousses sont comme l'espoir, tenaces et pleines de promesses pour l'avenir, tout comme la saisons qu'elles annoncent. Et tout comme l'hiver froid et endormi a pour opposé l'été pendant lequel le monde grouille de vie et d'activité, l'automne qui annonce la fin a comme inverse le printemps, la saison du réveil et du renouveau, la première étape de cette boucle qui se répète encore et encore.

Mais, pour notre Merryfalls, la période qui la rendait la plus nostalgique était bel et bien celle de la renaissance. À moins que ce ne soit l'hiver ? Cela dépendait. Mais le plus souvent c'était tout de même le printemps, car c'est en cette saison que ses enfants ont été aspirés sous ses yeux, il y a désormais quatre-vingt ans de cela. Raisonner en terme de dates était toujours étrange pour elle, qui avait en toute logique dépassé les cent-six ballets mais n'en avait vécu que trente-six au final à cause de son court passage dans l'Abysse. Quelques minutes qui avaient représenté des dizaines et des dizaines d'années dans son monde, autant dire que le retour avait été perturbant, il lui avait fallu réapprendre les règles. De tous les changements que le monde et la société avaient connus durant son absence et auxquels Elysabeth avait dû se faire, celui-ci avait été l'un des plus difficiles et choquants puisqu'elle avait toujours mit un point d'honneur sur la connaissance des traditions, des us et coutumes et des règles – en commençant par celles de bonne conduite, celles qui lui donnaient le plus de fil à retordre. Chez elle tout devait être carré et chacun devait se tenir correctement, on respectait les limites fixées par les codes sans protester et on ne posait pas les coudes sur la table pendant un repas. Pour une personne ayant ce genre d'état d'esprit, constater l'évolution des mœurs donnait l'impression d'être dans un autre pays : jamais les filles n'auraient porté des jupes aussi courtes à son époque, par exemple. Mais si on pouvait la qualifier de strict et qui filait toujours tout droit, la jeune femme n'était pour autant pas incapable de s'adapter. Cela n'avait pas été forcément facile mais elle y était parvenue et portait même des bas qu'on pouvait qualifier de courts désormais.

Bref, ce jour-là étant une magnifique journée de printemps, la contractante ne put retenir un mince soupir. Déjà un an qu'elle était sortie de ce monde étrange dont provenait Linthe, mais aucune trace de ses deux enfants pour l'instant. Et comme la saison lui rappelait le jour des séparations forcées, ils occupaient encore plus ses pensées qu'à l'accoutumée – ce qui n'était pas peu dire. Même si les étudiants de Lutwidge étaient comme des fils et des filles pour leur surveillante et que certains étaient adorables, ils ne pouvaient pas combler ce manque tout maternel. Elysabeth aimait beaucoup son Chain qui dormait beaucoup sans pour autant manquer de lui venir en aide si besoin et la soutenait dans ses recherches, mais même lui ne pouvait pas les remplacer. Enfin elle conservait ses espoirs intacts envers et contre tout, seulement parfois cela demandait plus de volonté et, quelques fois, elle avait songé à baisser les bras. Pourquoi pas, après tout ? Les choses seraient tellement plus simples, il n'y aurait plus de cœur qui bondit en voyant une couette rousse ou une touffe soyeuse derrière un gros bouquin, la mère qu'elle était n'aurait plus cette boule au ventre qui lui pesait parfois en s'imaginant ses petits morts ou pris au piège quelque part. Mais à chaque fois qu'elle songeait à abandonner pour continuer sa vie, elle se rendait compte que sans eux cette vie n'était pas celle qu'elle voulait. Ce besoin de les avoir près d'elle était trop important, ils étaient trop importants pour que sa vie soit pareille avec ou sans eux, et le mieux était avec. Alors notre capitaine reprenait espoir, car elle ne voulait ni ne pouvait l'abandonner. Et puis ce n'était pas son style, de jeter l'éponge.

Une fois le soupir achevé, ses yeux indigos se portèrent vers la vaste étendue bleue qui s'étendait au-dessus de sa tête pour ensuite redescendre et scruter les alentours. Le manoir dans lequel on l'avait envoyée en mission était à l'abandon, mais on devinait facilement qu'il avait donné lieu à beaucoup d'événements de la haute société. Aujourd'hui on n'y organisait plus grand-chose à part quelques pillages et des combats d'araignées, mais ce manque d'activité ne voulait pas dire que plus personne à part les voleurs et les saccageurs ne passait par ici : selon son ordre de mission, des Baskerville auraient été aperçus dans les parages, or ces encapuchonnés étaient des ennemis pour elle, aussi bien en tant que membre de Pandora qu'en tant que femme dont le mari avait été tué et les enfants envoyés dans l'Abysse par leurs bons soins. Laisser le personnel empiéter sur le professionnel n'était pas quelque chose que la demoiselle appréciait pourtant, mais sa situation étant parfaite : son poste lui donnait des chances de les prendre en chasse sans risquer de se faire taper sur les doigts, autant dire qu'elle s'en faisait plus une joie qu'un réel devoir. Sans oublier qu'ils avaient peut-être des informations sur ses enfants, c'étaient quand même eux qui les lui avaient arraché. Alors à chaque fois qu'une de ses missions avait un rapport avec cette famille qu'on appelait aussi les « faucheurs pourpres », Elysabeth devait retenir un sourire jubilatoire et se contenter de se montrer très enthousiaste à l'idée de partir en mission. Cela n'étonnait plus vraiment ses collègues, ils avaient l'habitude de la voir mettre tout son cœur à l’œuvre depuis le temps.  

Elle était donc ici en mission et comptait bien ne pas rentrer bredouille, quitte à devoir fouiller de fond en comble la cave et le grenier de l'immense manoir qui se dressait droit devant pour s'assurer que, s'il n'y avait personne notre associée défendue ne rapportait pas une information erronée par des recherches mal menées et que, s'il y avait bien quelqu'un, cette personne était bien un Baskerville à arrêter. Les jardins avaient déjà été ratissés au peigne fin par ses soins, ne restait plus que l'intérieur et les nombreuses pièces de la bâtisse, dans laquelle elle rentra après avoir poussé les lourdes portes. Dans la fraîcheur qui régnait dans le couloir,  son regard chercha à se poser sur chaque détail, ce en quoi les fenêtres assez nombreuses pour laisser entrer en abondance la lumière du jour aidaient grandement. Un regard circulaire plus tard, la militaire se mit en marche d'un pas lent, passant par toutes les pièces sans exception. Elle finit par monter les escaliers et atterrit dans un nouveau couloir, qui donnait apparemment sur de nombreuses chambres. Mais alors que son inspection continuait et qu'elle sortait tout juste une immense salle dotée d'une salle de bain personnelle, en regardant dans la direction qu'était la sienne, la bretteuse vit une fine silhouette s'engouffrer d'un bon pas dans un couloir perpendiculaire à celui qu'elle arpentait. Cette inconnue ne devait pas l'avoir vue, puisqu'elle était encore dans une pièce une seconde auparavant et que désormais le mur venait de les cacher l'une de l'autre, mais Elysabeth ne pensa même pas à profiter d'un effet de surprise pour l'attraper plus facilement, préférant se mettre à courir derrière sa cible en s'exclamant sur un ton autoritaire.

