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 • How to be a perfect Baskerville.

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MessageSujet: • How to be a perfect Baskerville.   15th Juin 2013, 04:23


» Les gens qu'on interroge, pourvu qu'on les interroge bien, trouvent d'eux-mêmes les bonnes réponses.
~ Socrate.


De tous les endroits où on aurait pu envoyer Aiko en mission, il a fallu qu’elle tombe sur la capitale du Pays Ouest. Je vous rafraichis la mémoire ou vous mets au courant si vous ne l’étiez pas : mais la dernière mission qu’elle avait effectuée avec Finn, c’était là-bas. Du coup, depuis qu’elle avait appris qu’elle allait aller là-bas, elle n’avait pas cessé de penser à lui. Et dîtes-vous bien qu’il a fallu qu’elle se sorte de son lit super tôt – il faisait encore nuit – et que du coup, elle pensait à lui depuis des heures maintenant. Son visage se dessinait, ses traits qu’elle avait mémorisés étaient si proches et si loin à la fois, ses souvenirs remontaient à la surface, les mots échangés lui revenaient en mémoire. Oui, ces mots, parfois doux, parfois blessants ; rien ne lui échappait. Elle se souvenait étrangement parfaitement de tout, strictement tout. Ce jour, à jamais, resterait gravé dans sa mémoire.
Elle s’était habillée d’un débardeur blanc et d’une jupe noire vu que ce n’était qu’un truc stupide d’infiltration. Sérieusement, parfois, elle se disait qu’à Pandora, ils avaient de bien meilleures missions qui impliquaient d’avantage les combats. Elle commençait à s’ennuyer ces derniers jours et elle craignait de se rouiller. Elle s’arma de sa panoplie de fines lames et prit, au lieu de son épée, un sabre. Qu’on ne vienne surtout pas la déranger aujourd’hui, elle risquait fort de tuer facilement. Vraiment très facilement.
Ses cheveux relâchés, retombant en cascade dans son dos, lui tenaient drôlement chaud. Pourtant, elle refusa de les attacher.
Finn les préfère lâchés.
Pourquoi eut-elle cette réflexion, grand Dieu ? Elle poussa un profond soupire et n’hésita qu’une fraction de secondes avant d’empoigner sa cape pourpre, rangée soigneusement dans un double-fond de son armoire. Même cette cape ne lui appartenait pas ; c’était celle de son copain. Elle venait de tenir deux secondes sans penser à lui. Elle poussa un nouveau soupire et, après avoir enfilé ses longues bottes en cuir noir, ferma violemment la porte derrière elle.

En claquant ses pieds contre le sol, Aiko se demandait un peu plus sérieusement que d’habitude à quoi aurait pu ressembler sa vie si elle n’avait pas été une Baskerville. Capuche rabattue sur la tête, regard las scrutant la ville de Réveil endormie – si on oublie les ivrognes et les prostituées – la jeune femme n’attirait pas plus que cela l’attention ce soir. Il était même plutôt difficile de dire que c’était une femme de derrière. De devant, en revanche, avec sa jupe, on le devinait facilement.
Si elle n’avait pas été Baskerville, elle ne serait pas là en ce moment. Elle n’aurait certainement pas eu ce comportement et n’aurait jamais appris aussi bien à manier les armes blanches, les épées en particulier. Elle n’aurait jamais eu l’occasion d’améliorer de la sorte son habilité et son agilité. Jamais elle n’aurait pu avoir une grâce pareille, une souplesse de la sorte et un charisme aussi prenant. Si elle n’avait pas été Baskerville, ça reviendrait à dire qu’elle n’aurait pas été la fille de ses parents actuels. Autrement dit, elle n’aurait pas non plus eu ce physique. On ne peut pas changer ne serait-ce qu’une poussière dans notre vie sans qu’il n’y est des répercutions après mais aussi et surtout avant. Elle n’aurait donc pas hérité de l’autorité de sa mère, n’aurait pas connu beaucoup de monde qu’elle connaissait aujourd’hui, n’aurait jamais non plus eu à perdre à sa sœur, vu qu’elle n’en aurait jamais eue. Jamais, jamais, jamais... Vraiment ? Comment le sait-elle ? Peut-être qu’elle aurait aussi eu une jumelle. Peut-être qu’elle aurait rencontré tout ce beau monde. La seule différence est qu’elle ne serait pas une meurtrière. Ou peut-être que si. Peut-être, après tout, aurait-elle gardé cet entement et cette volonté d’obéir, non pas de se soumettre, ne vous méprenez pas sur la nature de la jeune femme. Ainsi, peut-être aurait-elle rejoins les rangs de Pandora. À cette idée, un frisson parcouru lui parcourut l’échine. Pandora... Inconcevable pour elle.

Finalement, la mission n’avait pas consisté à uniquement s’infiltrer. Il avait fallu se battre et la diablesse s’en donna à cœur joie, pivotant et dansant, touchant à peine le sol de ses pieds, volant presque, sa lame tourbillonnant avec ses cheveux, la capuche toujours sur la tête. Le sang fin répandu, un sourire sadique et amer étira les lèvres de la jeune femme qui se faufila sur les lieux de l’infiltration, comme si elle n’avait rien fait.
Horrible. Monstre. Criminelle. Oui, c’est vrai, mais en un mot, cela revient aussi à dire Baskerville. Elle tuait de sang froid, sans remords ni regrets. Elle n’hésitait pas à mettre fin à la vie de plusieurs innocents qui n’avaient fait que craindre pour leurs sorts et protéger leurs biens ou leurs principes. Cela étant, elle ne faisait qu’obéir aux ordres, quand bien même l’excuse n’était pas suffisante, quand bien même l’excuse n’en était pas même une. Piètre justification. Sauf que voilà, au fond, Aiko ne cherchait pas même de justifications. Elle n’avait de comptes à rendre qu’à Glen-sama.

