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 Pour un retour aux souches (PV Michiyo)

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MessageSujet: Pour un retour aux souches (PV Michiyo)   18th Avril 2013, 11:52

Willow était de retour sur ces terres qu'il appréciait tant. Ses attachements étaient cependant diminués par le fait fait qu'il se modérait dès le pied posé sur ces terres comme si l'air qui peuplait toutes ces plaines était comme empoisonné. A chaque bouffée, il se sentait comme ce fils de famille indigne dénigré par la population. C'était si plaisant que oui il tentait de ne passer que par des endroits, où il passait inaperçu. Il se souvint de ce jour sombre où un voile invisible s'était abaissé sur son père et sur l'ensemble de sa famille, qui fut conduite à une profonde déchéance. Il inscrivait chacune de ses démarches sur ce carnet qu'il portait toujours par devers lui pour qu'il conserve une partie de ce passé proche à défaut de ce passé lointain. Même s'il n'avait pas été ce père admirable, il avait été ce père qui avait participé à sa vie d'enfant d'une façon ou d'une autre... Charon galopait comme un fou parmi les habitants de ce petit village paisible et lui rapportait ce qu'il avait chapardé. Notre homme se tenait à l'écart comme un pestiféré. Il se sentait si mal à l'aise ici... Il inscrivit sur son carnet " Le duc de Forent prépare une trahison au duché de Thibern en raison de sa non allégeance au traité 25 signé, il y a trois ans de cela. " une fois que toutes les notes professionnelles furent retransmises à son compagnon de voyager, ce précieux outil dont il ne se séparait jamais, il témoigna son affection à charon par une petite caresse sur le haut de la tête.

Après avoir rangé son bien le plus précieux dans sa poche, il se replia dans une couverture de voyage pour se reposer un peu. Il avait marché longtemps, trop longtemps. Les étoiles pointaient déjà leur doux visages. Willow ne voulait pas de lit chaud, il voulait juste qu'on le laisse en dehors là où il ne sentait pas cette pesanteur. Son chain se collait à lui, c'était étrange mais toute cette tristesse rendait Charon si proche de lui. C’était comme s'il le soutenait. Il lui semblait qu'il le comprenait. Ils étaient tous les deux au pied de ce maudit de briques rouges,n sur cette couverture posée sur un carré d'herbe. De là où ils étaient, ils voyaient les lumières s'éteindre une par une comme si elles s'assoupissaient dans un songe commun. Cependant certains étaient toujours sur la place et s'avançaient vers lui en murmurant que le fils du comte était de retour. Décidément même les petits villages avaient le don pour s'informer vite, cela n devenait agaçant. Il partit plus loin, monta dans un arbre pour s'y allonger et reprendre sa contemplation. En tournant la tête, il vit que des personnes le recherchaient, mais il avait pris soin de monter Charon avec lui dans l'arbre. Le chain n'aimait pas particulièrement, mais sa fourrure blanche n'était pas des plus discrètes... En tapotant sa poche, il constata avec effroi qu'il ne retrouvait pas son carnet.

Attendant que tout le monde soit parti, il descendit de l'arbre pour rassembler ses feuilles et le remettre dans sa poche maladroitement. Des feuillets dépassaient du rebord de sa poche. Willow s'enfourna dans son col et se décida à l'impossible.. Entrer dans la ville ! Son pas était des plus convainquants pour dissimuler ce que ressentait son coeur. Son esprit était un peu distrait, trop pressé par toutes ces pensées qui dérangeaient ses réflexions... Et pourtant la nuit était si belle...


Dernière édition par Willow P. Cristo le 18th Juin 2013, 08:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Pour un retour aux souches (PV Michiyo)   20th Avril 2013, 01:36

Cela faisait déjà quelques jours que la jeune demoiselle passait son temps libre à la bibliothèque ou du moins aux archives de Pandora pour faire ces recherches. Bien-sûr, elle prenait le temps de dormir convenablement, puisqu’elle n’avait aucune mission, -que celle-ci soit facile ou difficile- à exécuter dans les prochains jours, lui permettant donc de se plonger dans des livres tout aussi poussiéreux les uns des autres déclenchant parfois certaines allergies. Pour une fois, son Chain la laissait tranquille, voyant clairement que la demoiselle avait de quoi s’occuper quelques jours avec sa nouvelle lubie. Puis de toute façon, tant qu’elle lui faisait de quoi manger et parfois même qu’elle le laissait tranquille lorsqu’il sortait la nuit, il n’allait pas la déranger. Bien évidemment, Michiyo c’était dit qu’elle pourrait sortir une fois de temps tout de même. Histoire de prendre l’air. De se moquer des individus. De s’entrainer ou du moins de discuter avec Michael. Mais elle ne l’avait pas fait. Certes, elle avait ressenti l’irrépressible besoin d’aller voir Naaru. De prendre un verre avec lui peut-être pour se lancer inlassablement des boutades ou bien simplement passer du temps dans ses bras en observant le ciel. C’était une sorte de besoin de voir le jeune homme. Ainsi, elle avait bien essayé de le retrouver, mais sans résultats. En même temps, pourquoi cet imbécile totalement heureux ne lui avait-il pas dit où il vivait, ou alors, comment le retrouver. Ainsi, elle avait fini par abandonner. Non pas que parfois, elle bouillonnait d’envie de passer ses doigts dans ses cheveux chocolats et de savoir ce qu’il faisait. Mais, le membre de Pandora ne pouvait rien y faire. Ainsi, elle s’était résolu au fait qu’elle ne pourrait pas toujours tomber sur lui sur un coup du hasard et qu’elle attendrait que monsieur daigne venir la voir dans son appartement. Si, au moins, il se souvenait d’où elle vivait. Sur quoi, elle ne comptait pas réellement. Mettant ce besoin de côté, la jeune femme s’était alors lancé corps et âme dans ses recherches. Bien évidemment, elle aurait d’abord trainé les pieds si c’était sur une demande de son supérieur. Parce que oui, la demoiselle n’était pas du genre à exécuter les ordres sans réfléchir et elle trouvait parfois que les travaux donnés par les plus hauts gradés sur l’échelle hiérarchique n’étaient pas forcement passionnant. Son sens de la perfection, faisait tout de même qu’elle les faisait correctement. Mais, si le terme « urgent » n’apparaissait pas dans la demande, elle prenait amplement le temps. Trouvant d’autres choses plus importantes – parfois beaucoup moins- à faire avant. Puis, dans le dernier quart temps, elle finissait par le faire. Correctement certes. Mais à contre cœur. Alors que là, c’était tout le contraire. Elle était tombée sur le sujet en triant des dossiers. A croire que les dirigeants ou du moins les hauts placés avaient l’habitude de toujours lui confier des travaux relatifs à la paperasse. Shit, que c’était dérangeant. Puis, elle était tombée sur un nom qui était resté dans sa mémoire. Au début, elle ne lui avait pas porté grand intérêt. Après tout, c’était juste un nom parmi tant d’autres. Puis, en voyant qu’il restait dans son esprit, elle avait daigné lui porter un quelconque intérêt. Même minime. Cherchant d’abord dans les dossiers de Pandora pour savoir ce qu’il savait de cette fameuse personne. Apparemment, pas grand-chose. Ou alors, ils cachaient très bien les notes touchant de près ou de loin cet individu. Au début, elle se sentait frustré de ne rien trouver au sein de Pandora même. Puis, elle avait fini par décider à fouiller quelque peu au sein des archives. Juste quelques mots en plus, rien de passionnant. Michiyo se sentait plutôt positive. Se disant qu’à un moment ou un autre, elle finirait bien pas trouver quelques mots de plus sur cet homme. Elle ne le connaissait pas. Ne voulait pas forcément par faire sa connaissance ou alors uniquement pour lui poser des questions. Son histoire était tellement intéressante. C’était lui, son passé, son ancienne personnalité qu’elle voulait connaître et non ce qu’il était devenu. Généralement, les individus étaient plutôt mornes après un tel changement, enfin d’après ce qu’elle avait pu lire sur lui. Même les bibliothèques n’avaient aucunes informations à fournir. Du moins les registres d’état civil n’avaient rien à lui fournir. C’était rare de la part de la jeune femme. Mais elle était prête à abandonner. Après tout, elle ne voulait pas se donner une migraine à en faire pâlir un Dieu, et perdre d’autres souvenirs plus importants pour un homme dont aucune photo n’existait et dont elle ne savait rien du tout. Ainsi, elle devait trouver quelque chose de bien plus intéressant à faire pour occuper son temps libre.

C’était donc dans ses conditions que la jeune demoiselle aux cheveux bleus avait terminé par faire le tours des marchés à ciel ouvert pour se trouver quelques objets ou du moins vêtements qui pourraient lui faire plaisir. Un instrument de musique avait attiré son attention quelques minutes. Il faisait un joli bruit lorsque l’on savait l’écouter ou du moins en jouer. A son grand damne, la jeune femme n’avait pas vraiment l’oreille musicale et surtout un manque de patience flagrant pour vouloir apprendre les notes. Puis, c’était trop long. Il fallait qu’elle bouge. Rester derrière un bureau étant déjà quelque chose de trop difficile pour elle, il ne fallait pas non plus lui infliger la torture d’apprendre un instrument dont elle finirait par se désintéresser totalement de cet objet. Il n’avait pas vraiment de valeur pour elle. Après tout, elle voulait toujours des objets chargés des sentiments de leurs anciens propriétaires. Parfois, ils lui coûtaient plusieurs mois de salaire. Mais après quelques retouches. Recherches sur leur véritables valeurs, elle finissait toujours par les revendre le double de l’achat. Si ce n’était pas le triple et ce n’était pas cette vielle guitare qui allait lui apporter une satisfaction particulière. Voguant alors de stands en stands. Michiyo fini par entendre une conversation plus ou moins intéressante non loin des robes de bonnes qualités. Ah , les femmes étaient tellement curieuses et avaient toujours quelque chose à dire. En temps normal, elle se disait qu’elle aurait du naître comme un homme. Parce qu’elle n’aimait pas jacasser pendant des heures sur la femme du voisin qui portait une robe n’allant pas du tout avec ses chaussures. Bien évidemment, elle s’occupait toujours de son propre style vestimentaire et faisait attention jusqu’au moindre détail. Mais n’avait jamais envie de critiquer les vêtements des hommes. Ca, ce sont les moments où elle se retrouve seule chez elle, ou au mieux avec Monsieur Pattes de velours ou alors Michael. Mais, rapidement, son instinct féminin reprenait le dessus lorsqu’elle était en compagnie de n’importe quel autre individu s’occupant un tant soi peu de ces choses là. Michi était avant tout une femme avec ses qualités et ses défauts, qu’elle soit d’accord ou non. Certes, elle aurait voulu avoir une force à toutes épreuves. De plus longue jambe. Etre simplement plus grande. Ne pas avoir à porter des talons lors des soirées mondaines qui lui feraient mal au pied toute la nuit et le jour suivant. Ne pas se battre avec ses cheveux tous les jours. Quoi que.. Elle avait déjà vu des hommes avec des cheveux bien plus longs que les siens. Ayant même des doutes sur leurs sexes au début. Pouvoirs avoir un air d’homme des rues pour ne pas attirer trop facilement. A contrario d’autres fois, elle ressentait des besoins typiquement de femme. De se retrouver dans les bras d’un homme pour la protéger. Juste pour la câliner. Se lever le matin et se dire qu’elle est jolie uniquement pour ce macho. Lui voler des vêtements bien trop grands pour elle, tout en restant à l’abri des regards dans la chambre. Juste pour se sentir à l’air et être absorbé par l’odeur de cet homme lorsqu’il n’est pas présent. Foutu doux paradoxe.

En somme, elle écouta les dires des deux femmes tout en choisissant une robe blanche qui allait certainement laisser apparaître une bonne partie de ses jambes, voire même de ses cuisses. Après tout, la normalité n’était pas son fort et ça lui permettait de marquer la différence avec son uniforme de Pandora. Laissant trainer une oreille curieuse, elle entendit un nom qui la fit tiquer aussitôt. « Peter Cristo ». Ce nom qui l’avait tant intéressé pendant plus d’une semaine sans savoir pourquoi. Se penchant légèrement, elle continua d’écouter. Apparemment, des rumeurs racontaient qu’il était de retour sur sa terre natale. Bon, posséder ce genre d’information était une chose. Savoir quelle était son village ou du moins sa ville natale en était une autre. Attendez. Pourquoi elles avaient changé de sujet soudainement ces deux vielles pies ? Soupirant, Michiyo paya sa nouvelle tenue tout s’approcher des femmes tout en cherchant ses mots.

« Excusez-moi, il se trouve que je suis historienne et que je travaille actuellement sur le passé de la famille Cristo. J’en entendu votre conversation malgré moi et je souhaiterai en apprendre un peu plus. »

Bon, c’était un merveilleux mensonge du début à la fin. Dans un premier temps, parce qu’elle était loin de s’intéresser à l’Histoire en général et que de toute façon, c’était uniquement ce Peter Cristo qui avait retenu son attention et non l’histoire à proprement dite du reste de sa famille. Quelques arguments plus tard et un thé, elle fini par apprendre que ces fameuses terres se trouvait plus à l’Est. La demoiselle allait certainement en avoir pour plusieurs jours de voyages si tout se passait comme elle le souhaitait. Mais bon, elle aurait au moins quelque chose à faire et pourrait satisfaire cette curiosité morbide qui grandissait en elle de semaine en semaine. Quelques heures plus tard, la membre de Pandora fut alors dans son petit appartement. Donnant les dernières directives à son Chain pour les quelques jours où elle serait absente de son habitation. Non. Ce n’était pas trop, elle avait véritablement besoin de lui donner ses ordres pour pouvoir continuer à vivre tranquillement dans ses quelques mètres carrés habitables sans avoir cherché un nouveau logement. Ainsi, il avait de quoi manger sans avoir à faire peur aux habitants de Réveil pour faire des courses. Il devait juste se faire la cuisine ainsi que la vaisselle. Ne pas ouvrir la porte tant qu’elle n’était pas de retour et même si elle était de retour de toute façon. Il devait ranger son appartement tous les jours jusqu’à ce qu’elle revienne. Si celui-ci se trouvait être sale, il serait obligé de faire la vaisselle tous les jours pendant une durée indéterminée. Bien évidemment, il est dans l’obligation de nourrir John Does plusieurs fois par jour. Ce chaton ne l’aimait pas beaucoup, mais le Chain pouvait au moins faire des efforts. Et enfin, interdiction de dormir dans la chambre de la demoiselle. C’était sa chambre après tout. Son lit. Mais surtout, ses affaires. Bouclant ainsi son sac de voyage, elle se décida à partir. Après tout, la demoiselle préférait amplement voyager de nuit même si le risque de tomber sur des voleurs était plus accru. Au moins, elle pourrait se défouler un tant soi peu.

Ce fut moins long que ce qu’elle avait pu croire. Même ses pieds allaient plutôt bien. Ainsi, elle arriva dans le dit village en pleine nuit. A l’Est, il ne faisait pas trop froid. Prenant une chambre dans une auberge à la propreté plus ou moins douteuse, elle se contenta de se changer. Après tout, ses vêtements étaient sales et bien trop chauds pour la saison. De plus, elle ne voulait pas réellement faire peur à ce fameux Peter, ne permettant pas de porter l’uniforme réglementaire de Pandora. De toute façon, elle n’était pas du tout en mission, alors autant en profiter pour porter ses vêtements habituels. Se permettant par conséquent, de porter la robe achetait bien plus tôt, lui arrivant ainsi à mis cuisses. Tenu par une grosse ceinture marron qui lui permettait de glisser sa lame. Elle ne voulait pas lui faire peur. Mais n’était pas folle pour autant. Il fallait qu’elle sache se protéger. Il n’était pas exclus qu’il fasse parti des Baskerville sans en porter le nom ou que ce soit l’un de ses contractants illégaux devenu complètement fous. Complétant sa tenue par de petites bottes et une veste noire, elle ferma à clef la vielle porte en bois de sa chambre et se décida à arpenter les rues sombres de la petite ville. Il faisait déjà nuit depuis un long moment et les étoiles avaient pris leurs places de droit dans le ciel. C’était plutôt beau comme spectacle. Pourtant, au lieu de laisser place à son irrépressible envie de s’allonger sur le sol pour observer l’astre lunaire, elle se décida à interroger les locaux. Certes, mentir n’était pas son travail favori. Mais c’était la seule manière d’obtenir quelque chose des citoyens. Apostrophant par conséquent un homme apparemment porté sur la boisson vue l’odeur qu’il dégageait.