-Reviens là, toi !

Quand on a été chef dans l'armée on a l'habitude d'être écoutée, que voulez vous... Bref, cela n'avait rien à voir, mais la vision de cette jeune fille de dos avait fait rater un battement à son cœur. Elle avait deux longues couettes rousses, comme sa fille et, de loin, il lui avait semblé qu'elle lui ressemblait énormément, comme si elle était son modèle plus âgé. Or sa petite ne pouvait pas marcher, il n'y avait donc aucune chance que ce soit elle... Sa vue devait avoir baissé, tout simplement. Quelle stupide et sale manie que celle de voir ses enfants partout, vraiment. Chassant cela de son esprit, notre surveillante décida de se focaliser pour poursuivre l'inconnue au lieu de la confondre avec son enfant.
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MessageSujet: Re: Excusez-moi jeune Baskerville, avant que je ne vous étripe... Vous n'auriez pas vu ma fille ?   3rd Mai 2014, 09:59

La nostalgie, une chose qui peut tenir n’importe qu’elle personne. Alors que la demoiselle veut vivre au jour le jour, Lyria tente d’oublier ses jours passés avec les Bezarius, sois toute son enfance, toute sa vie… Oublier sa vie est-ce une chose facile ? Sûrement pas quand même. Le passé fait de nous se qu’on est, donc s’effacer n’est pas possible ! Bah on va dire que les jours sont quand même animés pour oublier un peu la situation, cette Chain anime ces jours, comme certaine retrouvaille aussi… Secouant la tête, la demoiselle range un peu la chambre de son Chain qui est aussi sa chambre. Faut qu’il apprenne sérieusement à ranger ! Soupirant un peu, voyant avant sa vie comme celle d’une princesse, la voilà comme Cendrillon. Si seulement il y a un moyen de sortir de cet endroit… Non de cette vie, retrouver une vie normale…  Être normal, c’est tout. Se regardant dans un miroir, avec un air triste, admire donc cette tête peu heureuse qu’elle cache. Souriant au miroir, tentant de se masquer elle-même sa tristesse, c’est stupide, la rouquine est bien trop au courant de sa douleur. Mais cela ne sert à rien de pleurer devant un miroir. Mais alors que la contractante est concentrée sur son reflet, elle entend la porte s’ouvrir d’un coup. Un sursaut d’accueil pour l’étranger rentré, lui jetant une cape écarlate, on lui ordonne de se rendre dans un lieu qu’elle connait trop bien. Encore le passé qui vient hanter… Elle ne peut pas refuser… Serrant la cape et se mordant la lèvre, Lyria est juste malheureuse.

Dans la diligence, la demoiselle admire le paysage qui a tant changé durant ses années, se demandant comment se porte sa famille, bien que cela ne serve à rien de se le demander. Ce ne sont que des personnes qui ont pris soins d’elle, comme une soi-disant famille. Lyria doit arrêter de se mentir, ils l’aiment comme une de leurs familles… Se faire souffrir comme ça est le seul moyen de pardon qu’elle a trouvé. Mettant sa tête dans ses mains, voulant juste oublier tout ça… Juste disparaitre de ce monde. Aller peut être que quand l’horloge sur sa poitrine aura fait un tour la douleur sera fini… Le temps est compté maintenant…

Arrivant devant le manoir du sacre, une flopé de souvenirs viennent la hanté. Tous heureux, jusqu'à ce fameux soir… Lyria avance pour rentrer dans la bâtisse, elle a beaucoup changé tout comme elle. La rouquine l’a franchis toute petite, la voilà bientôt adulte, cette salle est toute sale, poussiéreuse et les plantes ont trouvés refuges dedans aussi… La demoiselle avance tranquillement, se souvenant de certains moments dans ce lieu. Plein de bon souvenir, comme celui où Ada et elle jouer à cache-cache avec Oscar, ou celui où elle essai d’étudier, mais entend le serviteur d’Oz hurler à cause de chat et finit par s’énerver et se prend son pot d’encre sur la figure car elle a donné un coup dans sa secrétaire… Puis ses souvenirs commencent à aller beaucoup trop loin… Ces tentatives d’apprendre à jouer d’un instrument pour faire comme Oz, mais qu’elle boude car c’est trop compliqué et long… Celui de l’arrivés des chats d’Ada….Celui de son premier anniversaire parmi eux…. Celui de la visite de la grande ville…ça va trop loin, beaucoup trop… Celui de la rencontre avec sa famille…son réveil chez eux….

"Lyria, je t’emporterais avec moi ![/color]"

Alors qu’un sourire c’est dessiné sur son visage, qu’elle a oubliée toute cette douleur… La rouquine se stoppe d’un coup dans une pièce…  Serrant sa robe, cette voix… cette sensation… Regardant un peu partout...  La lumière du soleil qui est assez grande fait briller quelque chose sous une commode, la demoiselle se baisse et tente de voir ce que c’est. Se couchant parterre pour tenter de le saisir et voir ce que c’est qui reflète légèrement la lumière de ce soleil bien nargueur souvent. Essayant de ne pas penser aux toiles d’araignée et toute les bêbêtes qui peuvent avoir la dessous, la demoiselle saisit enfin la chose sous ce meuble et le tire vers elle. La demoiselle fait de gros yeux et se relève et enlève la poussière sur elle. Fixant ce qu’elle a trouvé, cet objet…  Une poupée de chiffon légèrement abimé. Les yeux ont reflété cette lumière, comme si le destin veut qu’elle soit sortie des ténèbres…. La demoiselle larmes aux yeux, cette poupée, a retrouvé un propriétaire… L’avoir oublié car ils sont vite partie de cet endroit. Bien qu’elle ne soit plus dans un étant si adorable qu’avant, elle a survécut beaucoup d’année… Fixant cette chose oublié, la revoilà parmi les mains de sa maitresse. On peut croire que l’histoire se répète pour Lyria, c’est elle qui maintenant se trouve sous les ténèbres à attendre tranquillement une aide…qu’elle refusera sans cesse… La demoiselle retire la poussière sur son visage, pour revoir cette luminosité dans ses yeux. Le jour où elle l’a reçu lui revient, un cadeau très important qu’Ada et Oz ont fait pour fêter le jour de son arrivée… Comment elle a pus perdre un objet pareil… Un petit sourire envers ce jouet qui n’a aucune âme, un sourire triste avec ses perles dans les yeux qui ne demande qu’à sortir…. Les lèvres de Lyria commencent à bouger susurrant des mots pour elle-même, que seul le silence ne peut garder que pour lui…

«Pardonne-moi d’exister… Je veux simplement disparaitre, pour ne plus faire souffrir… »

Sourire presque joyeux contrairement à ses paroles presque horribles pour une personne, comment peut-on vouloir une telle chose ? Elle ne fait que se faire souffrir elle-même, Lyria ouvre les yeux ! Ne fais pas ça ! Mais alors que la demoiselle se trouve dans un état peut acceptable pour être vu… Elle vient de se rendre compte que des pas arrivent. Elle n’a sans doute pas remarquée qu’une personne est présente dans ce lieu avec elle. Lyria est tellement plongée dans ses souvenirs qu’elle n’a pas fait attention… Encore une erreur de sa part, les Baskerville vont sûrement lui en vouloir si elle se fait attraper, si Pandora la retrouve, elle va se faire interroger…et revenir peut être chez les Bezarius… non… La demoiselle fixe la poupée, mais celle-ci ne va pas donner d’indication sur ce qu’elle doit faire dans ce moment bien tendu. Essayant de reprendre sa respiration comme il se doit, même si celle-ci est plus tremblante qu’autre chose. Se tournant vers la porte au moment ou elle entend les pas beaucoup plus proches. Sortant une arme à feu dés que la personne apparait devant elle.