Le soleil déclinait lorsqu’elle arriva au manoir situé au cœur de Sablier, ancienne capitale du pays. Elle pénétra les lieux, ses talons claquant contre le sol tandis quelques regards se tournaient vers elle, ne s’attardant de toute façon pas assez pour qu’elle ne daigne ne serait-ce que les regarder à son tour. De son coté, elle chercha un visage familier. Son regard croisa celui d’une jeune nouvelle Baskerville qu’elle avait elle-même accueillie et un sourire vint éclairer son visage alors qu’elle se dirigea vers elle, hochant doucement la tête pour la saluer une fois ayant atteint sa hauteur. Elle baissa les yeux sur son propre accoutrement et nota la présence de plusieurs gouttes de sang sur son débardeur blanc – encore un à jeter, super – et même sur sa jupe, bien qu’elles n’étaient pas aussi visibles. Au moins, elle avait trouvé une source d’eau et réussit sans peine à se débarrasser du sang séché sur ses mains, bras, visage et même jambes.
Elle posa délicatement sa main sur le poignet de Sara – c’était le prénom de la jeune fille – et serra tout aussi doucement ses doigts autour pour l’entraîna vers les grandes marches au beau milieu de l’entrée. Elle s’assit sir l’une des dites marches et invita la petite à en faire autant – hey, elle avait plus d’un siècle, elle avait bien le droit de dire d’elle qu’elle était petite.

« On obéit à tous les ordres de Glen-sams, sans jamais faire d’exceptions, n’est-ce pas ? »

Sa voix sembla briser quelque chose, changeant l’atmosphère.
Pensive, elle leva les yeux vers le plafond. Ce manoir était en bien meilleur état avant la Tragédie.
Sans jamais faire d’exceptions. Pas même lorsque l’ordre consiste à faire un massacre, à tuer hommes et femmes, adultes et enfants. En plus de ne pas avoir refusé l’ordre de tuer tout le monde, essentiellement et presque uniquement des innocents, Aiko n’avait pas même cherché à comprendre la raison ayant poussé Glen-sama à agir de la sorte. D’ailleurs, serait-il possible qu’elle le revoie, un jour ? Elle n’avait jamais été aussi proche de lui que l’avait été Curtis ou même Lottie, loin de là, pourtant elle tenait beaucoup à lui. C’était le Glen qu’elle avait connu alors qu’elle était au meilleur de son âge pour exécuter les ordres, il fallait la comprendre. Les failles temporelles de l’Abyss feront peut-être en sorte qu’ils se revoient, allez savoir. Si toutefois il se souvenait d’elle.
Oswald.
Elle reporta son attention sur Sara et lui sourit doucement avant de tirer une lame de l’étui présent sur sa cuisse et de se mettre à jouer avec agilement entre ses doigts. Elle la glissa alors jusqu’à la joue de la jeune fille près d’elle et lui adressa un petite sourire, pas très rassurant en tout cas. En lui posant question de sa douce mielleusement menaçante, elle avait très légèrement appuyé sur la lame présente sur la joue de la petite, histoire de l’inciter à trouver la bonne réponse – ou peut-être l’une des bonnes réponses si elle réussissait à convaincre Aiko.
C’était une question bizarre n’empêche. Une sorte de test, peut-être. Non, au fond, ce n’était qu’une des étapes de l’apprentissage. Parce que Sara, Aiko l’avait définitivement prise sous son aile.

« Qu’est-ce qui nous différencie des esclaves, à ton avis, Sara ? »
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MessageSujet: Re: • How to be a perfect Baskerville.   18th Juin 2013, 04:50

Dans le rêve de Sara, il faisait très sombre, et la lumière cliche semblait sourde de la peau d'Alexy. Elle ne voyait pas son visage, seulement son dos, au fur et à mesure qu'il s'éloignait d'elle, l'abandonnant dans l'obscurité. La jeune fille avait beau courir, elle ne le rattrapait pas; j'avais beau l'appeler, il ne se retournait pas. Troublée, Sara s'éveilla et ne retrouva pas le sommeil avant ce qui lui parut être un long moment.
Par la suite, il hanta ses songes presque chaque nuit, mais en restant toujours hors d'atteinte.


Les mois qui suivirent la mort de son frère furent difficiles, sources de tensions, et, pour commencer, de gêne. Kuro était donc d'un grand secours à la jeune fille. Il lui permettait d'oublier ses tracas et de passer tranquillement sa journée sans avoir à déprimée toute les dix minutes. Enfin, heureusement il y aussi les membres de sa nouvelle famille. Finn par exemple est très sympathique et s'entend plutôt bien avec l’adolescente, même s'il peut se monter terriblement agaçant, c'est quelqu'un que Sara apprécie et voit comme un grand-frère  ( ce qui n'est pas réciproque ).  
Et puis il y a Aiko; c'est elle qui a accueillie la nouvelle Baskerville lorsque celle-ci est arrivée au manoir. La jeune fille admire énormément la Baskerville et la voit comme un modèle, elle aimerait pouvoir lui ressembler un jour. C'est une femme forte, belle et qui n'a besoin de personne pour survivre.
Sara, elle, ne  savait pas se débrouiller seule. Mais c'était différent maintenant.
Aiko a pris l'adolescente sous son aile et lui apprend tout ce qu'il y a savoir, quels sont nos objectifs, nos devoirs... Désormais la nouvelle recrue savait ce qu'elle avait à faire : Obéir, protéger, c'était aussi simple que ça.

La demoiselle ouvrit les yeux, bon sang que faisait-elle au lit à une heure pareil !
Elle s'étira un bon coup. Une fois sortit du lit elle enfila une petite robe rouge qu'elle  avait déposé sur la commode la veille, pris sa cape pourpre puis sortit de la pièce.
En descendant les escaliers son regard vint croiser celui du gérant de l'auberge; un vieil  homme d'environ 70 ans qui passait son temps à boire et à dormir. Vous vous demandez sans doute ce qu'une personne comme Sara vient faire ici. En fait voila, étant donné qu'elle vient d'arriver en ville, la Baskerville trouve logement dans des petites auberges comme celle-ci, le temps de se trouver un petit chez elle.

" Tu pars déjà jeune fille ? " Dit-il à moities saoul.

La cliente fit juste un oui de la tête et quitta le bâtiment. Une fois dehors, elle marcha en direction du repaire des Baskerville. L'ancienne capitale n'était désormais plus qu'un tas de ruines ou traînaient prostitués et voleurs. Sara arriva enfin au manoir, coeur de la tragédie. La jeune filles marchait tranquillement dans le repaire, mêlait à la foule.
Puis son regard croisa celui d'une Baskerville qu'elle connaissait bien, très bien même.
C'était Aiko, son modèle, la personne qui l'a accueillit et la personne qui en a fait sa disciple.
La jeune femme la salua puis regarda ses vêtements ensanglantés. Elle se dirigea vers une source afin de se nettoyer puis revint vers Sara. Elle posa délicatement sa main sur celle de l’adolescente et l’entraîna sur les marches.