« Excusez moi, j’ai appris récemment qu’un de mes amis du nom de Cristo serait de retour en ville. Est-ce que vous savez où je pourrais le trouver ?
- T’occupe pas des individus comme ça petite. Tu ne pourras que t’en mordre les doigts. »

Michiyo bascula alors la tête en arrière tout en soupirant. Si même les habitants locaux n’étaient pas capables ou du moins, ne voulaient pas la renseigner. Elle ne pourrait pas s’en sortir rapidement. Tournant majestueusement les talons, elle détourna son attention sur autre chose. Un simple bout de papier qui volait au gré du vent avant de terminer à ses pieds. Se baissant légèrement pour le ramasser, ses yeux parcoururent curieusement les lignes tout en marchant machinalement à travers des rues. Tien dont. La jeune femme venait de tomber sur une page de ce qui semblerait être une sorte de « carnet à pensées ». Au travers de cette appellation, la demoiselle pensa aux siens. Ceux dans lesquels elle indiquait tout ce qu’elle avait retenu de sa journée ainsi que les souvenirs qui lui revenaient de temps à autre. C’était certainement son uniquement son seul jour de chance, puisque ce carnet portait en son sein le nom « Cristo ». Bon, apparemment, celui qu’elle cherchait été véritablement dans la ville. Fallait-il seulement le trouver. Accélérant le pas, Michiyo fini par récupérer une deuxième, puis une troisième feuille appartenant à ce fameux carnet. Un sourire se dessina lentement sur ses fines lèvres en regardant l’homme dont elles s’échappaient de la poche. S’appuyant de manière non chanlate contre un réverbère, la jeune femme aux yeux bleus ouvrit doucement la bouche.

« Vous laissez des traces de votre passage un peu partout Comte Monte Cristo »

Sa voix c’était fait cristalline, mais pourtant si moqueuse. Faisant claquer lentement ses talons au sol, elle alla ramasser la dernière feuille qui s’était enfuie de la poche du jeune homme en se baissant. Puis lui tendit avec toutes celles qu’elle avait ramassées auparavant. Pour quelqu’un qui se voulait discret au travers de ce qu’elle avait pu étudier sur lui, elle ne le trouvait pas très soigneux. Laissant voler sur son visage pâle un sourire, elle ajouta de nouveau quelques mots. Au fond, elle le cherchait pour apprendre à le connaître. Mais elle ne savait clairement pas, ce qu’elle pourrait lui dire d’autre. Michiyo vivait au jour le jour de par son statut de contractante et de membre de Pandora. Penser au futur ne faisait pas parti de ses plans. Encore moins, si cela touchait des choses qui se trouvaient être dans le même registre qu’une conversation. Plus ou moins futiles.

« Vous devriez faire plus attention. Si j’avais été plus curieuse, j’aurai pu les lires et découvrir tout ce que les histoires ne racontent pas sur vous. »

Finalement, elle serra le paquet de feuille un peu plus fortement et ramena son bras auparavant tendu, contre son corps. Peut-être pourrait-elle se servir de ses notes comme d’un moyen de paiement. S’il voulait les récupérer, il allait devoir donner des informations plus ou moins importantes sur lui. Du moins très importante. Michiyo aimait en savoir toujours et encore plus sur les individus qui lui semblaient potentiellement intéressants et le fait qu’il y ait si peu de choses sur lui, le faisait clairement entrer dans cette catégorie. Ses yeux se levèrent lentement jusqu’au ciel. Les nuits étoilées étaient signe de belles rencontres. Il fallait désormais prier pour que celle-ci suive le même chemin et ne la force pas à dégainer l’arme pendante à sa ceinture.

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Un merci à Nana pour le joli kit ♥️
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MessageSujet: Re: Pour un retour aux souches (PV Michiyo)   9th Mai 2013, 10:11

Tout en ramassant ses feuilets, il ne fit pas vraiment attention à ce qui pouvait se passer tout autour de lui. Ces feuilles représentaient toutes ces observations, c'était ce qu'il avait de plus précieux. Les voir disperser lui fasait un choc assez conséquent. L'écrit est ce qu'il nous reste lorsque tout a disparu, alors que peut-on faire pour retrouver quelqu'un si ce n'est recopier scrupuleusement le présent? La ville de loin semblait si froide à moins que ce ne soit son coeur qui n'était plus disposé à l'accueillir. Les feuilles qu'il avait maladroitement ramassées glissaient de sa poche sans qu'il s'en rende réellement compte. Que pouvait-il faire contre un passé qui ne pouvait plus l'accueillir..? Il regarda ses mains en se demandant combien de corps inertes il devrait observer pour retrouver la trace de ceux qu'il cherchait... Cette couverture de diplomate était intéressante, mais elle ne lui apportait pas beaucoup de piste, qu'importe il lui faudrait attendre encore... peut-être indéfiniment alors oui cette occupation avait un sens. Son chain reniflait l'air tout en se retournant de temps à autre comme si une inquiétude le rongeait. Ils étaient côte à côte comme deux ombres qui s'oubliaient et marchaient du même pas. Alors qu'il n'avait pas du tout anticipé ce genre de rencontre, il vit une jeune femme aux cheveux bleus un peu onduleux. Sa silhouette ressemblait aux poupées de porcelaine que le temps épargnait de ses assauts. Ell semblait vouloir attirer son  attention.

Un réverbère éclairait de façon homogène et circulaire l'endroit où elle se trouvait. C'était comme si elle avait voulu que son regard se pose sur elle; les gens avaient un de ces dons pour se faire remarquer. Cela exaspérait Willow, mais ce qui le ravisa furent ces feuilles qu'elle tenait dans ses mains. Il tapota sa poche et fut saisi d'entendre ses deux noms de famille. Non, mais c'était une maladie... Combien de personnes étaient au courant de ce secret ? Il fronça les sourcils tout en gardant les mains dans les poches de son manteau pour sécuriser le contenu. Il laissait des traces... non mais de quel toupet... Sans gêne. On dirait bien en plus qu'elle s'en amusait, ne pouvait-elle pas tout simplement lui donner ? Non, il fallait qu'il lui demande. Rah. Son visage lui offrit une expression contrariée.

" Je vous remercie pour votre peine Mademoiselle", lui répondit-il en s'avançant.

Quand elle lui dit avec son sourire qu'elle voulait en apprendre plus sur lui, il eut ce petit sourire crispé de quelqu'un qui se sentait piégé. Cette impression fut renforcée par l'attitude de cette jeune femme qui ramena les feuilles vers elle. Son regard se fit insistant, mais il recula tout de même son bras, c'était un gentleman mais si elle abusait de trop, il saurait comprendre qu'un gentleman savait se battre pour ce qui lui était cher. Willow l'observa un long moment comme s'il cherchait ce qu'il pouvait faire au lieu de rester planter droit devant elle. Charon observait la scène sans trop comprendre l'importance que ces feuilles de papier avaient pour Willow, bien sûr il l'avait vu écrire, mais... Il s'assit près de lui comme pour participer à cette méditation silencieuse. Il n'était pas prêt à attaquer, loin de là mais il gardait un oeil sur ses futurs agissements. Lui die qu'il n'y avait rien dans ces feuillets serait stupide d'autant qu'il ignorait le contenu comme elles étaient tombées de manière aléatoire de sa poche.

" Vous comptez les garder ? J'en ai l'usage, vous comprenez... "

Il tenta d'user de son ton le plus courtois même si sa voix était un peu abrupte face à cette voix si belle qu'il avait entendu à croire qu'elle voulait le charmer. Elle semblait tenir à lui parler... En quel honneur? La suite des événements lui apporterait sans doute une réponse... Il n'avait pas fait de copie de ces prises de notes, elles étaient donc uniques... Il n'y avait plus beaucoup de monde dans les rues pour ainsi dire personne... Il n'appréciait pas non que Charon se soit assis et lui donna une petite tape sur son épaule pour le pousser à se redresser... Allez tout allait s'arranger...


Dernière édition par Willow P. Cristo le 20th Juillet 2013, 09:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pour un retour aux souches (PV Michiyo)   30th Mai 2013, 08:21

Le temps était fourbe. Un être sans corps ni âme, mais qui se joue de tous les individus qu’il rencontre dans sa course folle. Impossible de lui échapper. Personne ne peut gagner du temps, comme on gagne de l’argent à force de labeur. Chaque jour, est une perte toujours plus importante. Impossible d’en échanger non plus, contre quelques bouts de pains. Tout est impossible avec le temps. Ainsi, il faut s’en accommoder. Apprendre à vivre avec. C’est inutile de le détester. De lui en vouloir, pour sa relation fusionnelle avec la grande faucheuse elle-même. Le temps ne fait pas de sentiments. Il s’en fiche de la compassion ou de la douleur de perdre quelqu’un. Ce dernier joue toujours en la défaveur des êtres humains. Quoi qu’ils fassent. Se cacher ? Cela ne servira à rien. Le temps est omniprésent. Comparable au Créateur tout puissant. Tuer dans l’espoir de récupérer quelques minutes de vie en plus ? Quelle perte de temps inutile. Le supplier ne servira jamais à rien. Il n’est pas commode. Mais surtout sourd à toutes les plaintes. Le temps n’oublie jamais rien. Parfois, il offre peut être quelques jours en plus pour les plus méritants. Mais c’est tout. C’est un tort de croire qu’il va vous mettre de côté pour longtemps. Il se ravive aussitôt et attaque de tout son être. Le temps est assassin. La Grand Faucheuse n’est autre que son valet. Pourquoi donc vouloir la blâmer ainsi, si souvent ? La bonne idée serait d’attaquer la bonne entité. Au moins. La Mort a bon dos. Pourtant, les individus ne profitent jamais assez du temps qui leur est offert. Au début, ils en ont beaucoup trop. C’est d’un tel gâchis. Alors, dans leurs enfances. Ils s’amusent. Font la fête. Se font du mal et ne pensent pas aux choses importantes que la vie pourraient leur offrir. Le temps des attitudes arrivent. Soudainement, le temps commence à leur manquer. Ils n’ont plus assez de minutes pour tout apprendre, tout retenir et tout écrire. Alors, ils grappillent là où ils peuvent. Où les étudiants ont la capacité d’en trouver. En sautant des repas. Des heures de sommeils. Le temps est assassin.

Puis, ils grandissent. Commencent encore à posséder le temps, comme s’il était une entité inépuisable. Comme l’air. Ce n’est pas le cas. C’est tellement loin d’être le cas. En vérité, ils ouvrent les yeux, un matin. Se rendent compte qu’ils ont désormais trente ans. Sont des adultes dans la fleure de l’âge. Ont des rides et des rêves brisés. Les enfants sont déjà présents. Ils hurlent. Laissent tomber du temps qu’ils n’ont pas ou du moins, n’auraient plus, plus tard. Regarder le temps, que les adultes n’ont plus du tout. Se dire « merde, pourquoi je n’en ai pas profité avant. » Faire le topo de sa vie et se rendre compte que l’on a encore rien fait. Vouloir tout recommencer pour ne pas faire les mêmes erreurs. Arrêter de tout reporter au lendemain, parce que l’on « a le temps ». C’est faux, archi faux. Désormais, il faut vivre à cent à l’heure. Profiter de chaque seconde comme ci c’était la dernière. Courir à droite et à gauche en poursuivant un être immatériel jusqu’à la fin. Jusqu’à ce tout s’arrête, des années plus tard. Certaines personnes ont réussi à déjouer les plans du dirigeant. On les appelle en général « Baskerville », eux qui vivent sans se soucier de réellement vieillir. Ou encore « membres de Pandora », ce qui est un peu plus long, certes. Mais permet à bien des individus, en s’attachant à un être abyssal, de chasser le temps en grande pompe. De lui fermer la porte au nez pour bien des années. Certains ont tenté leurs chances aussi. Ils ont voulu changer le passé. Ces heures et mois qui n’existent plus. Ce fut l’effet inverse. Eux, enfants. Adultes. Vieillards. Femmes. Qui auraient pu très bien vivre des années en plus, avant que la maladie les clouent au lit. Mais non, dans leurs grandes idioties, ils ont tout gâchés. Le temps quant à lui, est fâché. Réellement. Il en veut à ses humains qui ont osé contredire ses plans pour eux. Il ne peut plus rien faire. Mise à part les regarder, garder pour tout le temps de leurs contrats, l’apparence qu’il avait. Il ne peut plus faire de ravages sur leurs visages et leurs corps. Gardant inlassablement, pour une multitude d’entre eux, leurs jeunesses. Frustrant. C’est tout simplement frustrant. Alors en guise de vengeance, le temps a décidé de ne jamais rien effacer. Jamais.

C’était pour cela que la jeune femme avait fait le déplacement de la capitale, jusqu’à ces terres, dont elle ne connaissait rien. Comprendre, ce que le temps n’avait pas pardonné à cet homme. Ce qu’il pouvait lui raconter de si intéressant. La vérité étant que Michiyo Konoe, connaissait parfaitement le fait que la curiosité soit un trop mauvais défaut. Mais pour elle, ce n’était pas le cas. Avec les années, la curiosité l’avait sauvé. La faisait faire attention à tout ce qui pouvait l’entourer et la protéger, voire a contrario, lui faire du mal. C’était un fait, elle ne pouvait pas se retenir d’être curieuse. C’était cela qui l’avait mené aussi loin. Au début, elle s’était dit que si elle n’avait aucune réponse à ses questions, elle aurait tout mis en œuvre pour rencontrer une nouvelle fois rencontrer Naaru. Ce bougre n’était qu’un gamin, mais elle l’adorait plus qu’elle l’aurait cru. Finalement, le destin en avait décidé autrement, en mettant sur sa route, une bande de vielles pie connaissant les ragots des plus petits villages. Si ça, ce n’était pas de la curiosité. Michiyo prenait des risques. C’était toujours ainsi avec elle. Tout se faisait sur un coup de tête. Ses rencontres, comme ses voyages. Et enfin ses sentiments. Du haut de ses vingt deux ans, il ne fallait pas s’attendre à ce que la jeune femme puisse être raisonnée facilement et surtout, n’ait aucune décision aux derniers moments. Les femmes étaient et resteraient imprévisibles.

Par conséquent, l’étrangère avait fini par réunir quelques vêtements et affaires de toilettes avant de prendre la route. Celle-ci n’avait pas été très longue, ni dangereuse, mais épuisante. C’était donc, la fatigue sur les épaules, qu’elle avait commencé son interrogatoire au travers du petit village. Personne ne parlait. Evoquer de vieux démons ne semblait pas être une très bonne idée. C’était comme déterrer les morts. Personne n’avait rien vu. Ne voulait rien entendre et encore moins savoir. Seule la lune, ronde et mystérieuse était témoin de ce genre d’agissement silencieux. La demoiselle ne trouvait rien qui soit exploitable. Jusqu’à ce qu’elle manqua de laisser son emprunte de pied sur une feuille sale. Une fois de plus, sa curiosité l’avait fait lire les quelques lignes. L’écriture était fluide et lisible, bien qu’elle semblait être celle d’un homme. De part la forme et l’inclinaison des lettres. Certains mots avaient attirés malgré eux son attention. Suivant le chemin tout tracé, Michi s’était alors retrouvé face à l’homme pour lequel, elle avait soudain ressenti une attirance. De part son histoire. De part son devenir.