Mais alors que Lyria a toute confiance en elle, la jeune femme se stop d’un coup, faisant de gros yeux. Peut être que oui cela peut être une surprise car tomber sur une femme peut être surprenant dans ce lieu, mais non cela n’est pas ça qui dérange la demoiselle c’est autre chose.... Cette drôle de sensation, comme si un autre souvenir violent essayer de venir à elle… Cette chevelure blanche, cette façon d’arriver… Pourquoi… Pourquoi cela lui dit tellement quelque chose ?!  Son arme tremble un peu, se sentant un peu mal. Déjà qu’elle c’est dit de ne plus tuer, mais il faut bien intimider. Mais étrangement, une voix en elle lui dit d’arrêter…Qui est cette personne ?! Lyria tente de garder son calme, même si dans sa tête tout ce qu’elle souhaite c’est hurler, fuir, partir au plus vite. Cette personne est peut être trop dangereuse pour la rouquine… Non aller ! La contractante, reprend le contrôle, malgré la violente douleur dans sa tête… Ne pas gémir, ne pas pleurer, retenir toute cette douleur en elle. Pourquoi le destin est si cruel ? Comme-ci voir Lyria souffrir est un passe-temps génial. La rouquine se retient de fermer les yeux pour ne plus voir des images, beaucoup de gens ont des cheveux blanc après tout… Pourquoi être comme ça devant une personne ? Lyria ne comprend rien, serrant cette maudite poupée, comme si cette chose vieille aller aider…

« Qui…qui êtes vous ?! N’approchez pas ! »

Non loin de la crise d’hystérisme, la demoiselle n’en peut plus, pourquoi cela ne prend jamais fin ! Elle hurle presque après la personne comme-ci cela va arranger quelque chose dans cette situation tout de même délicate. Après tout cette femme peut être n’importe qui, comme un membre de Pandora…Oh non… Pitié, faite que ce soit une pillarde, ou une noble curieuse…Elle est bien habiller donc peut être… Serrant les dents pour ne claquer des dents de peur de découvrir qui est cette personne. Aller cette journée peut finir bien, cela peut finir bien, cela peut ne pas finir mal, l’ex-Bezarius n’arrête pas de ce dire ça dans sa tête, gardant l’arme tendu plus sûr d’elle. Ignorant toute voix de la raison, c’est le seul moyen de trouver le calme en elle… Clignant vite des yeux pour ne pas les fermer, la nostalgie doit partie au plus vite… Ce n’est pas le moment…. Respire Lyria, sa douleur n’est la car elle l’a souhaitée. Mais être chamboulé autant devant l’apparition d’une femme, comme si elle se sent fautive, comme si elle sait qu’elle fait une bêtise, c’est une drôle d’impression. Qu’est-ce que ça peut être d’autre ? Peut être que Lyria ne se sait pas attiré par les filles alors… Elle apprend un truc sur elle là… La demoiselle c’est toujours vu avec un prince, pas un garçon manqué… C’est bien le moment de penser cela… Aller on se calme, cette personne va répondre, cette personne va décliner son identité… Enfin la rouquine l’espère, car ce genre de question la jeune femme fait tout pour ne pas répondre… Avec Gilbert elle l’a bien fait, évitant de répondre à cette question, ou ne donnant juste son nom de famille, ou parfois aussi avec d’autre juste son prénom… Peut être que cette personne est comme cela aussi… Non pas possible quand même, mais pourquoi elle a peur de ça, Lyria n’est pas en face d’elle-même… Avalant sa salive pour rester courageuse à viser la personne. Aller petite perdue, tu peux le faire montre toi courageuse, ce n’est pas le moment de relâcher, enfin plus facile à dire qu’a faire quand même… Fixant la femme c’est maintenant que tout se joue, les cartes sont jeter dés à présent.

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MessageSujet: Re: Excusez-moi jeune Baskerville, avant que je ne vous étripe... Vous n'auriez pas vu ma fille ?   3rd Mai 2014, 10:00

Un enfant était un don du ciel. Quand ses premiers cris résonnent, déchirant l'air comme on déchire un rideau, il révèle tout ce qu'une naissance a de merveilleux : un petit être chaud, qui respire et nous regarde avec de grands yeux dans lesquels il est difficile de lire mais qui ne nous quittent pas. La venue au monde d'un enfant est un miracle de la vie, à la fois simple et complexe, porteur de nos sentiments et de nos rêves. Décrire la joie qu'il nous apportait était impossible, il fallait le vivre pour comprendre quel effet cela faisait de donner naissance, d'élever et d'aimer la chair de notre chair. Quand il est petit ses besoins qu'il ne peut exprimer que par des pleurs raccourcit nos nuits et il demande qu'on s'occupe d'eux tous les jours, nous laissant ainsi beaucoup moins de temps pour nous ou le travail, mais le tenir dans nos bras et serrer sa petite main chaude dans la nôtre nous apaise et le voir sourire nous réjouit. Le voir tendre ses deux petites mimimes vers nous tandis qu'il fait ses premiers pas est aussi un grand moment d'émotion, on sent que ce petit être a besoin de nous et chercher à s'accrocher à ses parents. Son innocence nous fait littéralement fondre, même si ses grandes crises de larmes nous rendent fous et que ses bêtises commises par maladresse nous désespèrent. Ces petits monstres sont pleins de contradictions et ça n'ira pas en s'améliorant alors qu'ils prendront de l'âge.

Elysabeth n'avait pas eu la chance de voir ses enfants dépasser la dizaine. On les lui avait enlevés avant cela, pour son plus grand malheur ; elle aurait adoré connaître les adolescents puis les adultes qu'ils seraient devenus. Même s'il y avait encore une chance – infime mais bien existante - pour qu'elle les retrouve un jour, la demoiselle ne savait pas s'ils auraient le même âge que quand ils avaient été séparés. Combien d'années s'étaient écoulées depuis leur retour ? Étaient-ils devenus de jeunes adultes ? Qu'avaient-ils vécu, pendant cette période passée loin les uns des autres - quels événements importants de leur vie avait-elle ratés ? Elle n'avait pas été là pour les soutenir alors qu'ils s'étaient peut-être bien retrouvés livrés à eux-mêmes dans cette époque qui n'était pas la leur. La contractante faisait confiance à ses petits donc pensait bien qu'ils avaient réussis à s'adapter - après tout ils avaient été éduqués par ses soins -, mais n'empêche que savoir qu'ils avaient dû faire face à tout un tas de bouleversement sans pouvoir recevoir de soutien de leur mère lui donnait l'impression de les avoir abandonnés. Et même sans ce débarquement dans ce qui était pour eux le futur, ils avaient peut-être traversé des moments difficiles alors qu'elle ne pouvait pas les aider et ne savait même pas où ils se trouvaient. Tout comme elle n'avait pas été là lors des moments heureux, n'avait pas pu les voir s'épanouir de bonheur. Même les moments bénins mais uniques d'une vie comme le premier baiser, la première soirée entre amis ou les rentrées scolaires - tant de moments qu'un parent trouve toujours important - doivent avoir eus lieu, du moins pour la plupart, sans elle.