« On obéit à tous les ordres de Glen-sama, sans jamais faire d’exceptions, n’est-ce pas ? »

Il y eu un instant de silence. Aiko leva les yeux au plafond, pensive. Puis elle se tourna de nouveau vers Sara. Doucement la Baskerville sortit une lame qu'elle glissa sur la joue de la jeune fille, le sourire au lèvre, tout en appuyant légèrement sur la joue de la disciple.

« Qu’est-ce qui nous différencie des esclaves, à ton avis, Sara ? »

La nouvelle Baskerville regarda son aînée tout en se demandant pourquoi cette question. C'est vrai, qu'est-ce qui nous différencier des esclaves. Nous avons tués, commis d'horribles crimes... La tragédie de Sablier était une trés bonne référence face à cette question. Sur ordre de maître Glen, les Baskervilles ont tués toutes personnes se trouvant au manoir; femmes et enfants compris. Pourquoi ? La question ne se posait pas. Les ordres de maître Glen sont indiscutables, lorsqu'il nous donne un ordre, nous obéissons sans poser de questions.

Sara reporta son attention sur Aiko.

« Eh bien les esclaves sont obligés d’obéir, ils n'ont aucune liberté et n'ont pas choisit de vivre ainsi. Tandis que nous, nous avons choisit cette vie là et nous avons également choisit d’obéir. Selon moi la différence est là.  »

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MessageSujet: Re: • How to be a perfect Baskerville.   22nd Juin 2013, 22:53


» C’est une misérable chose que de penser être un maitre si l’on n’a jamais été élève.
~ De Fernandos de Rojas.


Il y aura toujours une perpétuelle différence entre un Baskerville né et un nouveau Baskerville. Les deux n’ont pas de liens sanguins avec tous les membres du clan mais le Baskerville né a des parents qui ont toujours fait partie de cette famille. Bon, quoi qu’il en soit, la réelle différence réside dans le fait que tandis que ceux appartenant à la première catégorie sont de réelles machines de guerres, avec un instinct de survie moindre et une obéissance épatante, ceux faisant partie de l’autre groupe n’ont atterri ici qu’en suivant une lumière. Aiko n’y avait réellement pas cru et cela expliquait son mépris vis-à-vis de ces nouveaux arrivants qui ne connaissaient strictement rien au devoir des Baskerville, à leur histoire, au statut de Glen-sama. La jeune femme nourrissait à leur égard un certain sentiment de supériorité qu’elle ne tentait même pas de cacher.
Et puis il y eut Sara. Cette fille qui, à peine eut-elle pénétré le seuil des portes principales du manoir a déposé ses yeux sur Aiko. Cette-dernier avait bien vite compris qu’elle n’avait rien d’une Baskerville, mais allez savoir pourquoi, elle se sentit responsable d’elle. Ça lui rappelait Lottie et Lily, bien qu’elle se soit toujours moquée des deux. Quoi qu’il en soit, elle ne méprisait pas Sara, loin de là. Sauf que si elle désirait être Baskerville, elle avait tout intérêt à faire de son mieux. Pour la rousse, il était inconcevable qu’elle soit aussi fidèle, aussi loyale envers Glen que quelqu’un ayant été sur ce principe. Tout comme, atteint cet âge, elle n’avait certainement jamais sérieusement manié les armes. Elle avait tout à apprendre et un jour peut-être, elle deviendrait assez résistante, assez digne de confiance. Mais elle était encoure nouvelle et si Aiko l’appréciait, ça ne voulait pas pour autant dire qu’elle refuserait de se confronter sérieusement à elle. Je veux dire, si elle venait à être soupçonnée de trahison, elle devrait bien sûr l’éliminer. Elle le pourrait. Mais elle ne le voudrait, ne le voulait certainement pas. Alors elle l’aidait à devenir la parfaite Baskerville. Elle-même ne devait pas l’être. Il fut un temps où son clan comptait plus que tout autre chose pour elle, mais maintenant, Finn était et allait rester en tête de liste. Pour une quelconque raison, elle devait choisir entre les deux, elle n’hésiterait plus.
Il ne manquerait plus qu’elle s’oppose à l’homme dont elle était amoureuse uniquement pour obéir aux ordres et aux attentes d’un Glen-sama qui avait décidé d’habiter le corps d’un gosse. Aiko le respectait, d’accord, mais ses priorités avaient changé. C’était bizarre à admettre et elle ne le dirait certainement jamais à qui que ce soit, criant haut et fort à qui voulait bien l’entendre que la famille passait toujours et passerait éternellement avant le reste.
Et sérieusement, elle n’aurait jamais cru que dire cela deviendrait un mensonge.

Sara sembla réfléchit un instant suite à l’étrange interrogation de la jeune femme qui, elle, se contenta de fixer un point droit devant elle, se remémorant quelques bribes de sa mission. Il allait falloir qu’elle aille faire son rapport et ensuite, elle verrait bien comment s’occuper. Soit en allant s’entraîner, soit en allant… Ouais bon bref, je vous l’accorde.
La réponse que lui prodigua la demoiselle satisfit entièrement Aiko qui étira ses lèvres en un sourire approbateur, faisant glisser la lame sur sa joue sans l’enfoncer, bien sûr, avant de la retirer entièrement de son visage et de la remettre soigneusement à sa place. Elle étira ses bras vers le haut en poussant un soupire, évacuant une partie de sa fatigue.
Oui, les esclaves ne choisissent pas d’être des esclaves tandis qu’eux, les Baskerville, sont au service d’un seul et unique homme par volonté. Une volonté qui a toutefois été influencée car, à la naissance déjà, on fait en sorte que l’enfant va être pieux, si je puis le dire. Et c’est bien souvent à ces mêmes Baskerville qu’incombe la tâche de prendre sous leurs ailes les nouveaux, ceux de cette époque, qui n’ont jamais connu la tragédie ni autre mais qui porteraient dorénavant ce prénom.