S’appuyant contre un réverbère, elle avait entrepris de débuter un sanglant de conversation. Il était véridique que ce n’était pas une vraie conversation. La jeune femme l’avait juste appelé. Pour qu’il la remarque. Qu’il remarque sa propre erreur de ne pas faire attention à ses affaires. Ses mots s’étaient voulus cinglant. Passer par quatre chemins lui ferait perdre du temps. Trop de temps. Non pas qu’elle se sentait vieillir uniquement en attendant la moindre réaction de la part de l’homme. Mais, qu’elle devait retourner assez rapidement chez elle. Tout d’abord, parce que si elle ne se présentait pas à Pandora sans avoir une bonne excuse, son supérieur ne la raterait certainement pas. Michiyo pourrait se défendre en affirmant avoir plus d’informations qu’eux sur ce fameux Comte Monte Cristo. Sauf, que c’était son secret. Son initiative avant tout alors ils pourraient attendre encore longtemps pour qu’elle partage gratuitement les éléments qu’elles arriveraient à réunir. Il ne faudrait pas pousser grand-mère dans les orties. Mais surtout, parce qu’elle risquait de ne pas retrouver son appartement. Michael était un monstre. Capable de détruire, dans un moment d’ennui soudain, tout ce qui avait le malheur de tomber entre ses mains. Que cela parte de la petite vaisselle, jusqu’à son réfrigérateur. Il faudrait peut-être qu’elle pense à changer de Chain. Un habitant des fins fonds abyssaux qui ne parlerait pas. Qui ne bouge qu’après un ordre donné. Tien, un Chain bien obéissant. Sans grande intelligence.

Levant les yeux au ciel. La jeune femme détacha son attention de l’homme et de l’animal qui l’accompagnait pendant quelques secondes. Les étoiles semblaient vouloir être les témoins de leur rencontre. Des témoins silencieux mais qui pouvait tout voir et tout entendre. La demoiselle se fit alors la remarque, qu’elle aurait dû le suivre un petit moment, et l’intercepter dans un endroit moins repérable. Mettre de côté sa partie impulsive aurait été plus sage. Au moins, elle aurait pu entamer la conversation dans un lieu, où ils ne risquaient, ni l’un, ni l’autre, de croiser quelqu’un. Certes, la membre de pandora, n’avait aucune chance de rencontrer quelqu’un qui faisait parti de son cercle de connaissance, aussi loin de la capitale. Ce qui n’était probablement pas le cas du jeune homme non loin d’elle. Après tout, ces terres, étaient ces terres natales. Ainsi, elle s’était approchée de lui. Le détaillant discrètement.

L’homme avait l’air assez grand. Du moins, la combattante n’était pas douée pour jauger la taille des individus. Alors, les personnes qui la dépassaient, étaient considérées comme grands. Et c’était tout. Ce qui englobait bien évidemment, la majorité des individus qu’elle croisait depuis quelques temps. S’approchant de quelques pas de plus, elle le détailla plus en finesse. Une remarque lui vint à l’esprit. Il fallait qu’elle laisse véritablement son œil se reposer, sa vue n’était plus aussi bonne qu’auparavant. Le comte avait des cheveux demis longs, d’une couleur qu’elle trouva jolie, un éclat gris. Voire presque argenté. Des yeux auxquels la contractante ne pouvait donner une véritable couleur. La lumière jouait beaucoup sur les reflets de ses deux iris qu’elle fixait. Tantôt gris. Tantôt une couleur améthyste. C’était prenant. Intéressant. Ces yeux dégageaient quelque chose, qui entrainait Michi dans les profondeurs d’eaux troubles. Cette sensation était à elle seule le charme du Comte. Quelques mots la firent sortir de sa contemplation. Il la remerciait ? Quel homme gentil.

« Je vais être claire et concise avec vous. Je suis venue ici pour satisfaire ma curiosité. Rien de plus. »

Michiyo préférait jouer la carte de la sincérité avec lui. C’était la seule solution pour obtenir des réponses aux questions qu’elle voudrait bien lui poser. En y pensant bien, la jeune femme aux yeux bleus n’avait pas vraiment de questions. C’était son passé qui l’intéressait. Ce qu’il était. Pourquoi vivait-il cette vie seule et éloignée ? Ses yeux roulèrent alors jusqu’à l’animal qu’elle avait pris pour un gros chien au tout début. Un beau pelage clair. Une belle bête en soit. Mais il ressemblait plus à un animal sauvage. D’instinct, Michiyo plia les genoux, tout en tendant sa main devant le museau devant la bête. Ni trop prêt pour avoir le temps de l’enlever avant de se faire croquer le bout des doigts, ni trop loin pour qu’il puisse sentir son honneur et réagir à sa guise. Cette femme s’entendait bien avec nos amis à quatre pattes que les humains par moment.

« Quel beau pelage. Vous devez être fier d’avoir un tel compagnon. »

Peu de temps après, elle s’était relevé doucement. Ramenant contre elle les quelques feuilles qu’elle avait ramassé bien plus tôt. Mentant alors sur le fait qu’elle n’avait rien lu. Bien évidemment, ses yeux s’étaient promenés sur les lignes pour tenter de les comprendre. Malheureusement, elles ne se suivaient pas toutes et le contenu par conséquent, était incompréhensible. Un jour par ci. Un jour par là. Pourtant, les paroles de l’homme montrèrent l’importance de ses quelques feuilles pour le jeune homme. Michiyo comprenait parfaitement ce qu’il pouvait ressentir. Elle-même utilisait la technique de ses « carnets à mémoire » comme elle se plaisait à les appeler. Une manière de ne jamais rien oublier. De toute garder jalousement pour soi, au travers des mots que seule elle avait la prétention de comprendre. Mais, c’était aussi se constituer soi même prisonnier. Michiyo le savait pertinemment. Pour elle, ce n’était pas une punition. Loin de là. C’était même la seule solution qu’elle avait trouvé pour ne pas perdre la tête. Pour se souvenir de sa véritable vie. De son vécue. Certes, la jeune femme avait commencé trop tard et cela à son grand damne. Sa mémoire avait déjà annihilé certaines informations de sa vie avant de devenir contractante. Certaines images de sa mère. Le rire de son père, voire même sa véritable nationalité. Tout cela partait en poussière. Mordu par le feu puissant de ses nouveaux souvenirs. D’après l’étrangère, c’était plus le contraire pour l’autre homme. Une façon de se punir. Noter tout ce qu’il se passait dans sa vie pour ne rien oublier. Les pires moments comme les meilleurs. L’ultime punition d’un homme sur lui-même. Le plus douloureux. La demoiselle serra plus fort les feuilles entre ses doigts fins. Jouer sur les souvenirs ne l’intéressait pas. Elle ne pouvait pas le forcer à tout lui raconter. Mais c’était le seul moyen pour elle, de se comprendre. Au travers d’un homme qui travaille de la même manière.

« Ne vous inquiétez pas. Je compte vous les rendre. Je ne souhaite aucunement jouer avec les souvenirs des individus sans avoir une bonne raison. »

Passant la main dans ses cheveux, elle repoussa la mèche qui barrait son œil pour la loger derrière son oreille. Oui, c’était pour cela qu’il l’intéressait autant. Il n’était peut-être pas à la recherche du moindre de ses souvenirs comme elle. Mais il agissait comme tel. A tout noter. Ne rien vouloir oublier. Pourquoi ? Pourquoi fonctionnaient-ils de cette manière ? Si, elle-même ne pouvait pas mettre des mots sur cette attitude. Lui pourrait peut-être. De plus, pourquoi s’enfuyait-il ? Que c’était-il passé dans sa vie pour que toute trace de sa vie ne soit effacée ? Qui était-il ? Michiyo venait de comprendre. Ce qu’elle voulait connaître, c’était la façon de penser de l’homme. Ce qu’il est véritablement. La jeune femme soupira doucement avant de planter ses prunelles bleues dans celles de son vis-à-vis. Voilà qu’elle se mettait à penser différemment de d’habitude. Sa relation avec Naaru avait de drôles d’influence sur son comportement.

« Bref, je me nomme Michiyo. Ravie de vous rencontrer Comte Monte Cristo ou quelque soit votre identité désormais. »

Une chose n’avait pas changé apparemment. La demoiselle était toujours incapable de tutoyer quelqu’un, même si elle était en position de « force » face à cette personne. Ainsi, la pression dans ses doigts diminua peu à peu. Avant de se réduire prêt de zéro. Ainsi, les muscles de son bras se tendirent légèrement, lorsqu’elle le tendit une nouvelle fois. Cette fois-ci elle ne le replia pas. La menace ou toute autre solution ne servirait à rien. Autant jouer franc jeu avec cet homme. Puisque quelque chose au fond d’elle, lui intimait le fait, qu’il serait certainement plus coopératif si elle lui disait la vérité et permettait un échange mutuel. Que de le forcer à parler. S’il ne voulait pas. Il en serait ainsi. Alors, elle ferait demi-tour dans une colère plus ou moins maitrisé d’avoir fait un tel chemin pour rien. Serrant son point libre, elle fixa une étoile dans le ciel derrière l’homme. Vue le contexte idyllique. Celle-ci pourrait au moins la soutenir et devenir sa bonne étoile.

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Un merci à Nana pour le joli kit ♥️
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MessageSujet: Re: Pour un retour aux souches (PV Michiyo)   18th Juin 2013, 06:47

Tant de monde sur cette même terre, pourquoi fallait-il que son histoire soit plus intéressante que d'autres ? ... N'avait-elle pas elle aussi crié lorsque l'on l'avait sorti u ventre de sa mère ? N'avait-elle pas trouvé la terre trop basse quand elle ne parvenait pas à tenir debout? Willow adoptait une posture fiée un peu en retrait comme s'il se démarquait de cette démarche qu'il ne trouvait toujours pas à son goût. Enfin, il ne savait pas vraiment. Il restait mitigé dans son attitude froide et malgré tout elle commençait à l'intriguer par sa ténacité. Sa famille l'intéressait-elle à ce point ? Mais attendez une seconde, peut-être connaissait-elle des choses que lui-même ignorait ? Ses sourcils se radoucirent lui donnant un regard disons plus abordable, en fait il attendait de savoir si elle était sincère et peut-être que oui effectivement il y réfléchirait. Cela le mettait très mal à l'aise d'évoquer cette histoire que le temps avait balayé comme toutes les autres qui avaient croisé sa route. Elle se tenait là face à lui toujours aussi résolue à obtenir ses réponses...

La jeune femme voulut ensuite se mettre à la hauteur de Charon, le chain la fixa étrangement. Tiens donc elle n'avait pas peur de lui. Son accointance avec le monde des morts rendait parfois son charisme plutôt ténébreux. Son pelage en  devenait presque blême comme le teint d'un corps immobile. Le chain n'avait pas l'habitude de se faire accoster de la sorte surtout qu'elle évoquait la fierté. S'il avait été lui-même fier, cela aurait sûrement marché. Ses yeux l'observaient avec une certaine forme d’incompréhension ou peut-être s'agissait-il de la surprise. Charon avait tellement perdu de son humanité que l'on ne pouvait prévoir ses réactions à moins de s'adresser à cette minuscule parcelle d'humanité qui battait encore quelque part... Il avança sa tête, sentit cette main tendue, entrouvrit sa gueule et... frotta sa tête en signe de salutations. Ouf, on avait échappé à la charmante morsure de bienvenue. Willow tapota la tête de Charon pour s'assurer qu'il ne lui saute pas dessus d'un seul coup. Il ne voulait pas que son chain prenne ses ressentis ou même l'attitude de cette femme comme une menace. Le problème avec le lui c'était qu'il était entier, s'il y avait une menace d'où qu'elle vienne, il attaquerait sans notion de gravité....

"De la fierté, je ne sais pas. De la chance, oui sans doute", répondit-il en toute sincérité d'une voix ferme.

Willow avait repris entre temps sa posture droite, bras le long du corps mais avec ce regard attentif qui se développait progressivement depuis un moment. Bougeant ses doigts, il cherchait à savoir s'il pourrait récupérer ces pages qui lui étaient si chères... C'était très inconfortable de les savoir dans d'autres mains que les siennes. Unn sacrilège ? Non tout de même, mais cela provoquait un léger malaise d'autant qu'il ne la connaissait pas. Toute sa vengeance, toute sa détermination se tenait dans ces lignes, ce qui le faisait tenir debout mais aussi sa part sombre qui le rongeait ainsi que toutes ses découvertes qui lui donnaient l'envie de poursuivre. Comment continuer s'il lui en manquait ne serait-ce qu'une page ? Une de ses mains se mit à trembler qu'il ramassa derrière son dos comme s'il cachait sa nervosité : toute sa colère courait sur ses doigts, le long de son avant-bras pour se refermer sur ses épaules comme s'il s'écrasait. Non, il serait capable de devenir mauvais si on lui soustrayait son trésor, mais il ne devait pas laisser sa vengeance le consumait complètement... Pas tant qu'il ne connaîtrait pas les auteurs de ce drame... Ces pages c'était à la fois son espoir et son désespoir, tellement de choses qu'il ne pourrait retranscrire une fois perdu.

Étrangement sa détermination lui avait donné l'espoir qu'elle détenait des informations, mais son soupir attesta de d'autres choses. C'était réellement ce qu'elle décrivait: elle voulait connaître son histoire pour sa curiosité. Cependant il tomba d'accord sur elle sur un point : oui il ne fallait pas jouer avec les souvenirs surtout  qu'il n'en aurait pas al patience. Ces pages c'était sa vie. Quelque part il détestait les rédiger autant qu'il appréciait. Une punition...? Peut-être que oui, peut-être que non ...  Rentrant la tête dans son col pour réfléchir encore un instant, il l’observait encore tranquillement. En général, il ne réfléchissait pas autant, mais c'était pour lui un tel sujet que cela lui demandait bien plus que quelques secondes... Elle semblait se perdre dans cette immensité derrière lui, immensité dont il jeta un coup d'oeil sitôt qu'elle se mit à fixer un point derrière lui. Elle s'appelait Michiyo et osait à nouveau prononcer ce nom qui lui donnait si tant de ressentiments. Pourquoi accorder tant de force à un nom...?

" Appellez moi Willy", fit-il comme lorsqu'il cherchait à sortir de toute cette ambiance lourde et pesante.

A chaque fois, il employait le même procédé quand il tentait à son tour de paraître ce qu'il n'était pas : un homme aimable. A force il avait fini par accepter qu'en dehors du travail, en dehors de sa notoriété de diplomate, il ne recevrait aucune forme de compassion; de toute façon il n'en cherchait pas. Dans sa jeunesse, personne ne lui avait ouvert les bras, il était trop tard à présent pour réparer cette erreur. Willow en était persuadé.

" Quelles informations ?", fit-il. " Je viens de ce pays comme vous le savez peut-être...