Pour notre Merryfalls, une maman poule pour qui les parents doivent toujours rester près de leur progéniture, c'était un échec. En un an elle avait eu le temps de réfléchir à cela et en avait conclu que, si elle les revoyait, ses propres enfants pourraient bien lui apparaître comme des étrangers – il suffisait juste qu'ils aient pris un peu d'âge et aient gagné du vécu. C'est ainsi qu'elle avait décidé que, si on lui donnait la chance de les retrouver, l'épéiste leur ferait raconter tout ce qui leur était arrivé – après avoir retrouvé leurs noms évidemment, quelle honte pour une mère de ne pas s'en souvenir. Et puis, comment pouvait-elle rester dans l'ignorance de ce qui touchait les fruits de son amour pour Cross ? Si elle avait eu des raisons de douter des sentiments de son défunt époux, la Pandora savait pertinemment que les siens avaient été sincères et profonds – quand bien même il avait pu être un mari exécrable qui l'avait manipulée comme bon lui semblait. À croire qu'ils étaient un couple sado-maso... Enfin c'était du passé désormais, et lointain. Seulement, le temps n'avait pas altéré le fait que ses deux petits étaient ses trésors, d'ailleurs elle s'était jurée que, si leurs chemins se croisaient, cette fois-ci elle les protégerait jusqu'au bout et sans faute – tout comme sa fureur l'avait poussée à jurer vengeance pour ce que les Baskerville lui avaient fait, lui donnait envie de les décapiter tous autant qu'ils étaient.

Si elle voulait retrouver ses bambins ? Ce n'était rien de le dire. On pouvait aisément le remarquer dans la manière dont son regard devenait soudainement fixe quand Elysabeth voyait une jeune personne ressemblante à ceux qu'elle cherchait. Ses yeux s'agrandissaient pour laisser paraître sa lueur d'espoir, celle-là même qui lui donnait des palpitations puis la transperçait douloureusement quand elle se rendait compte de son erreur. Parfois alors, quand personne ne lui prêtait attention, elle se laissait aller à affaisser les épaules avec déception puis inspirait profondément et se gonflait à bloc : ce n'était pas la fin. Entre essuyer un échec et regretter de ne pas avoir essayé par peur de finir blessé par notre choix, lequel pèse le plus lourd ? Les deux étaient difficiles. Celui qui n'essaye pas se dira qu'il n'avait de toutes façons que très peu de chances de réussir et que le destin n'était pas de son côté, se confortera avec des illusions et est condamné à vivre dans l'incertitude, à rêver de ce qu'il aurait pu avoir en se trouvant lâche. Celui qui tente le tout pour le tout lui, peut très bien ne pas atteindre son but mais pourra penser qu'au moins il aura tout essayé, mais est-ce que cela suffit vraiment à se consoler ? Il aura affronté la réalité et sera plus que conscient de sa dureté, or on dit justement que les ignorants vivent heureux – ils peuvent toujours s'accrocher à leur imagination, même si cela peut les rendre incapables de passer à autre chose. Cependant on dit aussi que l'enfer est pavé de bonnes intentions, dans un sens – en substituant « réalité » à « enfer » - cela peut vouloir dire que la vérité nous épargne une vie d'enfermement dans laquelle on tentera de se convaincre que tout va bien, nous blesse une bonne fois pour toute en nous coupant de ces regrets qui peuvent nous torturer longtemps.

Bref, quoi qu'il en soit la jeune femme avait décidé de faire partie des gens qui font de leur mieux et ne lâchent pas le morceau, que ce soit pour retrouver ses enfants ou pour quoi que ce soit d'autre. Alors quand une cape rouge lui passait presque sous le nez... Eh bien elle le prenait en chasse, une approche différente de celle du loup dans ce célèbre conte de fées, mais pour ce que sa tactique avait valu à ce pauvre animal autant essayer une approche directe hein. Sans peur et sans reproche, notre ex capitaine s'était précipitée à la suite de cette jeune fille aux longues couettes rousses – à causes desquelles l'image de sa fille voulait se superposer à celle de la Baskerville. Mais non seulement sa cadette était infirme, mais en plus elle ne pouvait pas l'imaginer faisant partie de cette famille haïe... Donc ce n'était pas la bonne personne. C'était impossible, tout bonnement. Cette idée était fermement ancrée dans son esprit, quand elle s'était implantée juste à l'entrée de la salle où se trouvait sa cible, la main sur la garde de son épée – bien que celle-ci ne soit pas des plus efficaces face au pistolet qui fut braquée sur sa personne. L'associée défendue était prête à se battre, mais toute volonté l'abandonna quand ses yeux se posèrent sur ce visage aux grands yeux bleus... Pourquoi fallait-il que l'enfant maudite ressemble autant à sa fille ? Elles avaient des yeux de forme identique et de couleur semblable, sans oublier cette chevelure vive comme celle de Cross... A cet instant, alors qu'elle fixait ce faciès familier, ses lèvres voulurent former un mot. Un nom qu'elles auraient mémorisé, pourtant aucun son ne fut produit : ce prénom n'était même plus un souvenir. Alors les lèvres qui voulaient lancer un appel se scellèrent en un pli triste.

Elysabeth vivait un instant de faiblesse qui la fit écarter sa main de son arme, mais elle la reposa bien vite dessus quand sa vis-à-vis lui cria subitement de ne pas approcher. Par réflexe l'une de ses jambes s'avança un peu tandis qu'elle inclinait le buste mais, même avec la menace évidente que représentait cette petite, la maman ne pouvait s'empêcher d'avoir l'impression d'être face à sa petite. Cela la tétanisait, elle n'arrivait pas à passer à l'attaque... Ce serait comme tuer son propre enfant, avec une telle ressemblance. Or, elle en était incapable. Ha, cette Baskerville avait bien de la chance... Tiens, si cela se trouvait, le pouvoir de sa Chain était de prendre l'apparence d'une personne qui nous était chère, auquel cas elle ne devrait éprouver aucun remord à tuer l'usurpateur... Non, même penser ainsi ne l'aidait pas vraiment. La voilà dans un beau pétrin, une chance que la rouquine n'ait pas la gâchette nerveuse sinon elle serait déjà morte. Bon, autant y voir une occasion de s'en tirer saine et sauve. Fixant son opposante en cachant la tempête d'émotions qui faisait rage en elle, la surveillante répondit avec sang-froid - et parvint même à produire une expression menaçante passable, quand elle n'arrivait pas à éprouver la moindre hostilité envers la rousse.

-Elysabeth, membre de Pandora. À ton tour de te présenter, Baskerville. Puis elle fit un pas dans sa direction. Tu ferais mieux de ne pas résister, si tu ne veux pas être blessée.

Pour une fois qu'elle s'intéressait vraiment au prénom d'un Baskerville. D'habitude, Elysabeth ne le demandait que par pur protocole – et pour savoir ce qu'il fallait inscrire sur la tombe parfois. Pourquoi donc l'identité de cette jeune fille l'intéressait autant... ? Allez donc savoir. Tout devait être dans sa similitude avec son enfant, ici aussi.