Aiko fit passer une main dans la chevelure de Sara en l’observant avec ses yeux marron, un sourire amusé sur les lèvres, une lueur de malice dansant dans son regard. Elle n’en avait pas fini ave celle et si elle ne l’empêchait pas de s’en aller à un quelconque moment, elle avait bien pour intention de la retenir avec ses questions sorties de nulle part. Il faudrait aussi qu’elle voie ce dont elle était capable à l’épée. Cela dit, pour l’instant, elle allait simplement juger ce qu’elle avait dans la tête, si son mode de pensée était le bon ou, tout du moins, raisonnable, tangible. Enroulant une de ses courtes mèches autour de son index, elle laissa sa nouvelle question filer d’entre ses dents comme une menace raisonnante, d’une voix quémandant la bonne réponse bien qu’elle se demande toujours si bonne réponse il y avait seulement à cette interrogation.

« Si l’ordre est d’accomplir une mission que tu juges, une fois sur les lieux, comme étant au-dessus de tes capacités, que fais-tu ? Qu’est-ce qui comptes le plus, l’ordre de Glen-sama et éventuellement d’autres vies ou ta propre existence ? »

On aurait pu croire qu’elle l’a aiguillée en rajoutant sa deuxième interrogation, mais pas forcément, non.
Qu’aurait fait Aiko à sa place ? Sérieusement, ça dépendait de plusieurs facteurs. Pourtant, il est logique que l’ennemi pourrait tuer plusieurs personnes, mais certainement de la même famille. Entre autre – très – peu de gens iront pleurer ces morts. Enfin, tout compte fait, elle savait parfaitement ce qu’elle ferait. Elle n’était pas du genre modeste, Aiko et elle tenait d’avantage à sa vie qu’on aurait pu le croire. Les ordres ne se discutent pas, mais ce n’est pas comme si la vie de Glen-sama aurait été en danger, si ? Si tel avait été le cas, ce serait une autre histoire.
Tout comme si la vie de Sora, Finn ou même Sara venait à être mise en danger.
Elle se releva, retirant sa main des cheveux de la jeune fille et lui fit signe de l’attendre. Elle pourrait réfléchit à une réponse appropriée de la sorte. La jeune femme se hâta à monter au haut des marches puis alla dans une des chambres mises à disposition des Baskerville. Elle retira soigneusement sa cape puis se changea, optant pour une jupe blanche et un débardeur de même couleur avant d’aller se rincer le visage et boire un peu d’eau. Mais elle n’était pas venue pour cela. Elle posa son arme et opta pour deux dagues qu’elle glissa entre sa jupe et sa peau avant de revenir sur ses pas pour aller reprendre naturellement sa place près de Sara, posant ses coudes sur ses genoux et saisissant son visage entre es mains, regardant les autres aller et venir, parler doucement ou plus fort, souriant ou mécontents.
Il fallait vraiment de tout pour faire un monde.

Il y a une chose sur laquelle elle avait un point de vue pendant dix-huit ans et sur laquelle elle a un tout autre avis aujourd’hui. Enfin, depuis peu. Depuis qu’elle était partie en mission avec Finn. À ce souvenir, des rougeurs teintèrent ses joues et il fallut qu’elle respire calmement et lentement pour qu’elle retrouve son calme. Un sourire étira cependant ses lèvres. Oh, ce qu’elle détestait être niaise. Mais depuis quelques temps, elle l’était trop. Ce sujet dont il est question et sur lequel Aiko a désormais un nouvel avis ? Ce sera la prochaine question qu’elle posera à Sara sauf qu’il n’y aura ni bonne ni mauvaise réponse, uniquement un avis à donner.
Elle se passa une main sur le front avant de se lever et de se mettre face à la demoiselle. Elle s’accroupit près d’elle, les genoux serrés, un sourire carnassier éclairant – assombrissant ? – son visage. Agilement, elle sortit ses deux dagues qu’elle posa sur la marche où était assise Sara. Elle leva les yeux vers elle pour croiser son regard et, de nouveau debout et immobile face à elle, les bras le long du corps, elle lui lança, l’air de rien :

« Attaque-moi. Les deux lames sont à ta disposition, fais-en ce que tu veux.  »

Après, peut-être pourront-elles discuter comme deux jeunes dames tout à fait normales et qui n’ont pas à se remémorer chaque soir, avant de dormir, les visages, parfois flous, de ceux qu’elles ont tué. Elles pourront peut-être discuter en omettant le fait qu’elles soient des Baskerville, des meurtrières, tout sauf… Normales.
Oh non, elles ne pourront certainement pas rester assises là à parler de cela ou ceci qui n’a nul rapport avec leur rang commun. Elles ont trop de sang sur les mains – si Sara n’en a pas encore, elle en aura – pour se permettre un moment de répit. Soit elles tuaient, soit elles faisaient défiler les visages agonisants dans leurs esprits. Elles ne devraient pas avoir le droit d’être heureuses.
Mais ce droit, Aiko n’a pas attendu qu’on le lui offre ; elle est heureuse et sa conscience ne pourra mettre fin à ce bonheur. De toute façon, elle pense peut-être parfois à ceux qu’elle a tué, mais vraiment rarement. Il faut croire qu’on plus d’avoir un instinct de survie en-dessous des normes, elle avait une conscience défaillante. C’est ce qu’il fallait, de toute façon, pour être un Baskerville en ces temps.
Ses doigts pianotaient sur ses cuisses, impatience que Sara fasse son choix – l’utilisation d’une ou deux lames – et qu’elle l’attaque. Juste pour voir ses capacités.
Et éventuellement lui apprendre deux trois choses.
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MessageSujet: Re: • How to be a perfect Baskerville.   4th Juillet 2013, 22:02

Qui étaient réellement les Baskervilles, d'où venaient-ils ou encore comment expliquer le fait que certaines personnes comme Sara soit guidés vers eux. Pour une raison inconnue, la jeune fille fut l'une de ses personnes. Elle aurait pu avoir peur, ou tout simplement ne pas suivre les flocons qui lui sont apparus, elle ne l'a pas fait. Et par dessus le marché l’adolescente à tout de suite prêter serment à maître Glen, elle lui obéirais quoi qu'il arrive. Et pourtant la nouvelle Baskerville avait déjà entendu parler de cet homme avant ( enfin, elle dit cet homme mais le Glen qu'on lui a présentait semblait avoir son âge ). L'enfant maudite n'a d'ailleurs pas tout compris à ce sujet mais qu'importe, elle savait que c'était son maître et elle lui obéirais.  Pas besoin de chercher à comprendre comment ce garçon a pu vivre il y a cent ans.    

