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 » How to protect, be protected and have fun.

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MessageSujet: » How to protect, be protected and have fun.   2nd Mars 2013, 06:56

Le cirque. Un endroit dont Aiko avait déjà entendu parler. Elle connaissait cela grâce à quelques livres, aux histoires que racontent les gosses dans les rues. Mais elle n’était jamais allée dans un véritable cirque. Apparemment, c’était amusant. Apparemment, ça tuait l’ennui. Apparemment, c’était haut en couleur. Apparemment, là-bas, les gens volaient, les enfants souriaient, les femmes disparaissaient, les hommes domptaient les lions. Aiko n’en savait vraiment rien du tout. Petite, jamais on ne lui proposa d’aller dans un cirque. Pourquoi ? Je ne sais pas trop. En fait, pour plusieurs raisons. Déjà parce qu’elle était une Baskerville. Et les Baskerville n’ont pas que ça à faire. D’après sa mère du moins. Oui voilà, le problème devait venir de là ; de sa mère. Elle désirait lui asséner, à elle tout comme à sa sœur, une éducation des plus strictes. Alors pas de visite au cirque dans le programme. Et à cette époque, la jeune femme s’en fichait pas mal. De toute façon, il fallait dire qu’à cette même époque, il y a plus de cent ans, les cirques n’étaient pas ce qu’ils étaient aujourd’hui. Et puis, c’était à peine s’ils passaient par la capitale, Sablier. Après tout, les familles ducales y étaient regroupées, alors ce n’était sûrement pas auprès d’enfants de riches et promis à de hauts rangs qu’ils allaient trouver leur bonheur. N’empêche, ça aurait pu être amusant. Aiko n’était pas allée au cirque principalement parce que son nom de famille semblait l’en empêcher – toujours d’après sa génitrice – mais et les autres alors ? Il est vrai qu’elle ne sortait pas beaucoup, qu’elle ne parlait pas vraiment aux autres enfants, mais cela étant, elle savait – avait réussi à déduire surtout – que les cirques n’étaient pas non plus très populaires auprès des autres. On disait que c’était un excellent moyen pour se faire voler, se faire agresser. Mais les enfants ? Qu’aurait-on bien pu leur voler, hein ? Les gens n’étaient pas assez fous à cette époque pour kidnapper des petits pour demander des rançons – quoi que. Ou tout du moins, ce n’était pas répandu. Il suffisait que ces mêmes enfants ne disent pas qu’ils viennent d’une haute branche sociale. Et tout irait bien pour eux. Au lieu de quoi, on les claquemurait dans des pièces ornées d’or et de rose, de soie et de dentelle et on y ajoutait quelques professeurs avec des bouquins ennuyants ainsi que des tasses de thé. Cela, c’était pour les familles nobles, vous l’aurez compris. Pour les Baskerville qui avaient eut une mère comme celle d’Aiko, c’était entraînement intensif. Et sérieusement, la petite fille de ce temps là n’aurait pas refusé une pause, un répit ; souffler juste, se sentir bien, sourire et oublier qu’elle devait, si jeune, se soumettre à la volonté d’un Glen changeant avec les années. Enfin, elle ne se plaignait pas non plus. N’empêche, maintenant que la petite était devenue une jeune femme, ça l’énervait un peu de feindre l’intérêt lorsqu’on lui parlait de cirque. Elle ne savait pas ce que c’était, ne savait pas à quoi ça ressemblait ; elle ne pouvait qu’imaginer. Alors en parler, ce n’était pas franchement intéressant.
Ce n’était pas tant perdre espoir que simplement ne plus y accorder d’intérêt, mais Aiko, dix-huit ans aujourd’hui, n’en avait plus rien à faire des cirques. Elle ne connaissait pas beaucoup de monde, mais pour le peu qu’elle appréciait un tantinet, ce n’était pas vraiment leurs sujets de discussions favoris. Alors voilà, aujourd’hui par exemple, elle ne pensait pas du tout à cela. En fait, elle ne pensait à rien. Elle avait passé une bonne nuit. Et lorsqu’elle passait de bonnes nuits, elle était de bonne humeur. Alors voilà, aujourd’hui, elle était rayonnante.

Pour une fois, les rayons chaleureux du soleil qui réussirent à se faufiler à travers les volets ne dérangèrent pas la jeune femme. Elle ouvrit doucement les yeux avant de sourire simplement en se relevant d’un bond. Et la voilà sur pieds. Elle se dirigea vers la salle de bain et se glissa sous la douche avant d’aller enfiler une tenue de tous les jours. Entre autre, une jupe blanche plissée atteignant ses mi-cuisses ainsi qu’un chemisier noir à manches longues. Elle resta un instant devant le miroir de la salle de bain et finit par ouvrir les premiers boutons de son haut. Pour ne pas étouffer. Et un en bonus pour son propre plaisir. Et le plaisir d’autres hommes. Une Aiko vraiment en forme, comme je vous le disais. Elle prit un élastique qui trainait et se fit une haute queue de cheval en laissant tomber toute la partie de devant de ses cheveux, ce qui formait une frange sur le coté ainsi que deux longues mèches rougeoyantes encadrant son visage. Elle ajouta après cela un ruban blanc et alla enfiler des chaussures à talons. Vraiment, elle se sentait bien aujourd’hui. Légère comme l’air.
La voilà maintenant dans la cuisine. Habituellement, elle se contentait de prendre une pomme ou même pas en guise de déjeuner. Mais pas aujourd’hui. Elle prit une poêle et alla y casser des œufs en assaisonnant le tout de sel et de poivre avant d’aller découper deux sortes de légumes pour les faire sauter. Le tout dans une assiette et la voilà installée à la table avec un verre d’eau.

Revenant vers la chambre, elle enfonça sa main dans l’armoire pour en tirer l’habituel étui qu’elle enserrait autour de sa cuisse droite et qui comportait une petite panoplie de lames. Pas évident avec une jupe aussi courte. N’empêche, Aiko n’aimait pas sortir sans. Ou très rarement. Surtout que pour aujourd’hui, elle n’avait strictement aucune idée du lieu où elle allait se rendre. Tant qu’elle se dégourdissait les jambes. Et qu’elle prenait un peu l’air.
Prenant ses clefs, la jeune femme se retrouva rapidement au bas du bâtiment. Il faisait beau. Pas de nuages à l’horizon ; le ciel était parfaitement dégagé pour accueillir le soleil qui réchauffait aussi bien les corps que les cœurs – sans pour autant les brûler, nous n’étions pas encore en été. En commençant à marcher, elle put remarquer que l’astre du jour s’était élégamment fait accompagné d’une brise qui rappelait d’avantage l’hiver.
Un pied après l’autre. Tac tac. Tac tac. Elle aimait bien les talons. Même si ce n’était franchement pas pratique pour courir. Mais elle n’aurait pas besoin de courir, n’est-ce pas ? Parfois, elle aurait aimé avoir une vie sans imprévus, toute tracée. Parfois seulement hein. Parce qu’il faut avouer que la plupart du temps, elle adorait la vie qu’elle menait. L’adrénaline quotidienne, le jeu qui ne prendrait fin qu’avec sa mort.

N’empêche, cette vie qu’elle menait ne lui permettait pas d’avoir d’amis, de relations sérieuses et réellement stables. L’une des seules relations qu’elle pourrait qualifier d’être sérieuse était celle qu’elle avait avec Finn. Mais ce n’était pas vraiment la même chose. Ça avait beau être quelque chose de sérieux – elle le pensait du moins – cela n’empêchait pas le fait que ça n’avait rien de stable. Au contraire, c’était même complètement bancal. Parce que voilà, il avait beau aussi être Baskerville et parfaitement connaître les risques du métier, cela n’empêchait qu’ils ne pouvaient s’arrêter de se faire du souci pour l’autre. Et puis, aussi, c’était particulièrement douloureux d’accepter de dépendre de quelqu’un. Surtout lorsqu’on avait déjà eu mal parce qu’on a perdu quelqu’un d’important pour nous. Surtout lorsqu’on aime vraiment cette personne et qu’on sait parfaitement que si quelque chose venait à nous arriver, elle souffrirait. Surtout en sachant que cette personne risquait aussi de disparaître. Bien sûr, tout le monde meurt. Cela, on l’apprenait aux enfants de plus en plus tôt. Mais les Baskerville prenaient ce risque trop de fois. Aimer devenait difficile. Déjà qu’en temps normal, ça n’avait rien d’une tâche aisée. Parce que voilà, le souci avec les relations humaines, aussi bien amoureuses qu’amicales, c’est qu’on ne sait jamais si c’est réciproque. Et ça fait mal. Trop mal. Demander fait tout aussi mal. Car il n’y a pas ce risque zéro. Car il est possible que la personne en face de vous vous détruise. Et pour vous relever après, c’est vraiment une toute autre histoire.

Les gosses couraient librement par cette belle journée, sous le regard tantôt inquiet ou énervé – mais qui gardait une part de douceur – de leurs respectables mères. Aiko marchait relativement vite, un sourire amusé sur les lèvres. Elle s’arrêta ensuite, levant la tête vers le ciel pour prendre une grande bouffée d’air. Elle ferma les yeux et laissa son sourire s’élargir. Lorsqu’elle redressa sa tête et souleva de nouveau ses paupières, ses yeux semblèrent se poser sur la seule personne qu’elle aurait dû voir. Au loin. Une carrure qu’elle connaissait. Parce qu’elle ne l’avait pas seulement vue, mais aussi effleurée et touchée ; une carrure qu’elle avait appris à découvrir. Et pas qu’une fois. Là, vous voyez, elle détestait les talons. Et la voilà qui court. Comme une fillette. Tant pis. Arrivée à quelques mètres du joli brun se dressant devant elle, la jeune femme ralentit légèrement, lui laissant à peine le temps d’être étonnée avant de se jeter littéralement dans ses bras.

« Finn ! Si tu savais comme je suis heureuse de te voir ! »

Elle se redressa et lui sourit d’un sourire joyeux avant d’approcher doucement son visage du sien pour trouver ses lèvres et entamer un baiser qui laissait clairement sous-entendre qu’il lui avait manqué. Vous l’aurez compris ; le regard des gens, elle s’en fichait pas mal – pour ne pas dire totalement.
Finn. Elle ne s’était vraiment pas attendue à le croiser. De toute façon, quand s’y était-elle attendue, sérieusement ? Elle avait beau connaître parfaitement son adresse, elle n’était jamais allée lui rendre visite. Déjà parce qu’elle n’y pensa pas concrètement et aussi parce qu’elle n’avait pas vraiment eu le temps de le faire. Enfin, ça faisait tout de même une semaine qu’elle n’avait pas posé un pied au manoir. Grève de missions, tout juste. En plus, ça semblait plutôt bien la réussir.
Elle éloigna son visage en laissant ses doigts traîner sur la mâchoire du brun, souriant de plus belle avant de retourner dans ses bras, laissant ses mains se poser naturellement sur son torse. Ce torse. Ce visage. Ces lèvres. Cette voix. Cet humour. Cette joie de vivre. Ce naturel. Cette complexe simplicité complètement déstabilisante. Ce caractère. Cette personnalité, plutôt. Finn. Il lui avait manqué. Comme toujours. Il est vrai qu’à son souvenir, il lui avait toujours manqué, même lorsqu’ils s’étaient vu quelques temps auparavant seulement. Et puis, ce cou. Cette odeur. Elle ne savait pas trop quel mélange c’était, mais elle adorait. De nouveau, elle se redressa, la tête légèrement inclinée sur le coté, son regard rivé vers le sien. Mais oui. Bien sûr. C’était ce regard. Son regard qui l’attirait tant. Cette assurance. Cette légèreté. Mais aussi le fait qu’elle pouvait parfois y plonger et se cogner à un mur et d’autres fois voir jusqu’au fin fond de son âme. Tellement complexe. Tellement fascinant. Ce vert éclatant l’obnubilait. Voyez-vous, dans ce genre de moment, si on lui demandait ce qu’elle ressentait pour lui, elle répondrait clairement. Mais bien sûr, personne ne le lui demandait quand il le fallait. Pourquoi ? Parce que le seul à pouvoir le faire était Finn. Et Finn pensait rarement à cela dans ce même genre de moment. Parce que ça durait tellement peu de temps qu’ils en profitaient simplement tous les deux. Sans autre forme de procès. Profiter. Un mot qu’elle n’apprit qu’avec Finn.

Elle fit glisser sa main dans la sienne et commença à marcher, l’entraînant avec elle. C’est alors qu’autre chose attira son attention. Une foule. Hum ? Curieuse, elle jeta un regard au brun près d’elle avant de regarder l’assemblement de personnes, histoire de lui montrer qu’elle voulait aller voir de plus près. De toute façon, elle n’attendit pas son assentiment que la voilà partie rapidement droit devant. Elle se fraya un chemin sans grande difficulté, gardant fermement la main de l’homme dans la sienne. Ses yeux ignorèrent les visages qu’elle ne connaissait pas ; les femmes, les hommes, les enfants. Rien de tout cela ne l’intéressait, ne l’importait. Son regard se posa sur le centre de l’attention générale.
Sora.
Elle esquissa un sourire alors qu’elle l’observait faire. Il faisait une sorte de numéro de rue. Un truc de... De crique, tenez. Avec des couteaux qu’il lançait. C’est qu’il était drôlement agile tout de même. N’empêche, c’était dangereux. Bon, expliquons.
Aiko connaissait Sora. Comment ? Elle n’en savait trop rien – eh oui, il fallait croire que la petite était un véritable poisson rouge, mais ça ne fait rien hein, les poissons rouges, c’est mignon. Et en fait, c’était un ami. Un bon ami. Un très bon ami. Elle l’adorait. Pourquoi ? Allez savoir. Il est bien difficile de dire pourquoi on adore quelqu’un, sérieusement. Peut-être juste parce qu’il était lui. Et parce qu’elle était elle. Ils n’étaient pas spécialement faits pour s’entendre, mais c’était ainsi. Un choix. Des vies. De la relativité.
Elle tourna la tête vers Finn et lui tira la langue d’un air malin avant de lancer :

« Il est mignon, hein ? N’empêche, il devrait faire attention. Un accident est si vite arrivé. »

Elle reporta son attention sur le jeune Sora en plissant les yeux et fronçant les sourcils, la mine soucieuse. Mais elle n’allait pas l’interrompre pour autant dans ce numéro. Il n’est pas non plus dit qu’elle a d’assez bons réflexes pour empêcher ledit accident dont elle parla à Finn. Elle ne pouvait que croiser les doigts. Et peut-être faire confiance à l’expertise de l’homme qui semblait vraiment bien se débrouiller.
Tandis que quelques uns s’en allaient, que d’autres venaient, elle, eh bien, elle décida de rester sur place et d’attendre sagement qu’il daigne la remarquer. Un nouveau sourire incurva ses lèvres tandis qu’elle tenait un peu plus fermement encore la main de Finn. Sous-entendu : on reste là encore un peu.
Si on lui aurait dit qu’être de bonne humeur impliquerait de tomber sur deux des hommes de sa vie, elle serait joviale bien plus souvent.
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   3rd Mars 2013, 07:32

Le printemps. La saison préférée de Sora. Pourquoi ? Bonne question, parce qu'il la trouvait agréable c'est tout. Les bourgeons, l'air frais, la tiédeur, la brise rafraîchissante... C'est bien plus facile à vivre qu'un été lourd ou qu'un hiver venteux, surtout quand il se produisait dans les rues. En fait, le jeune acrobate se produisait principalement en cette saison ou en automne, le reste du temps soit il gèle sur place parce que se couvrir n'est pas pratique quand on doit beaucoup bouger, soit il meurt de chaud à force de s'agiter sous le soleil. Bref au printemps le jeune homme pouvait exercer ses activités favorites dans lesquels il se sentait très à l'aise, surtout comparé aux petits boulots qu'il faisait le reste de l'année.

La journée était magnifique, un ciel bleu sans nuages s'épanouissait dans toutes les directions. De quoi mettre même les personnes les plus renfrognées de bonne humeur, de quoi motiver les plus réticents. C'est donc avec un petit sourire aux lèvres que le contractant s'était levé pour enfiler un pantalon et une chemise puis se diriger vers la cuisine minuscule, où il hésita longuement avant de se permettre un petit déjeuner. Eh oui, quand le budget est réduit on réfléchit avant de manger. Une fois ses biscottes beurrées avalées, Sora prit la direction de la sortie, en ne manquant pas d'attraper sa petite mallette au passage – dedans était rangé son matériel pour ses numéros, l'oublier serait dommage surtout vu sa motivation. Le voilà dehors, sous les chauds rayons de l'astre diurne. Un petit frison le parcourut, de l'intérieur le temps ne laissait pas envisager que le vent pouvait être frais. Enfin rien de dramatique, surtout qu'une bonne petite marche suffit à faire passer cette sensation. Ses pas le menèrent sans qu'il ait besoin d'y prêter attention à une grande place, qui était peuplée principalement par des enfants accompagnés de leur maman. Tant mieux, car en général les petits ne manquaient pas de supplier leur parente de les laisser aller voir le jongleur en action, ce qui de fil en aiguille avait souvent pour cause que les gentes dames confiaient à leur progéniture une pièce que leurs petites mains innocentes s'empressaient de mettre à l'endroit prévu. Cette journée allait être des plus rentables.

Le contractant se choisit un petit espace dégagé, puis ouvrit son bagage. Comme toujours, il commença par un petit tour simple, de quoi échauffer tout le monde : des jongles faciles avec des balles. Il ne faut pas croire, le jongle a différents niveaux de difficultés qui dépendent du nombre d'objets et des caractéristiques de ces derniers. Manier des balles est bien plus facile que de manier des couteaux qui est plus facile que de manier des bâtons auxquels on met le feu à l'une des extrémités, dans ce cas l'erreur n'est pas permise alors qu'il y a toujours moyen de rattraper un couteau par sa lame en s'y prenant avec le bon angle. Sora ne maîtrisait pas que les jongleries bien sur, pendant ses sept années passées dans le cirque on lui avait appris énormément de choses comme le dressage, la magie, l'équilibre et la voltige et même à cuisiner. Mais avec ses moyens il devait se contenter de ça et de disparitions et apparitions « magiques ». Bref voilà la première balle lancée et, comme prévu, une petite foule se forma petit à petit alors que le nombre d'objets se succédant dans les airs et leur vitesse augmentaient. Une fois cette partie terminée, le jeune homme entreprit de faire de même avec ses couteaux.

Il avait à peine commencé quand une, non, deux silhouettes au premier rang retinrent son regard. Le vagabond reconnut sans grande difficulté Aiko, cette jeune fille rousse dont il avait fait la connaissance il n'y a pas si longtemps et avec qui il s'entendait très bien. Ils étaient devenus de bons amis. La jeune semblait d'excellente humeur, tout comme lui, mais légèrement inquiète. Pour Sora ? Ce n'était pas la peine, il était dans son domaine de prédilection. Voir une lame autour de sa taille ne l'étonna pas, par contre la voir en talons et le fait qu'elle était accompagnée par un homme brun avec qui elle semblait particulièrement proche si, un minimum. Mais pas le temps de s'y attarder, pour l'instant faire voltiger ses lames réclamait son attention. Surtout que le jongleur avait décidé d'augmenter le nombre rapidement jusqu'à six, et qu'une fois la quantité atteinte il ne pouvait plus se permettre d'être distrait par quoi que ce soit. Après quelques minutes à jouer avec la demi-douzaine de poignards, Sora les lança tous simultanément en l'air avec dextérité puis écarta les bras de chaque côté pour les rattraper entre ses phalanges tout en exécutant une petite révérence. Voilà, un autre numéro de conclu. Une certaine somme s'était déjà réunie dans la malle, alors peut-être pourrait-il écourter son petit spectacle pour passer un peu de temps avec son amie qu'il considérait comme sa sœur. En attendant, hors de question de renoncer au passage du lancer de couteaux, qui plaisait énormément en général. De plus, l'artiste avait une cible toute choisie. Heureusement, Aiko ne semblait pas avoir dit à son ami qu'elle le connaissait, et il était d'humeur à s'amuser gentiment. Lançant un bref et discret regard de salut accompagné d'une touche de complicité à son amie, le jeune homme sortit son habituel :

-Et maintenant, l'un d'entre vous sera t-il assez courageux pour le lancer de couteaux ?

En temps normal il aurait patiemment attendu que quelqu'un se dévoue. Pas aujourd'hui, non. Le jeune amateur d'armes blanches se dirigea lentement vers les deux personnes pour s'adresser au brun.

-Tiens, pourquoi pas vous ? Jeune et en bonne santé, c'est parfait !

Puis se tournant vers la rousse qu'il faisait toujours mine de ne pas connaitre :

-Mademoiselle, que diriez-vous de me bander les yeux puis de me faire tourner sur moi-même avant que je ne lance les lames sur votre ami ?

Allez, voyons si la jeune femme prendrait un tel risque. Si elle faisait confiance à Sora elle n'hésiterait pas.

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Dernière édition par Sora Enderstar le 3rd Mars 2013, 21:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   3rd Mars 2013, 11:47

Pour une fois qu’il fait beau. Attendez, le Soleil qui revient en hiver, c’est un évènement. Quelque chose qui peut laisser penser que finalement l’hiver va arriver à son terme. Que certains, comme Finn, pourront enfin cesser de claquer des dents en sortant – il a même tendance à évaluer la température en claquements de dents par minute quand il fait très froid, en fait. Bon ce n’est pas encore la fête, loin de là. N’empêche qu’enfin le Soleil est revenu. Evidemment, le contractant était beaucoup moins content que ce même Soleil se charge de le réveiller. Passons sur ses problèmes avec le fait même d’être réveillé le matin et qui ne s’arrangent pas. Ces derniers jours, il était absent à l’appartement et seul Naaru y était. Au retour, ça a gueulé et c’était prévisible. Seulement, au retour le brun était complètement à plat et n’a pas pu obliger sont Chain à nettoyer tout son bazar – réellement, il se comporte comme un chiot quand ses maîtres mettent trop de temps à revenir. La vaisselle, entre autre, n’a pas été faite. Alors quand, à moitié dans le gaz, il a débarqué dans la cuisine ce matin et a vu l’horreur, il a fait demi-tour très – trop – calmement, a pénétré dans la chambre du Chain et, pour des raisons de respect d’audience, la scène qui s’en est suivie ne sera pas décrite ici. Sachez seulement qu’à un moment, pour une raison encore nébuleuse, l’ultimatum suivant est sorti de la bouche du plus jeune des deux : « tu fais la vaisselle, ou tu fais les courses. Choisis. ». Maintenant il faut souligner le fait que le Nana a une sainte horreur de la vaisselle. Tellement qu’il en fait des cauchemars parfois, qu’il raconte complètement horrifié à Finn au petit matin, quand il ne vient pas tout simplement le réveiller en pleine nuit pour ça. C’est peut-être bien pire que la lubie sur le boudin. Bref, passons. Ni une ni deux, le Chain a choisi immédiatement de faire les courses. TOUT sauf la vaisselle. TOUT. C’est là que Finn a commencé à se dire que c’était une très mauvaise idée. Sauf que revenir sur ses mots étant hors de question, il a donc donné deux trois ordres de plus au Nana pour qu’il répare le reste du bordel causé en son absence. Pour se calmer, il est ensuite parti faire la vaisselle lui-même – rageusement et en maugréant tout du long. Néanmoins on dira ce qu’on voudra, mais faire le ménage a vraiment le don de le calmer.

Une fois qu’il en a eu fini avec cette vaisselle, non sans hausser le ton à un moment sur Naaru alors que l’animal tentait de se faire la malle – oreilles bioniques –, l’homme a ensuite rédigé une liste de course. Puis il a passé cinq bonnes minutes à faire d’intenses calculs mentaux afin de ne pas donner trop d’argent à Naaru. Certes cela n’empêchera pas le Chain d’acheter n’importe quoi, mais au cas où, croyons aux miracles, il achèterait tout ce qu’il y a sur la liste, l’homme s’assure qu’il n’en prendra pas plus. Du moins, ne pourra pas en prendre. Enfin, pas légalement. Bien que Nana n’ait que faire de ce qui est légal et de ce qui ne l’est pas. Finn aussi, un peu. Un peu, parce que quand on fait partie de ceux pointés comme les ennemis publics numéros un, c’est peut-être qu’il manque un peu de morale. Frapper des gens, tout ça… Bref. Passons et venons-en aux faits. Les deux sont maintenant dehors, au Soleil, ce qui n’est pas désagréable, et Finn est à nouveau en train de mettre Naaru en garde. Tout en se maudissant intérieurement et en se faisant jurer que plus jamais il n’ouvrira la bouche dans le quart d’heure suivant son réveil. Bien sûr, c’est une promesse qu’il ne tiendra pas.
A « conseiller » - en fait, ce sont des menaces – son Chain ainsi au milieu d’une rue, non loin du magasin qui est donc la cible du jour, on dirait un entraîneur qui coach son poulain une dernière fois avant le match. En moins gentil.
C’est quoi l’intérêt de laisser Naaru aller remplir le frigo s’il l’accompagne jusqu’ici, hein ? Il se l’est demandé aussi et, pour se consoler, il s’est auto-promis de ne pas suivre Nana plus ou moins discrètement dans le magasin et que le fait de l’avoir amené ici sert juste à lui dégourdir les jambes. Voilà, il sort pour se promener et le fait qu’il ait parcouru tout ce chemin jusqu’au magasin avec son Chain est une pure coïncidence. Voilà, l’animal vient de partir et Finn reprend sa route. Il n’a cependant pas parcouru trois mètres que des pas précipités le font se retourner. La prochaine chose qu’il sait, c’est qu’Aiko vient de se jeter dans ses bras.

- Finn ! Si tu savais comme je suis heureuse de te voir !

En voilà une bonne surprise. Il n’a que le temps de lui sourire avant qu’elle l’embrasse. Nana est complètement oublié alors qu’il lui répond. Bon sang, ce qu’elle lui a manqué. La dernière fois ? Au diable quand était la dernière fois, elle lui a manqué point à la ligne. Et lui aussi est heureux de la voir, ce qu’il lui fait simplement savoir lorsque leur baiser se termine et qu’elle se glisse dans ses bras :

- Moi aussi.

C’est vrai, il est tout de suite de meilleure humeur maintenant qu’elle est là. Passons sur le fait que l’influence qu’elle a sur lui grandit en même temps que le temps passe et qu’il ne sait pas encore bien s’il doit s’en réjouir ou en être effrayé. De toute façon, comme il dit souvent, il profite maintenant et il verra après, quand elle ne sera plus là. Raisonnement dans lequel il se piège bien évidemment tout seul et s’enfonce un peu plus à chaque fois. En même temps ils sont tellement heureux quand ils sont tous les deux la plupart du temps, quel mal y a-t-il à cela ? Une fois de plus ne peut pas les blesser. En tout cas aujourd’hui il cède une fois de plus. Quelle que soit leur relation, elle ne peut pas être si dangereuse, hein ? Que la réponse soit oui ou non, ils l’apprendront de toute façon à leur dépends. Et puis, qui sait, certains disent que les hommes sont stupides et que les femmes sont folles, mais que quand un homme et une femme se rencontrent, cela peut donner de jolies choses.

Lorsqu’elle lui prend la main pour l’entraîner à sa suite – ce qu’il fait sans protester, bien sûr – il remarque qu’elle a pour une fois attaché ses cheveux. Et que sa nuque découverte est terriblement distrayante. Trop distrayante, en réalité, voilà pourquoi il vient rapidement se placer à ses côtés. Histoire de soustraire la tentation de sa vue. Quel enfant raisonnable. La foule réunie en masse à un endroit qu’ils croisent sur leur route retient l’attention de la Baskerville. Et, il faut l’avouer, aussi un peu celle de l’homme. Ils s’approchent donc de la masse à travers laquelle Aiko a tôt fait de se frayer un chemin, les amenant tous les deux devant. Ouais, devant, au milieu de quelques autres adultes et surtout d’une marée d’enfants. Et pour cause, la source de l’attention générale n’est autre qu’un jongleur. A en juger par le contenant à ses pieds, il est tout simplement en train de gagner sa vie. Et il faut bien avouer que sa dextérité est assez impressionnante. Jongler avec des lames, rien que ça. Le début d’appréciation pour le parfait inconnu que commençait à ressentir Finn – en fait le meilleur moyen de se faire apprécier par ce Baskerville-là, c’est peut-être bien de commencer par l’impressionner – retombe cependant bien vite à la phrase d’Aiko :

- Il est mignon, hein ? N’empêche, il devrait faire attention. Un accident est si vite arrivé.

Comment ça il est mignon ? Nan, attendez, comment ça « il est mignon, hein ? ». Genre Finn devrait approuver. Bon ok il approuve l’autre est mignon. Le contractant est bi aux dernières nouvelles même si Aiko ne le sait pas et ne le saura sans doute jamais. Il s’est juste découvert une récente tendance à devenir Aikosexuel et à ne voir plus qu’elle. Mis à part ça… N’empêche que. C’est méchant de dire qu’un autre est mignon quand il est juste là. Donc pour la peine, il lâche sa main afin de pouvoir mieux passer ce même bras autour de la taille de la jeune femme, la rapprochant alors un peu de lui. Puis il lui glisse :

- Moi aussi je suis mignon.

L’air de rien. Jaloux le Finn ? Du tout. Il… Rien du tout, voilà ! Ce n’est même pas tout à fait sûr qu’il se rende compte sur le coup de ce qu’il est en train de faire. Il n’y a pas de mal à prendre Aiko par la taille, non ? Du tout. Quant au mec en face – on est passé du « jongleur » au « mec en face » –, eh bien… Qu’il reste là où il est, tenez. Y’a sûrement plein d’autres filles à aller voir autour – oh et surtout plein de mères avec leurs enfants, pauvre Finn – alors aucun risque. Tseuh.
Bref. Quant au fait qu’il risque de se blesser, visiblement l’homme aux couteaux ne s’en inquiète pas beaucoup, vu comme il les rattrape tous puis tire une révérence le plus naturellement du monde. Et… Est-ce qu’il vient de lancer un regard à Aiko ? Finn n’en est pas sûr du tout. Oui, il se pourrait aussi qu’il vire juste à la paranoïa après tout.

-Et maintenant, l'un d'entre vous sera-t-il assez courageux pour le lancer de couteaux ?

La thèse de la paranoïa s’effrite quand même pas mal quand l’inconnu s’approche d’eux. Il y a baleine sous gravillon comme on dit et plutôt que de chercher quoi, le contractant attendra patiemment que la réponse vienne. Comme il n’est pas sûr d’avoir vu quoi que ce soit de toute manière. Mais hey, il ne vient pas vers eux pour son tour avec les couteaux, hein ? Hors de question que le brun lâche Aiko, non mais.

-Tiens, pourquoi pas vous ? Jeune et en bonne santé, c'est parfait !

Y’a plein d’enfants jeunes et en bonne santé autour et… Ok d’accord. N’empêche que le Baskerville hausse un sourcil au « Jeune et en bonne santé, c’est parfait ! ». Parfait comme dans y’a plus de chances d’en réchapper s’il se loupe ? Oh, s’il se rate complètement, est-ce qu’il faudra faire semblant de mourir ? Bah oui, Baskerville…

-Mademoiselle, que diriez-vous de me bander les yeux puis de me faire tourner sur moi-même avant que je ne lance les lames sur votre ami ?

Hep là, s’il s’attaque à Aiko en plus ! Hop, détourner l’attention sur lui. Il place une bise sur la joue d’Aiko avant de lui lâcher la taille, tout en demandant :

- Je dois faire quoi exactement ?

Il aurait bien ajouté sur le ton de la plaisanterie qu'Aiko a tout intérêt à venir le voir à l'hôpital, mais il peut voir d'ici les regards horrifiés des mères avec leurs enfants qui entendraient ça. Pas sûr que le jongleur ou Aiko apprécie son humour, du coup il le garde pour lui. Une autre fois peut-être.
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   4th Mars 2013, 09:59

Sous principe qu’elle était une femme, peut-être certains penseraient qu’elle se battait presque par obligation. Alors que non, pas du tout. Dès son plus jeune âge, elle avait témoigné d’une réelle ferveur quant aux maniements des armes blanches. Aussi bien les épées que les lances, bien qu’à ses débuts, ce furent surtout les bâtons, elle adorait tout ce qui pouvait bien y ressembler. Le tout était d’apprendre à s’en sen servir. Chose qu’elle fit rapidement, épaulée par sa mère. Enfin, n’allez pas non plus croire qu’elle naquit une épée à la main – bien qu’entre nous, l’idée lui aurait beaucoup plus. Quoiqu’il en soit, tandis que certaines personnes regrettaient de faire partie de la grande famille déchue, Aiko l’assumait complètement. En fait, elle adorait le fait d’avoir ce sang qui coulait dans ses veines. En même temps, avec le temps, elle avait développé son coté meurtrier ainsi que son agressivité et sa violence, alors elle s’adaptait mieux encore. Si certaines femmes se plaignaient d’avoir reçu une éducation stricte quant aux bonnes manières et aux innombrables façons qu’une femme doit connaître pour savoir se tenir ou que sais-je encore, ce ne serait sûrement pas de ne pas s’être vue inculquée la moindre de ces dites bonnes manières dont se plaindrait Aiko si elle avait à se plaindre. Enfin, pas qu’elle irait réellement s’en plaindre en tout cas. Bref, pour en revenir au sujet, tout cela pour dire qu’elle vouait un culte aux armes. Avec le temps, elle avait appris à s’en servir. Je n’irai néanmoins pas jusqu’à dire parfaitement, car il n’y nulle maîtrise sans faille. Une erreur est trop vite commise lorsqu’on se sert d’une épée. Attaquer et assurer sa défense en même temps n’a réellement rien de facile. En plus de quoi, il y avait toujours quelque chose à améliorer. Que ce soit l’agilité, la fluidité, la rapidité, les réflexes pas encore tout à fait à point ou même le jeu de jambes. Par exemple, si on prend Aiko, son plus grand problème résidait dans son jeu de jambes. Pas assez bon, pas assez rapide. Et ce n’était pas faute d’avoir réellement planché pour améliorer ce détail. Enfin, un jour, elle demandera de l’aide à un expert. Mais bon, encore fallait-il qu’elle trouve l’expert dont il est ici question. Ce qui était loin d’être tâche aisée.
Elle avait rencontré Sora il y a un moment. Enfin, elle ne savait plus trop à quand ça remontait, mais sans être trop récent, ça ne datait pas de longtemps non plus. Enfin, qu’importe au pire. Elle l’avait apprécié du premier coup d’œil, à vrai dire. Ils s’étaient sans doute vus dans un de ses numéros de rue. Enfin, dans tous les cas, en plus de l’apprécier tout particulièrement – après tout, le fait de ne pas avoir été tenté de joueur aux séductrices avec un homme relève de l’exploit ; elle ne pouvait que l’apprécier – elle lui vouait une certaine admiration quant à sa dextérité lorsqu’il maniait les lames. Se débrouillait-il avec des dagues plus grandes, des épées ? Un jour, elle lui demanderait. Et tâcherait d’en profiter pour savoir s’il avait un bon jeu de jambes.
Mais nous n’en étions pas encore là.