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MessageSujet: Re: Excusez-moi jeune Baskerville, avant que je ne vous étripe... Vous n'auriez pas vu ma fille ?   3rd Mai 2014, 10:13

Ce noyer dans ce monde étrange, le monde de la réalité, ne cherchant pas à attraper une main tendu. Il n’y a aucune main tendu… Lyria se laisse glisser au plus profond des ténèbres, pour ne plus voir, se cachant la vérité, faisant la sourde et muette devant la réalité. Sa vie réel n’est pas ce qu’elle espérée, menteuse, fuyarde, criminelle ! Bien qu’elle est tentée de mettre fin à cette vie misérable. Une personne a fait son entré comme si c’est vraiment le moment ! Bien que la personne soit plus perturbante que jamais. Ses cheveux, pourquoi sont-ils de cette couleur… et cette voix, la demoiselle fait de gros yeux en reculant. La main qui lâche l’arme qui tombe lourdement au sol, incapable de te protéger…

Elysabeth ? Elysabeth… Secouant la tête, ce nom sonne comme connu, mais pourquoi… Tout les images de son passé, tout s’embrouillent, des sensations désagréables puis agréables, puis paniquant suivit d’un réconfort instable…. Dire son prénom ? Lyria a trop peur, peur de quoi ? Elle ne sait pas elle-même, sa main droite tremble comme pas possible, ses dents claques aussi. Que faire, la rouquine est tétanisé, ses jambes refusent complètement de bouger face à cette femme. Prenant sa tête dans ses mains, voulant calmer ses pensées, voulant tout oublier un moment. Sa respiration se fait tremblante, alors qu’elle recule et percute l’armoire, laissant complètement la poupée tombé. La regardant gisant sur le sol, celle-ci tend la main pour la prendre, mais un autre souvenir… Voyant un corps en sang…qui c’est ? Qui c’est ?! Se mordant la lèvre complètement terrifié. L’ex-Bezarius pris une grande respiration, essayant d’oublier cette image…

« Je…Je….Je…..M’a…ppel…Je…..Je…..m’appel… »

Les mots se font timides, comme refusant complètement de sortir, de faire une phrase potable. Son être refuse de répondre, d’un coup elle doute elle-même de son prénom. Non il ne faut pas ! Enfin… Elle est Lyria ! Qui d’autre elle peut être… ? Lyria ! Lyria…comment ? Se mettant de plus en plus à douter, son regard se remplis peu à peu de larme, comme une enfant perdu dans un marché bondé.
Prenant ce courage qu’elle croit partit un moment, la demoiselle partie dans un gémissement poussant la femme contre la porte et courant dans un couloir poussiéreux. La douleur du cœur de la tête et de ses jambes incapable de tout supporter. La demoiselle s’embrouille toute seule, commençant maintenant à douter elle-même de sa personne. Est-ce bien vraiment ce qu’elle croit ? Est-ce Lyria ? Oui on l’a toujours appelé comme ça ! Alors pourquoi d’un coup douter de ça. Lyria est le prénom qu’elle c’est toujours souvenu, pourquoi d’un coup cela serait faux… Peut être pour voir un espoir que ce n’est pas son passé qu’elle voit. Non c’est bien le sien, ses yeux on vu cela c’est tout.

Alors qu’elle court comme une dératée, elle percute d’un coup le sol, glissade ? Elle essais de se lever, mais la douleur de ses jambes est insupportable et retombe au sol. Alors à défaut de marcher, elle rampe du mieux qu’elle peut, peu importe si les coudes ne supporte pas, peu importe si c’est plus lent. La contractante connait ce manoir ! Donc elle a du prendre de la distance avec cette femme. Sa respiration toujours tremblante, toujours saccadé par ses révélations, le regard flouté, la douleur palpable, qu’elle beau cocktail pour la demoiselle. Mais avec tant de mal donné pour avancer, elle ne remarque pas les escaliers de l’entrée dans lesquelles celle-ci roule en se perdant dans sa cape. Le silence de ce lieu perturbé par un roulé-boulé d’une demoiselle trop craintive. Quelques bleus seront surement sur les bras, mais pas grave ce sont des hématomes pas trop graves pour la demoiselle habitué aux chutes.

Comme gisant au sol comme cette poupée abandonnée, fixant le plafond troué, le ciel est si loin… Trop brillant, trop brillant pour les yeux de la demoiselle qui pose les mains sur son visage, laissant les larmes coulé, hoquetant toute seule dans ce lieu délaissé devant tant de lumière.

« Je suis désolé, je suis désolé, je suis tellement désolé ! »

Suppliant le pardon, suppliant tout ce qu’elle peut, que la douleur s’arrête, que toutes ces révélations se terminent ! Pourquoi un passé pareil ? Pourquoi tant de problèmes en un coup. Pour les petits cœurs de Lyria c’est un trop qui fait mal. SI seulement cela peut se terminer en un happy end ? Cela est trop beau… Oui beaucoup trop fantasme pour l’être, malgré l’état déplorable, Lyria pleure comme une enfant perdu, en quête de retrouver ce qu’elle avait. Une famille aimante comme avant…mais laquelle ? Même Lyria ne le sait pas elle-même.

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MessageSujet: Re: Excusez-moi jeune Baskerville, avant que je ne vous étripe... Vous n'auriez pas vu ma fille ?   3rd Mai 2014, 10:15

« Dans le désespoir, on voudrait être mort,
mais cela ne signifie pas qu'on voudrait mourir. »

- Robert Sabatier



Il arrive que nous ayons si mal que notre cœur nous lancine tellement qu'on a l'impression qu'il se déchire lentement en petits morceaux, que nos larmes ne nous apportent qu'un maigre réconfort mais au moins nous font dormir – tout oublier –, que nous voudrions être mort. Mais voudrait-on mourir pour autant ? Non, car il y a une nuance : ce n'est pas qu'on voudrait disparaître, c'est qu'on aimerait déjà l'être. Et je dirais même, qu'on voudrait ne jamais avoir vu le jour. Mais il faut différencier désespoir et dépression, bien que le second soit peut-être un cas extrême du premier. Le désespoir nous frappe lorsque nous avons l'impression que nous n'auront pas le droit de vivre un avenir heureux, tandis que la dépression est ce qui nous arrive quand nous sommes las de vivre et regrettons tout. A quoi bon naître et vivre, si c'est pour souffrir ? Lorsqu'on se sent mal, cette question ne nous sert qu'à nous pousser vers les couteaux de cuisine, mais seule la douleur et la sensation de vide de la dépression sont assez forts pour nous donner l'impulsion nécessaire au suicide. Quand nous sommes simplement blessés et tristes, cette lumière de l'espoir qui existe bel et bien en chacun de nous nous même si nous ne la voyons pas, combinée à notre instinct de survie, nous empêche de franchir le cap. Au final il faut plus de courage pour vivre que pour être mort, et il faut plus de force pour se donner la mort que pour supporter nous souffrances.
Pourtant quand nous allons bien, cette question existentielle nous apparaît sous un autre jour : « à quoi bon naître » ? Mais nous ne naissons jamais pour accomplir un rôle précis. Nous venons simplement en ce monde et c'est à nous après de tout faire pour apprendre à vivre en profitant de chaque instant et trouver notre place, le tout en passant par des moments de joie et, d'autres, de peine. Et puis, avouez que quand on a l'impression que rien ne va, se dire que chaque chose en ce bas monde est préméditée par une force supérieure nous plombe encore plus le moral puisqu'on se dit que lutter ne sert à rien, qu'on est à la merci d'un être à part – on ne se dira même pas que cet être nous fait passer par ces instants difficiles pour nous permettre de mieux savourer le bonheur que nous aurons la chance de connaître.