La jeune fille ne savait pas vraiment ce qu'elle devait faire, elle était arrivée il y a peu de temps, et on ne lui a pas encore tout dit des missions et des objectifs du clan. Heureusement il y avait Aiko, cette jeune femme était un véritable modèle pour Sara. Alors, imaginer que se soit elle qui s'occupe de la nouvelle. L’adolescente ne pouvait espérer mieux, c'était une véritable chance pour elle. Certe la Baskerville n'est pas toujours facile avec la petite, mais ça en valait le coup. Sara savait qu'être Baskerville n'est pas simple du tout, mais elle ferais tout son possible pour devenir une excellente Baskerville.

Après la réponse de la jeune fille suite à son étrange question, Aiko étira un sourire approbateur (signe que la réponse de la demoiselle était satisfaisante ) faisant glisser la lame sur sa joue sans l’enfoncer, bien sûr, avant de la retirer entièrement de son visage et de la remettre soigneusement à sa place. Elle étira ses bras vers le haut en poussant un soupire, évacuant une partie de sa fatigue. Puis la jeune femme fit passer une main dans la chevelure de Sara en l’observant avec ses yeux marron, un sourire amusé sur les lèvres, une lueur de malice dansant dans son regard. La jeune fille regarda son modèle, un regard déterminé sur son visage. Aiko n'avait pas fini avec la nouvelle, elle le savait et elle se préparait déjà à la suite.
La Baskerville enroula l'une des courtes mèches de l'enfant maudite autour de son index.

« Si l’ordre est d’accomplir une mission que tu juges, une fois sur les lieux, comme étant au-dessus de tes capacités, que fais-tu ? Qu’est-ce qui comptes le plus, l’ordre de Glen-sama et éventuellement d’autres vies ou ta propre existence ? »

La demoiselle semblait réfléchir, comme elle le pensait, Aiko n'en avait pas fini avec elle. Et une fois que la petite aura donné sa réponse son aîné ira plus loin, toujours plus loin. Elle semblait réellement vouloir faire de la nouvelle une Baskerville digne de ce nom.
Une mission  au dessus de ses capacités hein... La jeune fille aimerait bien le savoir. Il est vrai qu'elle n'a encore menée aucune mission jusqu'à présent et qu'elle n'avait jamais vraiment maniée d'arme, à part ce jour là... Sara secoua sa tête comme pour chasser un mauvais souvenir que tentait de refaire surface. Elle avait déjà tué un homme certe, mais c'était sous le coup de la colère alors, à moins que quelque chose la rende furax, elle-même ne savait ce qu'elle valait aux combats. Et pourtant il le faudrait, si elle veux être une Baskerville elle devait manier les armes. En plus, le pouvoir même de sa Chain se jouait sur une arme il était donc indispensable pour elle de savoir s'en servir.

" Je n'ai jamais fait de mission aussi je ne peux pas savoir et je ne suis pas le genre de personne à faire quelque chose d'aussi important sans m'y être réellement préparée. Ce ne sont pas des choses que l'on fait sur un coup de tête. Mais si je devais faire une mission à la dernière minute sans m'y être préparée, je ne peux pas me permettre de la dire au dessus de mes capacités sans m'y être donnée à fond. "

La jeune fille ne baissera pas les bras face à une chose qui est au delà de ses forces, et si l'enjeu est grand ( uniquement si l'enjeu est grand ) elle se donnera à fond au risque de mettre sa vie en péril.

" Pour ce qui est du plus important, c'est l'ordre de maître Glen. Ses ordres sont indiscutable et je n'hésiterais pas à tuer si il me l'ordonne, même si je ne saurais pas comment réagir si il me demanderait de tuer une personne qui m'est chère... Mais ça c'est une autre histoire. Par contre j'ai dit que ses ordres étaient plus important que ma vie, mais ça ne veux pas dire que je compte mourir pour autant !"

La jeune femme fit signe à Sara d'attendre puis se leva. Lorsqu' Aiko revint, elle s'accroupit face à la demoiselle puis sortit agilement deux dagues qu'elle posa sur la marche où la petite était assise.

« Attaque-moi. Les deux lames sont à ta disposition, fais-en ce que tu veux. »

Sara fut d'abord surprise de la demande de la Baskerville. Puis elle baissa la tête, observant les deux dagues qui se trouvaient à ses pieds.

" Ma Chain me permet de combattre grâce à une épée, certe ça peut marcher avec une dague, mais je préférerais combattre avec ma propre lame. Si ça ne te dérange pas. "

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MessageSujet: Re: • How to be a perfect Baskerville.   19th Juillet 2013, 15:10


» The best weapon is your body.