Normalement, au moment où elle piqua un sprint vers le joli brun, il était bel et bien seul. Qu’est-ce qu’il fichait dehors, d’ailleurs ? Bah, il devait se promener. Certainement. Après tout, par une si belle journée – oui, même s’il faisait frais, cela n’empêchait que c’était une belle journée pour la saison hivernale – qui commettrait l’ignoble erreur de ne pas sortir prendre l’air ? Sûrement pas Aiko en tout cas. Et pas Finn aussi apparemment. Enfin, quoi qu’il en soit, elle ne sembla pas réellement estimer les chances qu’avait l’homme de la rattraper. Sortir de nulle par pour lui sauter dans les bras n’était peut-être pas une si bonne idée que cela. M’enfin, elle savait tout de même s que les Baskerville avaient de bons réflexes. Et Finn tout particulièrement ; elle avait eu tout le loisir de l’apprendre.
Un sourire, quelques mots échangés et les voilà partis. Sur le coup, la jeune femme est bien loin de penser à leur étrange relation. Pourquoi devrait-elle y penser, d’ailleurs ? Le sujet n’avait pas été lancé – et ne le serait pas, sans nul doute – et, de toute façon, ils avaient mieux à faire aujourd’hui. Principalement s’amuser, profiter du beau temps et de la présence de l’autre. Ce n’était bien sûr pas prévu qu’ils tombent sur Sora. Mais en aucun cas ça ne la dérangeait. En plus, quelques idées saugrenues germaient dans son esprit. Mais non, voyons, rien de dangereux. Juste une bonne dose de malice. Espérons que son ami puisse l’aider sur ce coup.
Elle n’avait d’ailleurs pas pensé à dire à Finn qu’elle connaissait celui qui jonglait si aisément. Pourquoi le lui dire ? Il ne lui avait rien demandé, n’est-ce pas ? Et puis, ce serait fâcheux pour les plans de la jeune femme.

Plans qui consistaient à soutirer de la part du joli brun un maximum de réactions. Après tout, si elle se souvenait bien, la seule fois où elle avait ouvertement témoigné de sa jalousie, c’était lorsqu’elle remarqua la marque bleue sur son cou. Je ne pourrai dire qu’elle lui a pardonné vu qu’au fond, ce n’est pas comme s’il y avait réellement quoi pardonner. Enfin, dans tous les cas, au fond d’elle, Aiko était persuadée du fait qu’elle avait bien réagi – même si elle avait failli le perdre. Finn aurait de toute façon préféré cela au fait de n’avoir aucune réaction, non ? Elle en était certaine. Question silencieuse qui avait su trouver réponse silencieuse. Voilà.
Le « il est mignon » est néanmoins plus affectif qu’autre chose. Non, vraiment. Presque comme elle parlerait de son petit frère à une fille de son âge pour voir si celle-ci serait éventuellement intéressée – oui, des trucs de filles. Et non, elle n’était pas en train de dire que Sora était son petit frère et que Finn était une fille de son âge hein. Quoique... Oui non, Finn lui en voudrait sûrement. N’empêche, c’était marrant. Donc voilà, lorsqu'il lui répondit que lui aussi était mignon, elle ne put s'empêcher de rire doucement avant de lever ostensiblement les yeux au ciel, un sourire moqueur sur les lèvres. Comme si elle en doutait, aussi.
Mais c’est vrai qu’elle avait aussi la secrète volonté de faire réagir le beau brun. Après tout, pourquoi ne pas en profiter pour le rendre un tout petit peu jaloux ? Pas pour lui rendre la monnaie de sa pièce – mais non, la vengeance n’est pas un plat qui mange froid – loin d’elle pareille idée. Enfin, pas si loin que ça tout de même hein. Hum.

À quelle réaction aurait-elle bien pu s’attendre ? À aucune, en fait. En même temps, ce n’est pas comme si elle avait réellement eu le temps de réfléchir. Effectivement, la réaction attendue ne se fit pas... Attendre. Il lui lâcha la main et elle s’arrêta à tourner vers lui un regard interrogateur. Elle n’en eut néanmoins pas le temps car il fit glisser son bras autour de sa taille en l’attirant à elle, lui glissant au passage quelques mots. Elle profita de cette soudaine proximité pour pivoter sa tête sur le coté et lui saisir les lèvres en les coinçant entre les siennes, approfondissant le baiser avant d’éloigner juste assez le visage pour lui sourire. Un sourire d’abord doux mais qui ne tarda pas à se muer en un sourire provocateur. Elle n’en avait pas encore fini avec lui. Loin de là.
Pourquoi ressentait-elle subitement cette envie de le rendre jaloux ? Elle ne savait pas trop. Peut-être pour l’inciter à révéler l’une des diverses facettes de sa personnalité lui étant encore inconnues. Et puis, dans ce genre de relations, il y a toujours cette jalousie omniprésente. Une jalousie qui peur solidifier le lien les unissant ou, au contraire, l’effriter, le fragiliser. Cela dépend. Attendez un peu. Ce « genre » de relation ? Mais quel genre de relations ? Si seulement elle savait. Bien sûr, ce sont les questions qu’elle se poserait plus tard, les réflexions qu’elle se ferait lorsqu’elle serait seule, loin de lui.
Pour l’instant, seul comptait le présent. Tenez, c’était le genre de choses auxquelles elle n’aurait même pas pensé habituellement. Enfin, pas avant de côtoyer Finn. Parce que depuis, ce n’était même plus habituellement dont il était question. Ses habitudes avaient changé. Et l’époque où elle aurait pourri son présent en pensant au futur était loin derrière. Trop loin pour que ce soit encore dans ses habitudes.

Sora avait semblé remarquer Aiko. Et Finn aussi, elle n’en doutait pas. Elle continua de sourire, l’air de rien, attendant de voir ce qu’il allait maintenant faire, Un moment, il sembla de nouveau se concentrer, le nombre de lames grandissant encore tandis que la demoiselle ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter. Même si elle savait qu’il était doué et qu’il n’avait pas pour habitude de se blesse et que... Qu’importe, elle s’inquiétait, voilà. Mais elle réussit néanmoins à ne plus vraiment laisser paraître cela. Le séduisant – ah bah oui, ce n’est pas parce que c’était son ami qu’elle ne le trouvait pas séduisant – jongleur la gratifia d’un regard à la fois discret et furtif auquel elle répondit en inclinant légèrement la tête sur le coté, histoire que Finn ne se doute de rien. Elle ne savait pas encore ce qu’il avait l’intention de faire, mais elle ne doutait pas du fait qu’il avait quelque chose en tête. Elle avait simplement le pressentiment qu’elle ferait mieux de ne pas dévoiler la relation qu’elle avait avec lui à Finn. Pas encore, tout du moins.
Il ajouta ensuite quelques mots alors que la tête d’Aiko tombait sur l’épaule du brun à ses cotés. Sora approcha alors d’eux deux, s’adressant à Finn. Elle se redressa instinctivement en tournant la tête vers l’interlocuteur de son ami, se demandant ce qu’il allait faire. Un haussement de sourcils pour toute réponse. Elle sourit en reportant son attention sur Sora. Même s’il loupait sa cible, elle savait parfaitement que Finn s’en sortirait – pourvu que la lame n’atteigne pas sa jugulaire par exemple – mais ce n’est pas pour autant qu’elle doutait de son ami. Pas du tout.
Alors, lorsqu’il se tourna vers elle, il est évident qu’elle n’hésita pas le moins du monde avant de hocher positivement la tête. Elle allait ouvrir la bouche pour répliquer, mais Finn la déconcentra en se penchant vers elle pour lui laisser la tracer de ses lèvres brûlantes contre sa joue. Possessif. C’est noté et ce sera étudié un peu plus tard. Le brun la libéra alors de l’emprise qu’il avait sur elle à l’aide de son bras autour de sa taille. Dans tous les cas, elle accepta volontiers le bandeau que lui tendit le jongleur avant de toute de même lancer :

« J’ai besoin de lui en entier hein, la moindre partie de son corps m’est importante. »

Accompagnant cela d’un regard au coin à Finn qui demandait ce qu’il devait faire, la jeune femme voulu pousser la provocation un peu plus loin encore en se penchant en avant, esquivant les lèvres de Sora pour aller lui murmurer de faire aussi attention à lui. Un murmure, ce n’est rien de le dire, en fait. Effectivement, logiquement, pas moyen que Finn l’ait entendu. Il l’avait sûrement vu faire, mais il opterait certainement pour une nouvelle tentative – fleurissante, elle l’espérait – de le rendre jaloux. Et puis, ce serait tout de même fâcheux qu’elle vienne à perdre les deux hommes présents ici en l’espace d’une journée. Effectivement, si son ami commettait une erreur et blessait le joli brun qu’était Finn, ce-dernier s’énerverait peut-être. Qui sait. Sûrement pas elle de toute façon. Elle avait beau lui savoir un tempérament relativement calme, il y avait justement cette « relativité ». L’avait-elle déjà vu en colère ? Mais vraiment en colère ? Elle n’en savait rien. Mais d’ailleurs, en parlant de lui, se doutait-il seulement de ce qui se tramait juste en-dessous de ses yeux ? Peut-être. Peut-être pas. Aiko n’était malheureusement pas en mesure de le dire. Avait-il remarqué les regards complices qu’elle échangeait avec son ami jongleur ? Sans doute. Mais peut-être était-il réellement et simplement jaloux. N’empêche, c’était mignon. C’est vrai que trop de jalousie devient rapidement oppressante et énervante, mais un peu de temps en temps, ça ne peut que flatter. Et Finn semblait parfaitement maîtriser les dosages. De toute façon, ce n’était pas faute de connaître Aiko ; s’il en faisait trop, elle le remettrait à sa place sans chercher midi à quatorze heures. Non seulement car, au fond, tout n’était que jeu, mais qu’en plus, ça la dérangerait vraiment s’il venait à devenir un peu trop possessif. Mais nous n’en étions pas encore là, n’est-ce pas ? Et, normalement, nous n’en seront jamais là. Ah. Jamais. L’un des mots favoris de Finn.
Elle approcha alors au milieu de la foule en faisant signe au centre de l’attention de se retourner pour qu’elle n’ait pas elle-même à le faire – non, en fait, ce n’était pas qu’elle n’en avait pas envie ou qu’elle était fatiguée ou autre, juste qu’elle avait une idée derrière la tête – et fit soigneusement glisser le bandeau sur les yeux de l’homme, laissant ses doigts lui caresser la nuque sans qu’elle n’ait à se cacher de pareil geste. Et que ferait Finn ? L’ignorance peut s’avérer être une bonne arme. Bien que cela inclut de garder le silence. Ce qui, soit dit – répété – en passant, n’était pas du tout le fort du Baskerville. Elle acheva son travail d’un nœud serré avant de poser délicatement ses mains sur les épaules de l’homme et de le faire tourner sur lui-même. Lorsqu’il fut en face d’elle, elle immobilisa son index droit sur son torse en se tournant vers Finn. Il lui avait répondu quoi déjà lorsqu’il lui avait demandé ce qu’il devait faire ? Non mais, logiquement, le brun allait devoir prendre place pour que le spectacle commence, non ? Enfin, elle n’en savait trop rien, alors elle attendit simplement les instructions du maître. Ou plutôt, elle attendit que tout soit en place pour qu’elle le tourne vers sa cible.
Sora était plus grand qu’elle d’à peur près cinq six centimètres. Ses cheveux étaient teintés d’un étrange gris penchant vers le bleu. Aiko prenait un malin plaisir à y glisser ses doigts d’ailleurs. Au fond, oui, elle le traitait comme un gamin. Et même si, théoriquement, il était plus âgé qu’elle, cela n’empêchait qu’elle pourrait tout aussi bien être son arrière grand-mère si on parlait mathématiquement. Chose qu’il ne saurait probablement jamais. Pas la peine de l’embêter avec cela. Il avait aussi une très belle couleur d’yeux. Ajoutez à cela une fine musculature. Sérieusement, il ne lui manquait rien. Aiko aurait-elle partagé l’une de ses nuits ? Difficile à dire. Non, en faire, difficile à imaginer. Surtout que sa politique, sa vision des choses avait changé depuis... Depuis la crise de jalousie qu’elle avait piqué à Finn. Alors voilà. Et puis, Sora, dans son lit ? Nah. Pas imaginable. C’était son ami. Presque son frère. Pas l’une de ses conquêtes dont elle se désintéressait totalement. Elle n’oserait pas. Néanmoins, même avec ce physique ravageur, il fallait dire que Finn n’avait strictement rien à lui envier. Bon, allez, pour ne pas faire de jaloux, une rapide description. Plus grand de taille qu’Aiko, lui aussi, il avait de magnifiques et souples boucles brunes ainsi que des yeux d’un vert éclatant. Elle était plus apte, en revanche, à décrire d’autres parties de son corps tel son cou et son torse qu’elle effleura, parfois involontairement, caressa et embrassa, parfois inconsciemment. Aussi, il lui était plus aisé de caractériser sa musculature ainsi que le moindre de ses traits. Elle ne l’avait pas simplement observé lors des journées et nuits qu’elle passa en sa compagnie ; elle l’avait contemplé.

Elle troqua son index droit contre la paume de sa main alors qu’elle bascula la tête vers Finn, un regard malicieux surplombant ses lèvres courbées en cet étrange sourire enfantin qui lui était propre. Ainsi positionnée, ses mèches lui barraient complètement la vue. Mais ce n’était rien de bien important. D’ailleurs, elle avait oublié d’ajouter quelque chose.

« Finn, n’oublie juste pas que tu es la cible hein, pas celui qui doit lancer les couteaux. »

Cette remarque, avouons-le, c’était pour la bonne forme. Mais il lui pardonnera, hein ? En même temps, il n’avait qu’à pas témoigner de sa jalousie passagère. Non mais.


Dernière édition par Aiko Baskerville le 6th Mars 2013, 01:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   5th Mars 2013, 06:35

Il existe des personnes qui ne savent rien des faits avant qu'on ne les explique clairement, qui ont énormément de mal à déchiffrer les sous-entendus d'un geste ou d'une phrase. En général elles sont qualifiées de naïves ou de simples d'esprit, ce qui de mon avis est un abus de langage – mais nous ne sommes pas ici pour disserter sur le langage, ses complexités et ses limites. Et c'est tant mieux. N'empêche que là, ne pas voir ce qui se tramait aurait prouvé à Sora qu'il n'a aucun don pour l'observation. Le bras autour de la taille d'Aiko suffisait amplement à soupçonner que leur relation était un peu plus que de l'amitié, ce qui ne choquait pas Sora qui avait tout de même conscience que l'épéiste était très belle, le fait qu'elle n'ait personne serait bien plus étrange. Mais loin de lui l'idée de les interroger, ce n'était pas au programme. Surtout que pour l'instant, il était tout à son petit tour. Alors quand le brun se détacha de la rousse – qui au passage précisa bien que la cible devait revenir entière - et lui demanda ce qu'il devait faire, le jeune homme répondit :

-Oh c'est simple, il suffit de te coller au mur, d'écarter les bras de chaque côté et de ne surtout pas bouger.

Le « ne pas bouger » était très important. Ce serait dommage qu'il arrive malheur à un proche de son amie par sa faute. Juste après que le jongleur ait fini sa phrase, la demoiselle se rapprocha de lui pour glisser à son oreille de faire tout aussi attention à lui-même. Elle s'inquiétait pour lui et il lui en était reconnaissant – c'était tout elle de se comporter comme une grande sœur. Il lui répondit par un petit sourire, tirant ainsi profit du fait que le brun ne pourrait très certainement pas le voir. Par contre le fait qu'Aiko ait murmuré à son oreille, c'était moins sur. Sora commençait à penser que la jeune femme avait un plan et il comptait bien l'aider. Après tout c'était son amie proche. Et puis ça avait l'air amusant.

L'ami de son amie s'était déjà éloigné quand elle se dirigea, bande de tissu en main, vers le centre de l'assemblée, suivie par le lanceur de poignards. Une fois arrivés à destination, il se retourna pour qu'Aiko puisse lui bander les yeux. Elle en profita pour lui chatouiller la nuque, le laissant se demander si cela ne faisait pas aussi partie de son plan. Juste avant que sa vision ne soit brouillée, Sora put voir le brun se choisir un pan de mur où se mettre en position, puis plus rien. Juste la sensation que sa petite sœur de cœur s'appliquait à faire un bon nœud. Quand elle eut fini ses mains se posèrent sur ses épaules pour le faire pivoter, le plaçant dos à sa cible, pour ensuite placer un doigt sur son torse et occuper son autre main à jouer avec ses cheveux. Là, c'est bien le genre de chose que ferait une grande sœur affectueuse. Ou une femme qui cherche à rendre son homme jaloux, ce qui s'appliquait aussi à d'autres de ses faits et gestes depuis qu'il l'avait apreçu. Étrangement le jeune contractant avait le sentiment qu'Aiko appartenait aux deux catégories.

Ce manège capillaire s'arrêta quand sa petite paume vient remplacer le bout de doigt, à ce moment l'artiste put la sentir se pencher sur le côté pour s'adresser au brun, lui disant avec malice de se laisser faire sans renvoyer les lames. Elle se remit ensuite vite fait en position, en attente d'un signal. Ce dernier n'allait d'ailleurs pas tarder. Mais avant cela, il ne put s'empêcher de parler tout bas sur un ton amusé.

-Eh bien, qu'est-ce qu'il a fait pour que tu t'amuses ainsi avec lui ?

Il n'attendait pas vraiment de réponse clair, c'était surtout pour le plaisir de lui parler. Tout en posant la question Sora avait levé le bras pour ébouriffer brièvement la chevelure rousse, avant de dire bien haut pour que la cible brune l'entende :

-N'oublie pas de faire signe une fois en position !

Histoire que personne n'oublie le numéro hein. Ce serait dommage. N'empêche que ce n'était pas tous les jours qu'il croisait son amie, autant en profiter.

-En tout cas, tu as l'air de t'amuser comme une petite folle !

Et ça tombait bien, parce que lui aussi s'amusait bien. C'est bien pour cela qu'il eut une pensée amicale pour le brun, qui se retrouvait embarqué, peut être pas à son insu mais en tout cas contre son gré, dans une machination dont il payait les frais et qui par conséquent ne devait pas trouver la situation aussi marrante. Quoi qu'il se soit passé entre Aiko et lui, elle était en train de lui retourner la faveur... De quoi rendre le jeune homme heureux de ne pas être à sa place !

Une voix résonna derrière lui, annonçant le début du spectacle. Une fois retourné, le manieur de couteaux se concentra sur sa cible humaine. Le premier couteau partit en direction du genou droit, le ratant de peu – eh oui cela faisait partie du spectacle, la lame devait être le plus près possible du corps n'en déplaise à celui qui devait se contenter de voir le danger arriver sans bouger. Déjà des murmures étonnés lui parvenaient. Le second coup partit en direction de l'estomac, sur le flanc gauche de l'homme, causant le cri d'une petite fille. Mais hors de question de s'arrêter pour ça. Le troisième coup ? Sa cible était le foie, alors que celui du quatrième coup était le côté gauche de la cage thoracique – autrement dit le cœur. Les peurs s'étaient muées en anticipation, les spectateurs avaient bien compris que la cible ne serait pas atteinte – enfin sauf quelques jeunes qui pleuraient, ce à quoi Sora n'échappait jamais. Il faisait avec comme à chaque fois, lançant le cinquième poignard comme si de rien n'était sur le mur juste à la droite de la blanche gorge du brun. En parlant de lui, que pouvait-il bien penser de ce petit numéro ? Surtout que le contractant avait comme habitude de faire un grand sourire qui pouvait paraître mal intentionné – et ce pendant toute la courte durée du petit cirque. Car oui au final ce numéro était parmi les plus courts, mais l'adrénaline pouvait le faire paraître interminable. Enfin que la cible se rassure, le sixième coup venait de partir pour se planter juste au-dessus de son cuir chevelu. Ne restait que deux poignards que le jongleur lança simultanément pour qu'elles se plantent chacune à côté d'une tempe de la cible, concluant le petit tour. Sans perdre de temps le contractant enleva le bandeau de ses yeux pour faire signe à l'homme de se dégager du mur et admirer son travail. Aucune goutte de sang, aucun trou dans les vêtements. Satisfait, il se retourna ensuite vers l'assemblée en claquant dans ses mains.

-Mesdames mesdemoiselles messieurs, le spectacle est terminé ! Merci de votre attention et, je l'espère, à bientôt !

Voilà qui concluait sa matinée. Maintenant, Sora espérait bien pouvoir passer un peu de temps en compagnie de son amie – et du jeune inconnu qui l’accompagnait, après tout s'il sortait avec celle qu'il considérait comme sa sœur autant faire sa connaissance. Son regard se posa instinctivement sur sa mallette et la somme qu'il y vit ne fit que le conforter dans son idée : c'était une bonne journée.

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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   5th Mars 2013, 11:01

Il a tout vu, tout ! Enfin, il a tout vu du regard provocateur qu’Aiko vient de lui lancer. Quoi que cela puisse dire, ce n’est pas bon pour lui. Enfin, d’habitude, ça l’est. Mais d’habitude, le contexte est fortement différent. Quoi qu’il ait fait – et croyez bien qu’il ignore complètement, le pauvre, ce qu’il a bien pu faire – il va le payer. Bon, soit, pour l’instant vu qu’il ne s’est pas passé grand-chose, il n’y a qu’à attendre. Ce n’est pas comme s’il pouvait éviter quoi que ce soit, si le quoi que ce soit en question ne se montre pas pleinement.

- Oh c'est simple, il suffit de te coller au mur, d'écarter les bras de chaque côté et de ne surtout pas bouger.

Et, pour une fois, il ne bougera effectivement pas. Ce n’est pas parce qu’un couteau dans le ventre a moins de chances de le tuer que cela ne fait pas mal pour autant. Il aura besoin de son énergie pour crier sur Nana tout à l’heure, quand il lui aura ramené de la nourriture pour chat à la place de viande. Ou des endives, pour se venger du concombre de l’autre fois. Brr, des endives.
Bref. Il va donc près du mur désigné, pas si loin que cela. En fait même relativement proche, de sorte qu’il peut tout à faire voir et entendre ce qu’il se passe devant lui.

- J’ai besoin de lui en entier hein, la moindre partie de son corps m’est importante.

… Si même Aiko est pour, son sort en est jeté. L’avantage d’être Baskerville, c’est qu’il ne risque pratiquement rien. Et il est partagé entre l’envie de croire que la remarque d’Aiko n’est pas seulement ironique et penser un peu plus qu’il y a un truc qui cloche. La seconde option est choisie quand il la voit murmurer quelque chose de parfaitement inaudible pour lui dans l’oreille de l’inconnu. Si en soit on ne murmure déjà pas spécialement à l’oreille des étrangers – encore que, c’est Aiko, quelque chose dans ce fait ne l’étonne guère – c’est surtout la manière dont elle s’y est prise. A croire qu’elle le fait exprès ! S’il y accorde deux secondes de réflexion supplémentaires, c’est peut-être le cas, en fait. Ça ou alors… Hum non. Il lui fait trop confiance pour la soupçonner d’en voir d’autres dans son dos. Et si son comportement est fait exprès, cela n’en simplifie pas l’affaire du tout. Finn croise les bras en attendant que le petit jeu en face de lui cesse. Il est à ça de les séparer. Chassez le naturel, il revient au galop. On l’avait bien dit que le brun a un sale caractère quand il s’y met. Et non, il ne boude pas. Pas encore, du moins. Mise à part une de ses mains crispée sur le bras qu’elle touche, rien ne le trahit aussi bien dans son attitude que dans son expression. Evidemment, pour les deux en face de lui, ce signe est bien suffisamment visible.
Il a une conception bien étrange de la jalousie – et il n’assume toujours pas – qui fait qu’il a moins de mal à voir des hommes s’intéresser à Aiko que l’inverse. Et, bien entendu, il ne parle pas en amitié. Mais hey, si la Baskerville est réellement en train de tenter de tirer sur la corde, le fait que cela marche n’est pas seulement dû au hasard ou au mauvais tempérament de sa victime du jour. D’autant plus qu’il a cette impression que les deux savent exactement ce qu’il se passe et pas lui. Et, pire encore, les deux savent ce qu’il se trame et, en plus, savent qu’il n’en a pas la moindre idée. Les gestes et les regards ont été vus, mais quant à leur signification réelle… Mais pourquoiii est-ce qu’elle fait glisser ses doigts sur son cou, hein ? Impossible qu’il ne voit pas un truc pareil, il en a déjà été victime. Enfin, victime dans le bon sens du terme hein. Tout ça pour dire que voilà. Il lancera les couteaux sur le monsieur sitôt la foule dissipée. Euh, non ! Il demandera des explications sitôt la foule dissipée. Les couteaux, c’est au cas où ça virerai au drame, voyez. En attendant il se contient, parce qu’il ne peut quand même pas retourner vers eux et récupérer Aiko. Mais sachez bien qu’il surveille et qu’il surveille rigoureusement.

Quand Aiko bascule sa tête sur le côté vers Finn, tandis que le jongleur lui tourne le dos, il ne se retient pas pour lui renvoyer une mine renfrognée l’espace d’un instant, qu’elle doit bien pouvoir voir à travers ses cheveux. Histoire qu’elle sache qu’il n’a pas du tout envie d’être sage mais qu’il le fait quand même juste pour elle – et parce que sa patience n’est qu’agonisante pour le moment.

- Finn, n’oublie juste pas que tu es la cible hein, pas celui qui doit lancer les couteaux.

Si ça ce n’est pas une preuve qu’il y a bien un truc ! Bon, il le savait déjà. Et comme s’il allait lancer des couteaux sur un jongleur au beau milieu de la rue devant tant de gens ! Voyons, c’est plus prudent d’attendre que personne ne puisse les voir… Si jamais cela devait tourner au drame passionnel, encore une fois.

- N'oublie pas de faire signe une fois en position !

Il lance un « ok » histoire que l’artiste sache qu’il a compris, puisqu’il ne peut pas le voir. En toute honnêteté, il n’y a pas spécialement besoin de préparations pour se tenir debout contre un mur et la seule et unique raison pour laquelle il ne fait pas immédiatement signe, c’est parce qu’il voit que les deux parlent encore. Dommage que ce soit trop bas pour qu’il puisse entendre. Lorsque la discussion semble s’achever, il se manifeste à nouveau à voix haute et prend position comme demandé par le lanceur de couteaux plus tôt. Si on y pensait un peu plus, Aiko a presque l’air content de laisser son Baskerville privé se faire lancer des couteaux dessus. Et le Baskerville privé en question n’a même pas l’air d’être dérangé par ce fait. Pour ceux qui doutaient encore du fait qu’il puisse manquer une case à cette famille, voilà une preuve de plus.

Vient ensuite le lancer de couteaux à proprement parler. Difficile d’affirmer que, même en sachant qu’il n’en mourrait pas, que le jongleur sait ce qu’il fait et que lui-même pourrait les éviter au besoin, Finn n’est pas un minimum soucieux lorsque les lames le frôlent, son instinct de survie est en train de s’égosiller pour qu’il se bouge de là. Et ça pour le frôler, les lames, elles le frôlent. C’est qu’il vise rudement bien le monsieur. A voir la foule néanmoins, ils ont plus peur que lui. Ce qui est drôle, au fond, ils ont peur pour un Baskerville et ne le savent même pas. Ce serait très amusant qu’au milieu du lot se trouve un membre de Pandora. Juste pour le paradoxe. Enfin un membre de Pandora ne pleurerait pas comme l’enfant blond du premier rang là. A croire que c’est lui qui est visé. Ou peut-être que la tête du jongleur lui fait peur. C’est vrai qu’il n’a pas un masque rassurant sur la figure. Quant à Aiko… Eh bien Finn décide de lui tirer la langue tout à fait dignement lorsque les deux derniers couteaux se plantent fermement dans le mur. Même pas mort. Il aurait effectivement eu l’air très malin si le jongleur avait raté son dernier lancer.
Finalement, le contractant est autorisé à se décaler du mur, ce qu’il fait sans tarder, ne manquant pas de se retourner pour observer les lames après quelques pas, avant de s’en désintéresser pour revenir vers sa cible première. Aiko. Si qui que ce soit pense qu’il a oublié ce qui vient de se passer, c’est tout faux. Ainsi, pendant que l’inconnu salue un numéro, il faut l’avouer, parfaitement exécuté, le brun vient se planter devant sa camarade préférée. Puis il dépose ses mains sur ses hanches et l’embrasse sans autre forme de procès. Là. C’est tout de suite mieux.
Et maintenant, l’heure de vérité.
Parce qu’il y a définitivement un truc en cours et qu’il a très envie de savoir quoi. Il rompt alors l’échange et demande à Aiko, bien que la question soit en réalité tout aussi bien destinée à l’inconnu :

- Et maintenant on m’explique ?

Aucune menace dans sa voix, si ce n’est son léger froncement de sourcil ou le fait qu’il tienne encore la jeune femme proche de lui et qui témoignent de son mécontentement. Et après ? Eh bien après il avisera. Tant que cet homme ne traînera pas trop près d’Aiko, tout devrait bien se passer.
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   8th Mars 2013, 10:55

Elle aime bien l’embêter, Finn. Non mais parce qu’il réagissait vraiment. Vus voyez, pas le genre de personnes qui mettent un temps fou à comprendre la situation et qui, par la suite, ne trouvent pas quoi dire, quoi faire – nulle réaction, nulle satisfaction de la part du piégeur. Mais Finn, c’était différent. Finn, il était malin – enfin... Hum, oui, malin. Finn, il était surtout observateur. Alors Finn, même s’il ne comprenait pas tout sur le coup, il arrivait au moins à assembler les pièces du puzzle. Et lorsqu’Aiko s’amusait à le taquiner, ça ne la dérangeait pas du tout de l’aider à reformer le schéma. Et c’est sans doute ce qu’elle ferait au terme de ses petites mesquineries, lorsqu’elle aura jugé l’avoir assez fait souffert. Sadique ? Qui ça ? Je ne vois personne, moi. Enfin bon, cela n’empêche que la jeune femme est en train de prendre un malin plaisir à le torturer. C’est vraiment trop marrant. Et puis, comme déjà dis, il réagit. Il réagit comme elle le souhaite, qui plus est. Même s’il garde le silence – bon, de la part d’un bavard comme lui, ça veut tout dire – il ne se gêne pas de lancer des regards des plus expressifs à la demoiselle. Il y a différentes façon de le taquiner, de peut-être même un peu l’énerver. Enfin, elle espérait ne pas en arriver à l’énervement tout de même, car là n’était vraiment pas son but. Elle voulait juste rire un peu. Et, au passage, se venger. Oui, rappelons qu’il y a quelques mois, alors qu’elle se faisait une joie de faire une mission avec lui, monsieur était revenu avec une jolie trace sur le cou. Signe du passage d’une autre femme. Lorsqu’elle y repensait, Aiko s’énervait. Elle n’aimait pas particulièrement le souvenir qu’elle avait de cette journée. Elle n’avait pas aimé la distance qui s’était installée entre eux. Elle n’avait pas du tout aimé le fait qu’il ose dire qu’elle lui avait manqué s’il n’avait même pas été fichu de se tenir à carreau quelques jours ; tout comme, au fond, elle n’avait pas du tout aimé la façon dont elle avait réagi. Lui en vouloir n’était pas une solution, laisser passer cela sans rien faire non plus, s’énerver encore moins, être jalouse totalement inadmissible, s’en aller trop lâche... Et elle avait beau y réfléchir, en fait, elle ne voyait toujours pas comment elle aurait bien pu réagir. Mais qu’importe, car maintenant, c’était un lointain souvenir. Pour Finn du moins. Effectivement, la jeune femme n’avait pas oublié. Et elle avait bel et bien l’intention de se venger. Car oui, la miss est rancunière. Et le séduisant brun l’apprendra à ses dépends. Enfin, gentiment tout de même, hein. Pourquoi pas de façon plus méchante, plus sadique, plus radicale ? Premièrement parce que ça ne méritait pas cela, aussi douloureux a pu être l’immiscion de la jalousie en elle à ce moment. Deuxièmement, eh bien, elle n’avait strictement nulle envie de faire du mal à Finn. D’autant plus que leur relation en prendrait un sacré coup. Et vu que l’édifice commençait tout juste à prendre forme sur des bases plus ou moins solides et stables, mieux vaut faire en sorte de continuer sur le bon chemin. Ils avaient parcouru une bien assez grande distance maintenant pour tout arrêter pour une bêtise. Enfin, il fallait dire ce qu’il en était, si Aiko agissait aussi sottement, ça allait au-delà de la bêtise ; c’était de la pure et simple connerie.
Elle était joueuse. C’était connu. Les façons dont elle l’était différaient simplement avec ses partenaires de jeu. Si c’était un Baskerville, un camarde de mission par exemple, ça pourrait prendre des envergures quelque peu dangereuses. Si on prenait Erin par exemple, c’était un jeu purement verbal. Elles se provoquaient par unique biais de la parole. Aiko ne pouvait tout de même pas se permettre de la blesser. Elle était civile. Et élève de Lutwidge qui plus est, alors cela ne passerait certainement pas inaperçu. De toute façon, elle n’avait pas envie de lui faire du mal. Elle avait beau la taquiner à chaque fois quant à son atroce manque de féminité, cela ne l’empêchait pas de bien l’aimer cette petite. Enfin, petite qui avait son âge hein. Après, il y avait Sora. Avec lui, c’était autre chose aussi. Il n’échappait pas aux câlins et aux bisous d’Aiko, ça, c’était certain – en fait, personne n’y échappait à partir du moment où c’était un homme qui était en face d’elle, eh oui, une bien étrange façon de faire preuve de son féminisme sur lequel on reviendrai une autre fois – mais en même temps, ce ne serait sûrement pas lui qu’elle garderait une nuit avec elle dans son lit. Enfin, je n’ai pas non plus envie de vous dire la façon dont elle aimait s’amuser avec lui, car vous ne pourrez que le découvrir avec tout ce qui va suivre.