Elysabeth avait déjà vécu des instants de détresse intense. Le jour où elle avait découvert le manège de son mari qui fricotait avec les Baskerville par exemple, elle s'est sentie tomber de haut. Ne le connaissait-elle plus ? Mais cela n'avait rien eu à voir avec ce fameux soir, ce repas censé fêté leur anniversaire de mariage, pendant lequel il avait profité de la confiance que son épouse lui portait pour la tromper et lui faire passer un contrat illégal. Son mari avait été la preuve que les gens peuvent changer du tout au tout et qu'on aura beau les aimer profondément, non seulement cela ne suffira pas, mais qu'en plus le résultat de cette mutation ne sera que plus douloureuse.
Et puis, il y avait eu cette maudite nuit. Ces quelques minutes sombres, au milieu de ténèbres transpercées par la lumière des flammes qui ont consumé sa maison. Tout s'était passé rapidement, et pour cause : il n'avait pas fallu longtemps pour que la jeune femme perde tout ce qu'elle avait, ce que ses efforts lui avaient octroyés et faisait son bonheur. Même ses enfants lui avaient été arrachés en une fraction de seconde. C'est triste, on aura beau mettre beaucoup de temps à trouver et acquérir ce qui nous importe le plus, nous l'arracher sera toujours rapide. L'injustice de ce monde prend bien des formes, dont le fait que détruire est plus facile que construire. Ou encore qu'on ne choisit pas sa famille, ce qui avait été le cas de ses deux enfants : ils n'avaient rien demandé, alors encore moins de passer par des épreuves pareilles aussi jeunes. Et sa fille qui était née avec une malformation, à cause de son contrat avec Linthe... Elysabeth ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter plus pour elle que pour son fils, qu'elle savait en bonne santé – techniquement –, débrouillard et surtout extrêmement intelligent. La retrouver, pouvoir la prendre dans ses bras, quelques fois cela sonnait terriblement chimérique à ses oreilles, cruellement irréalisable. Mais si la Pandora avait réussi à avancer jusqu'ici et ne comptait pas baisser les bras, c'était parce que cette petite lueur qui n'éclairait pas son chemin mais réchauffait son cœur et chassait les ténèbres de ses pensées, cet espoir qui battait en elle, était loin de s'estomper ou de se laisser étouffer.

Pourquoi fallait-il que cette Baskerville lui ressemble autant ? Non seulement à sa petite, mais aussi à Cross pour certains de ses traits et pour les autres.... A elle. Elles se ressemblaient – un peu. En clignant rapidement des yeux elle aurait même pu croire être face à un double rajeuni, c'était vraiment troublant. D'ailleurs elle ne semblait pas être la seule perturbée ici : allez donc savoir si leurs raisons étaient similaires, mais les tremblements qui la firent lâcher son pistolet étaient parfaitement visibles et son regard était effrayé – c'était à se demander si sa cape rouge, synonyme de force et de cruauté, n'était là que pour faire joli.
Même ce genre de remarque acerbe n'avaient pas assez de place pour se faufiler jusqu'à son esprit. En revanche – fait rare –, la Merryfalls pensa à lui demander son prénom. La rousse sembla paniquer encore plus face à cette question pourtant commune, tellement qu'au final elle ne lui répondit pas : non, cette inconnue préféra se jeter sur elle pour l'écarter du chemin et fuir en courant dans les couloirs. Pendant cette petite bousculade l'épéiste se cogna contre le mur ce qui l'étourdit quelques secondes, juste avant qu'elle ne lâche un « hé ! » d'énervement tout en se lançant à sa poursuite. Sauf qu'au premier croisement elle dût s'arrêter pour trouver un indice – comme une emprunte dans l'épaisse couche de poussière ou encore un cheveu orangé accroché quelque part - lui permettant de savoir dans quelle dir-boum. Le son d'un corps qui dévale les marches en roulant et atterrit lourdement tout en bas. Le bruit qui venait de se faire entendre avait probablement réveillé tous les rats qui avaient élu domicile dans les lieux. Bon ben au moins, cela lui évitait de trop chercher par où la fille était partie... Se mettant à marcher rapidement, Elysabeth rejoint en quelques secondes à peine les escaliers menant à l'entrée et s'arrêta tout en haut de ces derniers pour regarder ce qui se passait en contrebas.

La scène suscitait facilement la pitié : une enfant allongée par terre, près de la première marche, un bras au-dessus des yeux, en train de pleurer en hoquetant et en répétant inlassablement « je suis désolée »... En voyant cela, Elysabeth ne put s'empêcher de ressentir un pincement au cœur. « Pauvre petite », pensa-t-elle, ce qui était ironique quand la petite en question était vêtue de ce voile couleur sang caractéristique de la famille qu'elle haïssait tant.
C'est alors qu'un vieux souvenir remonta : celui de la première chute de sa fille. Son nom, son nom était....

-Ly.... Prononça-t-elle, assez fort pour que l'inconnue l'ait entendue

… C'étaient les premières lettres de son prénom ? Comment en être sûre, quand on avait oublié ? Pourtant et bizarrement, un sentiment de certitude l'avait envahie au moment où la syllabe avait franchi ses lèvres. Oui sa mémoire n'était pas fiable car sa sortie de l'Abysse l'avait modifiée, mais son corps – sa langue, ses lèvres – se souvenaient encore.
Soudain, la contractante sentit ses yeux la picoter puis s'embuer. Ils menaçaient de verser des larmes. Elle secoua vivement la tête pour s'en empêcher, avant de descendre rapidement et s'accroupir à côté de la rouquine, un genou à terre et l'autre servant d'accoudoir à l'un de ses avant-bras. Son regard avait retrouvé sa force habituelle.

-Hé ! Tu vas bien ?

Pourquoi pleurait-elle, parce qu'elle avait mal ? D'accord faire une chute pareille ne devait pas être agréable, mais les Baskerville n'étaient pas du genre sensibles à la douleur si ? En se questionnant intérieurement, l'ancienne capitaine examina la petite et nota quelques plaies superficielles et pas mal de bleus, surtout sur les bras.... Attendez. Ce n'était pas logique. Depuis quand ce genre de blessures ne guérissaient pas instantanément, chez les faucheurs pourpres ? Non parce que leur quasi-immortalité était bien l'un des facteurs principaux qui faisait que Pandora se cassait les dents contre eux, alors certainement qu'elle serait au courant s'ils étaient devenus plus « normaux » - ne serait-ce que parce que ça aurait provoqué un émoi général, au QG. C'était étrange. Tout comme chaque seconde qui s'était écoulée depuis qu'elle l'avait repérée et la manière dont la voir de dos lui avait soudainement fait pensé à son enfant.
Ne sachant trop que penser ou ressentir, à la fois curieuse, suspicieuse et circonspecte, sentant un espoir dont l'origine lui échappait, Elysabeth décida de remettre un peu ses idées en place avant de reparler. En attendant, son côté maman poule prit le dessus quand elle porta une main hésitante jusqu'à ces cheveux flamboyants pour les caresser doucement et dire d'une voix basse :

-Ça va aller.