Aiko n'aimait pas les nouveaux Baskerville. Elle n'aimait pas le fait qu'ils aient atterris dans le manoir parce qu'ils ont suivi une lumière ou Dieu sait quelle autre bêtise du genre. C'était donc ainsi que cela fonctionnait ? Des gens qui avaient étrangement les mêmes hallucinations et qui, de ce fait, devenaient assez curieux pour mériter le titre de Baskerville. Ce même nom dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence ou dont ils doutaient sincèrement, peut-être même qu’ils le craignaient. Ils ne l’avaient rencontré, au mieux, que dans des légendes idiotes.
Les Baskerville n’ont jamais réellement eu de liens de sang qui les reliait. Cela étant, il demeurait une famille. Ils n’étaient certes pas toujours là les uns pour les autres, ne cherchaient pas à faire grand bien autour d’eux, mais cela n’empêchait qu’ils étaient dotés d’un minimum de sentiments humains, de sympathie, d’affection et de ce genre de futilités qui leur étaient dès lors inconnues. Ils étaient une famille. Oui, ils étaient.
Et puis vint la tragédie de Sablier. Et c’était l’une des raisons principales pour laquelle Aiko n’aimaient pas les nouveaux venus ; ces nouveau-nés, n’ayant connu que la sombre lumière, ignorant tout des peines du clan, anciennement une famille, ignorant aussi la lumière qui précéda le désastre. Ils étaient, comme qui dirait, la cerise sur le gâteau.
Et une cerise pas bonne, amère, acide, ce que vous voulez ; Aiko ne les aimait définitivement pas.
Pour reprendre, après la tragédie, ils devinrent les assassins. Plongés dans les profondeurs de l’Abyss, ils furent bien incapables de défendre leur réputation. Réputation qui ne fit que se ternir à travers les années, les décennies – le siècle. Ils devinrent les méchants de légendes urbaines qu’on racontait aux enfants pour qu’ils n’aillent pas se promener dans les ruelles malfamées de Réveil. Mais de toute façon, même en supposant que les Baskerville n’aient pas tous été envoyés en Abyss, qu’auraient-ils bien pu trouver pour leur défense, sérieusement ? C’était dire que, à bien y réfléchir, ils étaient mieux dans ce trou paumé que sur Terre. Auraient-ils versé du sang rien que pour sauver leurs peaux ? Seraient-ils devenus les assassins et meurtriers qu’ils sont aujourd’hui prématurément ? Auraient-ils été arrêtés ? Aiko en doutait sérieusement – du moins, en ce qui concerne cette dernière question.
Oh et puis, ces nouveaux Baskerville n’étaient rien d’autre qu’un groupe de je ne sais quoi qui ont tous les mêmes hallucinations et qui voient une étrange lumière. Là, curieux, ils la suivent et atterrissent, par miracle, au beau milieu des ruines de l’ancienne capitale du pays, Sablier.
La jeune rousse n’avait jamais compris comment Charlotte avait pris sous son aile cette Lily. Elle trouvait cela tellement dénué de sens, tellement futile. Ne connaissaient cependant pas la petite personnellement, elle n’irait pas jusqu’à dire qu’elle était aussi débile et ignorante que les autres. Connaissant Lottie, elle avait dû lui apprendre les bases. N’empêche, prendre sous son aile quelqu’un, ce n’est pas trop mal, mais là, ça revient à éduquer quelqu’un sur de nouvelles bases, de tout nouveaux principes. Et ça, en plus d’être dur et éprouvant, c’est assez embêtant, voire complètement gênant.
Mais il y a eu Sara. Et, entre temps, l’avis d’Aiko avait légèrement changé. C’était, certes, difficile comme tâche, mais pas tellement embêtant que ça. Le regard éteint de la demoiselle, sa détermination sombre, ce bandeau sur son œil, la façon dont elle se tenait, dont elle parlait, sa perspicacité pour une enfant comme elle ; tout portait à croire qu’elle avait eu un passé assez tordu, des difficultés évidents et cela signifierait qu’elle aurait plus d’aisance à comprendre les Baskerville. Elle avait aussi ce désir ardent de servir maître Glen qu’Aiko n’avait vu, jusque là, dans aucun autre nouveau-né. Elle était prête à se soumettre, comme les anciens. Anciens que la jeune femme n’aimait pas plus car après tout ça, ils se pensaient peut-être au-dessus du reste du monde. Sara ne chercherait pas à comprendre le pourquoi du comment personne n’a cherché à discuter les ordres du maître, à cette époque. Sara comprendrait que pendant un siècle, l’histoire a eu tout le loisir de se faire déformer, d’une bouche à une autre. Sara saurait que ce moment n’était pas facile, que tuer n’avait rien d’anodin. Pas pour eux. Pas à cette époque du moins.
Mais pourquoi comprendrait-elle ce dernier point au juste ? Avait-elle seulement tué quelqu’un ? Aiko n’en savait rien du tout, au fond. Elle ne cherchait pas à trop comprendre, ne la questionnait pas trop non plus. Un jour, peut-être. Elle était, certes, de nature bien curieuse, mais dans cette relation de maître-élève, tout devait se faire en subtilité. Et, bien entendu, tandis que l’élève sera rapidement un livre ouvert pour son maître, le maître, lui, sera un mystère total pour son apprenti. Il aura beau parler des nuits entières, philosopher et déverser un flot de paroles sages, au final, il n’aura rien dit sur lui, sur sa vie personnelle, sur ce qu’il aime ou n’aime pas ; il sera lui-même du début à la fin mais un lui-même impossible à cerner à partir du moment où aucune information concrète ne sera dévoilé. Ses attitudes et réactions seront naturelles mais toujours indéchiffrables car elles n’auront pas réellement de précédent. On crie lorsqu’on a peur parce qu’un jour, on a vu ou entendu quelqu’un le faire parce que la peur nous pousse à la limite – si ce n’est au fin fond – de la lâcheté. Mais si le maître crie sans rien dire, alors ce sera certes une réaction naturelle et lui étant propre, mais sans histoire, sans précédent, sans racines.
Enfin, un maître qui crie sous l’effet de la peur, ce n’est pas très bon pour son image. Mais qui sait, il doit y en avoir.

Aiko, en regardant Sara, se demanda quelle image elle pouvait bien avoir auprès d’elle.
Sa réponse la perturba un petit peu, bien qu’elle n’en témoigna rien. Elle n’avait réellement effectué encore nulle mission ? Et, comment ça, elle voulait se donner à fond ? Elle était si inconsciente que ça, cette petite ?
Aussitôt eut-elle fini sa phrase que la jeune femme fronça les sourcils, son regard se durcissant sans qu’elle ne l’ait particulièrement voulu. Elle croisa les bras sur sa poitrine en dardant son regard sur la jeune fille.

« Les ordres de Glen-sama sont absolus, je sera la première à te le dire. Cela dit, ta vie n’est reléguée au deuxième plan que si c’est la vie du maître qui est mise en péril. Si la mission est d’une grande importance mais n’inclue pas pour autant la vie du maître, alors tu n’as aucune raison de te sacrifier. Mieux vaut envoyer un Baskerville plus expérimenté et plus fort tout en récupérant un membre que de perde ce-dernier sur le terrain. »