Ah. La voilà qui se rappelle la réponse qu’avait apporté Sora à Finn lorsque ce-dernier demanda ce qu’il avait à faire. Comme elle s’en été douté, il suffisait au brun de se coller au mur, d’écarter bras et jambes et de sagement patienter – en ne bougeant pas, s’il voulait éviter de faire des frayeurs au public et, avouons-le, à Aiko aussi. Elle avait beau savoir qu’il ne risquait pas grand-chose, ça ne l’empêcherait pas de s’inquiéter s’il venait à être blessé. Mais alors qu’il se dirigeait vers un pan de mur, la jeune femme ne s’inquiétait pas du tout. Elle faisait pleinement confiance à son jeune ami et savait qu’il ne raterait pas sa cible. D’autant plus que sa cible était l’ami d’Aiko, alors il étai censé faire un peu plus attention, non ? Enfin, encore fallait-il que la fameuse cible ne soit pas elle-même à l’origine d’une éventuelle blessure. Mais Finn n’oserait pas, n’est-ce pas ?
Finn, un ami de la rousse ? Ben voyons. J’aimerai bien le savoir, sérieusement. Et eux aussi, je n’en doute pas. En revanche, maintenant qu’elle se posait la question, il est vrai que ce soit vraiment fort probable que Sora ait pensé qu’ils étaient un peu plus que des amis. Après tout, lorsqu’il avait remarqué la présence de son amie, elle avait le bras du brun autour de sa taille. Et ce n’est pas comme si celui-ci à tenter de se cacher étant donné qu’il avait plaqué ses lèvres contre la joue de la Baskerville sans autre forme de procès à un moment. Pourquoi avait-il fait ça, d’ailleurs ? Pas comme si elle allait s’en plaindre, bien sûr.
Après s’être appliquée à bander les yeux de son ami en laissant ses doigts courir volontairement sur sa peau, elle pencha la tête vers Finn. Un Finn qui lui lança un regard des plus renfrognés auquel elle répondit volontiers avec un sourire en coin. C’était peut-être pour lui signaler qu’il allait rester sage, bien que la situation ne lui plaise pas. En fait, elle n’en savait trop rien. Mais c’était drôle. Et ce n’était pas tout d’ailleurs.

Les bras croisés, le regard rivé sur le couple au milieu de la foule, Finn n’avait évidemment rien du preneur de risque enjoué qui était tout excité quant à l’idée de se faire prendre pour cible par un lanceur de couteaux. Mais, en même temps, Finn n’était pas non plus un stupide adolescent – c’est bien connu que ce sont les adolescents qui veulent se faire tout beaux auprès de leurs copines et tous fiers auprès de leurs copains. Aiko, comme à son habitude, ne se contenta pas d’observer le visage diablement bien fait de l’homme. Ses yeux se baladèrent effectivement sur tout le long du corps masculin, s’attardant néanmoins au niveau de son torse. On pourrait bien dire que c’était pour pouvoir se rincer l’œil avec sa magnifique musculature, mais malheureusement, pas pour le coup. Il était caché par ses bras, croisés dessus comme déjà dis. Et d’ailleurs, c’était sur ces mêmes bras qu’Aiko trouva quelque chose à dire de plutôt intéressant. Sur l’un d’entre eux, effectivement, il semblerait que les doigts étaient un peu trop resserrés, crispés. Un sourire erra sur ses lèvres alors qu’elle reporta toute son attention sur Sora. Et non, Finn n’avait pas fini de souffrir. Pas encore.

En attendant que le jaloux là-bas soit occupé à je ne sais quoi, voire juste à les observer, la jeune femme adressa un sourire malicieux à son ami qui lui posa une question. Bien sûr qu’elle semblait beaucoup s’amuser avec lui ; c’était bel et bien le cas. Et ce n’était que le début, le joli Sora pouvait en être certain. Quoi qu’il en soit, elle lui répondit d’un simple clin d’œil en lâchant un « vengeance » accompagné d’un sourire qui sous-entendait qu’elle lui expliquerait un peu plus tard. Bon, avouons que ce n’était tout de même pas le meilleur moment pour lui expliquer qu’ils avaient une relation super bizarre et ambigüe, qu’un beau jour, elle l’avait vu avec une marque sur le cou et qu’elle avait inévitablement piqué une crise de jalousie. Pas la peine d’ajouter qu’il n’y avait pas réellement de quoi être jalouse aussi. Du moins, pas à cette période là. Comme vous voyez, ce n’était vraiment pas le bon moment pour en parler. Et puis, il leva un bras – haha, l’avantage de porter des talons hauts – pour ébouriffer la chevelure de la jeune femme avant de lancer une phrase à Finn et de revenir parler à son amie. Amie qui profita de sa position pour se pencher un peu plus en avant, toujours vers son oreille et lui glisser quelques mots.

« Je m’amuse toujours avec lui. Mais aujourd’hui, c’est différent. Tu vas m’aider, hein ? »

Question purement rhétorique, ça va de soi vu que Sora semblait déjà bien l’aider. Effectivement, pas qu’il avait l’habitude de mal réagir face aux petits signes affectueux d’Aiko, mais qui sait, il aurait tout aussi bien pu se montrer réticent quant à l’accentuation des dits gestes. M’enfin, heureusement, il n’avait rien fait de tel. Chose qui, soit dit en passant, aidait beaucoup notre jeune femme qui prenait réellement un malin plaisir à s’amuser avec les deux hommes. Et même si l’un n’était pas dans la position la plus favorable, ça ne voulait pas dire que la situation perdait de son amusement. Il finirait bien par se plaire au jeu, non ? Bon d’accord, la réponse la plus probable demeurait le non, mais qui sait, peut-être qu’une fois ayant compris ce qui se tramait, il serait plus apaisé, non ? Aiko n’avait nulle envie de partir aux bras d’un autre, qu’il ne s’inquiète surtout pas.

Finn signala que le spectacle pouvait définitivement commencer et Aiko recula de quelques pas, les bras croisés contre sa poitrine, la tête penchée, les sourcils froncés. Elle aurait pu jurer qu’elle ne s’inquièterait pas, pourtant, sa respiration s’accéléra. Il est réellement le seul à pouvoir lui soutirer des réactions auxquelles elle ne s’attendait pas elle-même. Elle finirait bien par s’y faire. Pas que ça lui déplaisait forcément, cela étant. Les lames fusèrent alors que tous ses doigts se crispèrent. Sora était vraiment obligé de lancer ses petits jouets de façon à frôler Finn ? Et encore, le premier était parti en direction du genou, alors ça n’aurait réellement pas dû inquiéter la jeune femme. Et pourtant. Hop, les trois couteaux suivants firent crisper la mâchoire d’Aiko. Son flanc gauche, son foi et son cœur furent les parties visées. Sora était définitivement taré. Une petite fille cria, mais la rousse ne daigna même pas la regarder, trop occupé à fixer les deux hommes. Et Finn alors ? Allait-il bien ? Elle avait vraiment envie d’aller vers lui pour en être certaine. Tout comme elle avait envie de crier à son ami de cesser. Mais elle ne fit rien de tel. Encore une fois, parce qu’elle faisait pleinement confiance à celui qu’elle considérait comme son petit frère. Et croyez-le bien, elle avait beau avoir envie de se venger de Finn, ce n’était pas pour autant qu’elle désirait le voir blessé. Elle préférait d’ailleurs ne même pas imaginer la réaction qu’elle pourrait avoir. D’autant plus qu’avec la foule autour, ce serait vraiment délicat comme situation. S’il y avait un membre de Pandora qui voulait faire le malin, ce serait pire. Bref, Sora n’avait vraiment pas intérêt à rater son coup. Et, au risque de me répéter, n’allez pas croire que la jeune femme doute de son efficacité car ce n’était pas du tout le cas. Et puis, des pleurs. Ce qui eut le don d’agacer Aiko. On n’ira pas jusqu’à dire qu’elle n’aimait pas les enfants, mais parfois, elle ne les supportait vraiment pas. Comme là quoi. Encore un peu et elle leur hurlerait de se taire. Oui, quitte à s’attirer les foudres de leurs mères et l’étonnement des deux hommes. Enfin, son ami n’en sembla pas moins concentré, lançant son cinquième couteau sur Finn, un sourire vraiment effrayant sur les lèvres. Un couteau qui se planta près – trop près en fait – de la gorge du brun, faisant retenir le souffle d’Aiko. Sixième lame. Qui n’inquiéta néanmoins pas la jeune femme, cela dit. Un rapide coup d’œil à Sora et elle nota qu’il lui restait deux poignards. Elle qui adorait ces petits trucs là savait parfaitement qu’ils pouvaient s’avérer très dangereux pour la cible choisie. Enfin, encore fallait-il pour cela que ladite cible ne soit pas Baskerville. Ou Chain tenez. Bref, voilà les deux prochains couteaux qui fusent vers Finn au moment même où ce-dernier décide de tirer la langue à Aiko. Aiko qui poussa un léger soupire, bien contente que ce soit fini, lançant un sourire mi-amusé, mi-rassuré à Finn, approchant d’un pas. Ce qu’elle s’apprêtait à faire ? Elle n’en savait rien du tout, mais avancer serait un bon début.

Sora fit signe à Finn de s’éloigner du mur et, en même temps que la foule, Aiko nota qu’il n’y avait aucun dégât. Enfin, bien sûr, elle l’avait déjà deviné, mais cela étant, ça faisait toujours un peu plus de bien de voir un mur parsemé de lames en ayant juste à coté la victime en aussi bon état qu’avant d’être la cible du jongleur. Son ami saluait la foule qui commençait à se disperser alors que Finn approcha d’Aiko. Cette-dernière s’immobilisa, un sourire accroché sur les lèvres alors qu’elle se demandait ce qu’il pouvait bien avoir derrière la tête. Il répondit à sa question silencieuse sans se faire attendre, posant ses mains sur les hanches de la femme avant de venir l’embrasser. Étonnée dans un premier temps, elle finit tout de même par répondre au baiser en amenant l’une de ses mains sur l’un des bras de Finn alors que sa main libre reposait sur son torse qu’elle inspecta à l’aide de ses doigts. Il mit fin à l’échange pour pouvoir poser une question aussi bien adressée à Aiko qu’au jongleur. Il avait les sourcils froncés et ne semblait pas vraiment pour l’idée de rendre sa liberté à la jeune femme. Ça ne la dérangeait pas, alors voilà. Elle entoura l’un de ses bras autour du cou de Finn en allant lui glisser à l’oreille un simple mot. Rien que pour l’énerver, tenez. Ça aurait tout aussi bien ère « impatient », mais non. Elle voulu faire fort. Avant de l’apaise – en quelque sorte du moins – autant aller jusqu’au bout, non ?

« Jaloux ? »

Un rapidement haussement de sourcils avant de venir l’embrasser n’ayant rien de « chaste » pour lui montrer qu’il n’y avait pas de quoi l’être, ne lui laissant pas même le temps de répondre.. Malgré les caresses prodiguées à Sora, tout juste. En mettant fit au baiser, elle vint poser son index sur ses lèvres pour pouvoir lancer un regard complice à Sora, le tout accompagné d’un sourire, pour lui dire que la première partie du jeu était terminée. Oui, seulement la première partie, car le jeu en lui-même était loin d’être fini. Alors, en revenant planter son regard brun dans celui, éclatant, de l’homme, elle expliqua la situation avec de brefs mots.

« Celui qui a bien pris soin de toi, c’est Sora. Un très bon ami à moi. Et qui est, quoique tu en penses, très gentil. Alors sois sage hein. »

Ou alors, tu prends le risque d’une belle grève d’ennui à deux, tout juste. Langage hyper secret et codé pour que même les lecteurs ne comprennent pas, tout juste. Elle lui embrassa délicatement la joue avant de se libérer de son emprise pour se diriger vers Sora, s’accroupir devant sa mallette et y déposer un billet – pour le remercier d’avoir pris soin de Finn – et de se relever, haussant les épaules avant de faire glisser sa main dans la sienne, allant aussi plaquer ses lèvres contre l’une de ses joues. Eh bah oui, elle ne l’avait pas même salué dignement, alors hein. Penchant la tête sur le coté pour pouvoir lui murmure quelques mots, elle lâcha simplement :

« Le jaloux là-bas, c’est Finn. Mon... Heu... »

Le seul mot murmuré, dans ce qu’elle venait de dire, c’était le deuxième et donc « jaloux ». Pour la fin de sa phrase, elle avait redressé la tête en lançant un regard à Finn, priant pour qu’il trouve de quoi finir sa phrase. Ou que Sora l’aide en proposant quelque chose, tenez. Enfin, quoi qu’il en soit, elle lui relâcha la main pour se diriger vers Finn, attrapant son bras au passage pour le faire passer autour de sa propre taille, un sourire flanqué sur les lèvres.
Il était mignon. Très mignon. Et une fois jaloux, il n’en était que plus mignon. Chou.
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   9th Mars 2013, 09:14

« Vengeance ». C'était ce qu'Aiko lui avait répondu et, venant d'elle, ça voulait dire bien des choses, surtout que ce simple petit mot était sorti avec une grande dose d'espièglerie ! Ce côté un peu enfantin était mignon. Sora affectionnait Aiko, même s'ils ne se connaissaient pas vraiment – dans le sens qu'ils n'avaient jamais parlé de leurs expériences respectives. Alors si elle lui demandait un service, dire non était difficile voir impossible, même s'il pensait qu'il y avait danger car les chances que son amie en soit consciente seraient élevées. Dans ce cas le jeune contractant ferait en sorte d'être là si besoin. Aujourd'hui ne faisait pas exception ; la jeune femme s'était ensuite rapprochée de son oreille pour demander si Sora acceptait de l'aider, question à laquelle ce dernier ne répondit pas oralement vu que la réponse se savait déjà – après tout, n'était-il pas en train de collaborer là ? Oh que si, « ne rien faire » est déjà un choix que le contractant avait fait justement. Il avait bien remarqué que les petites marques d'affection habituelles se faisaient plus osées aujourd'hui et pourtant il laissait la rousse continuer – ce n'est pas comme si elle faisait ça pour le charmer de toutes façons non, le jeune homme avait conscience qu'il n'était pas sa cible. Ce devait plutôt être le brun venu avec elle et qui d'ailleurs était aussi la cible des couteaux de l'acrobate. Qu'est-ce qui est le pire, se retrouver menacé par des couteaux où s'attirer l'âme vengeresse d'Aiko ? Ni l'un ni l'autre ne devait être bien confortable. Se poser la question était inutile pour l'inconnu qui ne s'était pas vu offrir le luxe de choisir.

Cette fameuse envie de vengeance que la demoiselle ressentait ne l'empêcha pas d'avoir peur pour son compagnon, le rythme de sa respiration en attestait. Voilà un autre trait de son amie en talons que Sora aimait bien, « protecteur sans être étouffant ». Cette angoisse passa bien vite une fois le numéro fini. Le jeune aux yeux bleus s'attendait presque à voir son amie se jeter sur l'homme aux yeux verts mais ce fut plutôt l'inverse, après avoir permis à tout le monde de constater qu'il allait bien le brun ne perdit pas de temps pour rejoindre la zone qui était le centre du cercle que formait la foule il y a encore quelques secondes. Ce qui suivit ne fut pas une scène de ménage, bien au contraire. Quoi que, peut-être bien que ces deux-là ne se disputaient pas comme la majorité le font, c'est-à-dire en devenant un danger pour le mobilier alentour et les tympans de ceux qui avaient la chance d'y assister. Alors que Sora avait rejoint son bagage car leur moment d'intimité semblait parti pour durer Aiko en décida autrement, posant un index sur les lèvres de son compagnon pour sourire à son ami jongleur avec une complicité qui annonçait que la journée ne faisait que commencer. Il lui rendit son regard en y ajoutant une touche de curiosité ; maintenant que le spectacle était fini, son naturel le poussait à essayer d'en savoir plus sur ces deux-là et leur relation.

C'est à moment que la rousse décida enfin les présenter, en commençant par le contractant – sans oublier de préciser qu'il était son ami et n'avait rien de méchant. Le jeune homme sourit et fit un salut de la main au brun, bien amicalement.

-Désolé, l'idée de te prendre pour cible était vraiment trop tentante !

Alors qu'il parlait la jeune femme s'approcha de lui pour s'accroupir et ajouter un billet à sa récolte du jour. Il ne manqua pas de la remercier d'une voix basse et chaleureuse quand elle se releva pour lui prendre la main et déposer un bisou sur sa joue. Tiens, ces petits gestes d'affection avaient manqué à l'acrobate qui les accepta gaiement. Son amie fétichiste de lames pencha ensuite la tête sur le côté pour pouvoir murmurer à son oreille un début de phrase, y plaçant le mot « jaloux ». Ah, il y avait donc bien de ça dans son petit manège. Et dans ce cas, leur relation était telle qu'il y avait de la place pour... Oui bon, Sora pensait déjà qu'ils étaient en couple, faut dire qu'avec le comportement que les deux avaient c'était difficile d'imaginer autre chose. Quoi que, Aiko avait ce penchant pour le jeu qui pourrait bien mener à de drôles de situations, un peu comme celle-ci. Mais dans un jeu, on ne s'attache pas assez à l'autre pour ressentir de la jalousie dès qu'il ou elle est un peu tactile avec quelqu'un du sexe opposé, ce qui était bien le cas donc...

Bref, la jeune femme n'avait pas fini sa phrase comme le certifiait l'augmentation de son volume vocal. Mais au grand étonnement du contractant elle ne la finit pas, elle semblait gênée et hésitante quant au dernier mot qui devait qualifier sa relation avec le brun dont ses yeux cherchaient l'aide. Ah. D'accord. Pourquoi cette hésitation ? Mystère. Aiko, dans quoi t'étais-tu donc embarquée ? La demoiselle lâcha finalement la main du jeune jongleur pour aller passer le bras de Finn autour de sa taille puis adressa à ce dernier un sourire des plus radieux. Avec ça comment pouvait-elle ne pas être sure de leur lien? De quoi perdre Sora pour qui leur proximité n'était digne que de celle d'un couple. Enfin c'était son opinion objectif. Comme dit plus haut, la rousse n'avait pas un caractère des plus faciles avec les hommes, le jeune lanceur de couteaux le savait même s'il faisait quelque peu exception à la règle. Voilà de quoi s'inquiéter pour sa petite sœur de cœur. Que faire ? Pourquoi se retrouvait-il si souvent à ne pas savoir comment agir ? Mais raisonner ainsi n'aiderait pas non plus...

Malheureusement il ne pouvait vraiment pas faire grand chose pour l'aider. Un étranger à leur relation ne pouvait pas se charger de la qualifier pour eux. Sur le coup Sora ne réussit qu'à lancer un rire détendu. Et à essayer de débloquer la situation.

-C'est pas tout, mais pourquoi ne pas profiter de l'occasion pour boire un verre ensemble ? Ce n'est pas tous les jours qu'on se croise Aiko, et j'aimerais bien en apprendre plus sur Finn ! Enfin pour l'instant je vais ranger mes affaires.

Ne restait plus qu'à espérer que ça fonctionne. Et puis au fond tout ce que le jeune vagabond venait de dire était vrai. Il partit récupérer ses couteaux pour laisser les deux seuls un petit moment puis revint pour les ranger en vitesse sa mallette qu'il referma. Enfin, le jongleur se redressa pour faire face à Aiko et à Finn, toujours aussi décontracté et souriant.

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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   10th Mars 2013, 09:31

Il aurait pu décrocher les couteaux dans le mur ? Oui mais nan. Déjà parce que son premier objectif était d’atteindre Aiko – et donc rien à faire des couteaux – et ensuite de ça parce que si le jongleur ne voulait pas avoir à les décrocher, il n’y avait qu’à pas les lui lancer dessus. Non mais. Quelle drôle d’idée pour une première rencontre que de lancer des couteaux sur la personne en lui disant de ne pas bouger. D’ailleurs, rappelons-le, le choix n’a pas été laissé au contractant au final. Parce qu’il n’a pas le souvenir d’avoir répondu « moi » en levant la main à la question du jongleur un peu plus tôt. Non, il a été victime d’une machination, voilà. Un complot ! Visant à… Le rendre jaloux en lui lançant des lames dessus ? Drôle d’idée. Bon ok, autant attendre que la réponse tombe du ciel. Ou, du moins, sorte de la bouche d’Aiko. Cette même Aiko qui a quand même mené une petite inspection sommaire des dégâts après avoir laissé le Baskerville se faire tirer des lames dessus. Si elle veut, elle peut faire une inspection complète et approfondie. Mais loin du jongleur. Loin, loin, très loin de lui. Evidemment, l’idée ne serait probablement pas approuvée par la jeune femme. Dommage.
Son explication, donc. Parce que oui, il a bien envie de savoir qui est cet homme. Est-ce qu’elle le connait ? En fait, le plus logique serait de dire oui. Mais dans ce cas qui est-ce ? Sauf que la jolie rousse ne répond à aucune question quand elle vient se pencher à l’oreille du brun. En fait, elle lui glisse quelque chose qui n’a rien à voir :

- Jaloux ?

Mais carrément ! Sauf qu’il n’assume pas pour le coup et il jette un regard mis mauvais mis boudeur à la jeune femme avant qu’elle ne vienne l’embrasser. Oui parce que quand même, il n’est pas en colère contre elle. Au fond elle n’a pas fait grand-chose. Le fait qu’elle ait tout fait délibérément sous son nez prouve aussi qu’elle était en train de s’amuser. Mais quand même. L’autre homme reste un problème, parfaitement. Ils n’en ont pas terminé. Ce qui n’empêche pas le contractant de répondre au baiser de sa camarade. Hey, il aurait tort de s’en priver. Dans tes dents, observateur-jongleur anonyme.
Lorsque la Baskerville met fin à leur baiser, elle pose ensuite un index sur la bouche de Finn. Décidément, il ne parle pas beaucoup pour l’instant celui-là. En même temps, quand il en a l’occasion, sa bouche est occupée. Le regard lancé au jongleur ne lui échappe bien sûr pas – juste sous son nez, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir – pas plus que le sourire. Cette fois, c’est sûr, ils se connaissent. C’était facile à deviner, à force, c’est vrai. Mais il vaut mieux attendre qu’on la lui révèle plutôt que de tenter de deviner la nature de leur relation. Il pourrait se faire du mal.

- Celui qui a bien pris soin de toi, c’est Sora. Un très bon ami à moi. Et qui est, quoique tu en penses, très gentil. Alors sois sage hein.

Tout ce qu’il retient, c’est le « très bon ami à moi » et le « sois sage » qui contenait une menace même si on ne dirait pas. Ah, il a aussi noté le prénom du jongleur quelque part au milieu. Sora, donc. Très bien, l’inconnu a un nom. Et une fonction. Est-ce que le contractant va enfin laisser tomber l’affaire pour autant ? Pas du tout. Surtout pas après ça :

- Désolé, l'idée de te prendre pour cible était vraiment trop tentante !

Lui aussi il fait ça sur des premières rencontres. A ses ennemis. Non, le contractant n’est absolument pas convaincu de l’innocence de Sora du tout. Du coup, toujours pas décidé à s’adoucir pour le moment, il place un simple :

- Enchanté aussi.

Sans être prononcé sur un ton plein de sarcasme, il est clair que ce serait quand même plus convaincant avec un sourire. Enfin, son ton est neutre, c’est déjà ça. Ainsi donc c’est un ami d’Aiko. Avec qui elle vient de s’associer pour embêter Finn, maintenant au moins cela est clair. Très gentil, ça reste à voir, mais le jeune brun n’oublie pas la menace qui plane au-dessus de sa tête. Sois sage qu’elle a dit la dame. Alors il sera sage. Pour l’instant. A voir comment évoluent les choses, mais il va se méfier encore un peu. Juste au cas où. Voir la jeune femme se montrer affectueuse pour de vrai avec l’autre homme n’arrange pas son cas, mais pour le coup il fait des efforts pour se calmer. C’est vrai, il ne faudrait pas pousser non plus, juste une bise sur la joue, qu’est-ce que cela peut bien faire ? Rien. Du moins, il tente de s’en convaincre ardemment. Ça irait mieux si c’était sa joue à lui qu’elle embrassait.

- Le jaloux là-bas, c’est Finn. Mon... Heu...

Passons sur le second « jaloux » le qualifiant en moins de deux minutes. Il n’est pas jaloux, ce n’est pas vrai. Il est juste… Attentif aux fréquentations d’Aiko, voilà ! Quant à la fin de sa déclaration, eh bien… On en revient toujours au même problème. Qui est qu’ils ne savent pas. Il est son quoi ? L’hésitation d’Aiko ne semble pas le déranger. Il y a une chose de sûre, il n’est pas décidé à partager. C’est pour cela que pendant que la jeune femme reprend place contre lui, tombe le :

- Son copain.

Il a prononcé cette phrase tellement naturellement que c’est à se demander s’il s’est entendu lui-même. Et il n’a visiblement pas l’air perturbé puisqu’il profite d’avoir le bras autour de la Baskerville pour l’attirer à lui et appuyer ses mots. Comme si le regard appuyé lancé à Sora ne suffisait pas. C’est dans ces moments-là que son impulsivité fait des siennes. Pas que ce ne soit pas déjà le cas depuis le début, si on y réfléchit bien. Après tout, juste après s’être fait tirer dessus, la première chose qu’il ait faite a été d’aller voir la jolie Baskerville. Se débarrasser de l’ennemi d’abord, compter les dégâts ensuite. A la guerre comme à la guerre, tous les moyens sont bons ! En attendant que la réalisation le rattrape, le jongleur propose :

- C'est pas tout, mais pourquoi ne pas profiter de l'occasion pour boire un verre ensemble ? Ce n'est pas tous les jours qu'on se croise Aiko, et j'aimerais bien en apprendre plus sur Finn ! Enfin pour l'instant je vais ranger mes affaires.

Faire connaissance avec l’ennemi ? Est-ce qu’il a le choix ? Non. Comme pour les couteaux. Sauf que normalement cela devrait être moins dangereux, quand même. Et plus agréable. Le brun pourra dire ce qu’il voudra, au départ il était quand même parti pour apprécier Sora. Ce même Sora qui vient de s’éloigner deux minutes pour récupérer ses lames plantées dans le mur. Timing parfait, parce que c’est ce moment-là que choisit l’air assuré de Finn pour se faire la malle, en courant très vite. L’homme n’avait pas croisé le regard d’Aiko depuis ses mots à l’instant, et ose enfin le faire. Et se dépêcher d’en placer une avant qu’elle ne le fasse :

- Avant que tu ne dises quoi que ce soit, c’est sorti tout seul. Et… Ça ne me dérange pas.

Le petit bout d’explication manquant étant que sa langue a été plus vite que sa pensée, le tout dans le but d’éloigner l’envahisseur nommé Sora. Un jour peut-être Finn apprendra à se poser pour réfléchir quand les situations commencent à lui échapper, au lieu d’agir sur des coups de tête. Pour peu qu’il se prenne un râteau monumental, on n’est pas loin. Du coup, tant qu’à être dans la panade, autant s’y enfoncer jusqu’au bout. Et si possible, avant que l’autre homme ne revienne. C’est pourquoi il se détache de la jeune femme afin de se placer face à elle, en gardant ses mains sur sa taille et leurs corps proches, puis demande de façon tout à fait innocente :

- Tu veux bien qu’on soit… Disons, ensemble officiellement ?

Ouais, un couple quoi. Appelons un chat un chat. Quant au fait qu’il soit toujours aussi peu sûr de leur relation, il faut juste comprendre que même là, il n’est pas en train de se poser de questions mais juste d’agir pour tenter de rectifier le tir. Le reste, comprendre le sens profond de ses propres mots, tout ça, il verra plus tard. Il est possible qu’il sous-estime un peu tout cela, tout à fait. Enfin, peut-être pas tant parce qu’il craint la réponse de la jeune femme, au fond. Signe qu’il a quand même conscience d’avoir foiré un truc. Truc qu’il rattrapera il ne sait pas quand et il ne sait pas comment, mais qu’il rattrapera. Après, c’est vrai qu’être avec la jeune femme plus « officiellement » – honnêtement, cela ne va rien changer à ce qu’ils ont déjà – ne le dérangerait pas. Passons sur ces faits.

Sora finit par revenir vers eux et il serait sûrement bon de répondre à sa proposition de tantôt. Faire plus ample connaissance, huh. Connais ton ennemi et connais-toi toi-même et tu pourras livrer cent batailles sans essuyer un désastre qu’ils disaient. Bon, c’est sûrement pousser l’analogie un peu trop loin. Et puis en gentil garçon qu’il est – peut être, du moins – Finn veut en savoir plus sur les amis d’Aiko et s’entendre avec eux, n’est-ce pas ?
Rien à faire, pour le moment pas moyen de trouver une excuse louable. Ça viendra, ça viendra. Du coup le brun décide – enfin – de s’adoucir un peu, juste un peu, pour dire :

- On y va ?

Oh miracle, il tente de lancer lui-même la mission « faisons connaissance » instaurée par Sora. Ça aurait été parfait s’il n’avait pas ajouté tout de suite après avec un regard en direction du jongleur :

- Maintenant que plus personne ne menace les autres avec des couteaux.

Dommage, essaie encore ! Aiko lui a dit de se tenir tranquille, il la prend au mot et n’a pas fait un geste de travers. Pour ce qui est de ce qu’il peut bien raconter, c’est autre chose.
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   11th Mars 2013, 11:47

On dit qu’il ne faut pas juger un livre à sa couverture. On dit aussi qu’il ne faut pas juger le moine à son habit. Mais d’un autre coté, on dit aussi que la première impression est la bonne. Et d’où est tirée la première impression, dites-moi, si ce n’est du premier coup d’œil jeté à une personne ? Mais il y a plusieurs soucis. D’abord, parfois, l’apparence compte. Lorsqu’Aiko avait vu Finn pour la première fois, sans s’y attacher d’emblée ou éprouver une réelle affection à son égard, elle savait au moins quel genre d’homme il était. Non pas selon ses habits – il fallait aussi dire qu’à cette époque, tous les hommes étaient habillés de la même façon – car la jeune femme n’y prêtait que rarement attention, mais en revanche, plusieurs choses l’attirèrent. Plusieurs petits détails auxquels on ne prête pas toujours attention. Plusieurs petits détails qu’Aiko ne voyait pas toujours. Mais ce jour-là, elle le vit, y fit attention, les nota et jugea. Pourtant, juste et droite comme elle, il serait faux de dire qu’elle avait pour habitude de juger les personnes du premier coup d’œil. Et ce n’était pas tant un jugement qu’une note dans son esprit. Elle le faisait inconsciemment et oubliait presque aussitôt qu’elle l’avait fait, d’ailleurs. Mais en voyant Finn la première fois, plusieurs réflexions prirent d’assaut la jeune femme. Sa façon de se tenir, sa façon de parler, l’éclat tantôt malicieux dans ses yeux, tantôt lassé, les soupires s’échappant de sa bouche, ses gestes les plus flagrants ainsi que ses mouvement imperceptibles pour un interlocuteur assez idiot pour se concentrer seulement et uniquement sur ce que le séduisant brun disait. Et puis, on dit que lorsqu’est loin, on voit mieux. Alors Aiko voyait certainement mieux. Ces petits tics, aussi. Elle ne s’en souvenait pas. Aussitôt vus, ils furent oubliés. Juste le temps qu’elle ajouta quelques traits de caractère au brun dans sa tête alors qu’elle ne le connaissait même pas encore. Pour s’auto-évaluer, plus tard. Alors si, on pouvait en apprendre beaucoup – énormément en fait – en regardant uniquement quelqu’un. Elle s’était bien sûr tromper sur quelques points, avait eu raison sur d’autres. D’autres de ses pensées ne s’avérèrent ni fondées, ni infondées. Finn était-il nerveux ? Pas spécialement. Pas avec elle. Enfin, une fois, lorsqu’ils se disputèrent, il semblait tout de même un peu anxieux, hésitant peut-être aussi sur les bords. Peut-être seulement. La jeune femme n’avait pas très bonne mémoire et lorsqu’elle décidait d’oublier les détails d’un évènement, c’était plus ou moins facile. Vous me demanderez pourquoi est-ce qu’elle n’avait pas réussi à oublier la mort de sa sœur ? Simple : elle ne voulait pas oublier. Enfin, pour en revenir à notre sujet principal, il ne faut pas non plus se fier qu’aux apparences. Comme vous l’aurez compris, il est possible – et très probable – de se tromper sur le compte d’une personne. Aurait-elle été capable de juger Erin – une amie à elle – du premier coup d’œil ? Elle se dit, la première fois qu’elle la vit, que c’était une fille – ouais, même pas une jeune fille – qui manquait totalement de féminité, qui n’avait pas vraiment de tact, mais en revanche, une dose d’insolence et d’arrogance un peu trop élevée pour ce tout petit corps manquant totalement de formes, de courbes – mais pas de grâce, ça se voyait. Bref, pas forcément le genre de filles qu’Aiko appréciait – elle se complaisait avec une compagnie qui, sans être de rang social élevé, loin de là, demeurait tout de même raffinée. Oui bon, elle avait surtout l’habitude d’être en compagnie d’hommes déjà. Lorsque c’étaient des femmes, c’étaient des Baskerville. En outre, des femmes aguerries au combat, qui n’étaient pas forcément des plus féminines, certes, mais qui avaient le même caractère trompé que la jeune rousse. Alors que son amie était plutôt... En fait, elle était gentille. Eh oui, ça réussit à déconcerter Aiko qui, au premier abord, la qualifia seulement d’insolente petite peste. Voilà. Après, on pouvait aussi prendre l’exemple de Sora. À son allure, on voyait bien qu’il était loin de chercher les problèmes, d’être plutôt neutre, voire même passif. De ce dernier point, la jeune femme n’en était pas vraiment certaine. Il avait l’air d’être un bon homme. Vraiment. Pas le genre à vous causer des soucis. Gentil ? Ça restait un homme, alors ça devait sans doute dépendre. Premièrement parce que le comportement qu’il avait avec ses confrères du même sexe et du sexe opposé devait différer. Deuxièmement parce qu’il devait aussi avoir des affinités avec elle personne et pas forcément avec telle autre. Troisièmement, parce que les hommes gardent une part de stupidité profondément encrée en eux. Oui, n’oublions pas qu’Aiko est féministe – elle-même l’oubliait, ces derniers temps.
Que pensait Finn de Sora ? Aiko avait sa petite idée là-dessus. Peut-être qu’au début, il l’avait trouvéé un peu étonnant et digne de son intérêt, de son respect, éventuellement. Mais à partir du moment où il le prit pour cible avec ses couteaux, elle avait l’impression qu’il avait de toutes autres pensées à son égard. Lorsque la jeune femme se prêta à un jeu des plus tactiles avec lui ? Ha, ça n’avait vraiment pas dû s’arranger ! Mais ils s’entendraient. Finn saurait qu’ils se connaissaient, comprendraient qu’ils étaient proches. Enfin, la jeune femme ne manquerait pas de lui dire clairement que tout cela n’était qu’une plaisanterie. Jouer, d’accord, devenir sérieux en le rendant jaloux, juste hors de question. Sauf qu’elle ne lui ferait pas part de cela tout de suite. Plus tard, oui. Quand ils se sépareraient ou s’ils retrouvent seuls un instant. Mais plus tard quand même.