Dernière édition par Willow P. Cristo le 20th Juillet 2013, 09:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pour un retour aux souches (PV Michiyo)   30th Juin 2013, 06:16

Vivre était une chose. Apprendre à vivre en était une toute autre. Effectivement, dans un premier temps, l’individu lambda se contente simplement de se laisser porter par les flots sans pour autant faire quelque chose pour changer son évolution au sein des années qui passent et repassent. Sans grands changements apparent. Une ressemblance précaire et faible. Prouvant une redondance sans précédent. La vie paraît même lente. Parfois, la personne prie pour que quelque chose d’excitant lui arrive du jour au lendemain. Quelque chose de bien. Ou de mal soit dit en  passant. Au fond, on s’en fiche. Il faut réussir à sortir de cette monotonie sans pour autant faire quelque chose de sa propre personne. Il ne faudrait pas non plus que sa propre personne soit mise en danger. Alors, elle attend patiemment. Un signe. Un bébé. Un décès. Un événement dans sa rue. Juste sous sa propre fenêtre si possible. Comme ces étranges apparitions ces derniers temps. Non pas que ce soit des fantômes. C’était tellement banal ce genre de spéculation. Non, l’individu voulait voir les monstres – généralement- géants avec des formes étranges se battre contre des autres humains. Généralement des hommes musclés et beaux, possédant eux même des êtres bizarres et fous. Ils sont forts. Forcent le respect. Mais offrent principalement un changement dans la vie. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Ils veulent tous le savoir. Un jour, on lui avait raconté qu’une de ses voisines, en sortant d’un restaurant, avait vu une de ces formes difformes apparaître avant de tuer des autres personnes. Ca avait été horrible paraît-il. Jusqu’à ce que deux personnes viennent l’arrêter on ne sait comment. Pourquoi ca ne leur arrivait jamais à eux ? Alors, ils continuaient à vivre chaque jour que Dieu faisait comme s’il était toujours et inlassablement le même. En attendant la chance d’eux aussi, voir leurs quotidiens modifiés sans préavis. Ils avaient besoin d’excitation. De nouveautés. De changements. Alors Bon Dieu, pourquoi il fallait autant attendre ? Alors qu’a contrario, dans le second cas, les individus ne se laissent pas posséder par la vie elle-même. Par le destin. Mais uniquement par leurs propres choix. Ce sont eux qui sont maîtres de leurs vies. Ils apprennent à se charger des choses à faire. Ils n’attendent pas. Non. Bien au contraire, ils cherchent le déclenchement. Généralement, ce sont des aventuriers. Ils courent partout. Marcher, c’est une perte de temps. Non. Il faut posséder le maximum d’adrénaline. Attendre, c’est mourir. Il faut jouer pour se sentir vivre. Sinon, à quoi bon continuer à exister ? Pour subir les assauts du temps sans oser se rebeller de peur des représailles ? Bah voyons ! Et puis quoi encore ? Si l’être humain meurt un  jour ou l’autre, c’est justement pour que sa vie ne soit jamais faite de regrets et d’autres. C’est comme ça. Il faut vivre sa vie à cent à l’heure pour ne pas se dire « j’aurais du faire ça finalement à ce moment là ». Non. C’était comme cela que l’on se forgeait les souvenirs après tout. Comme ça et pas autrement. En vivant sans regretter aucun geste, ni aucune parole. Alors, ces brides du passé sont importantes. On ne joue pas avec elles  comme avec un ancien jouet. Bien au contraire. On en prend soin. Puis on les chéries tendrement, pour qu’ils restent le plus longtemps et le plus fidèlement dans nos mémoires. Ainsi, il est normal, lorsque l’on est enfant, de tout consigner dans un «  journal ». Ou quelque chose comme cela. Parce que la mémoire n’est pas correcte à ce moment précis. On note pour ne rien oublier, parce que l’on se sait sélectif. Que les souvenirs vont perdre de leurs consistances en quelques jours seulement. Si ce n’est pas en quelques heures. Puis au fond, on s’en fiche des souvenirs d’enfants. Parce qu’à cet âge, on s’en fou comme de sa première paire de chaussettes. C’est à partir de l’adolescence que l’on veut se rappeler de tout et n’importe quoi. Pour pouvoir avoir quelque chose à raconter certainement. Finalement, on termine par tout brûler. Parce que c’est mal écrit. Pas du tout intéressant. Bref, on veut s’en débarrasser au plus vite. Lorsque l’on  est adulte, les journaux secrets n’existent plus. Par manque de temps ou alors agrandissement de la maturité d’une personne. Il faut faire le choix et marquer ses souvenirs, bien qu’ils soient beaux dans un carnet, ne fais plus parti des priorités. Or, les souvenirs restent toujours sacrés dans leur mémoire. Surtout ceux de leurs enfants. Pour Michiyo, ce n’était pas le cas, mais elle voulait avoir ses propres souvenirs. Alors jouer avec, c’était hors de questions. Elle voulait alors comprendre, pourquoi des individus comme elle existent. Avec ce besoin compulsif de tout maitriser. De tout comprendre. Mais surtout de posséder les pleins pouvoirs sur leurs mémoires. Qui sont-ils ? Mais surtout. Pourquoi ?

Alors, elle s’était retrouvée loin de chez elle. Dans le seul et unique but de découvrir ce qui fait d’elle une vivante. Comprendre son propre fonctionnement de vie, dans celui d’un autre. Un inconnu à qui elle fait des caprices pour qu’il lui explique. Bien évidemment, ce serait trop facile qu’elle lui dise réellement l’objet de sa venue. Non. Il fallait qu’il le comprenne tout seul. Parce que pour la jeune combattante de Pandora, ce serait montrer ses peurs et incompréhensions aux yeux d’une personne qu’elle ne connaissait ni d’Adam, ni d’Eve. Ou pas. Elle le connaissait. D’après les maigres notes qu’elle avait pu rassembler sur lui. Les quelques lignes que la demoiselle avait découverte sur les feuillets qu’il avait perdu de sa poche. Michiyo se rendit alors compte, que oui, elle ne le connaissait réellement pas. Il était juste « apparu » soudainement sous ses yeux. Au moment même où elle se posait des questions sur elle-même et sa façon d’évoluer au sein d’un groupe. Une remise en question qu’elle n’aurait pas faite auparavant. Cette résolution était apparue uniquement parce qu’elle avait fait une rencontre qui l’avait chamboulée. Une adorable rencontre certes. Mais remplie de questionnement sur sa propre personne. Au fond, lorsqu’elle avait découverte l’existence du Comte, son attention avait été attirée. Il fallait qu’elle le questionne en personne ou du moins obtenir le maximum d’informations. Parce qu’au fond, elle avait l’impression qu’ils se ressemblaient tous les deux. Michiyo possédait un besoin de se comprendre. Au travers des réactions des autres.

Désormais, la contractante était face à l’homme qui devrait être en quelque sorte son miroir. Sans savoir réellement comment réagir. Comment lui dire que c’était une démarche purement égoïste de sa part ? Que même si elle avait trouvé comment l’aborder dans la rue, Michi, ne  savait réellement pas quoi dire. Alors, il fallait baratiner un peu. Meubler la conversation. Bien que ce ne soit pas du tout son fort. Peut être qu’il allait finir par comprendre au final qu’elle n’était pas là pour le Comte Monte Cristo d’auparavant. Mais l’homme que la vie l’avait fait devenir. Les épreuves qu’il avait subies au fur et à mesure des jours. Comment avait-il appris à vivre. Mais désormais, il y avait quelque chose d’autre qu’elle voulait observer. Ou plutôt découvrir. Pourquoi, comme elle, ressentait-il le besoin compulsif de noter tout ce qu’il vivait. Ressentait ? Pour ne rien n’oublier serait certainement la meilleure réponse. Sauf que Michiyo n’y croyait pas réellement.  C’était beaucoup trop facile d’affirmer cette réponse. Non. La réalité devait être plus profonde que cela. Certes, pour la jeune femme, cela devait venir du fait qu’elle perdait la tête depuis qu’elle avait fait un pacte avec son Chain. Pourtant, il devait bien exister autre chose. La jeune demoiselle devrait le découvrir à un moment ou un autre. Si ce n’était pas toute seule. Ce serait avec l’aide d’un autre. Qu’il soit au courant ou non.

Pour commencer, la jeune femme aux yeux bleus avait alors décidé de lui expliquer la raison de sa venue par quelques mots. Sans lui mentir. Elle ne voulait pas lui faire croire qu’elle était une bonne samaritaine qui allait simplement lui poser quelques questions et partir. Non. Michiyo ne lâcherait pas le morceau avant d’avoir les réponses à ses questions muettes. C’était un fait. C’était elle et son fameux caractère. Une véritable tête de mule. Soudainement, sa mémoire divagua jusqu’à l’apparition d’un jeune homme. Non. Non. Ce n’était pas le moment. Ce n’était pas professionnel. Quoi que sur le moment, elle s’en fichait du côté professionnel. De Pandora et du reste. Tout ce qu’il dirait ne serait jamais révélé. Si bien évidemment, il accepté réellement de lui parler de sa propre personne. Ce qui n’avait pas l’air d’être le cas. La jeune femme le sentait inconsciemment, il n’était pas homme à avouer ses secrets aussi facilement. Elle allait devoir gratter doucement les premières couches de résistance. Pourtant, elle n’avait pas du tout le temps. Mais véritablement pas le temps. Il faudrait qu’elle rentre rapidement chez elle pour éviter une destruction massive de son appartement ainsi que des représailles quant à son travail. Michi pensa qu’être libraire à son compte lui aurait donné beaucoup plus de liberté et beaucoup moins de danger que de courir après les Chain toute la journée. Ou alors, un tout autre métier, où elle n’aurait pas à devoir respecter un supérieur. Non, elle voulait être son propre patron.

Puis, son attention fut attirée par l’animal qui le suivait. Ce doux pelage qui luisait sous la lune. Son apparence pouvait en rebuter plus d’un. De par sa grandeur. De par sa forme d’animal sauvage. Les habitants des villes ayant certainement moins l’habitude de voir de tels animaux que les simples villageois comme dans ce petit village. Michiyo devait bien l’avouer, elle aussi, n’avait jamais vu une si belle bête. Alors, elle tendit la main pour pouvoir le caresser. Sans faire de mouvements brusques. Pour l’avoir vécu, elle savait qu’il fallait mieux attendre que l’animal vienne vers elle pour sentir son odeur et peut être lui faire confiance. Lorsqu’elle était plus jeune, la demoiselle avait cherché à caresser un gros chien sans que celui-ci ne la connaisse. Combien de temps avait-elle pleuré après la morsure ? Une bonne heure ou deux se souvenait-elle. Tiens. Elle s’en souvenait de choses comme ça. C’était troublant. Jusqu’à ce qu’elle sente contre sa main le pelage de la bête. Très doux comme elle pouvait le penser. Non pas qu’elle n’est pas fait attention sur le moment aux réactions de l’animal. Bien au contraire, la jeune femme ne voulait aucunement perdre ses doigts. Lentement, elle bougea la main sur la tête du colosse. Observant au passage la réaction de l’homme. Le mouvement de demander à l’animal de baisser sa garde. De quoi avait-il peur ? Qu’il réagisse mal et lui saute dessus pour défendre son maître. Néanmoins, la membre de Pandora ne pouvait pas s’enlever un léger ressenti. Une petite once de l’Abysse entourant ces deux êtres vivants. Dans un sens, avec l’évolution, la société entière sentait le monde abyssal. C’était presque inévitable. Laissant cette idée vagabonder librement, Michiyo se concentra de nouveau sur l’individu, en lui adressant quelques mots quant à son compagnon.

Celui-ci lui raconta alors que ce n’était pas plus de la fierté que de la chance. Il n’avait peut être pas tort au final, c’était une chance que d’avoir un compagnon aussi fidèle. Quelqu’un qui écoute sans se plaindre ou contre dire. Mais dans un autre cas, il fallait être fier des peu de choses que l’on possède. Elles sont éphémères. Lointaines très rapidement. Michiyo arbora un léger sourire à cette pensée. Pour quel parti devait-elle faire pencher la balance ? Repoussant la mèche qui barrait son œil, elle observa l’homme une nouvelle fois.

« Je ne peux vous contre dire quant à vos sentiments auprès de votre animal. Mais le clair de lune lui va bien au poil. »

Qu’est ce que c’était que cette phrase ? Oui, le petit quelque chose que possédait l’animal l’attirait étrangement. Comme un secret qu’elle voudrait bien découvrir. Mais, une seule chose à la fois. Pour le moment, elle devait se concentrer sur l’homme en face d’elle. Lui indiquant qu’elle allait bel et bien lui rendre ses feuilles et cela, sans les avoir lues autrement qu’en diagonale. Affirmant au passage qu’elle n’était pas décidée à jouer avec les souvenirs. Ces pensées tellement fragiles et fugaces. Si elle avait voulu le forcer réellement, Michiyo serait venu avec Michael dans les pattes pour fouiller un tant soi peu dans sa mémoire et attraper contre son gré les quelques éléments qui aurait pu l’aider à comprendre pourquoi elle le trouvait si intéressant au fond. Pour son passé ? Son devenir ? Ou son actuelle vie ? La posture de l’homme était redevenue droite et plutôt distante. Elle devait certainement le déranger. Sûrement oui. Après tout, comment réagirait-elle si une personne qu’elle ne connaissait aucunement, débarquée chez elle, pour lui demander de raconter sa vie et ce qu’elle était ? Elle l’aurait certainement mis dehors avec un coup de pied aux fesses et une menace de mort imminente dans le cas contraire. Soupirant, la demoiselle se rendit compte qu’elle aurait du faire preuve d’un peu plus de tact envers cet homme. Pourtant, la décision fut vite prise. Non. Elle ne s’excuserait pas. Sinon, elle n’était plus Michiyo.  Néanmoins, pour calmer cette impression de colère qui devait certainement monter entre les tripes de l’homme. Elle se présenta. Ce à quoi il répondit rapidement. Willy. C’était quoi ça ? Un prénom ou plutôt un diminutif. Certainement la deuxième solution.

Pourtant, la contractante soupira encore une fois. Après s’être présentée, elle avait tendu une nouvelle fois le paquet de feuilles en sa possession pour qu’il puisse les récupérer. Mais, il n’avait rien fait de tel. Devait-elle lui expliquer pour qu’il comprenne enfin ? Apparemment oui. La combattante avança de deux pas pour se rapprocher au maximum de « Willy », se pencha et attrapa de sa main libre, donc la gauche, l’une des mains de son vis-à-vis. Ca avait été rapide et précis. Sans lui laisser le temps d’ouvrir la bouche, elle fourra dedans les feuilles qu’elle tenait avant de reculer. Tout en gardant un œil discret sur l’animal non loin d’elle. Il semblait l’avoir accepté au début. Mais, il pouvait très bien vouloir la croquer pour avoir touché son maître dans un tel geste.

« Je vous rend vos feuilles. Personnellement, je n’en ferai strictement rien. »

Le ton avait été plutôt froid et distant. S’il n’en voulait pas de ses feuilles, autant qu’il lui donne le carnet entier. Avec de la chance, elle pourrait parfaitement se faire sa propre opinion de la chose. Reculant de quelques pas, Michi replaçant correctement son arme à sa ceinture, tout en contemplant rapidement le décor. Banal. Un village comme les autres. Pourtant, elle faisait attention. Les contractants illégaux étaient partout. Les Chain aussi. Ainsi, la jeune femme surveillait discrètement les alentours pour éviter de découvrir soudainement qu’ils étaient surveillés tous les deux. Bien, qu’elle n’était pas connue du tout. Alors, elle pouvait s’attendre que le Comte fût plus surveillé qu’elle. Bien qu’une étrangère pouvait paraître suspecte. Surtout, lorsqu’elle tend à réveiller les vieux fantômes du passé. Alors, il fallait faire attention. C’était un peu ça d’être une combattante pour Pandora. Une contractante. La jeune femme avait pris l’habitude de faire attention à tout ce qui bougeait ou était tout simplement vivant dans sa zone de vie. Alors que ses yeux bougeaient lentement de gauche à droite. Ainsi que derrière Will -comme elle avait décidé de l’appeler- pour surveiller. Dans un sens, elle comptait un peu sur son vis-à-vis pour réagir si quelque chose arrivait dans le dos de la jeune femme. Sa vision étant relativement restreinte dans cette partie.
Il ajouta alors quelques mots qui firent s’étirer les lèvres de Michiyo. Ah, il entrait dans le vif du sujet. Lui demandant ce qu’elle voulait savoir. Puis affirmant, qu’il était né dans ses terres. Ah, ca elle le savait. Sinon, elle n’aurait jamais su dans quel village se diriger. Elle, qui ne connaissait même pas la plupart des villages autours d’elle. Après tout, de quel endroit venait-elle ? Bonne question.

Attrapant le bras de l’homme, la jeune femme tira dessus pour se diriger vers un banc en bois. Après tout, ils n’allaient pas rester debout, comme des idiots, au milieu d’une rue pour discuter. Non. Michiyo voulait poser ses questions tranquillement. Aisni, elle prit place la première. Croisant les jambes et prenant le temps de déloger son arme de sa ceinture, pour la poser sur le côté.

« Je le sais. En fait, c’est certainement la seule chose que je sais de vous « Willy ». En fait, - elle prit le temps de chercher ses mots- je voudrais savoir ce qui vous pousse à tout noter ainsi ? Pour quelle raison ? De quoi avez-vous peur ? »

Non. De quoi avait-elle peur, serait- certainement une meilleure question. Il fallait qu’elle le comprenne pour se comprendre elle-même. Alors, elle poserait les questions qu’elle n’osait pas se poser à elle-même. Il serait son miroir à elle et elle seule. Du moins, pour le temps qu’elle en aurait besoin. Désormais, il fallait seulement attendre qu’il lui réponde. Si bien évidemment, il en était enclin.