Surtout si ce même membre n’aura servi à rien du tout.
La réponse d’Aiko n’appelait nulle réplique. Ce sujet était clos.
Elle n’aimait pas trop ce que lui avait rétorqué Sara, parce que se sacrifier par pure obéïisance... Bah ça ne plaisait réellement pas à la jeune femme.
Elle l’aurait fait, elle.
Avant de s’attacher à des gens, avant de devenir si proche de Sora, avant de ne serait-ce que connaitre Finn. Alors quand elle l’a fait avec lui en notant l’importance qu’il avait pour elle et maintenant qu’elle était avec lui, elle ne risquerait plus sa vie aussi bêtement. Mais sérieusement, elle l’aurait fait. Et sans nulle hésitation pourtant. Mais à cette époque, elle se pensait vraiment incapable d’aimer de nouveau, elle qui avait perdue sa moitié, sa jumelle.
Mais si sa vie pourrait sauver celle de Glen-sama, elle devrait, normalement, réagir au quart de tour et se sacrifier. Finn pourrait le comprendre.
Réellement ?
Pourrait-elle comprendre, elle, que Finn l’abandonne – car cela resterait un abandon – pour Glen-sama ? Elle se complaisait à dire que oui, mais au fond, elle lui en voudrait vraiment.
Elle évita judicieusement ce que Sara qualifia d’elle-même d’une « autre histoire ». Tuer une personne chère. Glen ne donnerait pas pareil ordre sans bonne raison. Si, par exemple, on demandait à Aiko d’éliminer Finn pour trahison, sérieusement, elle préférait ne pas dire ce qu’elle ferait. Si on demandait à un autre Baskerville de le faire et que ça atterrissait dans ses oreilles, Aiko demanderait à être celle qui exécutera la sentence.
Mais le ferait-elle ? Bonne question. Accepterait-elle qu’on tue son copain ? Non, certainement pas. Accepterait-elle de tuer son copain ? Vous ne le saurez pas. Accepterait-elle que son copain trahisse le clan ? S’il avait une bonne raison, peut-être bien…
Bref.

Combattre avec sa propre arme ? Aiko haussa les sourcils. Elle s’en fichait pas mal, sérieusement. Ce dont elle ne se fichait pas, en revanche, fut le fait que la demoiselle ne l’attaque pas d’emblée. Elle poussa un soupire agacé et saisissant les deux lames posées sur les marches, une dans chaque main.
Elle aurait préféré ne pas avoir à se battre avec Sara si cette-dernière invoquait son Chain, mais bon, pourquoi pas.
Elle se jeta littéralement sur son adversaire du moment, la lame présente dans sa main droite pointée vers le coté, le faisant pivoter au dernier instant pour aller chercher la trachée de Sara. Ce coup serait forcément évité. Trop simple.
A peine eut-elle tenté d’atteindre Sara que le genou d’Aiko se releva immédiatement pour heurter le plexus de la jeune fille tandis qu’elle frappait de son coude gauche ses côtes, faisant mine de pointer sa lame droite sur elle alors qu’au final, elle percuta son visage de son poing en faisant en sorte que la lame soit collée à sa paume, histoire de pas blesser Sara.
Vous en doutez peut-être, mais ce n’était réellement pas son but, de blesser cette petite.
Petite. Pourquoi petite ? Elle n’était pas petite.
Mais un siècle dans l’Abyss, ça fait qu’Aiko est largement plus âgée qu’elle. Mathématiquement et théoriquement, rationnellement même.
Mais le siècle ne devrait pas compter. Tant pis, la jeune femme décida que Sara était petite, alors elle continuerait de la qualifier comme telle ; petite.

[Hrp ; tu m’excuseras les fautes et la durée, hein ma fille chérie. éé J’ferai plus vite la prochaine fois. Normalement. >< Love sur toi. ♥ Tu sais où me trouver si quelque chose ne va pas. o/]

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MessageSujet: Re: • How to be a perfect Baskerville.   8th Octobre 2013, 08:15

Alors comme ça la vie de Sara était un peu importante ? Il existait donc réellement des personnes qui souhaiterais éviter sa mort ? Pourtant aux yeux de la jeune fille, mourir importait peu. La seule personne qui l'avait aimé et morte par sa faute, et, bien qu'elle est tout de même de l'affection pour certaines personnes, elles n'arrive pas à tenir à sa vie. Elle mourra un jour, alors que se soit avant ou après, quelle est la différence ? Et puis qui se souciait d'elle ? Aiko, Finn, toutes ses personnes avec qui elle s’entend, elle a beau les aimer, les admirer... La Baskerville ne veut pas trop se rapprocher d'eux, elle a peur qu'à force de ressentir des sentiments et de se lier avec une personne, celle-ci risque de mourir par sa faute. On lui a toujours dit que sa seule présence portait malheur, cela lui est resté.

Aiko n'était pas d'accord avec la demoiselle, on pouvait le voir grâce à ses expressions. Finalement le sujet était clos et la conversation s'arrêta ici. La Baskerville se jeta finalement sur la plus jeune, elle chercha à viser la trachée mais Sara réussit à esquiver le coup. A voir la façon dont Aiko se battait, la jeune nouvelle était réellement impressionner. Elle aimerait tant être comme son aînée : capable de se battre et de protéger les êtres qui lui sont chères, ne pas avoir besoin de quelqu'un pour se protéger. Il lui aurait fallut devenir Baskerville avant que la situation n’empire, elle aurait sûrement pu sauver son cher frère. Mais il ne faut pas se laisser envahir par le passé, Sara n'a peut-être pas pu protéger Alexy mais elle fera en sorte de pouvoir protégé son maître. Une façon de se racheter peut-être ? Allez savoir.

La jeune fille s'apprêtait à attaquer quand  le genoux d'Aiko vint la frapper au plexus tandis que la Baskerville frappait ses côtes avec son coude, elle percuta ensuite le visage de l'adolescente qui donna un coup de genou dans le ventre de son aînée, essayant ainsi de la déstabiliser, tentative désespérée. La jeune fille chercha à se rattraper en glissant au sol de sorte à ce qu'elle prenne l'avantage. Une fois cela fait Sara chercha à viser la côte de son professeur mais glissa sur sa cape et trébucha avant d'atteindre son objectif.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: • How to be a perfect Baskerville.   16th Octobre 2013, 10:44


» Everyone has a story.


Aiko se demandait encore sir les Baskerville possédaient un quelconque instinct de survie, sérieusement. Se dévouer corps et âme – bien plus encore au fond – à une seule personne qui se met rarement en danger, qui ne fait que commander… Sont-ils normaux, sincèrement ? La jeune femme pensait que non, qu’il n’y avait strictement rien de normal à servir un homme pouvant être décrit comme quelconque s’il n’était pas si influent dans leur clan et, pour case, son pouvoir était immense. Elle ne trouvait pas plus normal que dès leur plus jeune âge, ils ont appris à se servir d’une arme, à idolâtrer une personne sans pour autant que celle-ci ne connaisse l’enfant personnellement.
Les Baskerville furent une famille plus ou moins douée, ne sont plus qu’un misérable clan qui accueille des enfants ou des adultes qui ont vu une quelconque lumière ou je ne sais quoi. Aiko ne les appréciait sincèrement pas, ces nouveau-nés. Mais Sara était différente. Sara avait quelconque chose de plus, peut-être était-ce quelque chose de moins au fond. La jeune rousse n’en savait trop rien, mais une chose était sûre, elle n’avait rien à avoir avec les autres attardés.