Jaloux. Ce mot plait de plus en plus à la demoiselle. La première fois, murmuré au brun, elle eut droit à un regard à la fois boudeur et mauvais. Regard auquel elle répondit en ignorant royalement cette réaction enfantine d’un haussement d’épaules. Elle n’était même pas douée pour avoir l’air sérieuse lorsqu’elle ne voulait pas l’être. Effectivement, elle n’avait strictement rien de crédible en tentant d’ignorer le regard du jeune homme car, au final, elle y répondit par un regard tout aussi enfantin, malicieux. Mais bon, pour en revenir à la jalousie suscitée en Finn, il ne semblait visiblement pas lui en vouloir car il avait répondu à son baiser. Ça voulait dire une chose ; elle n’avait pas encore frôlé les limites imposées par une relation tissée de sentiments dont les deux concernés ignoraient encore le nom. Elle pouvait donc continuer son petit jeu, n’est-ce pas ? Bien sûr, elle n’exagérerait pas. Elle resterait raisonnable. Je ne dis pas que Sora ne l’attirait pas – comme déjà dit, avec son physique, il aurait très bien pu plaire à Aiko – seulement qu’elle ne pouvait vraiment pas se l’imaginer autre qu’un ami, qu’un frère. Trop... Glauque. Ouais voilà, glauque. Mais Sora est chou, alors elle l’aime quand même, voilà. Et cet amour, elle le lui montre bien. Finn ? Mais non, il ne lui en voudrait pas. Sous ces airs enfantins devaient se cacher un certain sérieux qui faisait qu’il comprenait parfaitement ? Heu... N’est-ce pas ? En fait, Aiko avait de plus en plus de mal à croire cela. Son joli brun l’aurait tout à lui. Non. Son joli brun l’avait déjà tout à lui. Seulement, avec Sora, elle se permettait quelques gestes affectueux qu’elle n’avait pas forcément avec d’autres hommes. Finn n’avait pas besoin de la partager ; il avait juste à oublier un moment qu’ils s’appartenaient mutuellement sans s’appartenir. Pas que ça déplairait à Aiko d’y réfléchir plus sérieusement, là, tout de suite, mais non seulement elle n’en avait pas vraiment envie, mais en plus de quoi, si elle devait faire cela, ce sera en compagnie de Finn. Et uniquement de Finn. Là, Sora passait en priorité. Sans vouloir de vexer, Finny.

Sora est le premier à trouver quoi dire – à, peut-être, avoir l’envie de parler surtout – en disant que prendre Finn en cible était trop tentant. Aiko eut un haussement de sourcils avant d’éclater d’un rire moqueur envers son brun. Elle lui avait dit d’être sage, d’accord, mais il faudrait aussi que Sora y mette du sien s’il ne voulait pas que celui qu’il considérait sans doute comme le partenaire d’Aiko – raison ou tort, on y reviendra plus tard – révèle son coté Baskerville ; son coté meurtrier et qu’il ne valait mieux pas lui connaître. N’empêche, la jeune femme serait plus sévère avec Finn qu’avec Sora. Tout juste. Pourquoi ? Bah, elle était bien partie pour l’embêter et vu ses réactions juste exquises, autant qu’elle continue. Elle s’amusait bien avec lui. Toujours. De différentes façons. Et là, eh bah, non seulement elle se vengeait, mais en plus, elle apprenait à s’amuser autrement avec le contractant Baskerville.
Il répondit alors. Pas d’un ton sarcastique, mais pas d’un ton très aimable non plus. En fait, pas d’un ton aimable du tout. La jeune femme posa sur lui un regard qui se voulu mauvais – mais d’où perçait encore des éclats de malice au vu de son rire tout juste apaisé – avant de simplement rouler des yeux. Allez, il deviendrait plus sage. Peut-être. Non, en fait, plus sérieusement, il avait vraiment tout intérêt de s’adoucir. Sinon ? Grève ! Voilà. À ses risques et périls ; il était prévenu ; effectivement, la jeune femme ne doutait pas du fait qu’il avait compris que son conseil prononcé sous forme d’ordre sous-entendait qu’il y avait une menace derrière. Ah bah, une Baskerville reste une Baskerville. Et, pour que ce soit plus juste, je dirai plutôt qu’une femme reste une femme. Que voulez-vous.

Aiko interromprait sa phrase. Sora attendait sans doute une réponse – et Finn aussi, probablement – mais la jeune femme ne trouvait pas de mot. Elle revint contre le brun et, alors qu’elle prenait son bras pour se l’entourer autour de la taille, un mot tomba. Deux mots tombèrent. Mais le premier, un pronom possessif, elle n’y prêta guère attention. Oui, c’était son quelque chose. Comme elle l’avait si bien dit à son ami. Mon euh. Voilà. Mais mon quoi ? Son quoi ? Finn sembla trouver la réponse, lui. Réponse qui incita la jeune femme à tourner vers lui un regard mi-surpris, mi-amusé. Lui ne croisa pas ses yeux – chose qui ne la gêne pas, soit dit en passant. Elle n’objecta néanmoins pas, continuant le geste qu’elle avait entreprit d’effectuer en semblant totalement oublier ce mot. Mais non. Elle ne l’avait pas oublié. Loin de là. Elle n’était pas contre l’idée, non, mais ça lui faisait un peu bizarre. Non, encore une fois, pas le fait d’être en couple. Juste que ce soit Finn qui ait émis pareille idée. Elle ne s’y attendait pas de sa part, voilà tout. Si elle avait du mal à accepter l’incroyable influence qu’avait l’homme sur elle, Aiko ne doutait pas du fait que lui-non plus ne devait pas réellement accepter qu’elle puisse l’influencer. Même si, en fait, elle ne savait pas vraiment si elle l’influençait. Elle en avait l’impression, mais rien n’était vraiment sûr. S’il voulait bien lui dire ce qu’il pensait aussi, hein ! Mais non, monsieur fuyait le problème. Elle était très mal placée pour parler, oui, mais au moins, elle tentait parfois de laisser quelques phrases éloquentes planer entre eux deux. Mais bon, ce n’était pas le moment, n’est-ce pas ? Juste pour dire que ça l’étonnait vraiment. D’un autre coté, ça lui faisait plaisir. Ça l’apaisait. Ça l’allégeait. Comme si... Elle ne savait pas trop. Comme si ça en faisait moins pour elle. Comme si elle avait moins d’efforts à fournir. Comme si elle n’était plus obligée de parcourir x distance pour atteindre Finn. Comme s’il venait d’effectuer un pas vers elle. Ce qu’il ne cessait de faire. Mais là, c’était un pas qu’elle n’avait pas calculé. Après tout, jusque là, ils avaient toujours progressés au même rythme quasiment. Quoi qu’il en soit, ils en étaient donc... Là. D’accord. Ça convenait à Aiko. S’il avait dit cela comme ça, sur un coup de tête, juste pour témoigner à Sora de la possessivité dont il faisait preuve et dont la jeune femme ne se doutait jusque là pas encore ? Oui parce que ça pourrait être parfaitement le cas vu que Finn avait attiré un peu plus la rousse à lui et qu’elle ne doutait pas du regard qu’il avait dû lancer à Sora. Eh bien, si son but était seulement de montrer qu’elle était à lui seul, elle aurait l’air bien bête. Non, en fait, elle se considérerait comme parfaitement conne.

Son ami veut visiblement changé de sujet. Aiko ne se plaint pas, l’écoutant attentivement, un doux sourire accroché à ses lèvres alors qu’elle laissa sa tête tomber contre le brun en lui caressant subtilement et discrètement les côtes. La femme était multifonction, vous devriez le savoir, non ? M’enfin bon. Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais son ami s’éloigna. Elle n’allait pas refuser de toute façon, alors elle le laissa s’en aller, jugeant qu’elle pourrait lui témoigner de son plaisir face à la proposition un peu plus tard. En plus, elle avait l’étrange impression que Finn avait quelque chose à lui dire. Et puis, elle voulait lui parler aussi. Alors, aussitôt Sora partit, Finn daigna enfin retrouver ses yeux des siens. Il fallait qu’elle sache s’il était sérieux. Parce que c’était important. Très important. Elle ouvrit alors la bouche, la refermant néanmoins bien vite pour laisser le brun parler. Sa première phrase l’amena à se coincer la lèvre inférieure entre ses dents, son regard se détournant immédiatement. Ça a... Glissé ? Ce n’était donc pas vraiment pensé ? Aïe. Aiko, l’espace d’un instant, s’était retrouvée des plus troublées. Elle voulait parler. Là, tout de suite. Poser ses questions. En tâchant de rester calme. Chose qu’elle n’aurait pas pu faire, elle en demeurait consciente. Mais Finn enchaîna bien vite, coupant court à ses pensées. Heureusement. Elle se sentit alors atrocement bête. Elle avait déjà établi un plan mental de tout ce qu’elle allait pouvoir lui dire alors que ça ne semblait pas le déranger. Elle plongea de nouveau ses yeux dans les sien, gardant le silence. Elle n’avait rien à dire. Il n’y avait rien à dire. Les mots du brun ne nécessitaient aucune réponse. Alors elle attendit, espérant qu’il allait trouver quoi ajouter avant que Sora ne revienne. Ça ne la dérangeait pas non plus. Mais elle ne le lui dirait pas. Parce qu’il ne l’avait pas demandé. Non, en fait, parce qu’elle ne voulait pas le lui dire. Pourquoi ? Simplement car il manquait quelque chose. Vu la position dans laquelle il était, autant continuer et dire ce qu’aurait dit n’importe quelle autre personne dans sa situation. Mais encore fallait-il qu’il le veuille. Parce que sinon, il ne dirait rien, ne ferait rien et ça agacerait au plus haut point notre Aiko qui, ne l’oublions pas, était censée être de bonne humeur – et voulait le rester, si possible. Le faire par obligation ? Finn n’était pas comme ça. Quoi qu’il dise, c’était pensé – ou, tout du moins, il ne mentait pas. Pas tout le temps réfléchi, d’accord, mais pensé tout de même.
Il bougea. Son bras se dénoua de la taille d’Aiko et il vint se mettre face à elle. Pourtant, en se mouvant, il avait simplement fait glisser ses mains sur les hanches de la demoiselle et alors qu’il était dressé en face d’elle, il ne semblait pas avoir dans l’idée de mettre une quelconque distance entre leurs corps rapprochés. Son souffle. Là, elle sentait son souffle. Pourquoi ? Il y avait du bruit autour .Du grabuge même. Sora était à quelques mètres. Pourtant, elle ne voyait que lui. Pire, elle réussissait à percevoir son souffle alors qu’elle ne savait même pas si elle-même respirait encore. Des mots. Une phrase. Une question. Une question à laquelle il fallait une réponse. Réponse toute faite dans l’esprit de la jeune femme. Mais comment formuler ça ? Sérieusement ? Elle regarda Finn, sa tête penchée sur le coté. Réfléchissait-elle ? Non. Elle se perdait dans ses yeux. Yeux. Ah. Elle avait oublié. Elle cligna les siens avant de se rependre, entourant le cou de l’homme de ses deux bras avant de venir simplement l’embrasser, sans nulle autre forme de procès. Un baiser d’abord dit chaste, mais qui s’approfondit rapidement. Lorsqu’elle s’éloigna, les mots ne lui paraissaient plus si dérisoires qu’ils le furent il y a un instant, lorsqu’elle se dit que l’embrasser serait l’une des meilleures réponses qu’elle pourrait apporter.

« L’idée me plait bien. Dis, ça veut dire que je peux t’appeler chéri ? »

Elle rit, visiblement amusée par ce qu’elle venait elle-même de dire. Bêtise ? Oh, pas vraiment. C’était juste drôle. Elle colla son front au sien et saisit sa lèvre inférieure de ses dents avant de le relâcher, de s’éloigner légèrement et de lui tirer la langue. Juste un nom. Couple. Un statut. En couple. La relation, en elle-même, n’avait pas changé.
Sora revint. Ce n’était plus le moment de penser à ce qui venait de se passer. Aiko s’ordonna mentalement d’arrêter de baigner dans ce bain de plaisance et de soulagement et de focaliser de nouveau son attention sur ce qui devait être prioritaire. Maintenait que son ami était revenu, ce n’était pas dans ses intentions de le négliger. Finn parla le premier. Chose étonnante. Eh bien, il ne cessait de la stupéfaire, aujourd’hui ! D’un ton plutôt amical. Enfin, juste assez. Miracle ? Ah... Nah. Il relança une pique à l’ami d’Aiko. Cette-dernière lui enfonça son coude dans ses côtes brusquement, sans chercher à être discrète ou délicate. Un Baskerville était plus solide qu’un simple civil, elle le savait et, pour cause, elle faisait partie des déchus. Et si Sora voulait la prendre pour une folle agressive, il était excusé et même totalement justifié. Elle se libéra de l’emprise du brun – pour le punir, voilà – et se glissa derrière Sora en entourant ses bras autour de son cou, baissant sa tête jusqu’à caler son menton contre son épaule. Il suffirait qu’elle tourne le visage sur le coté pour pouvoir laisser son souffle chaud s’abattre sur le cou de Sora. Détail qui n’échapperait pas à Finn, elle en était certaine. Mais bon, elle l’aurait fait même s’il n’était pas là, alors bon. Elle serra légèrement son étreinte en lançant un regard provocateur à Finn. Fais quelque chose. Vas-y, chiche !

« Et Finn régale ! Ça lui apprendra à être plus sympathique avec mes amis. Surtout avec toi, en fait. »

Elle lui claqua ses lèvres contre sa joue – elle aurait pu le faire sur son cou, que Finn s’estime donc heureux – et retira ses bras, rendant sa liberté au corps de Sora et à, elle l’espérait, l’esprit de Finn. Nouveau regard provocateur. Et éloquent. Il n’oserait rien faire, si ? Oui, mais quoi alors ? Une bêtise ? Oh oui, comme un enfant ! Ce serait mignon. Mais je doute qu’avoir une tutrice comme Aiko soit une bonne idée. Telle mère telle fille, vous savez ; elle tenait de sa génitrice et était vraiment sévère.
Elle fit un pas en s’engageant dans une des rues de la ville avant de se tourner vers son copain – oui, bon, ça fait un substitut de plus pour le qualifier, c’est déjà ça – et de lui tendre la main avec une moue enfantine et hautement amusée.
Et elle commença à marcher. Sora ne teindrait pas la chandelle, aucun risque. Tenez, elle avait d’ailleurs oublié quelque chose. C’est que c’était drôle bien parti, dîtes-moi.

« Tu m’as manqué, mon petit Sora. »
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   12th Mars 2013, 02:53

La bonne humeur. Elle peut vous changer un homme. Prenons l'exemple de Sora qui s'était justement levé du bon pied ce matin : après avoir aperçu Aiko dans la foule, le jeune homme avait décidé de prendre le compagnon de cette dernière comme cible pour son numéro. Pourquoi à votre avis ? Eh bien, par jeu tout simplement. Et pourtant les farces de ce genre sont loin d'être dans ses habitudes, c'est juste qu'il était de bonne humeur et qu'aujourd'hui cela rimait avec l'envie de jouer. Le contractant avait donc décidé d'être un enfant ou presque, il faut dire qu'un petit n'aurait pas lancé ces couteaux. Il ne se serait pas retrouvé sous les marques d'affection d'Aiko non plus, le but de la rousse était de rendre le brun jaloux quand même. Obtenir les réactions qu'elle avait tiré à Finn avec un Sora âgé de dix ans, ça aurait été difficile n'est-ce pas ? Dans tous les cas, les observer était très amusant.

L'acrobate avait lancé un franc regard d'excuse dans lequel se mêlait un amusement, bien trop difficile à cacher, à Finn en l'entendant dire qu'il était enchanté sur un ton qui ne l'était pas autant que ça. C'était mérité. Puis son sourire s'élargit en entendant l'homme aux yeux verts finir la phrase d'Aiko d'un « son copain » très catégorique. Au moins un des deux qui avait une réponse, c'est un début ! Oui bon son amie sembla assez surprise d'entendre ce mot, comme si.... Elle n'était pas au courant. Voilà quelque chose de très amusant à voir, la jeune femme se savait pas qu'elle avait un petit ami. Encore heureux pour ce dernier qu'elle ne le prenne pas mal, il ne faut pas oublier que la demoiselle était armée. Sora choisit alors de s’éclipser, laissant le couple seul quelques instants. A sa grande surprise, après son retour ce ne fut pas Aiko qui répondit à l'invitation mais Finn, sur un ton cette fois-ci plutôt amical. Enfin plus amical que la phrase suivante en tout cas. Une pique bien lancée et récompensée par un violent coup de coude venant de la jeune femme, avec tellement de force qu'il n'aurait pas été étonné que l'ami de son amie ne se retrouve avec une côte fêlée. Heureusement ce n'était pas le cas et le jongleur répondit avec bonhomie par un :

-Exact, je ne te prendrais plus pour cible à l'avenir. Ce serait gentil de faire de même.

Ah là là, devenir amis n'allait pas être une tâche simple. Sora pourrait très bien décider de ne pas faire ami-ami avec le brun vous me direz, mais il se trouve que c'était le copain d'Aiko, alors il valait mieux pour eux deux qu'ils s'entendent. Le hic, c'est que les réactions de Finn amusaient le jeune homme. Peut-être pas autant qu'elles amusaient la rousse, mais assez pour lui donner envie de tenter quelques tours. En attendant, sa sœur de cœur venait de se détacher du brun – ce qui étonna le contractant qui avait bien l'impression qu'elle s'y sentait plus qu'à l'aise – pour venir vers lui, se glissant derrière son dos. Il eut tout juste le temps de se demander ce qu'elle trafiquait avant qu'Aiko ne se saisisse de son cou, ce qui le surprit et l'obligea à se baisser légèrement. Puis elle posa son menton sur son épaule, très certainement toujours dans l'optique de provoquer la jalousie de son petit ami. Après quelques secondes, la jeune femme resserra son étreinte.

« Et Finn régale ! Ça lui apprendra à être plus sympathique avec mes amis. Surtout avec toi, en fait. »

Avant de le relâcher elle déposa son second bisou en moins d'un quart d'heure sur sa joue, ce à quoi l'artiste de rue répondit en ébouriffant ses cheveux avec un grand sourire et plus d'énergie que la dernière fois – la raison lui échappait mais il aimait bien faire ça – en profitant su fait que la demoiselle était occupée à lancer un regard bien défiant. Finalement elle s'engagea dans la rue la plus proche puis se retourna vers Finn en lui tendant un bras pour l'inviter à la rejoindre avec une expression toute gaiement enfantine.

C'est à ce moment qu'une bêtise traversa la tête de Sora. Une grosse même, tellement qu'il était surpris : depuis quand était-il capable d'avoir des idées pareilles ? Mais ça semblait bien amusant, surtout que les réactions qu'il récolterait avec vaudraient de l'or ! Et puis l'acrobate se rendit compte que le temps lui manquait, le brun s'étant déjà mis en marche. Son bagage en main, le jeune homme attendit que Finn atteigne son niveau puis cala sa foulée sur la sienne, prenant la parole d'un ton enjoué :

-C'est vrai que je n'ai pas encore dit que j'étais enchanté de te rencontrer !

Le contractant se pencha ensuite légèrement sur le côté, comme pour faire une confidence.

-Tu dois vraiment aimer Aiko pour être jaloux de notre amitié.

Là il enchaîna d'une voix encore plus basse :

-Si ça peut te rassurer, je serais ravi de te dire que je suis gay.

Cette réplique-là sortit avec un sourire malicieux. Sora savait que son interlocuteur n'aurait aucun mal à deviner que c'était un mensonge, mais il ne lui laissa pas le temps de répliquer, préférant s'étirer en lançant la suite de sa phrase.

-Ou pas !

Et hop, le lanceur de couteaux accéléra le pas pour rattraper son amie qui s'était remise à avancer. Il n'était pas loin quand elle lui adressa une phrase, mais le jongleur attendit d'être à son niveau pour répondre.

-Toi aussi t m'as manquée, Aiko.

Là il passa un bras autour de son cou pour lui déposer un bisou sur la joue et en profita pour lui murmurer à l'oreille.

-Ton petit ami a l'air d'être un homme bien. Qui sait, peut-être que je n'aurais plus besoin de veiller autant sur toi ?

Question inutile, le jeune contractant savait qu'il s'inquiéterait toujours pour elle. Mais bon, son humeur était telle qu'il voulait faire de petites blagues. Après un petit rire qui disait bien le ridicule de son interrogation, il reprit la parole sans hausser le ton.

-Besoin d'aide dans ton jeu petite sœur ?

Mieux valait lui faire savoir qu'il était d'humeur à faire des bêtises et que, d'ailleurs, la première était déjà faite. Enfin ça, la rousse s'en rendrait compte avec les faits et gestes de Finn, mais Sora ne doutait pas que son amie comprendrait qu'il s'était amusé avec le brun. Se redressant, il fit en sorte de se retrouver quelques pas en avant de la demoiselle et lui lança un regard complice.

-Je connais une bonne adresse, suivez le guide !

N'attendant pas de réponse, il se retourna en continuant son avancée, un grand sourire aux lèvres. Oui, la bonne humeur pouvait opérer bien des changements.

Par contre le jongleur ne mentait pas en disant que le café n'était pas loin. Une fois devant la porte il l'ouvrit en invitant le couple à entrer d'un signe du bras, avant de franchir lui-même le seuil.

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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   13th Mars 2013, 07:50

La prochaine fois, il tournera sept fois sa langue dans sa bouche avant de l’ouvrir. Et il le fera deux fois, pour faire bonne mesure. Sauf que maintenant c’est trop tard. Et, au passage, il espère bien qu’il n’y aura pas de prochaine fois où il aura à demander la même chose. Une fois, c’était déjà suffisant. En plus, s’il doit redemander, ça voudra dire qu’Aiko l’a envoyé paître et… Et si le fait d’accepter ne changerait effectivement rien à la relation en elle-même, le fait de refuser en revanche risquerait de soulever quelques questions. Comme… Mieux vaut ne pas y penser. Alors du coup le contractant attend qu’Aiko veuille bien réagir. Non, elle ne met pas trois ans. Il n’empêche que la poignée de secondes qu’elle passe à fixer le contractant dans les yeux – qui pour le coup pourrait presque rougir de ses propres mots – lui semble interminablement longue. Et puis finalement, un déclic semble se produire et elle vient entourer son cou de ses bras avant de l’embrasser. Il est tellement soulagé qu’il ne pense même pas à espérer que Sora voit ça – à nouveau, comme s’il n’avait pas été témoin de tous ceux échangés jusqu’ici – pour que cela lui serve de leçon. Oui, Finn finira par s’apercevoir qu’ils sont tous les deux surtout en train de s’amuser à ses dépens. Pour l’instant, il y a comme un poids en moins sur ses épaules, qu’il n’avait même pas conscience de porter. Et il va sans dire que cela est très agréable.
La jeune femme met fin au baiser qu’elle a initié, mais l’homme la garde encore un peu contre lui, pas décidé à la laisser partir. Et, cette fois, ce n’est même pas à cause du jongleur. D’ailleurs, il l’a un peu oublié.

- L’idée me plait bien. Dis, ça veut dire que je peux t’appeler chéri ?

L’appeler quoi ? Oh ok, d’accord, il y aura décidément besoin d’accorder un peu plus que deux secondes de réflexion à tout cela. Mais pour l’heure, la Baskerville vient taquiner ses lèvres avant de reculer légèrement et de lui tirer la langue. Et, pour la peine, le contractant se penche pour l’embrasser un instant. C’est en se redressant légèrement qu’il voit Sora et se rappelle donc du dernier quart d’heure qu’il vient de passer. Pour cette histoire de surnom… Oh qu’importe, un surnom de plus, un surnom de moins. Du moment qu’elle ne l’affuble pas de noms ridicules en public – et il y a des chances qu’il le vive mal en privé aussi –, tout ira bien. Du coup, il lui murmure rapidement avant que le jongleur n’arrive à leur hauteur :

- Tout ce que tu voudras.

Oui en fait ce n’est pas vrai mais puisqu’il avait droit à environ deux secondes de temps de parole, les mots étaient comptés. Et c’est donc après cela qu’il tente d’engager la conversation à peu près amicalement avec l’autre homme, avant d’être rattrapé en moins de deux par son sale caractère et d’ajouter une pique juste derrière. Evidemment, cela ne loupe pas. Et vlan, le coude dans les côtes. Un petit « ouch » étouffé et une grimace échappent au Baskerville, sous le coup de la douleur inattendue. Il est résistant, mais Aiko cogne fort. Il ne s’attendait pas du tout au coup. Sa copine – quel étrange concept – se révèle donc violente avec lui moins de vingt secondes après leur mise en couple officielle. Voilà qui promet. Vive les Baskerville.

- Exact, je ne te prendrais plus pour cible à l'avenir. Ce serait gentil de faire de même.

Ce serait gentil de faire de même. Mais ! Il n’a même pas eu l’occasion de le prendre pour cible une première fois, d’abord. C’est parfaitement injuste. Injuste, mais comme Aiko lui a dit d’être sage… D’ailleurs pourquoi est-ce qu’il obéit sagement ? Bonne question. Sûrement parce que, même sans vraiment en avoir une idée, il est convaincu qu’elle saurait lui faire regretter de ne pas s’être tenu tranquille – et ce n’est pas un deuxième coup de coude qui lui fait peur. Alors il se tiendra – à peu près – tranquille. Du moins, il tâchera de ne pas avoir de geste brusque envers le jongleur. Pour être honnête et contrairement à ce que semblent croire les deux autres – ça fait deux fois qu’on lui dit de ne pas devenir violent –, il n’a pas spécialement envie de frapper Sora – encore heureux. Certes il ne dirait pas non à l’idée de séparer les deux autres physiquement, mais pas par la force. Le jongleur n’a rien fait qui mérite d’en venir aux mains et Finny, bien qu’ayant un sale caractère, est d’abord prompt à s’énerver verbalement quand quelque chose l’agace, avant d’en venir à la bagarre. En témoignera Nana, qui se fait presque toujours engueuler avant de commencer à se recevoir des trucs dans la figure. Sauf quand il grille les étapes. Et en plus le Chain le cherche, à toujours savoir sur quels boutons appuyer pour obtenir une réaction immédiate. Parenthèse fermée. Sora ne sera pas la cible des lames que le brun n’a pas sur lui. Même s’il pourrait piquer celle d’Aiko, cachée dans un endroit très intéressant. En revanche il en faudra plus que ça pour qu’il devienne un gentil Baskerville docile.

Tandis qu’il masse, plus par réflexe qu’autre chose, la pauvre partie de son corps visée par une attaque sournoise, la seule femme du trio s’en retourne vers l’ennemi. Femme violente et cruelle. Le pauvre contractant brutalisé a alors tout le loisir d’observer la jeune femme prendre place derrière le jongleur et le défier du regard. Et quoi ? S’il devient méchant, il se fera taper au mieux, et au pire… Il ne veut même pas tenter d’imaginer. C’est qu’elle le nargue ouvertement en plus. Quel dommage qu’il ne puisse pas lui rendre son regard de défi de la même manière. Parce que tout seul de son côté, ça aurait tout de suite moins d’effet. Ce qui ne l’empêche pas de soutenir le regard de sa camarade, à défaut d’avoir une bonne idée qui n’inclue pas de tacle sauvage sur les genoux du jongleur pour le faire tomber. Hey, Aiko ne peut pas lire ses pensées, il peut bien y imaginer ce qu’il veut. On se console comme on peut.

- Et Finn régale ! Ça lui apprendra à être plus sympathique avec mes amis. Surtout avec toi, en fait.

Comment ça Finn régale ? Et s’il n’a pas d’argent ? Et comment ça elle embrasse encore ce type sur la joue ? Le contractant marmonne un truc inintelligible, visiblement mécontent, tandis que sa Baskerville rend sa liberté à l’artiste. Et inutile de préciser que le regard de défis de la jeune femme perd tout de suite en crédibilité lorsqu’elle se fait en même temps ébouriffer les cheveux par le jongleur, faisant hausser un sourcil au brun. Brun qui n’en loupe pas une parce qu’aussitôt que l’autre homme cesse de s’en prendre à la tête d’Aiko, il vient faire un câlin au lanceur de couteaux à son tour, sans prévenir. Et cela n’a de câlin que le nom car l’intention est évidemment toute autre, puisqu’il lance à l’intention de la jeune femme :

- Moi aussi j’peux le faire.

But de la manœuvre ? Aucune idée, il teste de nouvelles techniques. Ah si, tenter de montrer qu’il n’est qu’un gentil et mignon Baskerville et qu’il ne mérite donc pas qu’on s’acharne ainsi sur lui, pauvre enfant. Cela dit, il aurait plutôt dû dire « je t’aime Sora » que « moi aussi j’peux le faire ». Remarquez, dans le premier cas il aurait peut-être fait peur aux deux autres. Cela dit il ne pousse pas le vice bien longtemps puiqu’il relâche bien vite Sora. Oui, l’idée de lui coller ses lèvres sur la joue lui aussi l’a traversé, avouons. Mais, pour une fois, son sens de la décence est venu l’en empêcher. Il ne faudrait pas qu’il ait l’air de se payer la tête d’Aiko non plus. Parce que ça, il le paierait probablement encore plus cher. De toute façon, ce n’est pas dans ses intentions.

Après cela, la jeune femme se met en route, non sans inviter le contractant à la rejoindre. Et, après deux secondes à la fixer en se demandant sérieusement si oui ou non il serait sage de l’attraper et de partir tous les deux et aurevoir-Sora-c’était-sympa-mais-on-a-des-trucs-à-faire, il finit par soupirer et commencer à la rejoindre. Il ne sait pas bien encore s’il doit être agacé de la manigance montée sur son dos par les deux, ou s’amuser du fait qu’Aiko semble décidément en forme et de bonne humeur. Ce dernier fait étant une excellente nouvelle, tellement qu’il serait presque prêt à cesser d’être mauvais et à tout classifier comme étant une plaisanterie pour enfin s’adresser correctement à Sora. Même s’il continuerait à le surveiller, au cas où. Ce n’est pas qu’il ne croit pas Aiko quand elle dit qu’il est son ami, mais… Mieux vaut prévenir que guérir ! N’importe qui serait suspicieux, à sa place. Mais bon, presque prêt ne signifie pas prêt pour autant. La menace au-dessus de sa tête ne l’empêchera pas de continuer. En cherchant des moyens plus discrets, cela dit. Et de toute façon, il n’est pas le seul qui visiblement n’a pas envie de s’arrêter de suite.
Il n’a pas encore rejoint la jolie rousse partie devant, que le jongleur le rattrape pour se mettre à son niveau. C’est la deuxième fois que Finn pense enfin à être sage, et c’est la deuxième fois que Sora vient tuer ses bonnes résolutions dans l’œuf. A croire que c’est fait exprès.

- C'est vrai que je n'ai pas encore dit que j'étais enchanté de te rencontrer !

Malheureusement, le ton enjoué de l’autre homme ne fait que rendre le brun suspicieux. Il a presque l’air trop content d’être enchanté de le rencontrer. Il va encore être victime de quelque chose sous peu. En priant pour qu’Aiko entende tout et se décide à changer de camp.

- Tu dois vraiment aimer Aiko pour être jaloux de notre amitié.

Pour la dernière fois il n’est pas jaloux, c’est faux, complètement faux ! Sauf qu’il n’a pas le temps de protester que l’autre continue son manège.

- Si ça peut te rassurer, je serais ravi de te dire que je suis gay.

Oh Abysse, si seulement… Si seulement il n’avait pas clairement l’air de dire ça pour plaisanter.

- Ou pas !

Et ça, c’est pas hyper suspect ? En plus il fuit, laissant derrière lui un pauvre Finn qui ne sait même pas quoi répliquer à ce genre de blague. Mis à part que même gay, il aurait pu tomber sous le charme d’Aiko, d’abord. Sauf que répliquer ça à voix haute ferait sûrement trop plaisir à la femme en question. Il ne s’agirait pas non plus de tout lui dévoiler. Non mais.

Le fait que l’artiste, qui jusque-là avait subi les petites attentions de la Baskerville sans rien faire en retour, se mette maintenant à lui en offrir aussi n’échappe pas à Finn. Qui pour l’instant n’en fait rien. A la place il prend sur lui pour leur laisser un peu – vraiment un peu, faut pas pousser mémé dans les orties non plus – de temps tous les deux et tâche de calmer son agacement grandissant. Il ne faudrait pas qu’il finisse par s’énerver pour de vrai, cela ressemble plus à un jeu maintenant. Même si au début, Aiko tentait réellement de le rendre jaloux. Après elle l’a poussé sous un jet de couteaux. A ce propos, il espère bien qu’elle s’est inquiétée quand même. Bref, le peu de temps étant écoulé, le contractant décide donc de s’avancer pour les rejoindre, et prend place de l’autre côté de la jolie rousse en attrapant sa main. Le jongleur quant à lui prend les devants et commence à les guider, visiblement de très bonne humeur. Finn en profite pour glisser à Aiko :

- Qu’est-ce que je dois faire en échange d’une trêve ?

Il prend un air volontairement mignon, même si tenter d’amadouer la jolie a rousse a déjà prouvé par le passé que c’était peine perdue. Mais si elle a un peu de pitié pour lui, peut-être que. Sait-on jamais, après tout il n’avait rien fait de mal au départ. Il n’empêche qu’il lui embrasse gentiment la joue quand même. Quant à Sora ? Il l’a à l’œil bien sûr. Il aurait très bien pu placer une remarque comme quoi le jongleur les emmène dans un endroit où ils servent des boissons empoisonnées mais ne l’a pas fait. Principalement parce qu’il était trop proche d’Aiko au moment où l’autre homme a annoncé qu’il les guiderait, c’est vrai.

Ils arrivent en effet très rapidement devant un établissement dont le jongleur ouvre la porte pour les inviter à entrer avant de le faire lui-même. Chose que Finn gratifie d’un « merci » sans aucune animosité lorsqu’ils passent la porte. Il fait des efforts ! Et puis, toujours dans l’optique de faire changer Aiko de camp – et puis parce qu’être galant avec une dame une fois de temps en temps ne le tuera pas – il l’invite à s’assoir en lui tirant sa chaise. Notons qu’il a choisi une table de trois personnes. Ce que les deux autres ne remarqueront probablement pas puisque cela devrait être naturel, mais qu’il convient de noter. Enfin, en s’asseyant à son tour, il demande le plus naturellement du monde à l’artiste :

- Tu jongles depuis longtemps, Sora ?