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Un merci à Nana pour le joli kit ♥️
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MessageSujet: Re: Pour un retour aux souches (PV Michiyo)   20th Juillet 2013, 09:44

Tout ce temps écoulé depuis ces événements c'était presque comme si rien de tout cela ne s'était produit. La mémoire s'envole, mais les écrits restent et c'était ce qui le motivait aussi dans  sa quête. Tout élément pouvait être bon à prendre pour y réfléchir posément plus tard. Il l'observait. Dans le fond, c'était original car beaucoup avaient oublié cette histoire qui n'en était qu'une parmi d'autre de noble déchus. Willow ou plutôt le Peter de l'époque n'aurait jamais deviné finir ainsi, à cette époque on lui dessinait un brillant avenir, rien à voir avec ce qu'il était devenu. Notre homme ne regrettait pas ces projets, il s'en était créé un nouveau qui l'occupait assez malheureusement. Charon fixa Michiyo en pliant ses pattes arrières come s'il se tenait prêt à décamper hâtivement. Cette main qu'il ne connaissait pas s'avancer vers lui, c'était effrayant que devait-il faire ? Il observa son maitre, puis la main pour lui signifier que cette main là il ne la sentait pas, grogna un peu puis entendit le compliment qu'elle lui avait formulé. Charon aimait la lune et entendre que l'on pouvait le rapprocher de cet astre lui donnait du baume au coeur. Le chain toléra les caresses tout en gardant en tête ces mots. Ses yeux vairons se tournaient vers cette femme tandis qu'il s'avança pour lui présenter son dos, quoi autant en profiter ! Willow haussa les épaules avec un air désespéré :

" Tu fais chien de salon... "

Charon se remit à grogner, recula pour se mettre à distance de tout ce parfum qu'il avait cru sentir. C'était comme une forme d'affection même si ce n'était pas bien poussé. Willow avait peur qu'il ait une réaction imprévue, avec lui on ne savait jamais alors mieux valait lui rappeler ce qu'il était. Il ne se voyait pas ramener une fille mordue par son chain à la clinique la plus proche. D'ailleurs où il aurait bien pu en trouver. Non, mieux valait ne pas y penser. Des sourires encore des soupires, il savait qu'il était aussi ennuyeux qu'une tombe mais il ne fallait pas exagéré, enfin il se moquait bien d'être agréable ou non à vrai dire.

Il demeurait debout devant face à cette fille, valait-elle qu'il lui raconte tout ? Qu'en ferait-elle? Quand elle dit qu'elle ne ferait rien des feuilles, il lui fit un regard intrigué, tiens donc cela ne l'intéressait plus... Croisant les bras, il se postait en piquet devant elle avec ce visage fermé qu'il avait toujours. Cela devait être important pour elle pour qu'elle recherche une compagnie comme la sienne, n'avait-elle pas mieux à faire que traîner avec un individu comme lui... Rester immobile ainsi le rendait nerveux d'autant qu'il ne savait pas comment faire et qu'il se retenait de l'envoyer sir les roses avec un " en quoi mon fichu passé va t’aider, retourne chez toi"... Jour de bonté, il l'écoutait un peu, mais il ne fallait pas qu'elle l'ennuie trop...

" Voilà qui est fait, merci", fit il en reprenant ses feuilles qu'il plaça entre deux feuilles de son journal bien gonflé.

Elle lui parla de façon un peu hautaine qu'importe il agissait un peu de même, donc il ne la forcerait pas à faire quelque chose qu'il ne faisait pas. Dans d'autres circonstances, il aurait cherché à être plus cordial étant un diplomate, mais alors là il serait capable de l'envoyer promener oui, son sourire se fit un peu moqueur quand elle lui prit le bras pour l'emmener vers un banc. Michiyo voulait sans doute discuter plus confortablement.

" Oh un rendez vous galant déjà ? " fit-il avec ironie, ce propos lui échappa complètement.


Lorsqu'elle lui expliqua le fond de sa pensée, il redevint cet home de marbre mais aussi cet homme posé qu'il était souvent. Willow allait lui répondre avec son coeur de façon honnête.

" Je note pour me rappeler, je note pour réfléchir, je note pour ne jamais oublier ce que je suis, ce que je veux être, comprendre des choses non comprises; voilà ce que je veux. Si vous me posez la question, c'est que vous même vous ne devez pas savoir ce qui vous pousse à tout noter... ou une question relative à cela. Mon passé ... n'est plus ce que je suis, c'est une fiction à mes yeux de plus en plus... En lisant ces pages... j'ai l’impression de revivre ce que j'étais parfois... je voudrais savoir ce qui m'anime aussi... Je sais juste que je dois le faire et que ces pages sont aussi importantes que ma vie... "

Oui même s'il paraissait assuré, fier, il cachait aussi des choses qu'il ne comprenait pas comme tout à chacun tout en gardant son enveloppe de mystère à laquelle il tenait beaucoup. Se dévoiler c'était une prise de risque tellement grande que seule un journal pouvait contribuer. Il était son meilleur confident. Un journal ne parlait pas, ne bronchait pas mais comme sa solitude lui pesait c'était là qu'il était heureux de marcher aux côtés de Charon...

" ... En fait peut-être même que vous êtes venue vers un aigri comme moi parce que dans ma façon de faire mon journal vous vous retrouvez ..? Enfin du coup je suppose que mise à part ce témoignage vous en aurez fini avec le petit Willy croisé par hasard dans ces contrées ..."

Autant mettre les choses au clair directement, il n'était pas du genre à cacher ce qu'il pensait. Elle avait bien mérité de connaître son opinion là dessus, mais si elne ne prenait aucunement plaisir, il ne la retiendrait pas. Son regard exprima autre chose que la froideur qu'ilo n'aavit cessé depuis lors. Ses yeux gris prirent avec le faible éclat de la lune leur teinte violette discrète. On sentait qu'il se sentait lourd, oui car mine de rien sa vie se résumait à cela... à quelques feuilles de papier.

" Parfois, on se dit qu'on est peu de choses, mais on continue de se battre", murmura t-il plutôt à lui même. Enfin bref qu'avez-vous décidé, je n'ai rien  à faire ce soir, donc ... je peux rester, ce n'est pas comme si j'avais des gens à voir".

Willow connaissait de nombreuses personnes, on pourrait croire comme il disait tout cela d'un ton ironique que pour une fois, il n'avait personne; mais c'était loin d'être inhabituel. Ces nuits étaient marquées par l'écriture de son journal, les promenades nocturnes puis le sommeil. Il avait renoncé à bien des choses communes et tentait de ne plus s'y attarder, s'y soustraire de plus en plus. Ce monde dans lequel évoluait certains n'était pas le sien, il le savait depuis le jour où sa maison avait été attaquée, où sa vie avait été souillée par des gens inconnus ne voulant que la destruction de sa famille. A présent, il ne vivait plus que pour lui même. La nuit était un peu fraîche et mêle si ses manières pouvaient être rustres en dehors de son travail, cela ne l’empêchait pas de faire certains gestes. Il déposa son long manteau sur Michiyo, qu'importe qu'elle parte avec ou non de toute façon il avait repris le journal et ce ne serait pas la première fois qu'il aurait froid. Voilà au moins une chose qu'il savait commune à tous, on pouvait tous ressentir cela !
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MessageSujet: Re: Pour un retour aux souches (PV Michiyo)   6th Septembre 2013, 11:19

Certaines rencontres existent pour être faites. A contrario des autres, que les individus voudraient à tout prix éviter. Effectivement, qui, ne s’est jamais dis le matin, en se levant, que la journée serait mauvaise. Que la moindre rencontre  serait juste une punition du tout puissant. Pour on ne sait quel malheur provoqué par la simple ouverture des paupières. Il est certain, que dans une vie, les mauvaises rencontres se font toujours avant les meilleures. Ou du moins, celles qui seraient susceptibles de changer toute une vie. Ce qui n’est pas le cas de la première catégorie. Non. Bien évidemment. Puisque, dès le moment où cette rencontre se fera, il se passera un petit quelque chose. Une réaction physique. Ressentiment. Mais quelque chose qui permettra à l’individu en question de savoir que cette rencontre ne donnera rien de bon. Rien du tout. Parce que cette même rencontre vous changera. Du mauvais côté. Au début, tout semblera potentiellement bien. Pas de soucis. Pas de remise en question. Cette femme est celle que vous attendiez. Une meilleure amie. Une collègue qui sera à l’écoute lorsqu’il y en aura besoin. Une maîtresse. Puis. Du jour au lendemain, tout se dégrade. Parce qu’il fallait que ça arrive. Les sorties. L’arrivée en retard au travail. La jalousie intenable de cette dernière. Ou alors, ses mensonges, pour arriver à ses fins. Oui, ce ne sont que des manipulations. Pour l’argent. Pour la vengeance, voire même pour atteindre quelqu’un d’autre qui l’intéresserait plus. Les blessures s’enchainent. Les non dits et tout ce qui s’en suit. Les pleurs plus que les rires. Puis la découverte de la vérité. L’homme passe pour un imbécile aveugle. Pendant que toutes les autres personnes prennent la défense de la femme. Parce qu’elle n’était pas très heureuse après tout. Donc, les circonstances sont atténuantes. Ah, bien évidemment, cela fonctionne aussi dans l’autre sens. Un amant qui se contente juste de venir, lorsqu’il en a envie. Lorsqu’il a besoin d’argent. Qu’il est triste et a besoin de réconfort. Ce n’est qu’un égoïste. Rien de plus. Rien de moins. Sauf que lui, ne pourra pas se faire passer pour la victime. La dure loi du sexe «  fort » soit disant. Quant au collègue, il cultive juste le besoin d’obtenir la promotion que vous devriez avoir. Après tout, autant vous démotiver légèrement à l’aide de messages subliminaux. Du genre, que ce travail n’est pas fait pour la personne que vous êtes. Ni même que cet argent. Vous êtes une personne simple n’est ce pas ? Tout cela vous changerait trop et vous ne seriez plus du même monde que vos amis. Alors bon, autant la laisser à ce fameux collègue. Lui, les amis ? Oh, il s’en fout comme de sa première paire de chaussettes noires. Il existe néanmoins une toute autre catégorie, comme celle du fait que vous changiez à son contact sans même vous en rendre compte. Dans un premier temps, c’était tout gentil, tout mignon. Puis, avec le temps, la personnalité se dégrade. Plus compliquée. Plus dangereuse. Instable et fatiguée à cause des soirées. Plus égoïste. Moins gentil. Les amis d’avant ne comptent plus. La famille disparait. Rien ne va plus. C’est la décadence physique et mentale. Avant de se retrouver seul chez soi. Du jour au lendemain. Parce que cet homme ou cette femme, faisait parti des amis en carton, que l’on rencontre malheureusement et dont, on essai inlassablement d’oublier. Pourtant, on sait, qu’un jour ou l’autre, les personnes dans cette situation finiront par rencontrer au moins une fois dans leur vie, des individus dont ils ne pourront jamais se passer. Même après avoir fondé une famille. Même après avoir changé de ville. On garde contact. Parce que ces rencontrent permettent de changer toute une vie. Elles sont positives. Parce que les hommes se comprennent. Se ressemblent. Sont capables d’expliquer ce que ressent l’autre sans même parler. Une rencontre qu’il faut toujours faire dans une vie. Que la personne concernée soit réellement d’accord ou non après tout. Elle permet d’avancer à la personne au fond du gouffre. Parce que deux dépressifs en valent mieux qu’un et leurs échanges verbaux les tiens en vie quoi qu’il arrive. Ils finiront, sans le savoir, par bénir cette rencontre, même si cette dernière est gênante au premier abord. Michiyo le savait. Parce qu’elle avait rencontré Naaru, sans même le désirer réellement. En même temps, qui serait capable de désirer tomber sous le charme d’un Chain à la solde des Baskerville. Il fallait aimer la contradiction et avoir particulièrement mal. Sauf, que malgré la gêne occasionnée au début, la jeune femme avait fini par trouver en cette personne, que du bonheur. Alors, au fond, ce n’était pas grave qu’il ne soit plus réellement humain, temps qu’il ne se transformait pas en monstre avec des tentacules.  Qu’il fasse parti du clan ennemi, du moment, qu’elle-même ne fasse pas attention à ce petit détail. Ce qui était sûr, c’était qu’il était la première rencontre d’une longue liste.

Un peu comme celle qu’elle vivait actuellement. La jeune femme ne savait pas comment. Ni même pourquoi. Mais, elle avait l’intime conviction, que l’homme aux multiples identités en face d’elle, pouvait lui venir en aide. L’aider à comprendre ce besoin compulsif de ne rien oublier. De ne rien laisser au passé. Jamais. De vouloir maitriser chaque partie de sa vie, sans jamais ne rien laisser au hasard. C’était plus fort qu’elle. Quoi qu’elle fasse, tout. Mais vraiment tout. Devait se retrouver sous son contrôle. Jusqu’à la durée parfaite d’un petit déjeuné pendant un jour de travail. Toute sa vie se savait chronométrer. Changer ses habitudes, ne faisant pas partie de son rythme de vie et encore moins de ses projets.  Il lui fallait de la régularité. Quoi qu’il arrive. Se débarrasser de cette obsession devenait compliquée. Oh, au début, il y arrivait. Parce qu’elle était plus jeune. Beaucoup plus jeune. Mais là, maintenant qu’elle avait son petit rythme. Avec le levé, le boulot et le retour à l’appartement pour subir en général des disputes avec son Chain, sur les mêmes sujets. Rien n’avait l’air de bouger. A part peut être, les moments où elle se retrouvait avec une certaine personne. Ca, elle ne pouvait rien contrôler. Parce qu’il ne serait pas d’accord. Et bon Dieu, ce que ça pouvait lui faire du bien. Alors oui, au fond d’elle, Michiyo se demandait si ce fameux Comte Monte Cristo, ne pouvait pas lui venir en aide. En lui expliquant, comment, il arrivait parfois à ce soustraire à cette envie de tout contrôler en notant la moindre de ses pensées. Si au moins, il y arrivait. Dans le cas contraire, ce serait, beaucoup plus problématique. Pourtant, elle ne pourrait lui en vouloir. Parce qu’elle avait fait le premier pas vers lui. Sur un coup de tête certes, mais le premier pas tout de même. Et que malgré tout, il était un homme plutôt intéressant.

Bon, peut être moins que son attirant animal de compagnie. La membre de Pandora, bien malgré elle, se savait attiré par tout ce qui avait quatre pattes et ne parlaient pas une langue humaine. Même si, elle préférait tout de même les canidés aux félins. Ca c’était un fait. Alors, dans un geste mécanique, la jeune femme avait tendu la main vers le compagnon de Willow, dans l’espoir de pouvoir le caresser. Même si elle s’attendait à une morsure. C’était un risque à prendre. Se permettant alors quelques commentaires à son égard. Après tout, il était vraiment beau. Et Michiyo se savait capable de l’observer et de le câliner pendant des heures, sans même s’en lasser. Naturellement, un rire s’échappa de sa gorge, alors que l’imposant animal lui présentait son dos. Signe que les caresses de la contractante ne semblaient pas le déranger. Ah, si son Chain avait pu être un animal, ça aurait été difficile de le décoller de ce dernier. Par conséquent, elle s’approcha de lui, pour approfondir un peu plus  la relation entre eux. Le grattouillant par endroit. Merde, elle devenait vielle fille à tant aimer les animaux. Ses yeux se relevèrent néanmoins vers la véritable personne qu’elle était venue rencontrée. Cet homme dont les yeux semblaient si énigmatiques, pouvaient envoûter n’importe quelle autre personne. Homme ou femme, soit dit en passant.  Écoutant ce qu’il avait à dire. Ah, il parlait apparemment à son animal. Le désignant comme un chien de Salon. C’était un peu poussé comme comparaison. D’après ce que la jeune femme pouvait savoir, les animaux de salons, sont en général très petits. De tous petits chiens. Qui aboient plus qu’il ne mord. Alors, qu’au contraire, les gros animaux comme celui de Willow, ne manquaient pas d’être désignés plus comme des bêtes sauvages, se laissant simplement aller de temps à autre, à la chaleur d’un être humain. Oui voilà, c’était un animal sauvage légèrement plus habitué aux humains que les autres de son espèce. Frottant sa main sur sa robe pour enlever les quelques poils de l’animal, la jeune femme se releva de nouveau tout en observant ce dernier reculer. Dit dont, il était plutôt bien appris. Si son chat pouvait écouter l’ordre de ne pas dormir dans son lit plus souvent aussi facilement. Ce serait le paradis dans son soixante mètres carrés.