Elle n’avait peut-être pas connu la tragédie à laquelle assistèrent tout les anciens Baskerville, mais elle semblait avoir une parfaite définition du mot tragédie. Elle en avait vécue une, Aiko en était certaine. Avait-elle perdu un être cher ? En était-elle responsable ? Ou, tout du moins, se sentait-elle responsable ?
Et même sans cela, elle possédait un œil rouge – comme celui de Vincent Nightray – qui avait dû lui causer bien des ennuis. Elle était encore jeune, encore frêle ; à ses mouvements, on voyait qu’elle était inexpérimentée au combat, que sincèrement, elle n’était pas faite pour cela.
Pourtant, la jeune rousse avait décidé de la prendre sous son aile. Premièrement car cela avait des airs d’un défi ; comment faire d’une adolescente remontée une véritable guerrière. Et aussi parce qu’elle voyait en elle la facette de sa personnalité qu’elle terrait, qu’elle enfouissait sous des couches et des couches de ténèbres et d’ignorance.
La jeune Baskerville a toujours été prédisposée au combat, formée dans l’unique but de servir le maître, lui jurant allégeance dès son plus jeune âge, s’apprêtant déjà être vassale de mœurs et douleurs. Sur ce point, elle n’était vraiment pas comparable avec Sara. Cela dit, à la mort de sa sœur jumelle, Aiko s’était senti des plus faibles. Elle n’avait pas les moyens de ramener sa moitié à la vie, n’avait pas plus les moyens de sécher définitivement les larmes perlant aux yeux de sa mère. Insignifiante, inutile, faible ; voilà de quoi résumer ce qu’était Aiko à cette époque. Elle était sans défense et ses capacités à se défendre ne valaient plus rien ; ce maître auquel elle prêta serment ne pouvait pas plus l’aider qu’une quiconque autre personne. Elle aussi voulait mourir au combat, mourir pour son clan, pour la « bonne cause ». Elle aussi n’‘avait plus aucune estime de la vie, de la mort, ne distinguant pas même le bien du mal. Elle aussi s’en fichait de vivre ou de mourir, pourvu que ça ait une moindre utilité.
Oui, elle aussi. Tout comme Sara. Elle le voyait, le sentait… Le comprenait. Ce sentiment de faiblesse que l’on pense pouvoir combler en apprenant à manier des armes mais qui subsiste, qui nous consume. Pour sa part, la rencontre de Finn fut des plus bénéfiques. Restait-il donc seulement à espérer que sa disciple trouve une personne à chérir de la sorte ? Aiko voudrait lui faire gagner en confiance, voilà tout, car sur les rencontres que pouvait bien faire la plus jeune, elle n’avait nul pouvoir. Tout ce qu’elle pouvait accomplir était de tenter d’être un bon modèle pour elle, de ne pas la décevoir, de lui apprendre tout ce qu’elle pouvait et de réussir avec elle là où elle avait échoué avec sa propre personne.

Il fut un temps où Aiko aussi était naïve, où elle aussi avait perdu confiance elle, avait perdu la foi, l’espoir, l’estime de soi. Ce fut – non, c’était – terrible, affreux. Mais juste impossible de mettre de mots là-dessus. Elle ne souhaitait cela à personne. Et encore moins à sa chère Sara, cette petite qu’elle considérait comme une petite sœur, comme une partie d’elle-même qu’elle ne se voyait absolument pas perdre. Elle ne se le pardonnerait pas, ne se pardonnerait pas de perdre une énième personne chère son cœur, chère à son être.
La prestation de la plus jeune fut, d’après Aiko, complètement pathétique. Et encore, le seul coup qu’elle daigna lui apporter fut ralenti par un trébuchement sur sa cape. La jeune femme contra l’épée de Sara avec la sienne avant de se servir de son autre main pour lui tenir le poignet, l’amenant brutalement à elle en remontant une autre fois son genou vers son menton, l’envoyant se cogner contre les marches derrière elle. Les regards s’accentuèrent autour d’elles, mais la plus âgée n’en avait cure, soupirant profondément.

« Ta cape est trop longue, tes gestes trop lents et tes tentatives... Enfin, ta tentative, complètement désespérée. On travaillera ça une prochaine fois et sérieusement, d’accord ? »

Elle lui fit signe de la suivre à l’extérieur en gardant ses lames sur elle avant de l’emmener vers les anciens jardins. La jeune femme s’adossa alors à un pilier à moitié cassé en se demandant si elle allait laisser sa curiosité prendre le dessus.
Laissons le hasard décider de cela.
Elle se saisit agilement et furtivement d’une des multiples fines lamelles présentes dans l’étui de cuir autour de sa cuisse avant de viser une rose rouge grimpant sur un mur en face, à quelques mètres.
Elle tira.
Dans le mille.
Place à la Voix de la curiosité.

« Hey Sara, quelle est ton histoire ? »

Aiko aimerait apprendre à la connaitre d’avantage, à en savoir un peu plus sur elle. Elle aurait aimé n’en faire qu’une amie, pouvoir lui poser le genre de questions stupides, à savoir si elle avait un copain, si elle avait vu la robe dans je ne sais quel magasin.
Elle aurait sincèrement aimé, oui.
Mais elle n’avait pas d’amies à proprement parler. Sara était son élève et ce qui lui importait était de savoir à quel genre de souffrances elle avait dû faire face – elle en avait certainement vu de toutes les couleurs – pour savoir ce qui la motive à vouloir lui ressembler – Aiko percevait de l’admiration de ses yeux et le respect teintant sa voix lorsqu’elle lui parlait témoignait aussi de ce la.
Oui, la jeune femme née Baskerville désirait connaitre cela pour pouvoir peaufiner cette souffrance qui doit certainement subsister et éventuellement en faire l’arme de Sara pour qu’elle puisse devenir une... Parfaite Baskerville.

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MessageSujet: Re: • How to be a perfect Baskerville.   Aujourd'hui à 21:51

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• How to be a perfect Baskerville.

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