Dans le but d’engager la conversation. Voilà, si après ça on lui casse encore du sucre sur le dos, la suite risque d’être plus difficile.
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   16th Mars 2013, 10:29

On aura beau se prétendre fort, on aura beau se prétendre solitaire, nous ne le serons certainement jamais assez. On dit ne pas avoir besoin de la présence des autres. On dit que nous sommes débrouillards – ce qui n’est pas tout le temps faux, mais la définition de ce mot échappe encore à certains – mais nous oublions bien trop souvent que certaines situations sont bien trop complexes pour que nous puissions nous en sortir seuls, comme nous l’avons fait jusque là. Quelques évènements dépassent nos compétences. Quelques choses qui se produisent dans notre vie ne peuvent être comprises par un seul être humain. Et l’entraide n’existe pas pour faire joli sur un dictionnaire, comprenez-le bien. Nous ne sommes pas seulement aidés et soutenus par les membres de notre famille – si famille on a, tout d’abord – car il existe forcément des personnes sur Terre qui, sans être liés à nous par le sang, sont tout aussi présentes dans notre cœur qu’aurait pu l’être une personne faisaient partie de notre famille. Effectivement, il existe bien trop de personnes sur terre – plus d’un milliard, ce qui, en somme, est déjà pas mal – pour qu’une seule d’entre elles ait à demeurer seule dans son coin, sans la compagnie d’un traître être qui pourrait le soutenir, le faire sourire et rire, parfois le faire pleurer, certes, mais ces moment de tristesse valent bien les moments de bonheur qui suivent. Ce sont ces personnes qui restent près de nous, qui nous tiennent par la main, qui nous guident vers la lumière en nous éloignant des ténèbres, qui nous font monter vers des heures meilleurs en nous empêchant de choir. Ces mêmes personnes qui ne nous abandonnent pas malgré les difficultés, malgré le fait qu’elles ne sont pas toujours concernées par ce qui nous arrive. Ces mêmes personnes qui puisent dans notre désespoir la force nécessaire pour sourire avec l’espérance secrète de voir sur nos lèvres se refléter ce même sourire. Les remercier verbalement est souvent dérisoire car, même si nous sommes loin de le souhaiter, quelque chose finira par leur arriver, à eux aussi, et la meilleure façon de les remercier serait alors de les épauler, d’être là comme eux ont été là pour nous. Aussi bien face à une maladie qu’un deuil, aussi bien face à un heureux évènement qu’une simple fête ou que je sais encore, ils sont là, toujours là. Il est rare de dénicher ce genre de personne. À vrai dire, chacun d’entre nous possède cette facette entièrement faite de compassion, de gentillesse, de délicatesse, d’affection ainsi que de soutient et de force. Les pourcentages de chacune de ses qualités diffèrent d’une personne à une autre. Alors voilà, le plus difficile devient dès lors de trouver la personne qui puisse nous compléter. Si nous sommes à trente pourcent de gentillesse, il faut que l’autre atteigne, sans faute, soixante cent pourcent. On pourrait croire que je parle là d’âme-sœur. Et, pourquoi pas, après tout ? Pourquoi devrait-on dire associer les âmes-sœurs avec l’amour ? On dit juste que ce sont des âmes jumelles, en quelques sortes, qui, une fois dans des corps, deviennent des personnes complémentaires. Elles sont faites pour vivre ensemble, pour se connaître, pour rire ensemble, pleurer ensemble, escalader les échelons mains dans la main et dégringoler du haut de la falaise, toujours les doigts entremêlés, les cœurs liés. Après, pour les humains, qui dit cela dit forcément amour. Alors que non. Je ne suis pas d’accord avec ce point de vu. Aiko ne croyait pas tellement à cela, aux âmes sœurs, mais cela étant, si elle devrait y croire, elle dirait que les personnes sont liées par le lien sacré qu’est l’amitié. A partir de là, ce même lien peut se solidifier et peut-être devenir de l’amour ou juste se maintenir et demeurer tel qu’il est. Et, étrangement, le lien qu’est l’amitié est plus solide. Parce que nous gardons fermement à l’esprit que malgré les chutes, on pourrait revenir. Que rien ne pourrait nous séparer. Que la jalousie qui a la capacité de briser tant de couples n’a aucune chance de séparer deux véritables amis.
Aiko avait quelques amis, ci et là. Sora en faisait partie et était d’ailleurs en tête de liste. Irait-elle jusqu’à dire que c’était une sorte d’âme-sœur ? Non, certainement pas. D’une part parce que je pense avoir déjà dis qu’elle n’y croyait pas et de deux parce que malgré le fait qu’elle l’adorait et qu’elle serait prête à bien des choses pour lui, aussi bien pour le sauver que pour pouvoir lui soutirer un sourire, cela n’empêchait qu’ils ne se connaissaient pas assez bien. D’autant plus que si elle n’avait pas connu Finn, elle aurait peut-être été moins réticente et se serait rapproché encore un peu plus de Sora – toujours dans le cadre de l’amitié, cela étant. Mais voilà, il y avait Finn. Alors, inconsciemment, elle ne pouvait pas vraiment se permettre d’être plus proche qu’elle ne l’était déjà du jongleur. Il ne semblait pas contre l’idée, alors voilà, cela devrait être réglé. Quoi qu’il en soit, la jeune femme était au moins en mesure de dire que l’artiste était son ami. Tandis que Finn, eh bien… Jusqu’à il y a quelques instants, c’était juste son Finn. Mais maintenant, c’était son copain – toujours aussi étrange l’intonation que ça avait dans son esprit. Et ce n’était pas pire. Question âme-sœur, autant ne pas y penser. N’empêche, si jusque là, elle avait pensé que l’amitié était le plus bel lien pouvant exister, désormais, elle en doutait. Bien qu’elle pense toujours qu’il demeure le plus solide entre tous. Il y a certains mystères, dans la vie, qu’il vaut mieux laisser tels quels et ne pas chercher à traquer l’erreur. Nous sommes trop imparfaits pour de si méticuleux mystères.

Chéri. Pourquoi chéri, tenez ? Aiko n’en savait trop rien. C’était le premier mot lui étant venu à l’esprit. Elle n’avait jamais été en couple, en fait. Elle ne savait rien du comportement qu’il aurait fallu qu’elle ait, des mots avec lesquels elle aurait peut-être dû répondre. Tout comme elle ignorait, au fond, si Finn avait de l’expérience dans ce domaine. De toute façon, même si elle aurait su comment elle aurait dû agir, il aurait été peu probable qu’elle fasse ce que l’on aurait attendu d’elle qu’elle fasse. Après tout, elle demeurait imprévisible et spontanée ; elle agissait comme elle le ovulait, pas comme on attendait d’elle qu’elle agisse. Donc, le chéri, c’était pure provocation. Si l’idée plaisait au brun – et convenait à la rousse – alors elle le surnommerait ainsi. Sinon, Finn est un très joli prénom, alors autant l’utiliser. Donc bref, pas de quoi en faire tout un plat, ce n’était pas réellement à prendre au sérieux. Sauf pour l’embêter. Ou pas. Elle verrait bien, écoutez. Quoi qu’il en soit, en guise de réponse, il vient simplement prendre ses lèvres entre les siennes et lui débiter rapidement une réponse verbale à laquelle elle sourit, amusée. Tout ce qu’elle voudrait, hein ? Il n’aurait jamais – jamais – dû dire cela. Que ce soit réellement pensé ou pas, Aiko allait le prendre au premier degré. Et utiliser cela contre lui une autre fois. Voilà, ça ne pourrait qu’être bien fait, na.
Ah, Sora revenait. Une nouvelle occasion de s’amuser pour Aiko. On lui pardonnera de ne pas trop savoir comment s’y prendre hein ? Même si elle était persuadée que rendre son copain jaloux n’était pas dans le manuel de la bonne copine.

Oui bon, frapper son copain non plus ne devait pas être écrit dans le fameux manuel. Mais il avait qu’à être plus sage aussi ! Sora n’avait rien fait de méchant, non mais. Bon, il l’avait peut-être pris comme cible, certes, mais au moins, il en était ressorti en un seul morceau. De toute façon, croyez bien que si ce n’était pas son ami qui avait décidé de jouer avec Finn, Aiko n’aurait pas accepté qu’il s’en aille se faire tirer des couteaux dessus. C’était uniquement parce qu’elle connaissait l’étendue de l’expertise du jongleur attitré qu’elle avait laissé son brun s’en aller sans même rechigner. Si ce n’était pas là une preuve qu’elle tenait à lui, je ne m’y connais pas. Quoi que bon, heu... Finn ne saurait jamais cela, vu qu’elle ne le lui dit pas, nah ? Bah, il faut croire que je ne m’y connais effectivement pas. Oui bon, Sora avait aussi incité Aiko à aller s’adonner à un jeu tactile avec lui. Mais ce n’était pas de sa faute, ça. Ton crime est ta propre existence. Phrase typique des Baskerville.
Enfin bon suite à son coup, Finn grimaça. Elle ignora royalement cette réaction en gardant son sourire sur les lèvres. Elle frappait fort, hein ? Bien fait ! Et puis, comme si le brutaliser n’avait pas suffi, elle alla de nouveau étreindre Sora, cette fois-ci par derrière, allant même jusqu’à lui claquer ses lèvres contre sa joue. Oh ça va, il lui avait tout de même manqué avec tout ça, hein. Elle avait aussi proposé que Finn régale. Et, croyez-le bien, il allait régaler – il faut croire que ce n’était pas vraiment une proposition, dit comme ça. S’il n’avait pas d’argent ? Aiko dépannera et il devra venir faire la vaisselle chez elle pendant une semaine. Ah, c’est que c’était une bonne idée ça. La jeune femme se prit alors à espérer secrètement qu’il n’ait pas d’argent sur lui. Comment ça, lunatique ? Pas du tout. En fait, ce n’est pas parce qu’elle devint subitement plus proche de son ami qu’elle oubliait ce que Finn représentait pour elle. C’était juste un peu relégué au deuxième plan. En sachant que si elle n’avait pas garder cela en tête, elle n’aurait aucune raison de vouloir le rendre jaloux.
Suite à son deuxième baiser sur la joue, Sora ébouriffa les cheveux de son amie qui lui tira la langue avant de lui décocher un sourire.
Finn marmonna quelque chose qu’Aiko ne comprit pas ; elle arqua un sourcil. Dès qu’elle se décolla de son ami, le brun vint le prendre dans ses bras. Les yeux écarquillés, elle s’immobilisa un instant. De stupeur ? Ouais. Ou quelque chose du genre. Lui aussi il pouvait le faire ? Mais... Mais pourquoi ? À quoi bon ? Il était bi ? Il était censé la rendre jalouse comme ça ? Heu...

C’est qu’il avait juste un tout petit peu l’air de se foutre de sa gueule là, non ? Enfin bon, si Aiko prenait chacun de ses gestes comme une sorte de provocation, le pauvre Baskerville rentrerait chez lui avec plus que quelques côtes en mauvais état. N’empêche, à cela, elle ne s’y attendait pas. Mais alors que Finn recule – elle aurait pourtant juré qu’il avait quelque chose d’autre en tête – elle ne s’empêcha pas de simplement éclater de rire. Un rire totalement incontrôlable. Ce que l’on pourrait en fait nommer de fou rire. Elle se plia en deux, vraiment incapable de s’arrêter. Penser à des trucs tristes ? Nah, elle était de trop bonne humeur pour cela.
Néanmoins au bout d’un moment, elle se redressa, les mains sur les côtes, les joues rouges, les yeux étincelants, le sourire moqueur accroché sur les lèvres relevant le fait qu’elle pourrait éclater de nouveau et sous peu. Elle souffla et respira profondément avant de simplement aller vers Finn, de lui saisir la main, de prendre celle de Sora dans son autre main et de les lier toutes deux avant de s’éloigner d’un pas et de taper des mains telle une gamine toute excitée.

« Je ne savais pas, chéri ! Tu me l’aurais dis, on aurait fait un plan à trois. Bah, on peut toujours hein. Ça te dit, Sora ? »

Dis oui, dis oui, dis oui.
Et ne dites pas qu’il ne l’avait pas cherché, hein, parce qu’il n’avait qu’à se tenir à carreau. Au moins, comme ça, il comprendrait que lorsqu’Aiko voulait s’adonner à pareil jeu, elle était la seule à avoir le droit de se divertir. Et ceux avec qui elle collaborait pour mener son plan à bien, il en va de soi. Ici, il est bien entendu question de Sora. Donc oui, au final, Finn n’avait le droit que de subir les mesquineries de la jeune demoiselle sans rétorquer. Elle était la seule à fixer les règles et la seule à choisir qui gagnerait et qui perdrait. Et, pour l’instant, elle avait décidé qu’elle serait l’heureuse gagnante et que Finn serait l’heureux perdant. Sora, ce serait... Bah il gagnerait aussi, tenez.
Et puis, même s’il avait voulu répliquer, il aurait pu le faire verbalement. Ou d’une autre façon. Mais pas comme ça. Sérieusement, il était le seul à blâmer. Donner une pareille occasion à la jeune femme de lancer une pique ? Elle ne manquerait aucune occasion, que Finn se mette bien ça dans la tête. Enfin, elle préférait tout de même cette méthode à une autre ; imaginez s’il avait pris la première femme qui passait pour la prendre dans ses bras ? Si cette-dernière avait un temps soit peu de jugeote, elle aurait ouvert les hostilités, l’aurait giflé et aurait permis à Aiko de simple suivre le mouvement et donc d’en faire autant – non mais. Si la femme choisie s’était plu à pareille étreinte, la jeune rousse l’aurait giflée en premier avant de s’en prendre à Finn. Quoi, cruelle ? Juste heu... Bonne copine. Oui, voilà. En bonne copine jalouse.
Sans chercher à savoir si les mains des deux hommes s’étaient séparées, Aiko se mit en marche. À un moment, Sora rattrapa Finn pour lui parler. Elle bascula la tête en arrière, leur lança un regard interrogatif et suspicieux avant de se redresser, préférant ne même pas tendre l’oreille pour écouter de quoi ils parlaient. Après tout, ça ne la concernait pas. Et tant qu’ils ne se jetaient pas des lames ou des vannes – ça revenait au même, sérieusement – ça convenait à Aiko. Cela étant, le « ou pas » de Sora dit sur un ton des plus enjoués et moqueurs n’échappa pas à la jeune femme. Du coup, elle voulait savoir ce qu’il avait bien pu dire à Finn. De plus, alors qu’elle lança un regard à ce-dernier, elle nota qu’il semblait presque abasourdi. Sérieusement, qu’est-ce que son ami avait pu lui dire ? Elle n’eut pas le temps de se poser une troisième fois la question ou encore de la formuler de vive voix – pourquoi lui cacheraient-ils cela, de toute façon ? – que le jongleur la rattrapa, passa un bras autour de ses épaules – enfin, plutôt autour de son cou – et colla ses lèvres à sa joue avant de lui dire qu’elle lui avait manquée aussi. Elle pencha al tête sur le coté pour pouvoir le regarder et lui lança un simple sourire. Et puis, il lui lança une phrase bien étrange avant de rire, se rendant sans doute compte du ridicule de ce qu’il venait de lui dire.

« Finn est un homme bien, oui, mais j’aurai toujours besoin de toi, alors dis pas ça. »

Accompagnant cela d’une moue gamine, elle haussa les épaules avant de lui sourire légèrement en tapotant de son index ses lèvres. Histoire de dire « dis pas de bêtises » ; tout compte fait, elle devrait vraiment arrêter de le considérer comme un gosse alors qu’il était censé être plus âgé qu’elle. Peut-être qu’un jour, elle lui dirait qu’elle était Baskerville et qu’elle aurait pu être sa grand-mère. M’enfin, elle n’ajouterait sûrement pas cette deuxième partie là. Enfin bon.
Sora sembla retrouver sa bonne humeur ainsi que son air malicieux en lançant une proposition à Aiko. Et une proposition qu’elle ne pouvait évidemment pas refuser. Alors elle acquiesça d’un simple hochement de tête, soulignant cette approbation d’un regard qui sous-entendait qu’il pouvait même s’en donner à cœur joie. Oui, bien sûr, elle l’arrêterait net s’il dépassait les limites. Mais de un, s’il le faisait, elle était certaine que Finn se chargerait personnellement de retracer lesdites limites. Et de deux, Sora ne dépasserait pas les limites car... Car c’était Sora. Un très bon ami à elle qui la connaissait et qui savait parfaitement que si elle aimait assez un homme pour être avec lui, c’est qu’elle tenait réellement à lui et qu’il était tout bonnement hors de question de le perdre pour des sottises – hors de question de le perdre tout court d’ailleurs. Donc, bien sûr, elle ne doutait pas de lui. Certainement pas. Suite à quoi, Finn sembla décider qu’ils les avaient laissés seuls pour déjà un bon moment car il se plaça près d’Aiko pour lui saisir la main. Elle lui lança un regard de biais avant de reporter son attention sur Sora qui s’éloigna de quelques pas, se retourna vers eux et dit qu’ils n’avaient qu’à suivre le guide. Très bien hein.

D’un air qui se voulu certainement mignon, Finn lui posa une question qui l’amena à se mordre la lèvre inférieure pour s’empêcher de rire. Déjà, il aurait dû savoir que ça ne servait à rien de tenter de l’amadouer. S’il voulait l’acheter, ce serait plus avec des baisers et des caresses que de simples regards. Ou alors, des regards fiévreux ; mais pas ceux qu’auraient n’importe quel chien battu digne de ce nom. En revanche, lorsqu’il se penche pour lui embrasser délicatement la joue, la balance sembla dès lors pencher en sa faveur. Awn, elle commençait à perdre en résistance, c’était mauvais pour les affaires ça. Quoiqu’il en soit, alors qu’elle voie Sora s’arrêter près d’un établissement et en ouvrir la porte, les invitant à y pénétrer, elle se tourna vers Finn avant de débiter rapidement.
« Avoue que tu es jaloux ! »

Est-ce qu’elle s’arrêterait pour autant de l’embêter ? Non, bien sûr que non. Elle n’avait jamais dit que le fait qu’il avoue cela mènerait à une trêve. C’était juste dit... Comme ça. Elle alla lui embrasser rapidement la joue avant de rentrer dans le café en remerciant Sora d’un simple sourire. En revanche, Finn avait fait l’effort de le remercier verbalement. Ce qui, soit dit en passant, l’étonnait. Elle n’en dit néanmoins rien, ne désirant pas qu’il change de comportement – c’est ce qu’elle pensait du moins. Même si du coup, ce n’était plus aussi amusant. Pas du tout. Il allait donc falloir qu’elle s’en mêle. Eh bah.
Finn tira une chaise pour Aiko et cette-dernière le remercia d’un baiser dit chaste avant de s’installer. Elle avait le brun d’un coté et son ami de l’autre. Parfait. Son copain tenta alors d’engager la conversation. Ah oui, pourquoi pas ? Ça lui donnait une idée. Elle appuya ses deux avant-bras sur la table et se releva, faisant légèrement reculer la chaise pour pouvoir aller murmurer à Sora quelques mots :

« Je veux encore jouer, hein. »

Elle se redressa dignement et tira sa chaise avant de s’y installer de nouveau le plus naturellement possible et de glisser ses doigts sur la cuisse la plus proche de Finn. Elle bascula sa tête en arrière, plissant les yeux. Est-ce qu’ils avaient de jolis serveurs, ici ? Elle l’espérait. Pour embêter encore un peu le brun ? Nah, plutôt pout son plaisir personnel. Ah bah écoutez, être en couple ne signifie pas ne pas pouvoir se rincer les yeux de temps en temps, n’est-ce pas ? Hum.

« Finn, tant qu’à le câliner, tu devrais aussi l’embrasser. Tu verras, Sora embrasse vraiment très bien. »

Elle est folle. Complètement folle. En plus, il semblerait qu’elle commence à pousser le vice trop loin.
Elle racla ses ongles contre la cuisse de Finn avant de tourner un regard malicieux à son égard. Non, elle n’avait jamais embrassé Sora. Et si Finn lui demandait comment elle savait cela, elle dirait que c’était lui qui le lui avait dit ou qu’elle connaissait l’une de ses conquêtes – en fait, elle n’en savait trop rien de la façon dont il embrassait. Bref, elle continuait juste de s’amuser. En toute innocence – quoi que. Et, pour une fois, au lieu de lancer à son copain un regard de défi, elle lui en lança un plutôt sincère ; elle ne cachait pas qu’elle le baratinait ; elle ne cachait pas le fait qu’elle ne savait pas vraiment s’il savait ou pas embrasser. Plus encore elle voulait qu’il sache que cette phrase ne voulait pas dire qu’elle avait déjà embrassé Sora.
Quelle étrange façon là de s’amuser. Quelle étrange façon là de vouloir que son copain soit bon ami avec ce qui pourrait très bien être son meilleur ami.
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   17th Mars 2013, 10:24

« Faites l'amour, pas la guerre ». Sora comprenait toute la bonne intention cachée derrière ce slogan. Mais franchement, malgré cette envie de choquer les gens pour que la chose fasse effet, ne pouvaient-ils pas trouver une autre formulation ? Parce que là, le double-sens était frappant. Il faut penser aux âmes pures qui risquent de se retrouver manipulées par celles moins intentionnés de pervers qui pourraient s'en servir comme excuse contre elles afin d'assouvir leurs envies les plus... Oui bon d'accord, j'arrête les discours étranges. Mais n'oubliez pas de ne jamais sortir cette phrase telle quelle à vos enfants.

Aiko, elle, devait avoir grandi avec ce dicton. La bouille de la rousse était bien mignonne quand elle tirait la langue, mais bon un loup a bien eu l'idée de se déguiser en grand-mère pour que le Petit chaperon rouge baisse sa garde... Et puis Finn qui était venu prendre le jongleur dans ses bras... Ce geste l'avait surpris, que pouvait bien en attendre le brun ? En tout cas il obtint une belle crise de fou rire de la part de la jeune femme, qui eut bien du mal à se reprendre – et même quand elle redressa la tête, son expression montrait bien qu'un rien suffirait pour qu'elle reparte de plus belle. Le contractant aussi s'était mis à rire à un moment – après tout ce machin-là est contagieux – mais ce n'était en rien comparable à ce qui avait prit son amie. Quelque peu remise de ses émotions, la demoiselle se rapprocha des deux hommes et prit une main à chaque pour les mettre l'une dans l'autre.


« Je ne savais pas, chéri ! Tu me l’aurais dis, on aurait fait un plan à trois. Bah, on peut toujours hein. Ça te dit, Sora ? »

Là, voilà de quoi surprendre le jeune artiste de rue qui repartit dans un rire.

-laisse-moi y réfléchir !

Ce qui ne voulait en rien dire oui. Voilà une drôle de proposition ! Non pas qu'elle l'intéressait - pour des raisons diverses et variées, l'idée ne le séduisait pas -, mais Aiko semblait vraiment vouloir tourner son copain en bourrique et c'était vraiment drôle. Pivotant sans attendre que les deux se lâchent, l'amie commença à avancer. C'est alors que Sora parla en toute amitié à Finn avant de rejoindre la rouquine pour parler un peu. A sa remarque selon laquelle il n'aurait plus à s'inquiéter autant, elle répondit en prenant un air enfantin qu'elle aurait toujours besoin de lui – ce qui le fit sourire chaleureusement. Puis la demoiselle haussa les épaules et lui tapota les lèvres. Message reçu, il ne sortirait plus cette bêtise. En revanche, demander à la rousse s'il pouvait jouer avec le brun, ça... Elle accepta d'un hochement qui n'était pas aussi parlant que son regard, complice et amusé, que le jongleur lui rendit sans hésiter avant de partir en avant du couple – Finn venait de les rattraper. Il ne se retourna vers eux qu'une fois la porte de leur destination ouverte, mettant probablement fin à une discussion puisqu'Aiko débita rapidement une phrase avant de franchir le seuil avec un sourire de remerciement, suivie de près par l'homme qui remercia Sora oralement, le faisant lever un sourcil puis dire « de rien » avec joie.

Une fois le trio installé, une autre surprise attendait le contractant : Finn engagea la conversation de lui-même en lui posant une question. Eh bien, c'était une bonne nouvelle au fond, ça voulait certainement dire qu'il commençait à l'accepter – d'ailleurs, le copain de son amie aurait très bien pu prendre cette dernière par le bras pendant leur marche avant de s'en aller à toute vitesse, ne pas le remercier pour la porte ou même choisir une table à deux non ? - et demandait la paix, ce qui n'était pas de tout refus... Enfin, oui si, mais l'artiste de rue ne le dirait qu'une fois les jeux finis. Ce qui ne l'empêcha pas de poser un regard gai et amical sur l'homme aux yeux verts.

-J'ai commencé à l'âge de sept ans, donc ça fait quatorze ans...

Impossible de retenir la petite pointe de nostalgie. M'enfin, laissons de côté ce détail pour se concentrer sur un autre : alors que le jeune homme parlait, un mouvement attira son regard. C'était Aiko en train de se pencher pour lui murmurer que ce n'était pas fini... Tiens tiens, quand tu veux petite sœur. Et elle ne tarda pas à passer à l'action après s'être rapproché de Finn.

« Finn, tant qu’à le câliner, tu devrais aussi l’embrasser. Tu verras, Sora embrasse vraiment très bien. »


Dit-elle en pivotant sa tête pour regarder celui à qui s'adressait la blague. Une blague qui fit hausser un sourcil à l'acrobate soit dit en passant, mais bon la rousse était en train de jouer alors il ne fallait pas s'attendre à moins. Ah, il ne fallait pas oublier de rentrer dans le jeu par contre. Alors Sora répondit sur le ton du secret sans se départir de son amusement.

-Ah ça, c'est parce que j'ai commencé en même temps que les jongles.

Qu'on le maudisse si c'était vrai, or ça ne l'était pas, les risques étaient par conséquent nuls. Son premier baiser avait eu lieu après ses retrouvailles avec sa famille – et même après qu'il se soit mis en couple avec Létha, vu que c'était avec elle. Bref, le brun ne savait rien de tout cela - la seule à connaître toute son histoire devait être Alfic - donc... Autant continuer sur la lancée.

-Au fait, je suis bi si jamais tu te poses la question.

Oui bon, c'était tout aussi véridique que l'affirmation précédente l'était. Ou du moins aux dernières nouvelles que Sora avait reçu. Bouh le menteur qui s'amusait aux dépens d'un Finn qui n'était pourtant pas mal intentionné. Sa Chain allait être fière de lui, depuis le temps qu'elle l'incitait à se lâcher un peu pour s'amuser et commettre quelques folies. Le contractant voyait d'ici sa réaction : un éclat de rire accompagné d'une réflexion du genre « notre petit Sora prends du poil de la bête on dirait ! » avant de faire semblant de reprendre son sérieux pour lancer quelque chose proche de « j'ai l'impression de voir mon fils grandir et se rapprocher de l'âge du départ de la maison, snif ». C'est qu'Ally était très taquine quand elle le voulait.

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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   21st Mars 2013, 10:49

Il ne pensait pas vraiment que le voir en train de faire un câlin à ce cher Sora – et sentez bien l’ironie – entraînerait une telle hilarité chez sa copine. Si qui que ce soit doutait encore de l’excellente humeur de la jeune femme, les voilà tous rassurés. Il n’empêche que le contractant est bien incapable de s’énerver en la voyant ainsi et sa seule réaction est un soupire amusé, passé la première incrédulité. Nul besoin de préciser que lorsqu’elle réussit finalement à se calmer, il est très tenté de balancer la première bêtise qui lui passerait par la tête pour voir si elle redémarrerait. Mais il n’en fait rien. Tiens, en parlant de rires, un jour il faudra vérifier si elle est chatouilleuse. Elle n’a pas spécialement une tête à l’être, mais comprenez que ce sera très intéressant pour le Baskerville si elle se trouve l’être. Passons, c’est une expérience qui doit se mener dans le cadre privé.

Aiko n’en a visiblement pas terminé avec ce pauvre Finn. Elle vient, attrape sa main – et là, une minute de silence pour l’âme des 0.5 secondes où l’homme a cru qu’elle se rangeait enfin sagement de son côté – puis celle de Sora et les met l’une dans l’autre. Puis vient la phrase :

- Je ne savais pas, chéri ! Tu me l’aurais dit, on aurait fait un plan à trois. Bah, on peut toujours hein. Ça te dit, Sora ?

Pour une première utilisation de ce surnom, voilà que l’homme le voit déjà en mal. Passons. Sa réaction est absolument immédiate. Il retire sa main de celle de Sora comme s’il s’était brûlé et place d’un ton implacable :

- Jamais.

Ça, c’est dit.
Et sur ce il croise les bras, tâchant de faire le vide complet dans son esprit à l’imagination trop fertile. Brr, quelle idée. Aiko avec un autre homme que lui ? Jamais ! Du moins tant qu’il sera dans le coin. Et le jongleur d’ajouter après avoir ri :

- Laisse-moi y réfléchir !

Comment ça laisse-moi y réfléchir ? Mais c’est tout vu oui ! Le Baskerville se renfrogne. Quand ils auront fini de se payer sa tête – oui bon, il leur a tendu une perche, c’est vrai – ils lui feront signe. En attendant il avance. Plan à trois avec Sora, non mais quelle idée. Avec une autre femme à la limite, par contre…
Bref. Ils vont déjà tenter de réussir le plan à deux, ils verront la suite après.

Avançons après que Sora se soit à nouveau amusé à ses dépens – patience, la vengeance est un plat qui se mange froid et, à deux contre un, la marge de manœuvre est un peu limitée – et que le brun soit revenu prendre place auprès de l’autre Baskerville du groupe. Comme il s’y attendait – à force – sa tentative pour l’amadouer tombe à l’eau. C’est visible rien qu’à l’expression qu’arbore la jeune femme.

- Avoue que tu es jaloux !

… Bon.
Il la retient par le bras juste avant qu’elle n’entre – et rien à faire que Sora soit là – l’attire à lui et l’embrasse. Puis il glisse vers son oreille pour y murmurer d’un ton qui, pour une fois, ne laisse pas vraiment place à la protestation :

- Tu es à moi.

Les mots « je suis jaloux » ne sortiront jamais de sa bouche. Pas la peine d’essayer.
Et puis tout le monde rentre dans le café. C’est là que Finn choisit – à nouveau, notez le bien – de tenter de faire un effort. On lui a dit de bien se comporter, non ? Bon. Aiko va murmurer quelque chose à Sora qu’il est bien en peine d’entendre avec le bruit environnant. Soit, il laisse couler les messes basses. De toute façon, hein… Puis il sent la main qui se place sur sa cuisse et la laisse faire. Bien sûr, maintenant les faits et gestes de cette main sont surveillés sans pour autant que ses yeux ne se posent dessus. Au cas où.

- J'ai commencé à l'âge de sept ans, donc ça fait quatorze ans...

Et il a donc vingt-et-un ans, mince alors c’est à peine plus âgé que le Baskerville. Enfin, en âge officiel, du moins. Oui c’est vrai qu’il ne fait pas cinquante ans de base, mais on peut toujours rêver. Pour en revenir au vrai sujet, quatorze ans de pratique, voilà qui explique l’adresse et qui force le respect. A sept ans, petit Finn, lui, apprenait à peine à se servir d’une lame – en bois. Heureusement qu’il s’est rattrapé depuis.
Il allait répondre, peut-être continuer la conversation sur de simples échanges comme celui-là, en apparence banal mais qui ne l’est pas tant vu comment a démarré leur rencontre, quand, à nouveau, tout tombe à l’eau par une simple phrase :

- Finn, tant qu’à le câliner, tu devrais aussi l’embrasser. Tu verras, Sora embrasse vraiment très bien.

… Dire qu’il essayait d’être gentil. Ils se paient sa tête joyeusement tous les deux, les vilains. Il faut avouer que leur rendre la pareille est terriblement tentant. Comme en les prenant au mot, par exemple. Enfin avant ça… Comment ça « tu verras, Sora embrasse vraiment très bien » ? Ou plutôt, comment est-ce qu’elle pourrait bien le savoir. Il glisse son regard vers le sien. C’est qu’ils s’amusent bien depuis tout à l’heure, mais si jamais il venait à apprendre que le jongleur a été avec la Baskerville à un moment ou à un autre, l’homme trouverait tout de suite ça beaucoup moins drôle. Et, cette fois, pas par simple jalousie – aucun commentaire merci – mais aussi à cause du comportement qu’elle a adopté avec l’autre depuis le début. C’est vrai, il devrait penser quoi de leur relation à tous les deux alors, hein ? Si elle se comporte ainsi avec un ancien copain sous le nez du nouveau. Mais le regard que lui renvoie Aiko lui montre bien qu’elle n’est absolument pas sérieuse. Tant mieux. Puisque les deux secondes nécessaires à sa tranquillité d’esprit sont passées, il peut maintenant peser le pour et le contre d’une attaque frontale.
Ou pas, le jour où il pèsera le pour et le contre avant de faire une bêtise n’est pas encore arrivé.

- Ah ça, c'est parce que j'ai commencé en même temps que les jongles.

Vient la réplique amusée :

- Précoce.

Ok et maintenant la bêtise. Enfin avant ça, visiblement Sora n’en a pas terminé :

- Au fait, je suis bi si jamais tu te poses la question.

… Ok. Et ça, c’est pas un appel à la bêtise ? Cela lui rappelle qu’Aiko ne sait pas que par contre, pour lui cette phrase est vraie. Pas qu’il ait l’intention qu’elle le sache, remarquez. Quant au pourquoi, eh bien… Parce que ! Voilà tout. Passons. Le brun se tourne donc vers sa camarade et dépose une main sur sa nuque – toujours aussi distrayante – puis l’attire gentiment à lui et l’embrasse. Il devrait être énervé ? Peut-être, peut-être pas. Le regard sincère de la jeune femme il y a un instant l’a un peu ramené sur Terre. Il en décolle aussi vite qu’il y revient, pour tout dire. Cela dit, il était quand même question de faire une bêtise il y a un instant. Alors il recule légèrement et lui dit :

- Je préfère t’embrasser toi.

Le ton n’est pas très fort, parce que c’est avant tout destiné à la jeune femme, même si le jongleur a dû l’entendre. Il poursuit en revanche sur un ton beaucoup plus normal en se redressant complètement :

- Mais puisque vous y tenez vraiment.