Pourtant, la conversation dériva une nouvelle fois sur le sujet principal de sa visite, loin de sa terre d’accueil. Parce que oui, la jeune femme savait pertinemment que Réveil et ses alentours ne faisaient pas parti de sa vie passée. Que son prénom et son nom, ne sonnaient pas particulièrement comme ceux des natifs et citoyens actuels. Qu’elle possédait ce petit accent qu’elle ne retrouvait que chez certains étrangers venant de l’Est. Alors oui, pour elle, tout cela n’était qu’une terre qui lui avait ouvert les bras, alors qu’elle voulait se forger quelque chose de plus solide, que la vision des orphelinats mal tenus de son adolescence. Willow. Oui, c’était avec lui qu’elle voulait parler. Cet homme qu’elle voulait découvrir. Parce que le fait qu’il prenne le temps de tout noter sur de petites feuilles, lui donnait l’impression de se voir au travers. Sauf que lui, devait se souvenir de tout. Alors, que la demoiselle, en était complètement incapable. Bien évidemment qu’elle voulait réunir tous ses souvenirs pour ne plus à devoir attraper des migraines interminables. Mais, c’était principalement, le fait, que Michiyo n’y arrivait pas. Parce que c’était enfouit trop loin dans sa mémoire. Une mémoire, qui tendait à disparaître inlassablement. Qu’elle soit d’accord ou non. Ce fut certainement, pour cette même raison, qu’elle termina par lui rendre les quelques notes en sa possession. Après, tout, il était écrit quelque part, qu’il ne fallait pas faire à autrui, ce que l’on ne voulait pas qu’il nous arrive. Or, Michiyo était réellement contre le fait, que l’on puisse lire un jour, ses peurs les plus profondes. Ses souvenirs les plus intimes. Pour finir par transformer ces derniers en chantages et obtenir les effets désirés. Ce serait véritablement mettre la membre de Pandora dans une colère à n’en plus finir. Et là non, elle n’aurait aucun remord à prendre quelques vies. C’était légitime n’est ce pas ? Oui. Dans ces cas précis, le jeune homme en face d’elle, méritait la même chose. Le respect de ses croyances et jardins secrets. Quoi que les autres puissent en penser. Même si cela devait mettre un handicap dans les jambes de la jeune femme. Elle finirait par s’y faire et trouver un autre moyen. Ce n’était pas Michi pour rien. Ca, c’était certain.

Un merci, précédé de plusieurs mots arriva bien rapidement jusqu’à ses oreilles. Alors, qu’elle arqua un sourcil tout en écoutant. Bon. Qu’elle fasse preuve de gentillesse en lui rendant ses feuilles. C’était déjà un exploit, que seul un certain jeune homme aux cheveux couleur chocolat aurait pu se vanter d’avoir vécu une fois dans sa vie. Qu’elle n’en profite pas pour lui faire du chantage à cause d’un code éthique nouvellement créé. C’était un autre fait. Mais qu’en plus, il en profite pour lui répondre d’une manière plus hautaine que la sienne. C’était le summum. Non mais. Depuis quand la contractante, mais surtout la femme qu’elle était, laissait passer ce genre de comportement ? Ainsi, elle se mordit la lèvre inférieure. Signe que quelque chose la contrariait particulièrement. Ca aussi, c’était nouveau comme réaction. Et plutôt régulier sur le temps, elle devait se l’avouer. La faute à qui en même temps ? Toujours le même homme. Chassant cette pensée de son esprit, elle se concentra de nouveau sur la conversation. Michiyo le savait, si elle se mettait à penser à lui. C’était fichu et la conversation changerait du tout au tout en quelques secondes. Pourtant, cela n’empêchait pas Peter Cristo de changer de ton avec elle. Ah oui, elle l’aimait bien pour le moment. Mais, sa propre patience possédait des limites. Peut être trop vite franchies lorsque l’on ne la connaissait pas correctement. Néanmoins, mais principalement de manière étrange, la jeune femme était parvenue à ne pas s’énerver. Parce que mine de rien, elle n’avait plus en sa possession de quoi faire pencher la balance en sa faveur. Par conséquent, la demoiselle savait pertinemment qu’elle devait jouer chacune de ses cartes lentement et surement. Certes, ce n’était pas un jeu. Ce n’était pas une histoire de manipulation. Mais jouer trop rapidement cartes sur table, serait trop dangereux. Parce que, mine de rien, la membre de Pandora se méfiait de l’odeur que dégageait l’animal non loin du maître. Ce n’était peut être qu’une impression. Mais voilà.

Par la suite, elle se contenta de se diriger avec lui vers un banc. Parce que discuter assis, c’était beaucoup plus confortable, même si, au fond, la jeune femme aurait préférait être à côté d’un bon feu. S’il faisait plutôt chaud en début de journée, ce n’était pas le cas lorsque la Lune avait pris tous ses droits. Bien au contraire. Il faisait plutôt froid. Michiyo se maudissait de ne pas avoir pris une veste plus chaude. Mais surtout, de ne pas avoir pris le temps de se couvrir d’avantage. Ne serait-ce, que pour mettre un pantalon. Son arme posée auprès d’elle. Elle voulait néanmoins commencer à poser les questions. Jusqu’à, ce qu’elle entende une nouvelle fois, une voix masculine s’élever dans les airs ? Un quoi ?  Le ton lui parvint par la suite. De l’ironie. Elle allait finir par lui faire avaler son ironie s’il continuait comme cela. Retenant un soupir, la jeune femme planta ses yeux dans ceux de son vis-à-vis pour lui répondre à son tour.

«  Si c’est comme un rendez vous, que vous voulez prendre notre rencontre. Prenons le alors comme un rendez vous galant. Je dois juste vous avertir mon cher, que proposer un rendez vous à une femme telle que moi, mérite d’avoir un certain caractère. Est-ce que vous pensez pouvoir tenir le coup ? »

Pendant sa tirade, ses lèvres s’étirèrent lentement en un léger sourire moqueur. Parce qu’elle avait l’impression, qu’il pouvait lui tenir plus ou moins tête s’il le désirait. Mais principalement, parce que Michiyo trouvait risible la perspective d’un rendez vous galant, comme il se plaisait à l’appeler. Dans un premier temps, parce qu’il faut un minimum se connaître pour organiser ce genre de sortie. Mais aussi, parce que mine de rien, elle était véritablement attachée à une tout autre personne. Et, que même si elle ne voulait y penser. Le simple fait d’être en «  rendez vous » avec un autre homme que lui, lui semblait soudainement étrange. Auparavant, elle n’aurait certainement pas dit non. Parce qu’il ne fallait pas se mentir. Will était un homme particulièrement attirant. Que ce soit par son physique, que par sa nonchalance chronique. Mais que là, soudainement, le mot «  rendez vous », allait de paire avec le prénom «  Naaru ». Point à la ligne. Dépliant ses jambes pour les tendres un peu, la jeune femme fit rouler son regard une nouvelle fois vers les étoiles. Bon  Dieu, ce qu’elle aimait passer du temps à les observer. Ca ne changeait pas du jour au lendemain. Mais c’était relaxant. Une image fixe. Quelque chose qu’il sera à jamais, impossible à l’homme d’attraper et de dénaturer. C’était un petit bout de son enfance, et ça, elle ne pouvait que le chérir. Les vielles habitudes ne disparaissent pas si facilement. Alors, sans quitter des yeux le ciel, la jeune femme posa enfin sa question. Celle qu’elle n’arrivait pas à faire partir de son esprit. Celle qui attendait une réponse complète. Et ca, seul Willow pouvait la lui donner.

Et la réponse vint bien vite. Longue. Mais complète. Noter pour se rappeler. Pour ne jamais oublié qui il était. Ce qu’il voulait être. Noter pour vivre en quelque sorte. Et Michiyo. Pourquoi prenait-elle la peine de tout consigner dans un carnet ? Pour ne jamais plus rien oublier. Sa mémoire n’était rien. Pas temps qu’elle restait une contractante. Un jour, elle finirait par tout oublier. Jusqu’à sa propre identité. Ce jour là. Elle ne serait plus rien. Juste un pâle souvenir ce qu’elle aurait écrit quelques temps auparavant. Oui, noter pour ne pas être un fantôme déambulant dans les rues, à la recherche de quelque chose dont elle ne se souviendrait pas. Puis, il toucha une corde sensible. Zut. Il était plutôt doué. Michiyo baissa alors les yeux vers ses chaussures. Oui, il avait raison. Si elle lui posait la question, c’était pour réussir à se forger un substitut de réponse. Parce que ce ne serait certainement jamais assez pour elle. Il lui en faudrait toujours plus pour avoir une réelle opinion. Avant qu’elle n’ait pu répondre, il enchaîna sur quelque chose d’autre. Savoir ce qui l’anime. Pages plus importantes que sa vie. Connerie. Même si elles venaient à disparaître, il saurait toujours qui il est. Alors que elle… Si tout venait à être détruit, ce serait la fin d’une vie qui avait été la sienne. Foutu contrat. Serrant les poings, la jeune femme ne put se retenir de réponse.

« La vie d’un être humain n’est pas comparable à de l’encre sur un bout de papier. Vous ne devez pas l’oublier. Je conçois que ce carnet puisse être important. Mais je conçois aussi, que vous êtes capables de vivre sans. Parce que vous vous êtes forgé une nouvelle identité. Que celle qui est inscrite entre vos lignes, fait parti d’un passé que vous pouvez choisir de repousser. Pour vivre l’esprit plus léger. Vous le dîtes vous-même, ce n’est plus qu’une fiction pour vous. Ne croyez vous pas, qu’il est temps de se rendre compte, que chaque moment que vous vivez actuellement est bien réel, alors que votre passé, vous forge seulement. Il ne doit pas vous empêcher de vivre votre vie de nouveau. Même si cette dernière, n’est pas sous une même identité. »

C’était long. Voire même très long. Mais, il avait la chance de pouvoir se souvenir. C’était amplement suffisant. D’avoir une vie qu’il n’oublierait pas, alors pourquoi se damner à vivre dans un passé bancal comme il semble si bien le souligner ? Michiyo se posa la question de savoir s’il comprendrait ce qu’elle voulait dire. Qu’il le prenne mal, ne la dérangeait pas réellement. Même si ce n’était pas le but premier. Tout ce qu’elle voulait, c’était qu’il se rende compte, que quoi qu’il arrive, sa vie continuerait d’avancer, même avec la perte de centaines de feuilles. Soudainement, elle fut persuadée qu’il en était clairement capable. Fallait-il seulement qu’il apprenne à se détacher d’un monde qui n’était plus le sien. Juste en tirer quelques brides pour se forger actuellement. Se complètement en quelque sorte. Ses lèvres s’ouvrir de nouveau pour continuer sa réponse. Mais se refermèrent aussitôt. Coupé par une seconde tirade de la part de l’homme aux yeux gris.  Lui demandait si elle allait partir après avoir obtenu sa réponse. Mais aussi, ce qui l’attirait vers lui. Un nouveau sourire se dessina. Plus doux. Plus compatissant. Au moins, la jeune femme pourrait faire deux réponses en une.

«  Vous étiez tombé juste. Moi aussi je me sens obligé de tout noter. Non pas pour travailler un passé qui me rend triste. Non, juste pour ne jamais rien oublié. Ma mémoire perd de ses capacités de jours en jours. Mes souvenirs disparaissent peu à peu. Alors, je note, pour ne pas me retrouver, un jour, seule, sans le moindre souvenir. J’ai peur d’oublier jusqu’à mon identité. Mon simple prénom. Je me dis que le jour où cela arrivera. Je serais prête. Il me suffirait de lire pour me souvenir un peu. Même si ce n’est que partiellement. Et ce n’est pas par hasard. Je suis venue jusqu’à vous de mon propre chef. Parce que je vous trouve plutôt intéressant. Et que mine de rien, c’est un rendez vous galant semblerait-il. Mais aussi, parce que selon moi, je devrais vous observer, pour être capable à mon tour de retrouver des souvenirs enfouis depuis tellement d’années. »

Oui, la jeune femme avait l’impression que Willow, pourrait peut être l’aider à se souvenir de certains détails reliant son enfance avant orphelinat. Après tout, il devrait bien avoir une technique pour se souvenir de ce qui remontait à très loin. Comme son adolescence.  Ou bien avant. Pendant son plus jeune âge. Michiyo le pensait vraiment. Ce n’était pas une rencontre hasardeuse. Mais de celle qui reste en mémoire et permet d’avancer. Ne serait- ce qu’un peu. Mais c’était déjà ça de pris. Rien que le fait de trouver de quelle partie du monde pouvait venir son accent, lui permettrait, peut être de trouver ses véritables origines. Et ca, ce n’était réellement pas négligeables. Vraiment pas. Surtout pour elle, qui semblait ne pas vouloir lâcher le morceau en ce qui s’agit de souvenirs. Que ce soit pour elle. Ou pour les autres. Des paroles la firent de nouveau sortir de ses pensées. Cela ne semblait pas lui être destiné. Apparemment. Mais elle y répondit quand même. Parce que non, Michiyo, n’était pas d’accord avec sa façon de voir les choses.

« C’est parce que l’on continue de se battre, que l’on est justement, beaucoup de choses. »

Bref et précis. Non mais. Le simple fait de se savoir en vie, explique qu’une vision aussi péjorative des choses, ne devrait pas être possible. Soupirant. Elle ne put se retenir de faire un geste d’approbation de la main, lorsqu’il lui demanda de rester. Parce que oui, aux yeux de la demoiselle, ca ressemblait plus à une question qu’à une affirmation. Qu’il soit d’accord ou non. Et pour preuve, lorsqu’il posa son manteau sur ses épaules, elle se contenta de le serrer un peu plus contre elle, sans bouger, au lieu de partir directement. Ah, il faisait tout de suite plus chaud. Pourtant, elle n’allait pas le laisser mourir de froid à sa place. Alors, Michiyo se rapprocha du jeune homme, et posa l’une des parties du manteau sur l’épaule opposée à la sienne qui était couverte. Ah, elle ne se sentait pas très fière. Mais, ses instincts reprenaient plus le dessus, que les sentiments qu’elle ressentait pour un homme. S’il le fallait, elle le tiendrait au courant de ce petit voyage. Si elle n’oubliait pas. En attendant, elle se sentit obligé de justifier son geste.

« J’ai un très mauvais caractère. Je suis parfois égoïste. Mais je ne laisse pas les individus mourir de froid. Alors, je veux bien partager votre manteau avec vous. »

Un léger sourire. Puis, elle se concentra sur tout ce qu’il y avait dans les alentours. Une jolie petite vue sur les étoiles. Un village tranquille, loin de l’agitation de la ville. Certes, il faisait beaucoup plus froid, mais ce n’était pas grave. De la nature. Encore une fois, a contrario de la Capitale. Michiyo se sentie soudainement jalouse. Si c’était bel et bien le village natal de Willow. Il avait bien de la chance. Ca semblait plutôt animé, mais surtout loin de tout danger. Alors, elle se sentie obligée de lui faire part de sa pensée.

« Profitez surtout de la vue. De l’air du village et du repos qu’il peut vous procurer, plutôt que de ruminer votre passé. Il faut savoir perdre son temps parfois. »

Parce que oui, si le jeune homme ne profitait pas un peu de sa vie. Un jour, il finirait par le regretter. Puisque le plus important dans une préparation, et la préparation elle-même. Et non la réalisation. A ce moment précis. On ne ressent rien. Juste un certain vide soudain. Parce que l’on se rend compte que l’on n’a plus rien à réaliser. Que l’on a certainement perdu une grande partie de sa jeunesse, mais surtout de sa vie, à courir après un fantôme. Alors oui, les petits moments tranquilles comme celui-ci, sont à chérir lorsqu’ils se présentent devant vous. Et ça, Willow se devait bien de l’apprendre. Quoi qu’il en coûte.