Notre bretteuse releva ensuite l'adolescente, passa l'un de ses bras autour de sa taille, la fit enrouler un bras autour de son cou, puis la mena jusqu'à une salle proche pour l'asseoir dans le canapé. Elle-même préféra rester debout et alla s'adosser au mur, juste à côté de la fenêtre.
Suite à quelques minutes de silence, l'associée défendue reporta toute son attention sur la petite demoiselle et reprit la parole prudemment.

-Tu n'es pas vraiment une Baskerville, n'est-ce pas... ? Alors, quel est ton nom ? Te retiennent-ils contre ta volonté ? Qu'est-ce qui te relie à eux ?

Ça faisait beaucoup de questions, surtout que sa vis à vis était bouleversée. Mais elle croisait les doigts pour avoir les réponses. Elysabeth n'aurait su dire pourquoi, mais elle sentait que c'était très important et que son doigt était posé dessus sans qu'elle ne puisse le voir pour autant.

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MessageSujet: Re: Excusez-moi jeune Baskerville, avant que je ne vous étripe... Vous n'auriez pas vu ma fille ?   3rd Mai 2014, 10:20

Pourquoi la douleur existe ? Pourquoi cela ne cesse jamais quand on le veut ? C'est si pesant, si aigu.... La demoiselle rousse voudrait disparaitre, pour ne plus souffrir. Mais ce n'est que de la fuite devant la réalité, à chaque fois, ça reviendra encore et encore. Les images de sa tête sont si douloureuses, si cela pouvait partir loin, mais cela continue de venir comme pour la narguer, comment sourire quand on ne sait pas qui on est...?

Trop de questions, trop de choses dans le flou. A chaque fois qu'elle croit avoir une réponse, elle disparait sous ses yeux... Tout cela n'est qu'un mensonge ? Non bien sûr que non Lyria, c'est juste la réalité en pleine face. Qui es-tu Lyria ? Personne ? Tu mens encore... Comment on peut donner le pardon à quelqu'un qui ne sait même plus où il en est... cela serait inutile. Lyria continue de gémir sur le sol, comme une gamine qui a fait une mauvaise chute, après tout c'est vraie, elle a basculé dans les escaliers. Chouinant comme si cela arrangé quelque chose, grandis un peu rouquine pathétique.

« Hé ! Tu vas bien ? »

Cette voix féminine qui la poursuit comme un diable, enfin plus comme un membre de Pandora contre un Baskerville en fait. Après tout cette cape rouge sang, on ne peut que deviner l'appartenance de celle-ci. Cette albinos est toute proche de notre gémisseuse, va-t-elle lui assener un coup final ? Après tout, c'est tellement facile.... La rendre au Bezarius? Encore plus facile, défend toi Lyria !  Mais alors qu'elle aller dire quelque chose, elle sentit une main toucher sa chevelure flamboyante, comme pour la rassuré que tout va bien maintenant, comme une mère avec son enfant non ? Comme rassuré un peu la demoiselle respire doucement.

« Ca va aller. »

Elle sentit un mouvement pour se faire relever, bien que c'est douloureux  pour son bas du corps, ses maudites jambes si inutile, maudit destin.... Elle avance en se retenant de gémir le long de cette marche douloureuse, bien qu'elle est soulagée de toucher enfin un socle pour s'assoir, vivement que la douleur disparaisse vite. Mais alors qu'il y avait un silence assez pesant, il est briser par la parole de la femme...

« Tu n'es pas vraiment une Baskerville, n'est-ce pas... ? Alors, quel est ton nom ? Te retiennent-ils contre ta volonté ? Qu'est-ce qui te relie à eux ? »

Au moins elle n'est pas idiote, enfin il est facile de deviner qu'elle n'est pas des leurs cette Lyria, enfin bref. La jeune rousse regarde avec de gros yeux, puis baisse la tête comme une enfant qui a fait une bêtise devant l'autorité de ses parents et sait très bien qu'il est coupable. Faut-il répondre juste ? Oui c'est une personne qui a l'air de si connaitre, lui mentir serait peut être dangereux.

« Je... Non....enfin, non je n'en suis pas une réel.... Et non je les ai rejoins.... Par obligation.... »

Dit-elle en serrant son vêtement au niveau de son contrat, si douloureux de repenser qu'elle va bientôt disparaitre... Adieu ? Non pas encore, enfin tôt ou tard.... S'essuyant les yeux et regardant la femme du coin de l'œil....

« Ce qui me relit est personnel, je n'ai pas de raison à dire le pourquoi du comment, même si ma position en sois n'est pas la meilleure... »

La honte même d'avoir fait un contrat interdit, la honte de tout.... Si seulement elle avait pus réfléchir avant, pourquoi le sauver, son égoïsme qui reprend le dessus, c'est bien le moment tient.

« Enfin bref, tu va faire quoi me tuer maintenant, bah de tout façon j'ai pas grand chose à perdre..... Si tu veux temps savoir, je n'ai rien de bien spécial a apporté, si tu veux tellement te vanter d'avoir tué un Baskerville faible, vas y donc.... Je m'en fiche, je n'ai rien qui me retient ici... Juste un nom de famille sur quoi je n'ai que peu d'information.... Et un prénom que je me souviens juste... » Soupir-t-elle « Au moins il était jolie ce prénom.... Lyria c'est jolie... »

Elle baisse la tête, attendant une semblable exécution, elle serait devant sa fin ?  Surement… Au moins mourir de la part d’une femme qui ressemble tellement à une personne de son passé, ne peut être que le meilleur pour notre rouquine, enfin peut être.

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MessageSujet: Re: Excusez-moi jeune Baskerville, avant que je ne vous étripe... Vous n'auriez pas vu ma fille ?   3rd Mai 2014, 10:27

Tout était calme, autour d'elles. La vie semblait avoir déserté les lieux, seule la poussière subsistait encore. Le vide englobait chaque corps, apaisant ou effrayant. Pourtant, même dans cette solitude, même dans cette intimité, Elysabeth avait l'impression qu'un étau s'était posé sur sa poitrine pour gêner sa respiration. Comme si elle était compressée dans un bain de foule ou que le manoir était pollué. L'air n'était pourtant pas vicié. Mais le plus étrange, c'était qu'elle sentait que son propre corps, sa propre âme tentaient de lui hurler quelque chose. Quoi donc ? Pourquoi était-elle dans cet état sans raison apparente ? Si seulement la Pandora le savait, tiens, elle ne serait pas aussi perturbée. Quoi que, parfois la vérité pouvait être plus déstabilisante qu'une sensation étrange. Et c'était justement le cas de celle qu'elle allait apprendre – ou plutôt ce qu'on allait lui confirmer, car elle le sentait dans les abysses de son être quand elle regardait cette jeune fille rousse. Notre ancienne capitaine avait déjà eu l'impression de voir l'un de ses enfants, pendant une sortie au marché par exemple, mais là ça n'avait rien à voir : là, son sentiment ne s'estompait pas comme il le faisait d'habitude et était bien plus vivace, grandissant de minute en minute.
Au fond, Elysabeth voulait l'ignorer, ce sentiment – ce pressentiment. Cette cape rouge était tel un voile devant ses yeux. Pourtant il lui faudrait faire face à ce fait, qu'elle le veuille ou non, qu'elle l'accepte ou pas. Parce que le fuir reviendrait à fuir sa propre progéniture, or elle s'y refuserait, quitte à devoir encaisser un choc violent : ils avaient été séparés un moment, elle les avait laissés tomber une fois, mais c'était déjà une fois de trop. La jeune femme s'était juré que, si jamais elle les retrouvait, cette fois-ci elle ne laisserait plus rien ni personne se mettre entre eux. Les perdre à nouveau serait insupportable.