Il attrape ensuite rapidement le visage de Sora à deux mains – il ne s’agirait pas que la proie ne s’enfuit, n’allez pas croire qu’il s’est jeté sur lui non plus – et se penche au-dessus de la table pour joindre leurs lèvres brièvement. Brièvement déjà parce qu’il préfère réellement embrasser Aiko, ensuite de ça parce qu’ils vont finir par attirer l’attention sur eux. D’autant plus qu’un homme qui en embrasse un autre n’est pas exactement quelque chose de bien vu à cette époque. Il se fiche de la bienséance, mais s’ils se font virer par sa faute et que la Baskerville le lui fait payer, il s’en fichera tout d’un coup beaucoup moins. Du coup il relâche l’autre homme et se rassoit tranquillement.
Voilà, maintenant que leur fantasme à tous les deux-là est réalisé – ok, ce n’était un fantasme ni pour Aiko ni pour Sora, mais c’est plus amusant d’y référer de cette façon, ils insisteront moins la prochaine fois –, est-ce qu’il va être possible de passer plus de trente secondes sans que le Baskerville n’ait d’envies de meurtre à l’égard du jongleur ? Peut-être pas. En plus il vient seulement de songer à la réaction que va bien pouvoir avoir la Baskerville à son action. Oh, probablement qu’elle en rira comme du câlin, puisque ce n’était pas plus sérieux. Finn croise les bras et s’enfonce dans sa chaise avant de scruter les deux autres avec lui. Il a des questions à poser depuis le début et a bien l’intention de les poser. Maintenant, tenez.

- Vous vous connaissez depuis quand tous les deux ?

Tout à fait, la réponse est capitale. On dirait presque qu’ils sont ceux en couple et qu’il est l’ami qui les interroge sur leur relation. Effrayant, tout simplement effrayant.
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   25th Mars 2013, 10:22

On dit que le baiser est une tendre gourmandise. En plus d’être une preuve d’amour. Eh bien non, pas spécialement. Déjà parce qu’il y a amour et amour. Il y a l’amour des adolescents, celui qu’éprouvent ces petits êtres stupides et qui, à leur avis, va durer éternellement et cet autre amour qui nous tombe dessus sans que nous ayons passé des mois à le chercher. Effectivement, dans le premier cas, ça peut tout aussi bien être une forte amitié ou encore simplement la première attirance physique à laquelle nous sommes confrontés. Alors que pour le deuxième amour dont il est ici question, eh bien, nous passons un temps fou à l’identifier. Simplement car nous ne possédons nulle référence. Les livres ? Ce ne sont que le fruit de l’imagination d’auteurs fous qui rêvent d’un avenir meilleur mais qui ne sont capables que d’écrire et d’imaginer, de se figurer je ne sais quelles scènes au lieu de tout faire pour les provoquer en allant à la recherche de nouveaux acteurs pour la pièce théâtrale qu’est chacune de leurs vies. Tout peut commencer par un regard appuyé, par un sourire malicieux, par quelques mots banals ou d’autres enduis de sous-entendus. Tout peut commencer par une dispute, par un jeu peut-être. Pour Aiko et Finn, ça avait commencé par un mélange subtils de regards, de sourire et de mots ; par un jeu. Mais nous n’en étions pas encore à la case des révélations, alors que ce soit de l’amour ou autre chose encore, les deux jeunes gens préféraient se défiler et éviter la question. Ils parleraient de leurs sentiments un autre jour. Pourquoi pas tout de suite ? Déjà parce qu’ils n’étaient pas seuls et deuxièmement parce que ça ne faisait pas encore dix minutes qu’ils étaient en couple. Si pour certains, il faut d’abord savoir exactement ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre avant d’officialiser leur statut, pour les deux Baskerville, il était clair que s’ils agissaient de la sorte, ils prenaient le risque de ne jamais pouvoir être en couple. D’ailleurs, Aiko n’avait jamais été la copine d’un quelconque homme. Ce n’était pas son domaine et le concept était étrange. Avec certains, elle passait plus d’une seule nuit en leur compagnie. Mais cela étant, ça n’allait jamais au-delà du physique, n’effleurait jamais les bords du gouffre des sentiments. Il y avait bien entendu quelques règles qu’elle s’était imposé, mais nous en parlerons une autre fois. Quand ce sera le moment, certainement.
Cela dit, pour en revenir aux baisers, cela peut aussi être interprété comme étant une sorte de sceau. Pour sceller un amour ou une promesse, allez savoir. En ce qui concernait les deux jeunes Baskerville, au lieu que tout finisse par un baiser – comme dans les contes de fées, vous voyez – tout avait commencé ainsi. Et, selon leurs principes, ça aurait peut-être dû se finir ainsi. De la même façon que tout avait commencé. Mais non. Les sentiments ne s’étaient pas fait attendre – loin de là – et avaient vite fait de se joindre à la partie. En somme, cela n’avait aps semblé déranger notre couple. Après tout, ils se sentaient bien en compagnie de l’autre. Sans savoir pourquoi, sans forcément non plus comprendre ce qui se passait ; ce qui comptait, au fond, c’était qu’ils pouvaient continuer de sourire et de rire sans se soucier du reste, sans se soucier des conséquences. Pour le moment du moins, ils ne vivaient que pour le moment présent. Pour Finn, il semblerait que ça avait toujours été le cas. Au moins, maintenant, il avait une main dans la sienne ; il n’était plus seul – pas qu’il le fut réellement à un quelconque moment – et pouvait aussi se laisser aller. Aiko ne savait pas si elle était sa première copine, mais ce qu’elle savait, c’est qu’elle ferait bien en sorte qu’il ne l’oublie jamais – et, si possible, qu’il n’ait pas à l’oublier. Elle voulait être là pour lui. Pourquoi ? Bonne question. Et puis, en ce qui la concernait, elle n’avait jamais vécu seulement et uniquement pour le moment présent. Elle pensait au passé et au futur et oubliait parfois de profiter. Mais avec Finn, c’était différent. Elle s’était ouverte au monde. Et elle avait rencontré d’autres personnes. Elle avait rencontré Sora. Bref, elle se sentait bien mieux à présent.
Cela étant, Aiko continuait de penser que le baiser n’est pas forcément une preuve d’amour. Ça pouvait l’être, d’accord, mais pas forcément. Et encore, il y a tout de même d’autres preuves d’amour plus subtiles ; rester soi-même, car il est connu qu’une fois amoureux, on a tendance à changer.
Embrasser Sora ? Elle ne l’avait jamais fait, n’y avait jamais pensé. Elle ne pouvait pas prédire ce qui allait se passer entre eux deux, mais jamais l’idée de sortir avec lui ne lui avait ne serait-ce qu’effleurer l’esprit. Elle se considérait comme sa grande-sœur bien qu’elle savait qu’il serait plus logique qu’elle soit sa cadette que son aînée. Dans un cas comme dans l’autre de toute façon, l’embrasser ne pourrait pas vraiment les mener à quelque chose de concret. Il avait beau être séduisant, elle serait plus heureuse de le voir embrasser une autre femme que d’avoir ses lèvres collées aux siennes. Alors, bien entendu, tout n’était que vanne et que moquerie lorsqu’elle sous-entendit l’avoir déjà embrassé. Et Finn l’avait compris – elle l’espérait du moins.

Et pour le plan à trois ? Non mais attendez, elle venait d’avoir une idée de génie là ! Et à en voir la mine des deux jeunes hommes, ils ne semblaient vraiment pas du même avis qu’elle. Pourtant, elle ne pouvait leur en vouloir en se rendant compte du ridicule de sa proposition. L’un l’imita en éclatant de rire après un instant de surprise tandis que l’autre – son brun – croisa les bras, ne semblant vraiment pas – mais alors là vraiment pas – approuver l’idée. Jamais. Qu’il dise autre chose aurait été beaucoup trop demandé de toute façon. Et puis, ça restait un homme avec un coté jaloux et possessif, tout juste mis en couple que sa copine voulait déjà inviter un autre homme dans leur lit. Alors, évidemment, il préférerait que le plan à trois comporte deux femmes plutôt que deux hommes. Pff, il pouvait toujours rêver. Aiko laisserait-elle une autre femme toucher son Finn ? Bien sûr. Juste pour avoir la liberté de la torturer juste après. Pas touche. Ouep, c’était sa propriété maintenant. Et si vous croyez qu’elle ne se servait de ses lames et de son épée que contre des Chains, vous vous méprenez. Donc, pour le bien des femmes et des hommes – un couple aussi jaloux, ça risquerait d’exploser ; les feux d’artifices sont aussi des explosions, alors espérons que ladite explosion soit tout aussi merveilleuse – mieux valait en rester au plan à deux. C’était tout aussi bien, hein. À ce qu’elle sache, Finn n’avait jamais essayé celui à trois. Alors voilà, aucun des deux ne pouvait savoir si c’était mieux. Et puis, ce n’est sûrement pas eux qui iront dire que leurs « plans » manquent d’innovation. Des ruines s’il vous plaît.... Avec des fantômes qui errent ! Ou pas, je vous l’accorde.

Elle lui demanda alors d’avouer qu’il était jaloux. En fait, après réflexion, elle aurait peut-être avoué être jalouse si elle avait été dans sa position. Peut-être seulement hein. Parce qu’en fait, avec son orgueil, ce n’était pas si sûr que cela. Elle comprendrait d’ailleurs sans peine que Finn ne veuille même pas aborder le sujet. Pourquoi elle continuait à l’embêter si elle savait pertinemment que ça pourrait aisément se retourner contre elle ? Simplement parce que ça l’amusait. Et Aiko était prête à tout pour s’amuser. Sauf à une chose. Une seule et unique chose. Sacrifier Finn. Si pour rire un peu, il faudrait qu’elle le perde, alors non, juste hors de question. Elle savait que le moyen le plus sûr de rire et de le garder serait d’être en sa seule compagnie. Sauf qu’aujourd’hui, il y avait Sora. Alors voilà, elle ne voulait pas qu’il se retrouve à tenir la chandelle. Donc il fallait bien qu’elle trouve un moyen – original si possible – de le faire connaître de Finn et de lui permettre de le connaître par la même occasion. Elle faisait tout de même en sorte de ne pas pousser la provocation trop loin. C’est vrai quoi, lui n’avait quasiment aucun moyen de se venger alors ça ne pourrait pas vraiment être amusant. Enfin, si, ses réactions pourraient néanmoins compenser vu que ça, c’était diablement amusant. Mais qu’il ne s’inquiète pas, Aiko allait bien finir par devenir raisonnable et laisser les deux hommes faire connaissance sans chercher à en rendre l’un jaloux. N’empêche, au moins comme ça, Finn ne risquait pas d’oublier qui était Sora et ce qu’il représentait pour sa copine. Ceci dit, elle nota qu’elle ne connaissait aucun ami du brun. Il faudrait peut-être y remédier, non ? Enfin, si l’occasion se présentait. D’ici là, ils passaient d’assez bons moments seuls hein.
Bref, en réponse à sa requête, il la saisit par le coude, l’incitant à s’arrêter. Elle tourna vers lui un regard étonné et interloqué ; il avait vraiment pour intention de lui avouer être jaloux ? Ouais. Non. Ça aurait été trop demandé, n’est-ce pas ? N’empêche, elle préférait largement la réponse qu’il lui donna. Un baiser. Voyez-vous, ça ne relevait ici pas d’amour mais ça précédait une déclaration formelle et qui laissa Aiko tout aussi étonnée. Tu es à moi. Elle est à lui. En gros, il ne voulait pas partager. Des dizaines de piques auraient pu fuser de la bouche de la demoiselle, mais pourquoi ? Pourquoi gâcher un moment pareil avec ses bêtises ? Elle glissa simplement une main sur la nuque de Finn et alla renouveler le baiser avant de lui sourire en hochant doucement la tête. Si, plus tard, elle faisait quelque chose qui pourrait le vexer – et ça arriverait sans doute, en fait – il n’aurait qu’à se souvenir de ce baiser, de ce regard, de ce sourire ainsi que de ce hochement de tête en disant bien plus long que ce qu’elle voudrait bien admettre.
Ils s’installèrent ensuite et Sora prit l’initiative de répondre à la question innocente que lui posa le Baskerville. Aiko savait qu’il jonglait depuis son plus jeune âge, mais elle ne lui avait jamais demandé plus de précisions. Elle sourit légèrement, fixant son ami alors que son regard se défilait parfois pour glisser vers Finn, histoire de guetter ses réactions. Et Aiko, insatisfaite par la tournure trop simple de la discussion, intervint de nouveau. Voilà de quoi réveiller un peu le brun qui se tourna vers elle et qui dû certainement comprendre qu’elle se payait gentiment sa tête.

Sora se prêta au jeu de façon bien particulière. Cela eut pour effet de détourner l’attention d’Aiko de son copain pour qu’elle puisse la porter sur son ami auquel elle sourit joyeusement avant d’amener son index à ses propres lèvres et de les tapoter. Par pour lui dire de se taire mais uniquement pour témoigner de la malice de la provocation – après tout, se tapoter les lèvres est enfantin alors il est naturel que cela puisse être associé à la malice. Et puis, elle doutait qu’il ne se soit pas permis un petit mensonge pour le coup. Mais où est le mal ? Il ajouta encore une phrase qui eut, cette fois-ci, l’effet d’étonner Aiko. Bi ? Et là, il mentait ou... ? En fait, ça ne la dérangerait pas du tout, mais elle voudrait quand même bien savoir. N’empêche, il ne semblait pas vraiment sérieux. Bon, ils en parleraient une autre fois hein, vu que la rousse avait d’autres préoccupation pour le moment. Notamment Finn qu’il ne fallait pas non plus oublier. Un Finn qui trouvait, je cite, précoce que de commencer d’embrasser à l’âge de sept ans. Il était vraiment drôle le Finny.
Il ne prit en fait que quelques infimes secondes pour digérer l’information – erronée ou pas, qu’importe, ça restait une jolie provocation – qu’il se retourna vers Aiko en glissant ses doigts sur sa nuque, procurant à la jeune femme un frisson l’agitant imperceptiblement. Il l’attira ensuite à lui pour l’embrasser. Elle inclina doucement la tête sur le coté pour pouvoir répondre à son baiser, oubliant un instant Sora. Lorsqu’il s’éloigna pour parler, elle écarquilla les yeux. Comment ça, il préférait l’embrasser elle ? Ne me dites quand même pas qu’il avait l’intention de...
Aiko fronça les sourcils et débita rapidement des mots qui, elle le savait, allaient se cogner à un mur d’indifférence ou d’ignorance.

« Et je préfère que tu n’embrasses que moi. »

Finn parla de nouveau, incitant Aiko à s’enfoncer dans sa chaise à se renfrogner. Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’elle comprenne ce qu’il allait faire, hein ? D’ailleurs, Sora s’en doutait-il ? En fait, pour le coup, elle s’en fichait pas mal ; elle était bien trop occupée à réfléchir à la répartie. Si à un quelconque moment, elle avait eu pour intention d’épargner le reste de ses mesquineries à Finn, maintenant, elle était bien décidée à lui en faire baver. Alors voilà, lorsqu’il s’approcha de son ami, elle porta sur lui un regard distant et méfiant en retirant bien entendu sa main de sa cuisse. Il attrapa le visage de Sora et même si Aiko mourrait d’envie de détourner le regard, elle continua de fixer la scène. Un baiser. Elle se mordit la lèvre inférieure. Plutôt un simple touché. Un effleurement même. Mais un baiser quand même.
Finn se remit gentiment en place alors qu’Aiko ne daigna pas lui accorder un seul regard. Non, elle réfléchissait toujours à comment se venger. Bien sûr, elle n’était pas jalouse, juste que Sora soit un homme ou une femme, le fait est que Finn avait embrassé une autre personne qu’elle. Et elle allait bien rapidement lui faire passer l’idée d’en embrasser d’autres.
Il l’interrompt dans ses réflexions – plus précisément dans son échafaudage de plan machiavélique, ouais – par une question qu’elle jugea de futile. Elle ne voulait pas y répondre. Pas maintenant du moins.
Elle lui lança un regard de biais et nota qu’il avait croisé les bras. Elle arqua un sourcil en lançant un regard au serveur qui s’approchait d’eux. Ah bah voilà un excellent moyen de montrer à Finn qu’il n’était pas le seul à pouvoir jouer. Non mais sérieusement, il n’avait pas encore compris qu’Aiko était la seule à imposer les règles, à avoir le droit de vraiment s’amuser ? Pauvre chéri.
Elle posa ses deux coudes sur la table en tournant la tête pour pouvoir planter ses yeux dans ceux de son copain. Elle approcha son visage du sien, son regard nettement plus doux – et hypocrite pour le passage – et vint effleurer les lèvres de Finn des siennes. Bien sûr, il était presque certain qu’elle allait l’embrasser, histoire de lui dire que ça ne l’avait pas du tout dérangé – et logiquement, ça n’aurait effectivement pas dû la déranger le moins du monde, mais allez savoir pourquoi elle eut cette réaction. Presque certain. Oui parce que pour le coup, elle ne l’embrassa pas. Ses lèvres ne firent qu’effleurer celles de son camarade. Elle ferma les yeux.
Sora les regardait. Le serveur approchait. Et elle ne semblait pas en avoir quoi que ce soit à faire.
Elle rouvrit les yeux et saisit la lèvre inférieure du brun entre ses dents avant de la relâcher et de simplement s’éloigner, son regard s’enduisant d’un voile de malice et de vengeance. Elle aurait vraiment voulu l’embrasser, mais s’il fallait passer outre sa propre envie pour témoigner de sa rancune, elle le ferait. Et elle le fit. Elle pencha la tête sur le coté et fit lentement – très lentement – passer sa langue sur ses lèvres.

« J’espère que l’échange avec Sora t’a plu car avec moi, tu vas devoir t’habituer aux effleurements. J’espère que ça ne te dérange pas. »

Pas question de changer d’avis... Avant au moins deux minutes. Pas qu’elle pourrait tenir sans l’embrasser de toute façon. Ou tout du moins, elle ne pourrait pas tenir bien longtemps. M’enfin, ça, Finn pouvait en douter. Et c’est ce qu’espérait la jeune femme en fait. Elle aurait pu lui tirer la langue. Mais non. Elle voulait qu’il la prenne au sérieux, voilà. Elle lança un sourire à Sora avant de lancer un regard de biais au serveur qui se tenait désormais près de leur table. Grand, plutôt bien baraqué et... Beau. Elle le salua la première et si les deux hommes en sa compagnie ne l’avaient pas remarqué, ça n’avait pu qu’être le cas avec le sourire que lui lança la rousse et la voix qu’elle utilisa. Il s’apprêta à prendre note alors qu’Aiko continuait de le fixer sans gêne. Bon, il ne fallait pas jouer les aveugles non plus, ni même les modestes ; elle se savait jolie et savait qu’avec sa féminité en prime, elle pouvait faire tourner bien des têtes. Sauf que jusque là, elle s’en fichait pas mal. Mais pas aujourd’hui. Finn ? Qu’il en prenne de la graine – traduction : qu’il s’en morde les doigts. Oui bon et qu’allait-elle commander ? De l’alcool. Pas de quoi sa saouler hein, mais ça ferait quand même l’affaire. Elle parla à voix basse de façon à ce que le serveur se baisse d’avantage vers elle pour l’entendre et elle en profita pour lui glisser quelques mots à l’oreille. Bof, rien de méchant ; elle lui avait simplement dit qu’elle aimerait que ce soit lui et pas un autre – ou une autre, tenez – qui vienne les servir. Et puis, faisant mine de lever la main pour montrer ses amis, elle lui effleura le bras. Et, rien que pour les beaux yeux de Finn, ses doigts s’attardèrent sur la peau dénudée vu les manches retroussées. Un regard échangé, un sourire partagé, peut-être un désir, mais certainement pas réciproque, et la voilà qui se remet simplement en place, regardant tour à tour Sora et Finn pour voir ce qu’ils allaient faire. Bien qu’en fait, elle s’attarda nettement plus sur son copain, son regard encré dans le sien. Un regard plutôt provocateur ; ses yeux pétillaient de malice. Embrasser Sora ? Il y repenserait à trente-six mille fois la prochaine fois.

Elle retira l’élastique dans ses cheveux et bascula sa tête en arrière en prenant une grande inspiration avant de se redresser et de se rattacher les cheveux. Avec tout ça, il ne faudrait pas que Finn prenne cela au sérieux. Elle pivota sur le coté, cala l’un de ses genoux sur le bord de la chaise du brun et alla vers son oreille pour lui glisser quelques mots qu’il était le seul à devoir entendre.

« Dis, Finn, si le serveur revient, tu fais quoi ? Hum, plus sérieusement, j’espère que tu ne m’en veux pas. »

Parce que réellement, elle était à ça de s’en vouloir elle-même. Elle nicha son visage dans son cou en l’entourant de ses deux bras avant d’aller y déposer un bref baiser – pas la peine non plus d’attirer tous les regards sur eux, d’autant plus qu’ils n’étaient pas seuls – et d’enfin se redresser. Elle le regarda quelques secondes avant de lui décrocher un sourire et de l’embrasser réellement cette fois-ci. Voilà, pas plus de deux minutes, c’est bien ce que je disais. Lorsqu’elle éloigna son visage, elle se contenta simplement de faire passer sa langue sur ses lèvres pour les humecter et se redressa en déposant de nouveau sa main sur la cuisse du brun, cette fois-ci la paume dirigée vers le haut pour qu’il puisse y ajouter sa propre main.
Elle se retourna ensuite vers Sora avant de simplement hausser les épaules.

« On se connait depuis... Depuis ? Pas si longtemps que ça. Mais je ne sais pas exactement à quand ça remonte. Tu t’en souviens, Sora ? »

Non mais avec tout ça, il ne faudrait pas non plus qu’elle oublie de répondre à la question posée tout à l’heure par Finn.
Une rencontre teintée de diverses couleurs. Et vraiment très originale. Voilà comment ça tournait lorsqu’une femme était accompagnée de deux hommes dont l’un était un copain possessif – et très mignon du coup, soit dit en passant – et quand l’autre était un ami attentionné et tout particulièrement joueur.
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   27th Mars 2013, 06:45

L'imagination est une terre fertile, dont les récoltes varient avec l'engrais utilisé. Une pointe de malice était nécessaire pour obtenir les mêmes qu'Aiko, Finn et Sora – enfin le second, pauvre de lui, se retrouvait au final entraîné par la première qui était assistée par le dernier. Résultat des plantations : les deux hommes avaient fait connaissance d'une manière peu commode pour tisser une amitié et les tentatives, toutes autant qu'elles étaient, pour commencer une conversation banale et innocente avaient jusque là toutes échouées, presque tuées dans l’œuf par le petit manège auquel ils se livraient. Quoi, vous ne pouvez pas me croire sur parole ? Vous voulez une preuve de ce que j'avance ? Eh bien il suffit de regarder la réaction du brun, dont la main était encore dans celle du jongleur quand la rouquine proposa un plan basé sur le fait que plus on est de fous, plus on rit : il retira ladite main comme s'il craignait que celui qui la tenait ne l'empoisonne ou ne la morde, avant de lancer un « jamais » plus que ferme, puis de croiser les bras et se renfrogner en entendant la réponse du contractant.

Maintenant que vous avez votre preuve, avançons un peu dans le temps. Nous voici donc à l'entrée de l'établissement dont l'artiste de rue tenait la porte, pendant que le le couple se bécotait. Bon d'accord le dire comme ça n'est pas bien respectueux, mais n'empêche que si quelques curieux avaient tourné la tête pour voir qui entrait, les deux tourtereaux leur offrait un beau spectacle. Sora se contenta de sourire avec amusement, en attendant qu'ils mettent fin à leur baiser. Une fois cela fait, les trois amis -hem- prirent place et Finn entama une petite discussion. Or, je vous l'ai déjà dit plus haut, elles se finissaient toutes prématurément. Cette fois-ci ne fait pas exception car la rouquine avait décidé que non, l'heure n'était pas encore venu de parler bien sagement de chacun pour faire plus ample connaissance. C'est ce qu'elle expliqua grosso modo à son ami l'acrobate, mais seulement à lui, avant de dire à son chéri que son ami embrassait très bien – ce qui pour l'homme concerné était une nouvelle, premièrement lui-même ne s'était jamais embrassé donc n'avait pas d'idée sur la question et deuxièmement, Aiko n'en savait rien non plus d'après sa mémoire. Pas besoin de se poser de question, ici encore ce n'était que pur amusement pour la demoiselle. Et bien évidemment, Sora coopéra.

Seul hic : il ne s'attendait pas du tout, mais alors là pas du tout à ce qui allait suivre. Apparemment, Finn avait décidé que lui aussi voulait faire des bêtises (quand je vous dit que ce trio est irrécupérable !). Donc après avoir embrassé sa copine, il lâcha une phrase bien étrange à laquelle Aiko répondit avec beaucoup de sérieux et qui donna un drôle de pressentiment au jeune lanceur de couteaux. Elle prend finalement tout son sens quand le brun se redresse, dit autre chose puis attrape le visage de l'ami de sa petite amie -non non pas celui de sa petite amie, mais bien celui de l'amie de cette dernière – pour poser brièvement ses lèvres sur les siennes pendant que la jeune femme fait la moue. Nous voilà donc avec une Aiko qui semblait en vouloir à Finn, un Finn qui s'était enfoncé dans sa chaise et avait croisé les bras et... Un Sora qui s'était transformé en statue, juste l'espace d'un court instant car ce fut la question de l'embrasseur qui le sortit de son état second.

Là encore, son amie fut plus vive. Elle se rapprocha de l'homme aux yeux verts comme pour l'embrasser, mais ne le fit pas réellement, avant de préciser que désormais ce serait ainsi à chaque fois. Puis une fois assise correctement sur sa chaise, Aiko sourit à l'associé défendu et salua avec charme le joli serveur qui venait d'arriver. Les sourcils du jeune homme se froncèrent : ce ton, ce regard ne lui disaient rien qui vaille, il passa donc rapidement sa commande en espérant que ses deux compagnons de table en feraient autant, mais c'était peine perdue. Et voilà, la rouquine était lancée : faisant exprès de ne pas parler fort, elle força l'employé à se baisser assez bas pour pouvoir lui murmurer quelque chose d'inaudible, puis fit mine de présenter les deux hommes assis tout en effleurant l'avant-bras dénudé du serveur qui ne semblait pas mécontent de ces petits signes – et il le fut encore moins du sourire qu'il échangea avec sa belle cliente. Un cinéma qui désespéra notre amateur de lames, faut croire qu'effectivement il aurait toujours à s'en faire pour cette tête brûlée. C'était un coup à ce qu'elle regrette ses actes.

Le serveur enfin parti, la rousse reporta toute son attention sur les deux hommes – plus sur Finn quand même. Elle se recoiffa vivement avant d'aller parler à l'oreille de son copain puis lui montrer toute son affection. Une petite scène qui tranchait nettement avec son comportement d'il y à moins d'une minute, avec le serveur. Bref, finalement la jeune femme cala son dos contre son dossier de chaise et se tourna vers Sora. Ce dernier avait toujours les sourcil froncés histoire que son amie, qui semblait être revenue sur Terre et avoir abandonné l'idée de jouer, ne croit pas qu'il approuvait ce qu'elle venait de faire. C'est vers Finn qu'il se tourna en répondant, pour observer sa réaction au moment de flirt de sa petite amie.

-Maintenant que j'y pense, je ne me souviens plus trop, mais c'est impossible que notre rencontre remonte à plus de six mois.

Ben oui, vu que ça faisait un peu plus de six mois qu'il était de retour à Réveil et que, justement, c'est dans cette ville qu'ils avaient fait connaissance. Quelques minutes s'écoulèrent avant que l'employé ne revienne avec les commandes, ce qui aurait été une bonne chose s'il n'avait pas aussi spontanément ni à une distance aussi réduite prit place à côté d'Aiko. Ce comportement eut le don d'agacer fortement le contractant qui lança au jeune un regard assassin tout en sachant que si quelqu'un décidait d'agir, ce devait être Finn -mais bon sang, il aurait aimé effacer ce sourire réjoui du visage du serveur qui regardait la rousse attentivement. La preuve, sa mâchoire se crispa et ses poings se serrèrent au bout de ses bras croisés sur la table.

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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   29th Mars 2013, 11:59

Elle préfère qu’il n’embrasse qu’elle ? Eh bien… Trop tard ! L’idée est déjà en cours d’exécution. La prochaine fois – et il n’y aura pas de prochaine fois – ils tâcheront de ne pas suffisamment souligner l’idée pour qu’elle puisse se faire un chemin dans le cerveau du contractant. Nah. Oh elle n’a pas l’air d’apprécier du tout. Du tout, du tout. Finn ne devrait pas penser ça. C’est mal. Il ne devrait pas penser que c’est assez satisfaisant comme tournure des choses. Surtout quand ce n’était clairement pas le but de sa manœuvre – qui n’avait pas vraiment d’autre but que de les prendre au mot pour qu’ils décident de le laisser tranquille, en fait. Joli bonus. Evidemment, il cache sa satisfaction parce que ce serait une mauvaise idée de la montrer. Le retour de bâton en serait plutôt violent. Et puis, il ne voulait pas la… La quoi ? Rendre jalouse ? Il y a peu de chances que ce soit le terme exact. Enfin quoi que ce soit, ce n’était pas son but.
Evidemment, ce n’est pas pour autant qu’il va aller tenter de se faire pardonner de suite. Non mais, paiement pour tout ce qu’il s’est passé avant, tenez. Même si, là aussi, rendre coup sur coup, c’est mal. Dans une relation comme la leur, du moins. Enfin, ils vont pouvoir en rester là, non ? Ok, non. Aiko ne laissera pas passer ça. Tant pis, cela cessera après qu’elle se soit vengée. Parce que sinon, le Baskerville finira par réellement s’agacer. Il s’attend presque à ce qu’elle boude – et peu importe à quel point le mot peut sembler étrange en l’appliquant à la Baskerville – sauf que non. Elle s’approche de lui et ça sent le piège. Sauf qu’il ne le voit absolument pas. Et puis elle effleure ses lèvres des siennes avant de rapidement se remettre en place. Il aurait juré qu’elle allait l’embrasser, mais non. Voilà donc l’arnaque.

- J’espère que l’échange avec Sora t’a plu car avec moi, tu vas devoir t’habituer aux effleurements. J’espère que ça ne te dérange pas.

Il lèverait presque les yeux au ciel devant l’emploi du mot « échange » parce que ça n’avait strictement rien d’un échange. Ils auraient été seuls tous les deux, juste lui et elle, qu’il se serait employé à la faire regretter ce genre de nouvelle résolution immédiatement. Seulement, ici, encore une fois pour des raisons de public, la manœuvre s’en trouve compromise. Evidemment, il est néanmoins hors de question d’attendre d’être sortis de là pour agir. Aussi longtemps sans bisou alors qu’elle est là ? Jamais. Déjà qu’ils ne se voient pas souvent. Du coup, le brun se penche quand même pour rapidement effleurer de ses lèvres le cou de la jeune femme. Et il lui répond en souriant :

- Pas du tout !

C’est faux et archi-faux bien sûr. Même pas besoin de chercher à percer son expression, il suffit d’avoir suivi son comportement depuis une bonne vingtaine de minutes maintenant. N’empêche qu’ils sont aussi têtus l’un que l’autre, alors le brun revient correctement sur sa chaise et, maintenant, c’est à celui qui tiendra le plus longtemps. Ou qui fera surtout craquer l’autre en premier.
C’est là que débarque le serveur. Le ton et l’expression qu’utilise la jolie rousse pour s’adresser au nouveau venu ne plaisent absolument pas à son copain. Seulement, têtu oblige, il ne fait rien pour empêcher son petit manège. Son expression joyeuse de tantôt est rapidement partie en poussière et c’est à peine s’il fait un effort sur son ton presque menaçant lorsqu’il annonce sa commande avec celle des autres. Pourtant, au fond, le serveur n’a rien fait. Tant pis pour lui quand même. Alors évidemment, quand elle vient attacher son regard au sien, il lui renvoie un regard un peu agacé cette fois. A priori, c’est pratiquement la manœuvre de trop sur sa patience déjà mise à mal. Cependant il ne s’énervera pas sur la jeune femme pour ça, parce que quelque part il l’a cherché et qu’elle n’a fait que… Ouais bon en fait la légitimité de l’acte peut faire débat. Lui n’a, pour sa part, que touché les lèvres de Sora – pauvre Sora – des siennes, tandis qu’elle a commencé à flirter avec un parfait inconnu sous son nez. Qu’importe, il a beau être agacé, cela reste mitigé. Tout s’envole même lorsque la jeune femme, après s’être recoiffée, vient vers lui et lui murmure :

- Dis, Finn, si le serveur revient, tu fais quoi ? Hum, plus sérieusement, j’espère que tu ne m’en veux pas.

Elle vient un instant se nicher dans son cou et, quand elle se redresse pour lui faire face, il lui sourit. Durée totale de son agacement : 5 secondes. Comme quoi, ce n’était rien de bien sérieux. Et puis elle vient joindre leurs lèvres. Effleurements qu’elle disait ? Oh qu’importe. Rien à faire, c’est bien mieux ainsi. Le contractant la retient après qu’elle l’ait embrassé, pour lui glisser à l’oreille :

- S’il revient… Tu m’autorises à prendre la lame que tu as judicieusement cachée sur toi pour le dissuader de t’approcher ?

Ok, c’est murmuré pour éviter que les tables voisines ne le prennent pour un dangereux tueur en série. Quant à la lame en question, oui, le contractant est convaincu qu’aller la chercher serait une aventure très sympathique. Il n’y a normalement besoin d’aucun prétexte pour aller balader ses mains par-là, mais comme ils sont dans un café… Enfin passons. Le serveur n’est pas revenu. Si le serveur a un minimum de jugeote, il ne donnera pas suite à ce qu’a fait la Baskerville il y a un instant. Bref. Finn relâche la jeune femme après ses mots. Et puis il prend la main à nouveau sur sa cuisse en la caressant distraitement du pouce. Voilà qui est bien mieux !

- On se connait depuis... Depuis ? Pas si longtemps que ça. Mais je ne sais pas exactement à quand ça remonte. Tu t’en souviens, Sora ?

De… ? Oh, sa question de plus tôt. Il l’avait complètement oubliée tenez. Ils ne se connaissent pas depuis longtemps, et pourtant ?

- Maintenant que j'y pense, je ne me souviens plus trop, mais c'est impossible que notre rencontre remonte à plus de six mois.

A ceci le brun hausse un sourcil, intrigué.

- Impossible ?

Le duo d’amis se connaît donc depuis moins de six mois. Intéressant. Mais pas suffisant pour que la méfiance de Finn vis-à-vis du jongleur ne se tarisse aussi vite. Mieux vaut prévenir que guérir comme on dit.

Et à ce propos, au bout d’un moment, le serveur revient. Evidemment, le brun le surveille. Et l’employé vient immédiatement se placer près d’Aiko, ce qui a le don d’énerver le Baskerville. Encore un qui n’a rien compris. En fait c’est de la mauvaise foi, puisque Finn travaille dans le même milieu mais passons. L’autre peut draguer tout le reste du café s’il veut – et il y a une blonde plutôt pas mal à l’autre bout dudit café – mais pas Aiko. Jamais. Même si c’est elle qui a commencé. Rien à faire. En détournant le regard un instant, à nouveau en phase d’énervement – décidément – il croise celui de Sora. Qui n’a pas l’air content du tout de la présence de l’inconnu non plus mais qui, pourtant, ne fait rien pour l’arrêter. Bon, au moins ils sont d’accord sur le fait que l’autre n’a rien à faire aussi proche de la jeune femme. Alors première étape, éloigner la Baskerville de l’envahisseur en ramenant la chaise sur laquelle elle est assise vers lui. Puis passer glisser une main sous le menton de la jolie rousse et l’embrasser. Avant, bien sûr, que le serveur ne puisse en placer une. Nul doute que l’homme peut tout voir. Et puis le contractant relâche la jeune femme et place :

- Ok Aiko, t’as gagné le pari, tu peux attirer n’importe quel homme, j’attends mon gage.