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Un merci à Nana pour le joli kit ♥️
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MessageSujet: Re: Pour un retour aux souches (PV Michiyo)   30th Novembre 2013, 09:49

Charon avait un coeur froid, des yeux vairons qui pourraient sembler clairs mais qui ne reflétaient qu'un univers sombre dénué de couleurs. Il était la nuit et tout ce qui l'environnait semblait bien plus coloré que lui même. C'était comme s'il traversait chaque chemin dans un soupir long et profond à travers duquel il restait placide et tranquille comme la mort qu'il suivait. Cette main qui se tendait vers lui, il ne savait comment réagir et un geste d'elle pouvait lui occasionner une morsure douloureuse. Il n'était en rien un chien stable, c'était plutôt l'inverse, mais là qu'il était calme, mieux valait qu'elle en profite. Ses oreilles se dressèrent quand il l'entendit rire, ses yeux se figèrent sur cette expression de joie. Avait-il déjà été humain ? Parfois,il sentait que cette expression avait une force en soi sans déterminer sa puissance exacte. C'était comme un pressentiment. Son corps se figeait comme une statue devant cette incompréhension. Willow connaissait le rire. Cette émotion qui vous pénètre et vous transporte dans un état de transe. Le jeune n'eut cependant pas la même réaction de surprise que son canidé et manifesta un détachement comme si elle venait de s'éloigner de plusieurs mètres de sa personne sans qu'il ait à esquisser un geste. C'était comme si un froid s'installer où replié contre lui-même, il attendait. Charon lui obéit au doigt et à l'oeil, brave bête. Il remit les mains dans ses poches, songeur..

Quand il fit preuve d'ironie de ce ton sec sans douceur, il pensait qu'elle s'en offusquerait toute de même, qu'elle lui ferait part de son manque de respect ou autre foutaises dont il usait parfois juste pour se fondre dans un milieu... Elle continua sur le même ton tout en se hâtant vers ce banc vers lequel elle l'entrainait. Charon le suivait d'un pas plus lourd comme s'il ne pouvait se déplacer sans toute cette austérité qui l'environnait. Willow sentait que pour une fois, il n'allait peut-être pas se faire traquer ou envoyer pour des missions impossibles à réaliser. Il souffla et se mit à se confier de manière directe sans passer par des mots vides de sens. Il resta cependant debout comme s'il ne pouvait se résoudre à s'asseoir auprès d'elle. La jeune femme se contractait davantage à chacun de ses mots qu'il balançait sans trop la regarder quand elle le mit face à cette réalité qu'il était bien plus que tout cet encre qu'il dispensait sur toutes ces lignes, il se redressa, lui fit un regard fier faussement amusé. Ainsi donc elle était si sûre d'elle,sûre de ce qu'elle disait, mais ce n'était en rien vrai. Sa vengeance le faisait tenir sur ses deux jambes, sans elle il tomberait. Willow n'existait que parce que Peter existait et perdurait par toutes ces notes. Il n'avait pas de double personnalité, il avait bien conscience que lui et Peter ne formaient qu'un. Ses écrits faisait un pont entre ce qu'il avait été et ce qu'il était actuellement. Sans toutes ces lignes, il serait vide, il aurait envie de commettre des atrocités, il deviendrait peut-être un monstre... Ses lignes le maintenait dans un personnage, peut-être qu'au fond c'était ça sa fiction. Ses pensées le rendirent inatteignable comme si toute une coquille l'enveloppait. Ses yeux ne fixaient pas ses chaussures tout comme son interlocutrice qui tentait de se raccrocher à ses paroles pour en extraire du sens pour elle... Dans le fond, c'était peut-être ce qu'il ne devait surtout pas faire... Chercher du sens. Il n'y en aurait peut-être pas...

Quand elle lui parla de l'intérêt vis à vis de sa personne, il songea aussitôt à ses interventions vis à vsi des maisons ou encore à ce sauvetage voilà des années de cela. Ses mains restaient dans ses poches aussi muette que sa réaction, il tentait d'intervenir, mais les réactions de cette femme le paralysait et il n'aimait pas. En fait non... il n'aimait pas car il voyait qu'elle était sincère et bien qu'elle se dise égoïste, elle lui proposait même le manteau qu'il venait de lui donner. Charon restait en retrait en tentant de comprendre pourquoi son maître faisait des tirades, se descendait pour se taire ensuite, ce n'était absolument pas dans son style. Il ne fallait pas qu'il s'en fasse car le vrai Willow criait d'intervenir.


«  Ces pages sont écrites avec toute la vengeance qui m'anime. Cet encre est mon sang. Ces pages ma vie. Et si je reste vers ce passé, c'est que quelque chose ma été volé... que je veux récupérer. »

Il ne fit aucun commentaire sur le fait qu'elle soit restée, ni même qu'elle lui ait proposé son propre manteau... C'était étrange, mais elle lui rappelait sa soeur. Elle se disait toujours trop égoiste pour aider les autres, mais les soutenait d'une certaine façon, voilà sans doute ce qui le perturbait depuis toute à l'heure. Michiyo symbolisait à la fois son présent par le fait qu'elle écrive tout mais aussi son passé par son attitude; cela le tuait d'une certaine façon. N'ayant plus de manteau pour se cacher, il aurait voulu couper court à cette discussion qui l'indisposait d'une certaine façon. Voilà pourquoi Charon avait été « assez » gentil, cette femme ne venait pas avec des raisons malfaisantes, voilà pourquoi il aavit fait tout ce cinéma peut-être... même si c'était étrange.

«  Et vous? Où avez vous vécu ? « 

Il lui faisait dos en toute impolitesse, mais le visage qu'il faisait alors était teinté de colère et de chagrin. Tout ce qu'il voulait c'était s'éloigner de cette conversation qui le concernait, mais il ne voulait pas la quitter elle. C'était curieux, mais c'était plus fort que lui... Même si tout dans son attitude montrait qu'il se préparait à partir, il restait les jambes non pas côte à côté mais comme s'il avait stoppé une enjambée déjà bien amorcée. Il ne savait plus quoi faire pour se tirer de ce qu'il affirmait être un mauvais pas.

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MessageSujet: Re: Pour un retour aux souches (PV Michiyo)   18th Janvier 2014, 04:55

Michiyo n’avait jamais été une fille profondément démonstrative de ses sentiments et de ce qu’elle pouvait penser.  Avec le temps, cela n’avait pas évolué de façon très positive. Pourtant, auparavant c’était encore supportable. La jeune femme dans son enfance se permettait de faire des câlins de temps à autre. Quelques bisous à ses parents avant de partir faire n’importe quoi en ville. Puis, elle avait fini par se renfermer comme une huitre sur elle-même après de nombreux événements indépendants de sa volonté pour devenir la Michiyo que la plupart des individus qu’elle fréquente connaissent. Du haut de ses vingt deux ans, elle avait de nouveau beaucoup de difficultés à s’ouvrir. Du moins, cela dépendait de la personne qui se trouvait en face d’elle.  Etrangement, une seule personne avait réussi se tour de force en moins d’une journée voire même d’une soirée. Cet homme devait être le seul à avoir eu cette qualité.  Pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de voir son naturel revenir au galop un peu trop souvent. Mais, malgré ses nombreux défauts, s’il y avait bien une chose qu’elle détestait revoir venir par-dessus tout, c’était bien le fait de regretter les gestes de son passé.  Dans un premier temps, parce que pour la plupart d’entre eux, la jeune femme n’y pouvait vraiment rien. Elle avait du les faires parce que les circonstances s’y prêtaient fortement. Que la jeune femme ne pouvait en aucun cas lutter contre eux parce que c’était comme ça. Théoriquement, c’était environs quatre vingt cinq pourcent des gestes, décisions que la jeune membre de Pandora aurait pu prendre dans sa vie passée. Néanmoins, il y en avait d’autres, ceux où elle avait la possibilité de choisir, ceux pour lesquels la contractante connaissait toutes les données. Quoi qu’il arrive, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle si cela ne tournait pas à son avantage. Ainsi, la demoiselle avait en connaissance de cause décidé de devenir un membre de Pandora, même en sachant qu’elle pouvait mourir, qu’elle devait se lier à quelque chose qu’elle ne pourrait jamais maîtriser entièrement. Prendre des risques chaque jour et ainsi dire adieu à ce qu’elle était et tout ce qu’elle connaissait. Si, la demoiselle avait pris cette décision, ce n’était pas pour rien. Non, bien au contraire, Michiyo désirait connaître un nouveau monde, un style de vie qu’elle n’aurait jamais pu imaginer, même dans ses rêves les plus fous. Pourtant, c’était en quelque sorte un moyen de ne pas retomber chaque jour encore dans un passé pour lequel elle ne pouvait depuis très longtemps, ne plus rien à faire. Mise à part pleurer et se perdre dans des tergiversations sur ce qu’elle aurait du dire, faire et tenter à ce moment précis. Penser à des choses qu’elle ne pourrait jamais changer. C’était se perdre dans le passé, ne plus vivre sa propre vie pour n’être le fantôme que de soi même. Ce que la jeune femme a été très longtemps pendant son passage dans les orphelinats. Si, au début, elle n’avait pas complètement réagie, se contentant seulement de regarder dans le vide et de comprendre. Elle, qui avait toujours eu quelqu’un à ses côtés pour lui rappeler qu’elle était importante, se retrouvait entouré de gosses crasseux sans la moindre famille. Au tout début, la petite fille avait fait en sorte de se persuader qu’il ne s’agissait que d’une punition, parce qu’elle n’avait pas toujours été sage avec son père. Sauf que c’était faux. Un unique mensonge, que son inconscient s’amusait à briser sa chaque nuit, en lui remontrant la scène du moment où son père avait rendu son dernier souffle. Quelle tristesse ! Puis, vint la phase de compréhension, qui fit naître une profonde tristesse, une colère et des sentiments qu’elle ne connaissait pas vraiment. Surtout à son âge. Puis, la demoiselle avait commencé et cela avait duré bien longtemps, à imaginer tout ce qu’elle aurait pu faire si elle avait été plus courageuse, moins petite.  Si un autre foutu Chain avait montré le bout de son nez pour l’aider. Mais non, rien, les membres de Pandora n’avait pas été là au bon moment. Mise à part l’envoyer dans un endroit aussi dégelasses, ils n’avaient pas fait grand-chose. Alors, à sa majorité, la jeune femme avait pris la difficile décision de devenir une contractante, légale certes, mais contractante tout de même. C’était un peu près à ce moment précis, que la demoiselle avait cessé de vouloir changer son passé, parce qu’elle avait enfin compris que même avec une bête de l’Abysse à ses côtés, rien ne changera jamais. Que tout ce qu’elle pouvait faire était de s’offrir une vie plus ou moins potable et d’arrêter d’être juste une ombre de passage dans sa propre vie.

Oh, cela n’avait pas été véritablement facile, parce qu’il avait fallu faire un énorme travail sur elle-même, mais bon, avec le temps, ses efforts avaient portés leurs fruits. Désormais, Michi avait pris l’habitude de ne plus rien regretter et encore moins les actes passés. Parce qu’à part s’excuser c’était tout ce qu’elle pouvait réaliser. Après tout, qui possédait le pouvoir de faire revenir un contractant illégal déjà mort ? Personne, tout ce qu’elle pouvait ainsi réaliser était de changer la mémoire de ses proches pour leur faire oublier son existence. Sauf que ça ne l’intéressait aucunement. Parce que chacun devait vivre avec le poids de ses souvenirs sans utiliser divers moyens pour éviter ce fait. Point à la ligne. A quoi bon vouloir s’accrocher à des rêves, regretter des actes passés ? L’humain semblait tellement faible. Oui voilà, ses souvenirs et ses remords étaient ses deux plus grands défauts. Chose que les animaux n’avaient certainement pas, ni même les amnésiques. C’était en quelque sorte bien positive de ne pas se souvenir de tout, histoire de pouvoir s’en sortir une fois de temps en temps. Du moins, apprendre à vivre normalement. Parce qu’après tout, il se pouvait que Michiyo, si avait toujours eu entièrement ses souvenirs, de ne jamais réussir à changer de vie. De céder à des pulsions étranges et de vouloir se venger avant tout. Alors, que la jeune femme savait pertinemment que vouloir tuer tous les contractants illégaux, tous les Chains de l’Abysse, ne permettrait jamais à son père voire même sa mère de revenir. Il fallait s’y faire. S’t habituer pour finir par y croire. C’était un peu la chose la plus difficile à réaliser. S’y habituer. Que de difficulté dans ce simple mot, parce qu’il traduisait une extrême confiance en soi, de la patience et bien plus parfois.

Pourtant, la membre de Pandora le savait, c’était parce qu’elle avait un caractère plutôt fort qu’elle pouvait s’en sortir. Dans les autres cas, il était certain que la contractante aurait déjà replongé dans ses peurs les plus profondes. Alors, elle comprenait parfaitement que certaines personnes puisse rechuter, et certainement ceux qui le disent le moins. Qui se cachent derrière des personnalités différentes, parfois même des rires et des pleures. Des gens normaux en somme. Seulement, ils étaient tellement normaux en apparence, qu’il devenait de plus en plus difficile de lire leur détresse et de les aider. En tant que membre dans l’une des organisations combattant les contractants illégaux, Michiyo savait que c’était en général les individus les plus normaux qui finissaient par former des pactes avec les créatures de l’Abysse. Non pour protéger la nation, mais pour des intérêts particuliers, pour leurs familles, mais principalement pour leurs familles. De toute façon, que pourrait faire une personne n’ayant jamais eu d’enfants, de femmes, d’attaches dans la vie d’un Chain qui leur permettrait monts et merveilles. Rien. Justement, c’était ça la bonne réponse. Alors, mêmes s’ils étaient pauvres et plutôt bien dans leurs vies, autant les laisser ainsi, certes, parfois il peut toujours être intéressant de leur tendre la main, mais trop leur donner serait leur faire du mal. Si un jour l’Abysse venait à ne plus être relié du tout avec le monde des humains, peut être que la situation pourrait s’arranger. Néanmoins, la jeune femme ne se sentait pas prête d’imaginer sa vie sans l’Abysse. Parce que c’était ce monde étrange qui l’avait fait passer de la petite fille à la femme qu’elle était. C’était cette mystérieuse boite à jouets qui lui avait fait rencontrer une personne devenue très rapidement très importante. Si celle-ci venait à ne plus jamais apparaître aux yeux des humains, disparaitrait-il, tout comme son Chain ? Etrangement, aussi joueuse que soi Michiyo, elle ne se sentait pas prête à prendre les paris, parce qu’elle ne savait réellement pas comment elle pourrait réagir. Aucun camp précis, rien du tout. Zut alors, mauvaise pensée.

Levant les yeux une nouvelle fois vers le ciel, la jeune femme se demanda une énième fois, pourquoi, sur un coup de tête, elle avait décidé de faire tout ce chemin. Peut être parce qu’inconsciemment, ce pays l’appelé. Pas le village en lui-même, mais certainement la situation géographique. Michiyo pouvait avouer qu’elle avait l’impression de venir plus de l’Est que de l’Ouest de Réveil. Du pays tout entier même. Non pas qu’elle n’est jamais réussi à s’intégrer ailleurs, mais tout de même, si elle le pouvait, la demoiselle aurait bien voulu connaître ses racines.  Du moins, quelque chose qui puisse l’aider à s’en souvenir. Oh, la demoiselle savait qu’elle pourrait faire le tour du monde, il était très fortement possible qu’elle ne trouve jamais quelqu’un qui pourrait l’aiguiller. Même avec plusieurs vies à son actif. Peut être qu’elle avait plus d’espoir sur le fait que Willow connaisse quelque chose sur une famille décimée peu à peu, mais c’était très fortement impossible. Parce qu’avec l’expansion de l’Abysse depuis bien des années, ce n’était pas les familles assassinées entièrement du jour au lendemain qui n’était pas habituellement. Soupirant, la jeune femme redirigea son regard vers l’homme qu’elle ne connaissait que depuis quelques heures seulement. Pourtant, elle avait presque l’impression de le connaître mieux que la plupart des individus qu’elle fréquentait habituellement. C’était un peu comme avec Naaru, des débats qui pouvaient donner l’impression de donner des heures, sans qu’il n’y ait des mots plus hauts que les autres mais qui montraient qu’aucunes des deux parties n’allaient permettre à l’autre de prendre le dessus. Parce que chacun d’entre eux étaient certains de ce qu’il avançait.