Cela dit, elle n'avait pas eu besoin de connaître la véritable identité de la rouquine pour se sentir mal en la voyant pleurer en demandant pardon, allongée sur le sol comme si sa place était plus bas que quiconque. La maman Merryfalls avait tenté de la calmer un peu – ce qui sembla fonctionner –, avant de l'emmener s'asseoir sur un canapé. Ce serait sans doute mieux que de rester en bas d'un escalier, l'une étalée comme une carpette et l'autre agenouillée à ses côtés.
Sur le chemin, elle se demanda dans un premier temps pourquoi l'adolescente s'appuyait autant sur elle. Ne pouvait-elle pas y mettre un peu plus du sien ? Mais après un moment, Elysabeth réalisa que... Non, elle n'en était pas capable : de toute évidence, ses jambes étaient faibles. Ce point commun avec sa fille ne fit que la troubler un peu plus. Pour tout vous dire, si elle avait dû laisser libre recours à ses émotions à ce moment-là, sans doute qu'elle aurait frappé le mur le plus proche de toutes ses forces pour se soulager. Penser autant à son enfant perdue, être en présence d'une demoiselle qui était une sorte de version plus âgée de cette dernière, ce vêtement pourpre, ça faisait beaucoup d'un coup. Cependant l'associée défendue avait appris à ne pas perdre le contrôle, à rester calme dans ces situations difficiles pour les nerfs. Vachement pratique pour ne pas prendre de décision trop hâtive, s'arracher les cheveux ou piquer une vraie crise en envoyant valser le mobilier. À la place, elle s'était postée assez loin avant de la questionner.

La rousse lui fournit une réponse en plusieurs fois, en courbant l'échine comme si elle portait une lourde charge sur les épaules. Pourquoi une personne si jeune était capable de montrer un tel accablement ? Quelle était cette obligation qui la reliait à un groupe tel que les Baskerville ? Elysabeth n'en savait rien, mais cela la peinait de la voir si accablée et de savoir qu'elle s'était retrouvée dans cette maudite famille contre son gré – ou du moins c'est ce qu'elle comprenait et supposait, après tout elle n'imaginait pas qu'on puisse l'intégrer par soi-même sans être un vrai Baskerville.
Mais la bretteuse ne prit pas tout de suite la parole, car son interlocutrice n'en avait pas fini. Ce qu'elle comptait faire ? Alors là. La tuer ? Non, ça, ce n'était pas dans ses plans. Pas alors que cette fille lui semblait tant n'être qu'une victime de son propre sort. Certainement que le mieux serait de la ramener au quartier général pour la questionner et la garder en détention. Et après, essayer de trouver une manière de la tirer des griffes de ces scélérats de bas niveau peut-être. À moins que Pandora, dans sa grande humanité, n'en décide autrement... M'enfin, remettre leurs méthodes en cause n'était pas son rôle.
En fait, la seule certitude qu'elle avait, c'était qu'elle voyait de moins en moins la petite comme une faucheuse pourpre. De plus en plus comme quelqu'un de normal à qui quelque chose d'anormal était arrivé. Ou comment être parfaitement objectif et ne pas se mettre dans la mouise, oui.

Si la contractante n'était pas un peu soucieuse ? Si, vous avez raison. Pourtant, il suffit d'un seul nom pour que tous ses tracas s'envolent comme cendres au vent. Un simple et court prénom qui, pourtant, se répercuta sans fin en elle dans un effet caisse de résonance. Faisant trembler son passé, causant l'effondrement d'un mur qui obstruait d'importants souvenirs.
Lyria... Ce nom était celui de...
Soudain, elle eut l'impression qu'on lui lâchait un vase sur la tête et qu'un éclair passait devant ses yeux. Sa main alla se plaquer brutalement sur son front, ses doigts exercèrent une vive pression sur son cuir chevelu. Sous l'effet de la douleur Elysabeth ferma étroitement les yeux en se mordant la lèvre et en se penchant vers l'avant. Bon sang, c'était quoi ça encore ?! Pourquoi avait-elle l'impression que son crâne se fendait subitement en deux ?
Heureusement, cette torture dura à peine deux secondes. Quand ce fut fini, elle ouvrit lentement les yeux, prit une grande inspiration et se redressa pour fixer la rouquine.

-Lyria..

D'un pas lent, qui manquait légèrement d'assurance et de force mais pas de détermination, la militaire se dirigea vers le canapé et se laissa tomber à genoux près d'elle.... Près de sa fille. Enfin, elle l'avait retrouvée. Sous l'effet de la joie de ces retrouvailles et du soulagement de la savoir en vie, une larme perla sur sa joue. Doucement, elle porta une main vers le visage de son enfant pour la poser tendrement dessus. Un sourire naquit sur son visage.

-Je te retrouve enfin... Mon enfant...

A peine eut-elle fini cette courte réplique qu'Elysabeth se releva de manière à prendre Lyria dans ses bras. Depuis le temps qu'elle attendait ce moment, qu'elle lui manquait, qu'elle s'inquiétait, qu'elle espérait, qu'elle voulait la serrer contre elle ainsi... De légers tremblements la parcoururent. Le tourbillon d'émotions qui la secouait était tel qu'elle en avait momentanément oublié que sa fille portait une cape rouge. Le monde entier avait été relégué au second plan, seule comptait sa fille. Resserrant un peu son étreinte, comme si elle avait peur qu'on la lui arrache et qu'elles soient séparées de nouveau, l'épéiste souffla contre la chevelure chaleureuse de Lyria :

-Tu m'as tellement manqué...

Elle resta dans cette position encore un petit instant, avant de s'éloigner légèrement. Cela eut pour effet de la faire redescendre de son petit nuage. Une incompréhension se lisait dans son regard quand elle le porta de nouveau dans celui de la rousse.

-Mais que fais-tu donc chez les Baskerville ? Pourquoi avoir rejoint ceux qui nous ont apporté tant de malheurs ?

N'avait-elle pas le droit de savoir ? Est-ce que les Baskerville allaient la priver de sa fille, après avoir manipulé son mari et les avoir tous séparés ? Dans ce cas, Elysabeth allait finir par penser qu'ils cherchaient absolument à ce qu'elle les toujours plus.

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MessageSujet: Re: Excusez-moi jeune Baskerville, avant que je ne vous étripe... Vous n'auriez pas vu ma fille ?   Aujourd'hui à 16:57

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Excusez-moi jeune Baskerville, avant que je ne vous étripe... Vous n'auriez pas vu ma fille ?

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