Il faudrait presque avoir pitié du pauvre homme, après tout il n’avait rien demandé au départ, c’est Aiko qui s’y est mise. Enfin, le contractant n’en a absolument rien à faire. Interdiction de s’approcher de la Baskerville et puis c’est tout. Voilà. Quant à son histoire de pari complètement inventée sur le moment, c’est pour couper court à toute « argumentation » qu’aurait pu avoir l’employé. Finn s’adresse ensuite directement à ce dernier :

- Vous voulez de l’aide avec les boissons ou ça ira ?

Et après, peu importe la réaction du serveur, qu’il soit embarrassé ou le fusille du regard, le Baskerville ne s’en soucie plus du tout et se contente d’aller embrasser le cou de la jeune femme en posant une main sur l’une de ses cuisses. La menace du couteau ? Non mais la flemme de cacher le corps puis de courir, puis de croiser les doigts pour qu’on ne le débusque pas dans son appartement. La seule bonne partie de ce scénario aurait juste été de récupérer la lame d’Aiko. Le Baskerville ne cesse son manège qu’une fois que le serveur est reparti. Bon débarra ! Il dit alors à la jeune femme, d’un ton amusé :

- La prochaine fois, même s’il n’y aura pas de prochaine fois parce que je vais t’enfermer chez moi, choisis en un avec un cerveau.

Même si en fait dans le fond, il est très sérieux. Il n’y aura pas de prochaine fois – et avec un peu de chance, il n’y aura pas à en venir à l’enfermement. Puis il s’adresse à Sora :

- J’ai une proposition pour toi.

Il se penche au-dessus de la table comme s’il allait lui proposer de la drogue et qu’il ne voulait pas que qui que ce soit entende, alors que son ton est parfaitement audible :

- Tu m’aides à la surveiller ?

Voilà de quoi vérifier si, un peu plus tôt, le jongleur était bel et bien de son côté. Le Baskerville se rassoit ensuite correctement dans sa chaise. Et il repose sa main sur la cuisse de sa copine, puisqu’il l’a enlevée entre temps. Et puis, non, il ne remettra pas la chaise d’Aiko en place, c’est terminé. Plus aucun mâle ne l’approchera à moins de cinquante centimètres pour aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   31st Mars 2013, 04:40

Pourquoi se montrer protecteur envers certaines personnes ? Après tout, chacun d’entre nous doit être en mesure de se protéger soi-même, de pouvoir se défendre face à un danger, face à une personne directement ou indirectement mauvaise pour lui, face aussi à un obstacle de la vie, à un problème quelconque. Bien qu’en fait, lorsqu’on protège quelqu’un, c’est aussi – surtout en fait – pour le préserver, pour ne pas avoir à supporter de le voir commettre peut-être les mêmes erreurs que nous, pour ne pas le voir prendre le mauvais chemin, pour pouvoir se dire que même si, personnellement, nous n’avons pas réussi, ceux que nous protégeons réussiront. Allez savoir d’où l’on tire cette étrange satisfaction. Cela demeure une réaction naturelle, normale, humaine que d’être heureux pour les autres lorsque ceux-ci réussissent, trouvent le bonheur. Un bonheur que nous savons éphémère, mais nous ne disons rien ; ils comprendront tôt ou tard que tout a une fin, mais d’ici là, mieux vaut les laisser vivre, les laisser sourire sans leur encombrer l’esprit d’idées et de pensées qui finiront bien par être leurs. Nul besoin non plus d’attiser leur coté suspicieux. La plupart du temps, ce sont des enfants que nous voulons protéger. Ou du moins, des personnes que nous voyons et que nous verrons toujours comme tels. Comme un grand-frère ou une grand-sœur qui essaye de protéger son cadet. Même avec l’écoulement des années, l’aîné ne cessera de le voir comme un petit enfant, de le couver comme une mère-poule. Mais ce sentiment que nous ressentons lorsque nos protégés sourient, cette obligation que nous avons d’être prêts à tout pour eux – aussi bien à couper les ponts avec eux pour leur éviter le pire que rester accrochés à eux pour les protéger de près en dépit d’un agacement grandissant en eux – n’est pas seulement présente entre les frères et sœurs, loin de là. Premièrement, ça commence souvent par les parents. Ils sont – presque – toujours les premiers à vouloir porter tout leur amour à leurs enfants, tout leur dévouement et toute leur protection. Et, là encore, c’est tout à fait naturel. En prenant de l’âge, l’enfant se sentira oppressé et voudra s’éloigner d’eux. à cet instant, mieux vaut encore laisser le petit quitter le nid en gardant un œil attentif – mais discret et pas trop proche – sur lui. C’est vraiment très dur de tenir à quelqu’un, vous savez. Parce qu’il faut se mettre dans la tête qu’il va falloir le protéger en acceptant le prix à payer que nous ne sommes pas toujours à même de fixer. C’est horrible de se rendre compte, un beau jour, que cette personne à qui nous tenons tant veut s’éloigner, veut vivre seule, veut nous lâcher la main. Mais ça fait aussi partie de la procédure. Nous sommes dès lors bien contraints à les laisser s’en aller. Nous les suivons, au début, discrètement. Juste pour pouvoir accourir à leur rescousse si quelque chose tourne mal que nous dirons certainement. Mais nous savons, au fond de nous, que nous ne courons plus aussi vite qu’avant. Nous voyons bien que la personne s’éloigne de plus en plus et que nous devenons incapables de les suivre sans les coller et, par la même occasion, les ralentir. Il faut savoir renoncer à ceux que l’on aime pour les préserver. Et c’et le plus dur. Pourtant, il faut le faire. Ne nous étions-nous pas promis, à un moment ou à un autre de notre vie, de toujours tout faire pour les voir sourire ? Et s’ils ne veulent plus de nous, nous ne pouvons que nous en tenir à la distance qu’ils imposent entre eux et nous ; nous ne pouvons que nous en tenir à ce mur froid et dur érigé entre nous ; nous ne pouvons que nous détourner et prier ; nous ne pouvons qu’espérer que ces années d’accompagnement auront au moins servi à leur donner la force nécessaire de continuer seul et se de se relever sans trop de difficulté en cas de chute – et croyez-moi, mieux vaut ne pas les compter, car les chutes, il y en aura juste un nombre incalculable ; certaines moindres, d’autres dures et rudes, une dernière fatale.
Aiko avait déjà été la protégée. Aiko avait l’impression qu’elle ne pourrait jamais se libérer de cette emprise que les gens avaient sur elle. Aiko avait l’impression qu’elle aurait beau se défaire de la protection de l’un, l’autre l’attendrait sans doute au tournant, prêt à la coincer, à l’emprisonner, à lui faire perdre la tête. Sa mère l’avait toujours protégée et elle continuerait à le faire, à vouloir la préserver, mais au moins, elle a eu la sagesse d’esprit de toujours le faire à distance. Même si, maintenant la jeune femme s’en rend compte, elle aurait bien aimé avoir sa mère un peu plus proche d’elle lorsqu’elle était plus jeune, au moins, elle n’avait eu aucun mal à laisser son enfant grandir et partir. Aucun mal. Ces mots sonnaient faux dans l’esprit d’Aiko. Bien sûr que sa mère avait eu du mal à la laisser faire sa vie. Elle avait déjà perdue l’une de ses filles, alors voir l’autre partir n’avait certainement pas été une partie de plaisir pour elle. Mais elle n’avait rien laissé paraître. Malgré tout, Aiko restait sensible et elle n’aurait certainement pas été capable de laisser sa mère si cette-dernière avait laissé transparaitre son chagrin. Pour cela, elle lui en serait toujours reconnaissante. Après, vint la rencontre avec Sora et Finn. D’un coté, il y avait cet homme auquel elle s’était rapidement liée d’amitié et qu’elle voulait à tout prix protéger. De l’autre, il y avait… Eh bien Finn. Simplement. Sora avait beau être plus âgé qu’elle et manier avec expertise les lames, la jeune femme restait persuadée qu’elle pourrait s’avérer plus efficace pour le protéger. Parce qu’elle était Baskerville ? Oui. Mais pas parce qu’elle s’entraînait depuis son plus jeune âge, non – lui aussi de toute façon ; uniquement parce qu’elle avait moins à perdre que lui. Elle aurait dû mourir depuis bien longtemps déjà, alors il était normal que ce soit elle qui veuille le protéger. Mais il ignorait tout cela et il gardait à l’esprit que c’était lui le grand-frère, lui le protecteur. Aiko ne protestait pas. Quel argument lui restait-elle si elle devait taire son appartenance à la famille déchue ? Aucun, exactement. N’empêche, un jour, elle lui dira clairement qu’elle ne voulait pas de sa protection. Quitte à le blesser. S’il voulait protéger la meurtrière qu’elle était, il ne pourrait qu’être impliqué. Et Aiko préférait encore le perdre en le sachant en sécurité que le garder près d’elle en se disant que Pandora pourrait l’attraper en pensant qu’il savait quelque chose sur elle. Enfin, encore fallait-il qu’on en vienne à la soupçonner.
Quant à Finn, nous y reviendrons un peu plus tard.

En fait, Aiko ignorait complètement pourquoi le bref contact entre les lèvres de Finn et de Sora l’avait tant dérangée. Elle pouvait affirmer sans peine que ce n’était pas de la jalousie – encore heureux tenez ! Mais quoi alors ? De la colère ? Même pas. Juste un tout petit énervement. Parce que Finn était allé trop loin pour le coup. Et s’il y avait eu une autre fille dans le groupe ? Si Sora et Aiko avaient continué d’embêter Finn et que ce-dernier, pour se venger, avait embrassé l’autre fille ? Ah bah là, il se serait prit une gifle bien méritée. Pourquoi diable son imagination était-elle de s’emballer ainsi ? La jeune rousse se le demandait bien. N’empêche, il aurait pu trouver un moyen plus subtil de leur faire regretter cela. Ouais parce que bon, pour le coup, il n’a été capable que de s’attirer les foudres de la jeune femme qui cherchait déjà un bon moyen de vengeance. Ce jeu ne finirait-il donc jamais ? Après tout, pourquoi ainsi jouer au chat et à la souris ? Si Sora n’avait pas été là, elle ne doutait pas du fait qu’ils se soient déjà retirés dans un coin plus calme. Mais non, n’allez pas croire qu’elle regrettait d’être tombé sur son ami. De toute façon, si ça l’avait dérangé, elle se serait excusée poliment et se serait retirée avec le brun – son ami la connaissait assez bien désormais pour savoir qu’elle n’avait vraiment pas froid aux yeux. Alors non, la présence de ce-dernier ne la dérangeait pas le moins du monde. Seulement, le jeu prenait des envergures insoupçonnées et, tout compte fait, Finn n’était pas le seul à en payer le prix. Ils étaient tous les trois entraînés dans un tourbillon de malice, de méfiance et d’amusement. Chacun d’entre eux se servait de l’un ou de l’autre pour atteindre celui qui restait ; ils s’amusaient aux dépens d’autrui et personne ne se plaignait car tous semblaient plutôt satisfaits, au bout du compte, du résultat de leurs diverses manœuvres. Il fallait juste que ça se calme un peu.
Se renfrognant, Aiko ne réfléchit que très peu de temps – mais à une vitesse folle, tenez-en compte – avant de s’attaquer à Finn. Et sans l’aide de son adorable ami pour le coup.

Suite à son avertissement – et à l’interdiction sous-entendue de vouloir lui faire changer d’avis en l’embrassant, ouais parce que bon, il se ferait repoussé le Finny, alors qu’il se tienne en place – le jeune brun se pencha vers elle, enfin, plutôt vers son cou, et le lui effleura de ses lèvres, faisant naitre en Aiko un frémissement. Elle se redressa lentement, ne désirant pas témoigner de l’urgence pressante qu’avait fait naitre en elle ce simple toucher. Et puis, il répondit. Une réponse qui n’étonna bien sûr pas la jeune femme qui ne se donna même pas la peine de chercher le regard du brun du sien pour chercher à voir s’il était sérieux ou s’il se fichait royalement d’elle. Vu le comportement qu’il a entretenu jusque là et les intentions qu’Aiko devinait sans peine qu’il avait eus à l’égard de Sora, il était plus qu’évident qu’il mentait. La jeune femme éclata d’un rire à la fois sarcastique et amer avant de porter sur un lui un regard qui n’augurait rien – mais vraiment rien – de bon. Il la poussait à bout et elle ne résistait pas ; au moins, comme ça, elle aurait une excellente justification une fois sa vengeance accomplie. Et c’est là qu’un nouveau personnage entra en scène : le serveur. Et bah, son plan vite échafaudé, elle se dit que le comportement de Fin jusque là additionné à son petit mensonge occasionnel serait surtout une justification pour pouvoir jouer les intimes avec ce charmant serveur. Bel homme ; ni elle ni ses deux compagnons ne pourraient le nier. Elle joue, elle s’amuse, elle laisse les mots s’envoler en prenant le soin de les envelopper dans un ton mielleux, elle laisse courir ses doigts sur la peau nue, elle garde le regard encré dans le sien, le sourire accroché à ses lèvres, elle l’oblige à s’incliner vers elle, le pousse à approcher son visage plus qu’il n’avait à le faire réellement pour l’entendre, elle lui murmure quelques mots à l’oreille, lui lance des regards appuyés et éloquents – totalement hypocrites, mais que voulez-vous – et n’hésite pas une seconde à se servir de lui pour attiser la jalousie de son copain ; elle le séduit et s’y prend comme un charme, elle en était bien consciente.
Par la suite, elle jeta un regard au joli brun à coté d’elle et constata en ne cachant qu’à moitié sa satisfaction l’agacement de ce-dernier. Qu’importe ce qu’il peut bien en penser, il l’a bien cherché. Pourtant, alors qu’elle prit le soin de se recoiffer – Sora sera gentil et s’abstiendra de lui ébouriffer les cheveux de nouveau – elle sentit un léger pincement au cœur. Lorsqu’elle se redressa, une once de culpabilité brûlait en elle. Ce n’était pas équitable. Finn n’avait qu’à peine effleuré les lèvres de Sora des siennes tandis qu’elle n’avait pas hésité à se montrer intimement proche d’un parfait inconnu. Qui plus est, le fait qu’elle ait prit pour cible un homme et non pas une femme – ça aurait quand même été plus équitable vu que Finn n’avait pas embrassé de femme – faisait d’elle une parfaite petite… Peste. On va dire ça et éviter les grands mots hein. C’est donc pour cela qu’elle pivota vers Finn pour lui présenter, à sa manière, ses excuses. Oui, un jour, elle fera des cours : comment s’excuser sans prononcer un mot d’excuse.
Elle nicha par la suite son visage dans son cou et lorsqu’elle se redressa, elle poussa un bref soupire de soulagement en voyant les lèvres de Finn se courber en un sourire. Elle vint ensuite l’embrasser. Ouais bah, un effleurement appuyé, voilà. Ce ne serait sûrement pas son copain qui allait se plaindre, n’est-ce pas ? Elle s’apprêta néanmoins à se redresse lorsqu’elle sentit une pression la retenant. Elle porta sur Finn un regard interrogateur alors qu’il commença à parler – à murmurer surtout. Aiko leva vers un lui un regard confus avant de le détourner judicieusement en baissant le visage. Pourquoi se sentait-elle rougir au juste ? Parce qu’il avait remarqué sa lame ? Elle aurait voulu la cacher aux yeux des autres, elle n’aurait pas porté une jupe aussi courte. Et même si la jupe aurait été plus longue, les mains baladeuses de son copain auraient vite trouvé les lames. Alors quoi ? Peut-être était-ce dû – sûrement en fait – à la précipitation de son imagination qui se figura déjà les mains douces et chaudes de Finn se déposer sur ses cuisses, assez haut et assez dirigées vers l’intérieur pour susciter en elle des frissons. Elle secoua négativement la tête en s’obligeant à penser à autre chose alors qu’elle alla déposer sa main sur la cuisse de Finn. Voilà, il recouvrit bien vite sa main de la sienne en la lui caressant à l’aide de son pouce. Objectif atteint : attention détournée.

Finalement, Aiko reporta son attention sur Sora. Un Sora qui avait les sourcils froncés et qui semblait mécontent. La jeune femme ne tenta même pas de cacher son agacement – elle n’aurait pas réussi de toute façon – suite à sa réaction. Il lui tenait rigueur de quoi au juste ? D’avoir flirté avec le joli serveur ? C’était son problème, pas le sien. Éventuellement celui de son copain, mais certainement pas celui de son ami. Elle ne comprenait du coup pas pourquoi il le prenait comme ça. En quoi ça le dérangeait au juste ? Ce n’est pas comme si elle avait été infidèle. Et de toute façon, même si ça avait été le cas, il n’aurait pas son mot à dire. Non mais sérieusement, c’était quoi cet entêtement à vouloir la couvrir ? En omettant complètement l’Abyss, Aiko restait quand même une jeune femme qui avait plus d’expérience avec les hommes que Sora ne le pensait. Ok, les relations sérieuses, elle ne connaissait pas avant très peu de temps, mais les hommes et leur fonctionnement identique face à de belles femmes ne lui échappait pas. Son inquiétude se muait-elle en embêtement ? Supposons. Et pourquoi était-il inquiet déjà ? Ce n’est pas comme si elle prenait des risques après tout. En fait, le seul risque qu’elle prenait était d’énerver Finn. Et, coup de chance, il n’était pas énervé. Si ça avait été le cas, elle aurait assumé, comme une grande fille – bien qu’elle aurait sans aucun doute fini par s’excuser de cette attitude aguicheuse qu’elle ne devrait avoir qu’avec son copain. En parlant de son copain, tenez. Lui, voyez-vous, avait le droit de la protéger. En fait, il en avait même le devoir. Ça ne pourrait qu’être attentionné et faire plaisir à Aiko. Même lorsqu’il était surprotecteur, il continuait de la traiter comme sa copine. Somme toute, il continuait de la traiter comme la jeune femme qu’elle était et même s’il voulait la persuader de quelque chose, il prenait en compte son avis et tentait de trouver les bons mots pour parvenir à ses fins – ça marchait parfois, comme lorsqu’elle se laisse soigner, et échouait d’autres fois, comme lorsqu’elle s’entêta à vouloir partir en mission. Mais Sora la traitait comme une petite-sœur ; et comme dit avant, ça équivalait à la traiter comme une enfant. Alors qu’elle n’en était pas une. Qu’elle n’en était plus une. Alors, du coup, ça l’énervait. D’accord, ça avait quelque chose de mignon qu’il veille sur elle, mais il ne fallait pas non plus pousser le bouchon trop loin. Aiko ne garderait pas sa langue dans sa bouche bien longtemps, elle espérait vraiment qu’il s’en rendre compte.

Pour l’instant néanmoins, elle se contentait de le fixer sans rien dire, écoutant sa réponse d’une oreille distraire après lui avoir adressé la parole. Elle n’ajouta rien tandis que Finn relevait un mot qui avait dû faire tilt dans son esprit. La jeune femme semblait ailleurs, ne regardait même plus Sora mais bien au-delà.
Après un moment, le serveur revint. Il se plaça près d’elle et, à en croire le regard meurtrier de Sora, il la dévorait littéralement des yeux. Pourtant, elle n’avait même pas cherché à planter son regard dans le sien serait-ce qu’une seconde. Elle s’en fichait pas mal de lui et ce, depuis le début. Elle prit le verre lui étant destiné d’un geste furtif avant qu’il n’ait eu le temps de le lui servir et donc d’avoir une bonne raison de s’approcher un peu plus d’elle. Sérieusement, elle voulait qu’il parte. Pas que ça le mettait mal à l’aise qu’il soit là, non du tout, juste qu’elle imaginait sans peine la façon dont le regardait les deux hommes avec elle. Et ça, en revanche, ça l’irritait au plus haut point. Comme déjà dit, elle pouvait comprendre la réaction de Finn, mais certainement pas celle de Sora. Aiko leva les yeux vers ce-dernier pour croiser son regard et le soutint, la tête penchée sur le coté, le visage impassible. Décidément, jouer les protecteurs avec elle n’avait rien d’une bonne idée. Encore une fois, elle s’abstint de dire quoi que ce soit alors que Finn décida d’agir. Ah. Il aurait tout aussi bien pu laisser le serveur s’en aller. S’il ne l’avait pas fait ? Aiko le lui aurait demandé, simplement. Du coin de l’œil, elle nota la soudaine présence de la main de Finn sur sa chaise. Qu’est-ce que... D’un coup sec, il la tira vers lui en glissant une de ses mains vers son visage pour lui saisir le menton et l’embrasser. Bien qu’étonnée, elle sourit contre ses lèvres. Lorsqu’il s’éloigna, c’était pour débiter une histoire qui tenait à peine debout. Mais bon. Sans prendre la peine de pivoter pour regarder le serveur, elle bascula sa tête en arrière en lui lançant un regard faussement désolé. Et le « faussement » n’avait pas été dissimulé. Elle alla ensuite se nicher dans les bras de Finn qui s’adressa directement au pauvre homme. Pauvre homme qui s’en irait sans chercher son reste. Et pauvre homme déjà oublié, d’ailleurs.
Finn embrassa le cou d’Aiko qui se mordit la lèvre inférieure avant d’aller déposer une main sur sa cuisse. Cet endroit qui avait le don de faire rougir la jeune femme qui, pour le coup, détourna les yeux. Habitude ou réelle gêne ? Un peu des deux je suppose. D’autant plus que le tissu de sa jupe ne couvrait qu’une partie de ses cuisses et qu’elle sentait donc parfaitement les doigts de l’homme sur sa peau. Et que... Ça lui faisait toujours un bien fou. Le serveur s’en alla et Finn s’exclama, faisant rire la jeune femme de bon cœur.

« Si tu t’y enfermes avec moi, ça me va. Parce qu’avec un cerveau, tu me laisserais faire ? J’en veux pas d’un plus malin que moi si c’est juste pour te rendre jaloux. »

En résumé, elle était d’accord pour qu’il l’enferme à la seule condition qu’il reste avec elle. Ça semblait plutôt juste, non ? En même temps, qu’est-ce que ça aurait d’amusant si elle se retrouvait toute seule ? Elle fracasserait la porte après avoir fichu un joli bordel dans son appartement et intriguerait les voisins au plus haut point. Donc voilà, si Finn voulait garder son image de civil au sein de la communauté, il avait tout intérêt à garder un œil des plus attentifs sur sa copine.
Elle n’a pas voulu le lui souligner, mais rien ne disait que ce serveur n’avait pas de cerveau. Quoi que si on suivait sa logique à elle, c’était évident ; c’était un homme, donc pas de cerveau. Mais après, si elle restait objective, elle aurait certainement dû protester. Mais pourquoi prendre sa défense ? En plus d’attiser encore la jalousie de son copain, ça risquait cette fois-ci de réellement l’énerver. Au fond, il avait sans doute raison. Pas que tous les serveurs n’ont pas de cerveau, mais au fond, il semblait trop guilleret pour en posséder un.
Elle ignora volontairement le « il n’y aura pas de prochaine fois » pour en profiter et lui lancer une petite pique. Non mais sérieusement, le fait qu’elle en choisisse un avec un cerveau rassurerait vraiment Finn ? Pfeuh. Et oui, elle ne voulait pas d’homme malin si c’était pour rendre jaloux Finn. Si elle n’avait pas rajouté les derniers mots, ça aurait équivalu à traiter Finn de bête, d’idiot ou de tout ce qui a le même sens. Or, elle ne trouvait pas qu’il l’était. Oui parce que s’il l’avait été, elle le lui aurait dit. Mais en même temps, s’il l’avait été, il ne serait pas avec elle ici, pas moyen. Ils allaient passer encore un moment ensemble – elle l’espérait du moins – et il n’avait vraiment pas intérêt à la laisser réfléchir toute seule. Non mais.
Après quoi, il s’adressa à Sora. Une proposition ? Aiko fronça les sourcils en notant d’ailleurs que sa chaise restait toujours collée à celle de Finn. Il retira sa main de la cuisse de la jeune femme pour se pencher sur la table et aussitôt les mots prononcés qu’elle l’attrapa pas le bras en le forçant à se rassoir correctement, lui lançant un regard faussement désolé. Il reposa sa main sur sa cuisse et elle vint cette fois-ci entremêler ses doigts au siens et serrer un peu trop fort – vengeance vengeance, quel doux mot que nous avons là – alors qu’elle s’éclaircit la voix avant de commencer, les yeux fixés dans ceux de Sora bien qu’elle s’adressait tout aussi bien à son copain.

« Je n’ai pas besoin de surveillance. Ni pour m’empêcher de faire des bêtises – j’ai bien l’intention de continuer à en faire – ni pour me protéger d’un quelconque réel danger. »

Elle aurait toujours besoin de Sora. Elle le lui avait dis plutôt et n’avait pas pour intention de revenir sur ses mots. Seulement, elle avait besoin de lui en tant qu’ami et non en tant que protecteur. Qu’il garde un œil sur elle, mais qu’il ne se risque pas à trop la couvrir au risque d’en payer le prix fort. Et puis d’ailleurs, qu’est ce qui avait prit Finn de dire une chose pareille ? Il savait mieux que quiconque qu’elle détestait qu’on veuille la surveiller. D’autant plus qu’elle savait se défendre. Partie sur cette idée, elle agrippa ses doigts – ceux du bien – des siens et fit glisser entièrement sa main sous sa jupe pour l’amener à sentir le métal froid des lames fièrement disposée dans l’étui de cuir. Elle lui lança ensuite un regard en parlant d’un ton calme. Trop calme en fait.

« Je peux tout aussi bien vous prouver que je sais me défendre, si vous préférez. J’ai besoin de toi Sora, pas de ton inquiétude. »

Elle afficha un léger sourire avant de faire reculer sa chaise pour se relever et se diriger vers son ami. Elle se pencha légèrement vers lui en entourant son cou de ses deux bras et l’étreignit un instant avant d’aller délicatement plaquer ses lèvres contre l’une de ses joues, puis contre l’autre. Elle lui décrocha par la suite un simple sourire et revint s’asseoir, reprenant la main de Finn dans la sienne pour la déposer une nouvelle fois où elle était et entreprenant d’enfin tremper ses lèvres dans le breuvage alcoolisé qu’elle prit tout à l’heure du plateau du serveur.
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   2nd Avril 2013, 04:51

Sora n'affectionnait pas les regrets, tout comme la majorité de la population. Ils pèsent sur la conscience, essayent de vous perdre dans le néant des « et si » et vous font voir tout ce que vous avez raté de beau. Quelle autre vie aurions-nous pu avoir ? Une question intéressante qui nous pousse à jeter un coup d’œil en arrière, à nous faire du mal entrant de bon cœur dans une cage dorée ornée de roses à épines. En se retournant, on se rend compte que des erreurs idiotes nous ont poussé vers le chemin que nous voulions à tout prix éviter. Que tout ce que nous avons perdu en se disant « je ne peux rien faire, c'est inévitable », il y avait en fait un moyen de le garder. Que quand on a blessé en pensant « je ne peux pas faire autrement », il y avait en fait un autre moyen. Sauf que l'instant présent ne nous laisse pas le temps de réfléchir à toutes les options. Mais une heure ou dix ans après, avec ce qu'on appelle le recul, on se rend compte de la voie qu'on avait pas su discerner au bon moment et qui aurait certainement été meilleure. Je dis certainement, parce qu'au fond il est impossible d'être sûr de ce qui n'a pas été et ne sera jamais. Se dire qu'en faisant ce choix qu'on avait pas vu, tout aurait été mieux, ce n'est que se faire du mal en rêvant à mieux – c'est humain mais douloureux. Au final, la route actuelle pourrait être la meilleure pour nous, la plus heureuse, même si on a du mal à le concevoir. Sans oublier que la voie qu'on choisit détermine aussi nos rencontres et nos relations : si Sora n'avait pas emmené Létha avec lui ce jour-là, ils ne se seraient jamais fiancés. S'il s'était battu et avait convaincu ses parents de le garder, peut-être ne l'aurait-il jamais rencontrée. Son bonheur avait été complet avec elle, mais il était venu avec le regret du meurtre qu'il avait commis. Elle était morte, mais il était hors de question de penser aux années de félicité passées ensemble comme à une erreur qui aurait causé la perte de sa promise. Finalement, est-ce qu'un seul de ces chemins parallèles qu'il apercevait aurait été meilleur que celui qu'il avait choisi et continuait d'arpenter actuellement ? Si seulement il avait la réponse. Mais en même temps, qu'en ferait-il ? Quoi qu'il dise ou fasse, tout appartient au passé immuable. Dans ce cas, mieux vaut ne pas avoir cette réponse qui a autant de chances d'accentuer les regrets que de les apaiser en montrant que nulle part ailleurs nous aurions été plus heureux, non ?
Les regrets sont un doux piège qui peuvent nous entraîner dans une spirale infernale, un cercle vicieux de fausses utopies. Sucrés mais acidulés et dangereux, comme le fruit défendu.

Aiko et Finn. Sora ne pouvait plus que les observer tandis qu'ils continuaient à se provoquer – la rousse semblait avoir décidé que désormais, ce serait entre les deux amants, laissant à son ami le loisir de détailler chaque action. Dès que l'un faisait quelque chose, l'autre répondait, poussant l'un à chercher plus loin. Tant que cela restait tout à fait entre eux, tout irait bien. Mais en utilisant le serveur, Aiko était allée trop loin. Inclure une tierce personne – et qui plus est pour flirter avec -, c'était chercher à blesser injustement. Heureusement, la demoiselle semblait avoir conscience de ce qu'elle venait de faire et alla parler à voix basse à son petit ami, dont l'expression agacée fut vite remplacée par un sourire. Cela soulagea la jeune femme mais aussi bien que dans une moindre mesure notre contractant, qui garda quand même les sourcils froncés à l'attention de son amie – bon peut-être que ce donner son avis revenait à se montrer trop intrusif, mais il ne pouvait pas s'en empêcher – qui montra ouvertement que cette réaction l'agaçait. Eh bien, tant pis pour elle, elle n'avait qu'à pas la susciter. N'empêche, ce regard fit lâcher un soupir inaudible à Sora qui décontracta ses muscles faciaux. C'est là que Finn releva le mot « impossible » qui entrait dans la composition de la réponse du jongleur qui fut quelque peu gêné : fallait-il laisser couler ou répondre ? Finalement il opta pour la seconde proposition.

-Oui impossible, j'étais... En voyage.

Voilà qui était vague, mais sur le coup le vagabond n'avait pas trouvé mieux. Bien sûr mentir était aussi une possibilité, mais il n'en avait pas l'envie.

Puis le serveur revint avec un drôle de sourire particulièrement agaçant en regardant la rouquine, . Le fait que l'étranger l'énervait quelque peu était sans aucun doute visible sur son visage, mais cela ne semblait pas plaire à son amie compte tenu de son expression – ou plutôt de son absence d'expression. Pour toute réponse, l'artiste de rue mima à la jeune femme le sourire sûr de lui et avide du serveur – en exagérant légèrement cela dit. En tout cas, Aiko fournit la preuve qu'elle avait abandonné l'idée de flirter avec lui : elle récupéra vivement sa commande sans laisser au bonhomme le temps de s'approcher encore plus sous prétexte de déposer le verre devant la cliente. Mais ce signe n'empêcha pas l'énervement de son petit copain, dont le regard croisa celui, peu amène envers l'inconnu, de Sora qui guettait la réaction de Finn. Une réaction qui en se fit pas attendre : il tira la demoiselle à lui via la chaise sur laquelle elle était assise puis se saisit de son menton pour l'embrasser, puis lança une histoire montée de toutes pièces, qui fit lancer un pseudo-regard d'excuse à Aiko. Une question plus tard, le serveur repartait, l'air déçu. Une phrase sortie avec amusement et un rire, une réplique, et Finn s'adressa à l'ami de sa copine, une proposition aux lèvres. Ladite proposition fit légèrement rire l'associé défendu, qui répondit avec amusement.

-Ça pourrait être une bonne idée ! On ne sait jamais à quoi s'attendre avec Aiko.

Mais cela n'amusa pas autant l'intéressée, qui affirma n'avoir besoin ni de surveillance, ni de protection. Oh, bien sur que notre jeune lanceur de couteaux savait que son amie maniait très bien les lames. Puis avec un calme absolu, presque effrayant, Aiko annonça que s'ils le voulaient, prouver qu'elle savait se défendre ne lui causait aucun problème - une phrase bien mystérieuse -, avant de préciser ne pas avoir besoin de l'inquiétude de son ami. Tout cela fut suivi par un petit étirement des lèvres de la jeune femme, qui se leva pour étreindre le cou de Sora, qui posa ses mains sur ses bras fins – et sauta sur l'occasion pour lui adresser la parole avec douceur, mais assez sérieusement.

-Alors ne me donne pas matière à m'inquiéter. Les actes que tu pourrais regretter et les hommes que tu laisses s'imaginer des choses en font partie.

La rousse se redressa. Quand leurs regards se croisèrent, le jongleur afficha un sourire d'excuse : effectivement, peut-être qu'il en avait trop fait, qu'il s'était montré trop protecteur, qu'il avait trop cherché à s'imposer comme tel alors qu'ils sont amis – de bons amis certes, mais des amis quand même. Donc voilà, il lui demandait pardon si son comportement avait froissé la tête brûlée indépendante et fière qu'elle était. Mais rapidement, son expression se fit plus espiègle..

-Et je sais que tu es une adepte des armes blanches. C'est aussi pour cela qu'on s'entend si bien.

Tout en parlant, Sora avait d'un mouvement souple sorti une petite dague, qui pour des yeux inattentifs ou peu habitués aux tours de magie, semblait sortir de nulle part. On lui avait appris beaucoup de choses au cirque, mais on ne lui avait jamais dit de ne pas trouver à ces enseignements une utilité dans la vie de tous les jours, et les tours de passe-passe pouvaient s'avérer bien pratique. Il regarda pensivement l'acier avec lequel ses doigts jouaient sans même qu'il ait à y porter une attention particulière à force d'habitude, puis remit habilement l'objet à sa place et fit un grand sourire plein de bonne humeur à ses deux camarades.

-Pourquoi ne pas m'en dire plus sur toi Finn ?