Ainsi, de fil en aiguille, la jeune femme se retrouva près de Willow, sur un banc, désarmé, avec un animal de la taille d’un loup non loin de son maître, à partager un même manteau. Théoriquement, Michiyo, de part son caractère flamboyant n’aurait même pas du partager le manteau qu’il lui avait prêté. Non pas parce qu’elle n’était pas bien apprise, mais principalement parce qu’il avait usé d’un ton qu’elle n’avait pas relevé sur le moment. La fatigue certainement, une extrême fatigue suite à un long chemin qu’elle avait décidé de faire sans son Chain. Avec pour simple protection son épée et sa maigre expérience au combat rapproché. C’était un choix dangereux, mais ce n’était pas une bonne idée selon elle que de venir rencontrer un homme pour la première fois, tout en étant accompagnée d’une créature de l’Abysse avec un pouvoir terrifiant. Baissant les yeux sur l’étrange animal non loin d’elle, Michiyo se demanda si c’était vraiment normal pour un canidé d’être aussi gros et fier. Certes, la contractante savait que certains animaux pouvaient être géants, mais là, cela lui semblait étrange. Soudainement, son instinct se mit en marche, peut être que justement, son anormalité était normale dans certaines circonstances et qu’elle s’était ainsi jetée dans la gueule du loup. Voyons dont,  au lieu d’avoir peur, la demoiselle se sentait soudainement très intéressée.

Alors, tout naturellement, la membre de Pandora se permit de répondre à l’homme, certainement plus vieux qu’elle, à sa dernière phrase. Lui rappelant qu’il était important de savoir perdre son temps parfois. Ce n’était pas une phrase philosophique dont Michiyo était particulièrement fière. Parce qu’elle ne l’avait pas longtemps réfléchie, mais surtout parce que c’était un peu une partie de sa vie. Le passé permettait d’avancer bien souvent, mais il faisait particulièrement de mal aussi pour les êtres les plus faibles. Ainsi, en disant cela, elle voulait pousser Willow à s’asseoir quelques secondes et regarder le monde qui l’entour actuellement. La beauté de la chose, tout en essayant de mettre une certaine distance entre lui et ce qu’il ruminait depuis certainement des années, certainement même avant que Michiyo ne sorte des orphelinats. Sauf, que désormais elle était sortie et ceux depuis longtemps, alors, ca lui faisait un peu peur que quelqu’un puisse rester aussi longtemps dans un monde de vengeance qu’il s’est lui-même créé, sans chercher à en sortir. Non, la jeune femme aux yeux bleus ne croyait pas avoir la science infuse bien au contraire. Mais pour le peu de réponses qu’elle ait pu obtenir de sa part, elle avait bien l’impression qu’elle n’était pas sur un si mauvais chemin. Bien au contraire, la jeune femme ne pouvait s’empêcher qu’il serait particulièrement difficile voire complètement impossible de le faire sortir de ce monde. Il était un véritable prisonnier dans une prison d’or qu’il avait construit de ses propres mains. C’était si pitoyable. Oui voilà, Michiyo trouvait ça pitoyable. Parce qu’il ne cherchait pas à attraper les mains que les autres individus lui tendaient. Même si ces dernières étaient tremblantes, il devait s’y accrocher, sinon, un jour, il sera réellement trop tard pour lui.

La membre de Pandora releva alors les yeux vers Willow. Un regard interrogateur face au silence qu’il tendait à garder encore et toujours. C’était frustrant, parce que dès le moment où elle était lancée dans une discussion, la jeune femme en voulait toujours plus. Ainsi, la contractante avait l’impression d’être déjà de trop. Non pas vraiment. Mais plutôt qu’elle commençait à trop s’intéresser à lui et cela devait être dérangeant. Il fallait qu’il parle, sinon, Michi allait finir par vouloir partir et trouver des informations par elle-même. C’était dommage, parce qu’au fond, la combattante ressentait un petit quelque chose pour cet homme. Un quelque chose qu’elle ne saurait expliquer, certes, ce n’était pas aussi franc que ce qu’elle avait ressenti pour Naaru, mais elle avait l’impression qu’ils pouvaient créer des liens spéciaux entre eux. Fallait-il seulement qu’ils s’ouvrent l’un à l’autre. Si cet homme n’était pas doué pour s’ouvrir et parler, la demoiselle à ses côtés n’était pas plus douée. Ce qui devenait rapidement problématique. Puis, elle fut coupée dans sa réflexion. Arquant alors un sourcil, elle écouta ce qu’il avait à dire.

La réaction ne se fit pas attendre

Un rire. Oui, Michiyo Konoe riait. Mais pas de joie ou alors d’amusement. Bien au contraire, c’était plutôt de la frustration, de la pitié, mais aussi de la colère après lui. Inconsciemment, la jeune femme voulait le faire réagir, qu’il se bouge et fasse enfin quelque chose plutôt que de faire tourner en boucle le même disque et cela inlassablement. La contractante aimait tout particulièrement le fait de bouger, de dépenser de l’énergie et le voir raconter qu’il voulait avant tout changer le passé l’énervait tout particulièrement. Parce que tout cela n’était qu’un mirage. Une vulgaire image qu’il s’était lui-même inventé pour s’en sortir. C’était louable au début, mais dès le moment où il avait sorti la tête de l’eau, il aurait du sortir le corps tout entier. Au lieu de replonger. Fermant les yeux, elle respira lentement pour se calmer puis la remarque fusa. Sans qu’elle ne réfléchisse aux conséquences.

« J’ai l’impression de parler avec un contractant illégal. »

Soudainement, un voile de regret traversant le regard bleu océan de la jeune femme. Merde, mais de quoi venait-elle de parler ? C’était trop tard pour se reprendre ou pour modifier ses paroles. Elle pouvait toujours croire qu’il n’allait pas comprendre, parce qu’il ne connaissait pas l’Abysse. Mais Michiyo n’y croyait pas du tout. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’avec le discours qu’il tenait, il y avait peu de chance que l’Abysse ne soit pas déjà venu le visiter.  Oh, s’il avait refusé, la contractante changerait tout son petit baratin sur lui. Mais, selon la demoiselle, il y avait véritablement peu de chance que ce soit le cas. Alors, pour la énième fois depuis la rencontre, elle soupira tout en se disant que ce qui était dit, était dit. Ce n’était pas le moment d’avoir des remords. Alors, elle referma la bouche et ne donna aucune explication. Attendant patiemment qu’il choisisse lui-même de donner suite à cette phrase ou non. Néanmoins, ses poings se contractèrent soudainement. Parce qu’elle avait peur. Peur d’être peut être tombée sur la vérité comme sur un mensonge. Et si c’était le premier choix, il y avait des chances qu’il s’énerve et perde le contrôle.

Puis, la jeune femme relâcha soudainement la pression. Parce qu’il semblait vouloir partir. Oui, il ne l’avait pas clairement dit, mais Michiyo était observatrice, et étrangement, quelqu’un qui lui tournait le dos, ne semblait pas très enclin à continuer une discussion autours d’un café bien chaud et d’une part de tarte. Par conséquent, elle se releva et reprit son arme non loin d’elle pour l’attacher de nouveau à sa ceinture. Otant par la suite le manteau que Will lui avait prêté, frissonnant suite à la morsure violente du froid. Avançant de quelques pas, elle détourna l’homme pour se retrouver face à lui tout en lui tendant du bout des doigts la lourde veste à l’instar de ce qu’elle avait fait pour les quelques feuilles auparavant. Puis ses yeux s’ouvrir en grands. Et voilà, il fallait qu’il lui pose les mêmes questions qu’elle lui avait posées. C’était en quelque sorte normal, mais Michiyo n’aimait pas trop cela. Parce qu’elle se savait un pied dans le gouffre et un autre sur la montagne. Qu’elle-même, en parlant trop de ce qui l’avait forgé, finirait certainement par se noyer complètement. C’était difficile à accepter pour la demoiselle. Alors, elle chercha un moyen de ne pas répondre à cette question. Sauf que rien ne vint. Oui, elle pouvait partir sans ne rien dire. Mais ce serait poser un certain doute à son vis-à-vis. Alors, elle s’humidifia doucement les lèvres pour laisser les mots en sortir.

« Moi ? Je ne m’en souviens plus tellement. Je sais que mon prénom et mon nom de famille ne sont pas de ceux que l’on rencontre tous les jours aux alentours de Réveil. Mais c’est impossible pour moi de me souvenir d’où je viens réellement. C’est comme ça. »

Michi marqua alors une courte pause tout en plongeant son regard dans celui de l’homme en face d’elle.  Sa réponse ne lui donnait pas l’impression d’être complète. Elle voulait tellement rajouter d’éléments. Comme le fait que ce soit le contre coup de l’utilisation de son Chain. Mais, pas uniquement cela. Non, si son passé n’était qu’un puzzle avec des centaines de pièces manquantes, c’était à cause des nombreux déplacements qu’elle avait fait dans son jeune âge. Alors, la jeune demoiselle ouvrit de nouveau la bouche.  Histoire de compléter son récit.

« Sinon, je suis orpheline. Alors je dirais bien que j’ai vécu dans des dizaines d’orphelinats. Jusqu’à mes dix huit ans. »

Voilà, maintenant, il avait matière à lui poser bien des questions, énormément de questions. Sur elle, sur sa connaissance des Chain et de l’Abysse. Sur sa naissance et sa mémoire défaillante. Sur son enfance et comment elle avait fini par n’être plus que l’ombre de son ombre. Sa façon de s’en sortir et l’erreur qu’elle avait faite en devenant membre de Pandora sur un coup de tête. Ses habitudes alimentaires s’il voulait. Jusqu’à sa taille. Oui, il pouvait poser des milliers de questions, seulement, il y avait réellement peu de chance que la demoiselle souhaite y répondre, même pour donner un change aux réponses qu’elle avait obtenu sans trop de retenue. Puis, elle se souvint soudainement qu’elle le retenait fortement et l’empêchait de partir. Alors, elle prit pour la dernière fois la parole.

« Voyons mon ami, je crois que notre rendez vous galant vous déplait.  Alors, je vais repartir et vous rendre votre liberté d’homme solitaire ».

Comme toujours, la membre de Pandora ne pu s’empêché de le taquiner un peu, même si sa voix paraissait froide, parce qu’elle avait l’impression d’avoir fait tout ce chemin pour rien du tout. Qu’elle avait perdu son temps et que pendant son absence, Michael aurait certainement détruit tout son salon et en aurait profité pour dormir dans son lit. Le fourbe. Alors, elle posa la veste dans les mains de l’homme sans bouger. Un mot de sa part et elle partirait ou alors elle resterait, si les questions qu’il poserait soient un peu intéressantes.  Uniquement pour cela.

[Je suis désolée du temps que j'ai pris pour répondre. Je ne suis point fière & en plus, ce n'est véritablement pas fameux..]

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Un merci à Nana pour le joli kit ♥️
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MessageSujet: Re: Pour un retour aux souches (PV Michiyo)   29th Mars 2014, 10:27

Se confier voilà bien une chose stupide, c'était se préparer à souffrir n'est-ce pas ? C'était du moins ce que pensait notre jeune homme aux cheveux blancs et pourtant zut mais cette fille lui plaisait bien. Cependant cette tendance qu'elle avait à tourner autour du passé le ramenait à son propre passé, ce qui le perturbait mais peut-être dans le fond avait-il besoin de cela ? Peu-être n'était-il pas aussi costaud qu'il voulait bien le faire savoir ? Peut-être que cette rencontre alalit le faire changer ? Peut-être chercherait-il à la revoir ? En tout cas, sa présence le perturbait grandement de par sa vision de voir les choses... Elle semblait à la fois prendre les choses à la légère avec son rire mais avait des mots qui en disaient l'exact contraire; elle le perdait d'une certaine façon et tout ce mystère l'attirait. Cependant cette fille semblait très perspicace, trop pour ainsi dire mais il était divisé, partagé s'il restait, il ne savait ce qu'il ferait d'elle par la suite... ceux qui en savaient trop pouvaient porter préjudice. Willow était quelqu'un de méfiant et porter sur le devoir, mais que ne ferait-il pas pour protéger ce pas qui lui était cher...? Cela l'effrayait, quand elle lui parla qu'il était un contractant illégal, il en fut surpris et sur le coup porta sa main sur son épée comme s'il se trouvait en face d'un ennemi. Quel monstre cette vengeance l'avait-elle transformée ? Pouvait-il être encore fier de faire partie de cette noblesse dont il était fier ? Le dos tourné, il songeait à tout cela replié qu'il était. Il serrait ses bras contre lui, il avait repris son manteau qu'elle lui avait tendu et le serrait compulsivement comme si ce contact lu apporterait une réponse et pourtant il le savait que ce genre d'affaires n'apporte aucune réponse il s'agit de se taire, fuire ou d'agir tout en prêtant son flanc aux regrets qui peuvent survenir.

" Oui... "

Un froid marqua sa réponse. Comment l'avait-elle deviner ? Que savait-elle sur lui ? Cela le tyrannisait, le torturait... comment avait-elle deviné ? C'était sur ses paroles, sur ses connaissances ? Jamais, il ne lui avait parlé de l'Abysse alors quoi que voulait elle ?

"Et qu'est ce que cela changerait ? ", fit-il en redressant la tête tout en se gardant bien de se retourner. " Vous voulez traquer les contractants illégaux ? ... Oui, j'en suis un. Pour ma vengeance et je ne voudrais pour rien au monde qu'il en soit autrement. "

C'était clair, net et précis. Il n'avait pas nié maintenant que faire...? Il ne pouvait plus prétendre être inoffensif, il ne fallait plus jouer la carte du petit noble sans histoire, tout ceux qui sont allés dans l'Abysse avaient une excellente raison ou on les y avait forcé. Pour ce contrat , oui il avait été en contact avec ce monde par l'intermédiaire de Charon. D'ailleurs, son animal s'était retourné lui en grognant, il sentait l'inquiétude qui montait derrière cette façade parfaitement stone. Non, là ça ne sentait absolument pas bon. Willow s'était bien donné de garde même si elle était venue vers lui de toujours garder sa tête tournée ailleurs et de toujours montrer qu'il voulait partir... mais une partie de lui ne voulait pas... Quand elle lui parla de son enfance, l'idée qu'elle fut promené dans un nombre important d'orphelinats lui donna envie de la regarder, elle pourtant si forte. On disait souvent qu'uns instabilité affective générait une instabilité dans d'autres domaines pourtant, elle semblait... si sage comme ça. Elle voulait des réponses mais qui ne le désirait pas ? Willow appréciait cette mentalité et quand elle le provoqua à nouveau, cette fois il arreta de l'esquiver sans relâche pour filer à l'anglaise et se retourna franchement vers elle et de toute sa hauteur lui répondit ces mots:

" ... Non, ta compagnie n'est pas désagréable. Moi mon enfance... j'ai eu le mérite de toujours rester avec ma mère, je te comprends."

Bien que ses mots étaient dits dans un certain détachement, ses yeux la fixaient avec une certaine intensité du genre si tu voulais devenir une de mes protégés, tu n'aurais qu'un mot à dire. La présence de Willow pouvait soit être étouffante ou rassurante, cela dépendait comment vous le preniez à vrai dire. Et pour une fois, il n'était pas macabre pour la simple et bonne raison sans doute qu'il avait l'impression d'avancer.



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Pour un retour aux souches (PV Michiyo)

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