Puisque les conversations « normales » semblaient désormais autorisées, autant en profiter au maximum. Cela pensé, Sora attrapa son verre et but une grande gorgée de la boisson fraîche ce qui lui rappela une information de moindre importance.

-Et merci d'avance pour la note. Je peux t'apprendre à jongler ou autre en échange, même si je doute que ça te serve à grand chose.

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Feuille de personnage
Nom & prénom: Finn Baskerville
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   4th Avril 2013, 09:09

Vilain serveur est parti. C’est parfait. Avec une serveuse ils n’auraient rien risqué, au moins. Parce que Finn, lui, est sage. A peu près. Au moins il ne s’intéresse pas volontairement à d’autres femmes sous le nez de sa copine. Ni dans son dos d’ailleurs parce qu’il a bien appris sa leçon et n’en ressent de toute façon absolument pas l’envie.

- Si tu t’y enfermes avec moi, ça me va. Parce qu’avec un cerveau, tu me laisserais faire ? J’en veux pas d’un plus malin que moi si c’est juste pour te rendre jaloux.

S’y enfermer avec elle ? Mais voyons, c’est chez lui, c’était prévu depuis le début ! Il ne voudrait pas qu’elle s’ennuie toute seule non plus. Et puis, non, cerveau ou pas cerveau il ne la laissera pas faire, pas moyen. Il se sent juste désolé pour ses pairs masculins qui rabaissent le niveau ainsi. Comme s’il ne se serait probablement pas laissé prendre. Bref.

- Bien sûr que je m’y enferme avec toi, aucun intérêt sinon. Et tu restes avec moi, comme ça tu n’auras pas besoin de chercher.

Voilà. Ensuite de cela il se décide à pactiser avec Sora, puisqu’il n’arrivera pas à l’éviter de toute façon autant en faire un allié. Aiko n’a pas l’air d’accord d’ailleurs, vu comme elle l’entraîne à se rassoir rapidement, ce qui amuse beaucoup le contractant par ailleurs. Bah, il est en train de sympathiser avec Sora, elle devrait être contente ! Evidemment, il fait une alliance contre elle, mais… C’est un début.

- Ça pourrait être une bonne idée ! On ne sait jamais à quoi s'attendre avec Aiko.

Eh bien, ils sont d’accord sur ce point. Même si la Baskerville n’a pas l’air d’apprécier, Finn renvoie quand même un sourire amusé au jongleur. Marché conclu, nah.

- Je n’ai pas besoin de surveillance. Ni pour m’empêcher de faire des bêtises – j’ai bien l’intention de continuer à en faire – ni pour me protéger d’un quelconque réel danger.

Le brun se renfrogne en entendant qu’elle a bien l’intention de continuer à faire des bêtises, même s’il n’a jamais supposé le contraire parce qu’Aiko et sage vont difficilement ensemble sans la négation entre les deux. Il n’avait pas envie de l’entendre pour autant. Elle disait qu’elle était d’accord pour être enfermée chez lui, c’est ça ? L’information sera peut-être plus utile que prévu.

- Je peux tout aussi bien vous prouver que je sais me défendre, si vous préférez. J’ai besoin de toi Sora, pas de ton inquiétude.

Pour sa part, le Baskerville se passera de la preuve, il l’a déjà eue et rien de ce qu’elle pourra faire ou dire n’arrivera à enrayer l’envie qu’il a de la protéger. Même en sachant parfaitement qu’elle se débrouille très bien seule. Et puis elle se lève pour aller étreindre Sora et l’embrasser sur chaque joue. Pour la première fois depuis qu’il l’a rencontré, il ne se met pas à regarder le jongleur avec un regard noir suite à ces gestes – en fait il en profite même pour boire une gorgée de sa boisson tranquillement. Miracle, il est en phase d’acceptation. Mais de Sora, uniquement de Sora. Tous les autres peuvent continuer à faire la queue.
La jeune femme revient prendre place à côté du brun tandis que le jongleur dit :

- Alors ne me donne pas matière à m'inquiéter. Les actes que tu pourrais regretter et les hommes que tu laisses s'imaginer des choses en font partie.

Qu’il ne s’inquiète pas pour les hommes, il y en a un qui veille à ce que cela n’arrive plus. Quant aux actes, eh bien… Ouais, elle est bien entourée. Il suffira de se faire plus discret et d’être là pour elle et tout ira bien. Elle ne s’en rendra même pas compte. Elle vient d’ailleurs de reprendre la main de son copain. Il aime bien avoir la main d’Aiko dans la sienne. Ça a quelque chose de rassurant et d’agréable, même s’il ne sait pas trop quoi. S’il la garde longtemps, en fait, il peut même oublier un peu qu’il la tient. Mais dès qu’elle n’est plus là, il s’en rend compte immédiatement, parce qu’alors il manque quelque chose. C’est assez étrange comme impression.

- Et je sais que tu es une adepte des armes blanches. C'est aussi pour cela qu'on s'entend si bien.

A ces mots l’autre homme sort une dague d’on ne sait où. Du moins, Finn ne sait pas car il était loin d’être attentif aux faits et gestes de l’artiste. Artiste qui joue maintenant avec son couteau comme s’il s’agissait de tout sauf d’une arme blanche et bien entretenue. Son habileté continue à être plutôt déconcertante. Des fois, le Baskerville a du mal à envisager que certains usent de lames comme celle-là pour autre chose qu’attaquer, tuer ou se défendre. En passant bien sûr sur tous les cas d’usages de la vie courante, dans sa tête il a plutôt tendance à penser qu’une personne ainsi habile ne peut qu’en faire le même type d’usage que les Baskerville ou Pandora. Sora est une artillerie sur pattes, pourtant il ne fait que les lancer et les rattraper. Enfin, des fois il attrape un pauvre innocent et lui dit de rester contre un mur pendant qu’il démontre sa capacité à provoquer des presque AVC chez sa victime et leur public. Mais voilà. Et puis le jongleur range sa lame aussi vivement qu’il l’a sortie. C’est vrai, il aurait fait un bon combattant. Bien que le contractant soit loin de lui souhaiter de mener ce genre de vie. Enfin, tout cela lui donne juste envie de toucher une lame à son tour. Ça tombe bien, il y en a une pas très loin. Très bien placée par ailleurs. Du coup, oui, au milieu du café, il commence par relâcher la main d’Aiko – tout ceci est très temporaire – pour commencer à glisser l’air de rien cette même main sous sa jupe. Rougira, rougira pas ? Suspense.

- Pourquoi ne pas m'en dire plus sur toi Finn ?

Le brun hausse un sourcil avant de se demander ce qu’il pourrait lui bien dire. Ce faisant, il poursuit son geste précédent et récupère l’arme que sa copine porte sur elle, non sans en profiter pour laisser traîner ses doigts au passage. C’est dur de paraître tout à fait normal et de ne pas laisser voir son amusement qui serait autrement plus qu’évident. Il faudra que la Baskerville songe à de nouvelles cachettes. Enfin, « cachette » parce que c’est assez loin de l’idée première que l’on peut se faire de la discrétion.

- Et merci d'avance pour la note. Je peux t'apprendre à jongler ou autre en échange, même si je doute que ça te serve à grand-chose.

Le deuxième sourcil part rejoindre le premier et Finn s’interrompt un instant dans le geste de remonter la lame à la vue de tous. La note ? Quelle note ? Pourquoi merc-oh. C’est vrai qu’il a été « puni » un peu plus tôt pour avoir été vilain. Il avait complètement oublié et il ne sait d’ailleurs même pas s’il a de l’argent sur lui. Qu’importe, il sourit quand même et répond :

- De rien.

Ils vont bien se marrer tout à l’heure s’il n’a plus d’argent parce qu’il a tout donné à son Chain pour les courses. Quant à cette proposition de jonglage, le brun amène donc la lame sur la table et poursuit :

- En fait j’ai un peu le même type de passe-temps qu’Aiko.

Passe-temps. On aura tout entendu pour qualifier leurs activités de Baskerville. Bon, Finn ne jouera pas avec la lame comme Sora, parce que lui, il ne sait pas jongler. Et il tient à ses doigts et il a tendance à manier des lames plus longues. Les dagues et compagnie, c’est vraiment parce que c’est petit et pratique. Il reprend néanmoins la parole avec amusement :

- Et puis si tu m’apprends, tu risques d’être la cible de mon premier numéro.

Pas taper, c’est de l’humour. Douteux certes, mais de l’humour quand même. Il aurait dit la même chose vingt minutes plus tôt, cela aurait été une menace. Dans l’état actuel des choses, cela ne l’est plus. Tant qu’Aiko reste sur sa chaise… Bref. Il fait pivoter l’arme d’un coup de poignet afin de la tenir par la lame pour pouvoir en tendre la garde à sa camarade Baskerville avec un sourire. Si la retirer de son fourreau n’est pas un problème, en revanche il préfère ne pas se risquer à la remettre. La manœuvre est un peu plus périlleuse. Du moins, si la jolie rousse est assise. Alors il préfère la lui rendre ainsi, accompagnant le geste d’un bref baiser. Parce qu’il s’en voudrait de la blesser en remettant l’arme en place. Puis il reporte son attention sur Sora.

- Puisqu’elle ne veut pas qu’on la surveille, on fait un échange d’information ? Un truc sur moi contre un truc sur elle.

En fait, il fait aussi à moitié ça pour embêter la jeune femme assise à côté de lui et dont il reprend la main. Parce que niveau information, comme il dit, il ne sait pas trop ce que Sora pourrait bien lui apprendre, ni même ce que lui-même veut savoir. C’est plus amusant de les entendre de la bouche d’Aiko ou de carrément constater par lui-même, mais puisque c’est pour taquiner un peu la rousse… Rien de méchant. De toute façon, si elle veut les faire taire, elle saura très bien s’y prendre.
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   7th Avril 2013, 10:06

Les armes blanches ne sont pas celles qui sont les plus mises à l'avant de part la difficulté à les tenir en main ainsi qu'à les manier. Cela étant, avant la création des armes à feu, il existait tout de même des combattants hors normes. Après tout, eux qui avaient passé tant de temps à apprendre les bases et puis à accroitre leur agilité, rapidité, force er fluidité ne pouvaient qu'être bons. Ou, tout du moins, être meilleurs que les amateurs de pistolets. Eux qui avaient eu pour unique difficulté de réussir à maitriser le recul suite au tir. Le poids de l'arme ? La plupart du temps, en cette époque du moins, les hommes étaient les seuls à se battre ; le poids des armes n'est dès lors plus un sérieux problème si on s'exerce un minimum. Et mêmes si Pandora ainsi que le clan Baskerville comportent aussi des femmes dans leurs rangs, celles-ci utilisent d'avantage les aptitudes de leurs Chain ainsi que les lames pour mener à bien leur mission qui se résume à servir les leurs. Et puis, les bannis sont vieux-jeu alors il serait assez inapproprié - rare surtout - que de voir une femme en possession d'un pistolet. Depuis la fleur de son âge, Aiko avait aimé les lames. Il serait d'ailleurs faux de dire que la Baskerville offensive, la combattante aguerrie qu'elle est devenue revient à un quelconque don. Car non, elle n'avait bénéficié de rien de tel. Ce qu'elle était, l'image qu'elle renvoyait – qui cachait pourtant des facettes insoupçonnées – ainsi que l'aura presque terrifiante qui émanait d'elle lors des combats ou en simple compagnie de personnes qui suscitaient en elle la méfiance, tout cela n'était dû qu'aux plusieurs années d'entrainement intensif qu'elle avait passées. Elle n'apprit pas forcément très vite, mais elle s'était imposé un rythme de progression satisfaisant aux yeux d'une mère plus bourreau qu'entraineuse à ses heures perdues. Aiko était, quant à elle, plus épéiste qu'amatrice des lames courtes telles les dagues ou encore les lamelles dont elle ne se séparait que très rarement. En plus d'être plus pratiques à transporter qu'une encombrante épée lors de ses sorties quotidiennes et de la rassurer quant à sa sécurité, cela permettait aussi de tenir les gens malintentionnés à distance. Pas que ça la dérangeait de se battre contre des hommes – tant qu'ils étaient de simples civils pas assez intelligents pour être qualifiés de combattants – mais elle savait où les trouver et se frotter à eux n'avait rien de saint. Je veux bien qu'elle sache se battre, mais plus d'un à la fois, si elle en ressortait vivante déjà, elle serait loin d'être indemne. Et il n'y aurait nulle satisfaction à tirer de cela. Certains lui avaient dit que ces lames bien positionnées pouvaient faire abandonner l'idée que certains hommes avaient de l'approcher. Tant mieux qu'elle répondait. Elle n'avait pas besoin de froussards. Et puis, c'était à elle de choisir ses proies, certainement pas le contraire. D'autant plus que depuis qu'elle s'était découvert un sentiment des plus ambigus envers Finn, cette affection particulière, cet amour indéfinissable, tout ce qu’elle avait partagé avec les autres hommes, se résumait à quelques verres. Elle était loyale et fidèle, mais pas seulement en tant que Baskerville ; en tant que femme aussi et en tant que copine encore plus. Bien qu’elle soit encore en phase d’apprentissage pour être une « bonne » copine. Il faudrait encore qu’elle demande à Finn, histoire de voir ce que lui en pense. Quoi qu’il en soit et pour en revenir à notre sujet premier, le fait qu’elle aime autant les lames aujourd’hui était dû à plusieurs choses. Principalement à son éducation et à l’acharnement de sa mère pour qu’elle devienne une véritable combattante, certes, mais aussi et tout simplement à une facette de sa personnalité. Elle aimait les armes dites blanches. Et même si elle n’avait pas été une déchue, cela ne l’aurait certainement pas empêché de vouloir se servir des épées. Cela étant, pour qu’elle soit douée comme elle l’était maintenant, rien n’était sûr quant à cela.
Ses souvenirs avant l’Abyss demeuraient flous. Aiko ne savait plus trop à quoi ressemblait le monde. Ses fameux souvenirs se mêlaient à ceux qui étaient plus récents. Elle revoyait quelques visages, en oubliait d’autres. Elle avait peut-être déjà rencontré Finn. Il devait être plus jeune qu’elle alors essayer de faire le rapprochement entre une bouille d’enfant et son visage d’homme de maintenant, ça n’allait pas non plus être tâche aisée. Mais elle verrait plus tard, car c’était vraiment le moindre de ses doucis actuellement.
En revanche, Sora, il était sûr et certain qu’elle ne l’avait jamais vu auparavant. Il faudrait qu’elle envisage sérieusement de lui faire part de la sombre vérité à son sujet. Un jour. Oui, un jour. Parce que c’est quand même plus facile de remettre les tâches difficiles à plus tard. Elle ne savait pas grand-chose de lui, maintenant qu’elle y pensait, mais elle savait depuis bien longtemps déjà qu’il était très doué avec quelques lames entre els doigts. Il avait sa place dans un cirque, cela va de soi. Mais allez savoir pourquoi, il préfère les numéros de rue. Un jour, Aiko lui demandera. D’ailleurs, alors que son regardait hésitait à se poser sur l’un de ses deux compagnons du jour, elle nota que Finn aussi se débrouillait bien avec une épée. Les deux hommes les plus importants dans sa vie pourraient s’entendre, vu que tous deux maniaient les épées. Ça ne pourrait que les rapprocher. Et les rapprocher, c’était ce que voulait Aiko. Du moins, jusqu’à ce qu’ils se mettent à comploter et à vouloir la protéger. Autant elle avait réussi à se faire à l’idée que son brun continuerait à la protéger – et puis, c’est déjà dit, mais autant le répéter : ça lui plaisait – autant elle avait du mal à continuer d’accepter la protection de Sora. Finn en faisait assez pour deux et vu qu’il était hors de question de laisser passer les deux. Il fallait donc en arrêter un. Après réflexion, elle préférait que son grand-frère par titre affectif cesse de se faire autant de soucis pour elle.

En voyage. Sora était en voyage ? Aiko, bien que n’y prêtant que très peu d’attention, garda l’information à l’esprit. Lorsqu’ils seront seuls, elle lui demandera une explication plus claire, des précisions sur ce soi-disant voyage. Enfin, pour le moment, ses préoccupations sont tout autres.
On ne sait jamais à quoi s’atten-... Quoi ? Il était sérieux là ? Aiko lui lança un regard en fronçant les sourcils. Non mais en plus, Finn lui sourit ? Elle pivota la tête vers son copain et lui tira la langue d’un ait complètement gamin mais qui, bizarrement, demeurait sérieux. Après tout, elle n’avait rien à lui reproché pour le moment si ce n’est de conclure un marché stupide avec Sora. Mais bon, uns fois seuls, elle réussira sans soucis à lui faire retourner sa veste. C’est qu’il fallait comprendre que ses méthodes de persuasion étaient très efficaces. Comme quoi, malgré le fait que le monde ne connaîtra peut-être jamais l’égalité des sexes, la femme restait nettement supérieure à l’homme. Elle pouvait lui faire faire ce que bon lui semblait, car toute femme est née avec un esprit manipulateur qui n’attend que d’être réveillé, titillé, utilisé. Mais cela, Aiko avait beau le savoir, en être plus certaine, elle n’en disait rien. Et elle n’en dirait rien non plus. Tout bonnement parce que les esprits les plus malins ne disent pas qu’ils sont malins. Sinon, ça perd tout son sens. Cela revient à retourner nos cartes maitresses avant l’heure et à permettre à l’adversaire d’échafauder une stratégie de contre-attaque. Stupide. Finn savait de quoi était capable la rousse mieux que quiconque question persuasion, alors elle n’avait pas besoin de le lui dire. Et lui n’avait pas besoin de le lui souligner. Ça marchait comme ça. Chacun se pensait plus malin que l’autre. C’était drôle. Un jeu secret, silencieux ; passionnant.
Lorsqu’elle étreignit Sora, ce-dernier lui lança quelques mots. Elle s’apprêta à lui répondre, mais voyant son sourire désolé, elle ne put qu’acquiescer d’un hochement de tête, sagement. Les actes qu’elle pourrait regretter ? Aiko ne regrettait que très rarement ses actes. Contrairement à beaucoup, elle prenait le temps de réfléchir avant d’agir. Un minimum. Bon, d’accord, parfois, elle ne le faisait pas, mais elle assumait et tentait de ne pas regretter par la suite. Voilà. Quoi qu’il en soit, la fin de la phrase fut celle qui lui plût le moins. Elle savait ce qu’elle faisait. Elle savait ce qu’elle faisait et avec qui elle le faisait. Ce serveur était inoffensif, elle le savait. Pourtant, elle ne voulu pas étaler. Elle voulait juste protester. Mais, comme déjà dit, le sourire que lui envoya Sora la fit revenir sur sa décision. Autant s’en tenir à cela.

Suite à quoi, elle revint sagement à sa place en échangeant quelques regards avec Finn, un léger sourire accroché aux lèvres. Oui, vraiment, parfois, elle pouvait être niaise. Mais bon, qui lui en voudrait après tout ? Sûrement pas le brun, en tout cas.
Sora continua sur sa lancée, s’étant départi de son sourire désolé pour arborer une mine plus réjouie. Aiko se détendit un peu dans sa chaise tandis que son ami parlait d’armes blanches. Son attention piquée à vif, elle posa ses yeux sur lui, ceux-ci même brillant d’une lueur de malice. Oui, bien sûr, les armes blanches étaient ses armes de prédilection. Et il avait tout juste vu que lui-même était adepte de ces mêmes armes blanches. D’ailleurs, comme pour appuyer ce qu’il disait, il sorti une dague d’on ne sait où. Si elle était restée debout devant lui, peut-être qu’elle aurait relevé l’endroit duquel il sortit cette lame. Mais maintenant qu’elle était sagement assise sur sa chaise, eh bien, elle n’avait rien vu. Et, de toute façon, elle n’avait pas cherché à comprendre, se contenant de glisser ses yeux sur cette petite lamelle qui glissait ingénieusement entre les doigts agiles de Sora. Comme obnubilée par ce spectacle, elle continua de le fixer, sans nulle gêne apparente. Après tout, pourquoi aurait-elle dû être gênée ? M’enfin. Elle réussit néanmoins à porter son attention momentanément sur Finn pour noter sa réaction. Visiblement assez étonné. Ou pas. Aiko n’en savait trop rien. Tout ce qu’elle pouvait relever de l’expression du brun était le fait qu’il était pensif. Mais à quoi pouvait-il bien penser ? La jeune femme ne se le demanda que quelques brèves secondes avant de reporter son attention sur Sora. Pourtant, quelque chose la fit sortir de cette contemplation. J’aurai bien dis quelque chose de déplaisant, mais nah, pas du tout. Elle sentit une présence plus chaude, plus pressante sur sa cuisse. Finn. Aussitôt, elle braqua son regard sur lui. Pourquoi est-ce que sa main prenait du terrai au juste ? Elle ouvrit la bouche, mais la referma aussitôt. Elle aurait l’air de quoi si elle demandait, l’air de rien au beau milieu d’un café, ce que fichait la main de son copain sur sa cuisse ? Et puis, au fond, ce n’est pas comme s’il en avait pas le droit hein. Alors bon, autant le laisser faire.
Oups.
Elle avait oublié que ce geste incluait automatiquement des rougeurs sur Aiko.
Elle y échapperait cette fois-ci... N’est-ce pas ? Eh bah, faut croire que non.
La jeune femme détourna immédiatement le regard en cherchant une échappatoire. Sora. Elle le fixa et pria intérieurement pour qu’il parle, qu’il bouge, n’importe quoi pourvu qu’il soit trop occupé à faire cela qu’à remarquer le fard que venait de piquer sa jeune amie.
Il parla. Youpi ? Peut-être. Peut-être pas. Après tout, elle ne savait pas s’il l’avait vu rougir. Quoi qu’il en soit, elle ne pu empêcher sa curiosité de reprendre le dessus tandis qu’elle portait son attention sur Finn pour voir comment il réagissait. Il avait un sourcil haussé. Ah. C’est vrai, que pourrait-il bien dire sans « trop » en dire ? Aiko n’en savait rien du tout. Et puis, de toute façon, ce n’était pas son souci, mais celui de son copain.
Ce bref – très bref – moment de répit fut vite inachevé vu que Finn poursuivi son geste. Elle sentit alors des frissons la parcourir entièrement tandis qu’elle posa simplement sa main nouvellement libre sur la cuisse de l’homme, ses doigts se raidissant dessus à mesure que la main du brun prenait de l’assurance. Ses doigts prenaient une direction bien particulière. En rejetant un coup d’œil à Sora, Aiko fit vite le rapprochement. Il voulait une de ses lames. Pourquoi il ne demandait pas simplement, hein ? Ah, oui. Ce n’était pas si drôle. Même s’il devait être le seul à tirer de ce geste une quelconque satisfaction vu que la jeune femme se démenait en se battant intérieurement pour cesser d’être rouge.

Finn mena finalement à bien sa tâche en récupérant une des lames que portait Aiko sur elle. Cette-dernière étouffa un soupire de soulagement lorsqu’elle sentit la chaleur qu’était la main de l’homme s’éloignait de sa cuisse. Pas que ça la dérangerait d’aller plus loin, pas du tout, sauf que se faire peloter dans un café avec Sora juste à coté n’était pas très tentant. D’autant plus s’il remarquait qu’elle rougissait. Ça n’irait pas du tout dans ce cas. Et Finn le paierait. En parlant de Finn et de payer, voilà que le jeune ami de la Baskerville évoquait le fait que l’autre Baskerville assis à table allait payer. La rousse étouffa un rire en remarquant la réaction de son copain. Cela étant, il répondit poliment. Ce qui, disons-le tout de suite, fit rire de nouveau notre jeune Aiko. Lorsqu’elle se calma, elle nota enfin la lame qui dansait entre les doigts de Finn. Sora devait se poser des questions. Des questions qui ne nécessitaient pas de réponses vu qu’elle étaient à portée de main de l’homme. M’enfin, il pouvait toujours demander si ça lui chantait ; Aiko ne répondrait certainement pas.
Son copain parla. Attendez un peu, comment ça, les mêmes passe-temps ? Parce qu’être Baskerville à plein de temps, torturer des gens parfois innocents vu par la loi, soutirer des informations de gosses ou de femmes, qu’importe au fond, maltraiter grands et petits, tuer, non, massacrer sous ordre, tout cela n’était considéré que comme vulgaire passe-temps ? En même temps, comment pourrait-il qualifier autrement tout ce qu’ils faisaient, eux, les bannis ? Pour le coup, la jeune femme sirota encore un peu sa boisson et laissa tomber sa tête sur l’épaule de Finn. Juste quelques secondes. Elle ferma les yeux. Elle respira. Longuement. Elle rouvrit les yeux. Sora. Elle lui sourit. Elle se redressa.
Retour à la normale.
Finn parla, faisant naitre un sourire amusé sur les lèvres d’Aiko. Elle lui lança un regard de biais en empoignant son verre, pesant le pour et le contre de répliquer. Nah, pas répliquer. Lorsque Finn lui tendit son arme, en revanche, elle se dit que c’était le moment opportun. Et puis, que vengeance soit faite que se sentence tombe donc ! Huh. Elle reposa donc sagement son verre après en avoir ingurgité la moitié du contenu restant.
Elle prit néanmoins l’arme et répondit à son sourire, amusée elle-aussi – surtout qu’elle cachait bien son jeu, la petite et que la réplique qui allait suivre était ce qui l’amusait le plus. Et puis, voilà un petit baiser rapide auquel elle eut droit. Avant qu’il ne puisse parler, elle prit la parole.

« Sora, reprends Finn comme cible. Et fais pas aussi attention hein, ça fait rien si tu l’amoches un peu. Surtout ses mains. Elles sont ba... Très baladeuses. »

Voilà, ça c’était dit.
Finn reprit la parole, un instant plus tard. D’accord. C’était quoi le rapport entre la surveiller et ça ? Si ce n’est, éventuellement, faire quelque chose avec Sora qui concerne de près la jeune Aiko. Cette-dernière soupira légèrement. Qu’est-ce que son ami allait bien pouvoir lui dire ? Elle se le demandait bien. Mais en attendant, elle n’aimait pas trop qu’on se serve d’elle pour qu’ils puissent faire ami-ami. Et Sora était loin. Et Sora était son ami. Et Finn était tout près. Et Finn était son copain. Alors c’est lui qui allait prendre cher, voilà.
Elle coinça la garde de sa petite lame entre son index et son majeur, de façon à ce que ladite lame soit à plat contre la paume de sa main et alla la faire glisser sur le cou de Finn, nouant ses bras autour en l’amenant à elle. En allant joindre leurs lèvres en un simple baiser, elle appuya la pointe de son arme sur la nuque de son copain en l’approchant d’avantage de son visage. Un sourire se dessina sur ses lèvres, tout contre celles du brun tandis qu’elle l’empêchait de reculer en le menaçant de sa lame. Les Baskerville guérissaient vite, mais ce n’était pas une raison pour blesser le joli homme – et ce ne serait pas facile d’expliquer à Sora comment Finn guérirait miraculeusement vite. N’empêche, c’était vraiment très tentant.
Elle éloigna juste assez son visage avant de renouveler l’échange sans même prendre la peine de croiser le regard de son vis-à-vis. Elle commença à appuyer un peu plus la lame sur sa nuque et esquissa un mouvement brusque pour faire croire qu’elle allait le blesser avant de faire agilement glisser la lame le long du dos du brun. Elle haussa les sourcils avant de lui tirer la langue – après s’être éloignée, cela va de soi – et d’aller attraper sa main. Elle la dirigea jusqu’à sa cuisse et la refit passer sous le tissu. Elle s’arrêta et fit passer la lame de sa main à celle du brun avant de continuer à la diriger jusqu’à ce que l’arme soit parfaitement rangée. Elle lui lança un regard et lui sourit avant de reposer son attention sur son ami, bien que s’adressant à son copain.

« Pauvré chéri ! Tu sais tellement peu de choses sur moi ? Ou alors, c’est pour avoir du temps et réfléchir à ce que tu vas bien pouvoir dire sur toi. Je t’aide ? »

Elle avait gardé sa main sur la sienne, mais libre à lui de la retirer de sa cuisse. Au moins, elle se faisait doucement à ce contact et ne rougissait plus comme une pivoine. Elle tendit l’autre bras et se saisit du verre de Sora en se penchant légèrement sur la table avant d’aller goûter le breuvage. Elle fronça les sourcils et le reposa sur la table, le faisant glisser pour l’approcher de son ami. Elle lui sourit doucement avant de se redresser complètement et de lancer :

« Frileux. Finn est vraiment très frileux. Au moins, il supporte les douches tièdes, ça va. »

... Elle aurait pas un peu trop dit là, en parlant de douches ?
De nouveau, ses joues virèrent vers le rouge alors qu’elle détourna le regard. Pas pour s’abriter dans celui de Finn mais plutôt sur ses chaussures. Vraiment pas mal les talons, tout compte fait. Oui bon, il allait bien falloir qu’elle relève la tête.
Ce qu’elle fit. Et fièrement. Bien que les joues encore en feu. Elle regarda Finn, puis Sora, se plaisant à penser que son teint avait retrouvé sa couleur habituelle – ce qui n’était pas encore le cas pour le moment – et se promettant de garder sa bouche fermée quand on ne lui adresse pas la parole. Ah bah, ce conseil, elle l’avait déjà entendu quelque part. Ce qui n’avait pas servi à grand chose. Bon bah, merci quand même maman.
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   9th Avril 2013, 10:56

Aiko et Finn étaient pour le moins un couple atypique, pour le plus un couple complètement hors normes composé de deux personnes au caractère bien trempé. Mais dans le bon sens, ils semblaient complices et étaient très amusants – déjà que chacun de son côté était un cas, mais les deux ensemble ça valait le détour, ils se connaissaient assez bien et étaient assez proches pour savoir comment embêter l'autre au mieux. Suffit de les écouter étudier la possibilité que Finn enferme Aiko chez lui pour avoir une preuve suffisante. Suite à cela, le brun proposa de quoi sympathiser, mais la demoiselle ne semblait pas partager leur avis, quel dommage. Elle semble vouloir faire des bêtises, ce qui lui ressemblait bien, mais n'acceptait aucune protection. Soit, la prochaine fois Sora fera en sorte de ne pas se faire remarquer enfin essayera. L'amie vint vers lui et, pour la première fois, il n'essuya pas de regard noir alors qu'elle s'en retournait à son siège, c'est que tout espoir n'était pas perdu si ? Bah, en attendant d'en avoir le cœur net notre contractant sortit une de ses lames. Le regard de la rousse se porta tout de suite dessus, il faut dire que le spectacle qu'offre une arme blanche, qui reflète les sources de lumière ambiantes tandis que des doigts entraînés jouent avec, est captivant. Finn aussi observait les mouvements, mais le jongleur ne saurait dire ce qui lui traversait la tête. Oh, le brun était bien décidé à lui en donner un aperçu on dirait, le prémisse de cela fut l'attention d'Aiko qui se porta subitement sur son copain. Elle ouvrit la bouche comme pour parler avant de se raviser. C'est alors que ses joues prirent une teinte rosée, ce qui étonna Sora : il ne l'avait jamais vue ainsi. Tandis que le jongleur parlait, la jeune femme semblait être en plein conflit intérieur dont il ignorait la raison. Le brun lui ne semblait pas bien perturbé, que se passait-il donc ?

Finalement, Finn commença à répondre avec le sourire à l'ami de sa copine et parla de passe-temps. Sous ses yeux bleus-gris très intrigués, il posa une lame sur la table. À la question « d'où la sortait-il », le choix de réponses était limité au brun lui-même et à Aiko. Si on parlait d'elle, il ne serait pas étonné d'apprendre que cette jeune femme se balade avec tout un assortiment de lames aiguisées à souhait quelque part, même si on ne croirait pas à la voir avec un sourire que le jongleur lui rendit avec joie, la tête appuyée sur l'épaule de son petit copain. L'habit ne fait pas le moine, mais chaque pli de tissu était une cachette potentielle et les moines étaient très habillés. Finn parla alors d'inverser les rôles par rapport à tout à l'heure pendant le numéro, une proposition qui ne semblait pas lancée avec sérieux et qui donc fit rire notre contractant illégal.

-Tu ne préfères pas commencer avec une cible qui n'est pas vivante ?

Oh il ne disait pas cela perce qu'il sous-estimait Finn, mais comme on dit mieux vaut prévenir que guérir, sans oublier que notre lanceur de couteaux avait commencé par s'exercer sur des arbres. Bref, un baiser plus tard, la rouquine prit la parole pour que Sora reste en lanceur et Finn en cible, en précisant que ses mains baladeuses ne craignaient pas d'être légèrement amochées. Une information qu'il signala avoir bien reçue en haussant les sourcils, avant de tourner un sourire amusé vers le brun. Mh, voilà qui expliquait la teinte qu'avait pris le visage de la demoiselle tout à l'heure. Il cachait bien son jeu, le petit ami, ça donnait presque envie à l'artiste de rue de jeter un coup d’œil sous la table. Presque, parce qu'il n'était pas un voyeur tout de même.

Finn proposa finalement un marché aux informations : contre une information le concernant, Sora devrait en donner une sur sa sœur de cœur. En voilà une sacrée idée, décidément ils s'amusaient bien, le seul bémol était qu'Aiko semblait contre cet échange de bons procédés. S'amusant à frôler son copain avec l'arme qu'il venait de lui rendre – résolvant ainsi le mystère de sa provenance, à croire que les mains du brun étaient vraiment baladeuses -, elle alla l'embrasser sans diminuer la distance entre la peau de l'homme et l'acier. Au final aucun mal ne fut fait, après tout ce n'était pas l'intention d'Aiko, et elle s'écarta pour sourire et tirer la langue à son compagnon. Puis de le plaindre et de proposer son aide pour trouver que dire à Sora.

L'associé défendu ne put empêcher un petit rire de sortir. La jeune femme vint ensuite goûter la commande de son ami, mais fit la grimace et se rassit correctement avant de continuer sur le fait que Finn était frileux, non sans apporter une précision... Quant à la douche tiède. Mais c'était un peu comme se prendre à son propre piège, car encore une fois elle devint rouge comme une pivoine et chercha ses pieds du regard. Le contractant était encore un peu surpris de voir cette couleur sur le visage d'Aiko, mais il fallait bien un début à tout et puis, on en apprend tous les jours. Ah, mais il était aussi amusé, cela se sentit dans sa voix.

-Vraiment ? Tu en sais des détails sur lui ! A croire que tu étais dans la douche toi aussi.

Oui bon, la taquiner un peu n'était pas un crime. Alors que notre artiste aux cheveux gris-verts parlait, la rousse avait relevé la tête. Quelques rougeurs subsistaient, mais son expression était pleine de cette fierté bien à elle. Avec le sourire il reprit la parole, laissant ses yeux glisser lentement de la seule femme à leur table vers Finn.

-Qu'est-ce que je pourrais bien savoir de plus que toi ? J'ai bien quelque chose en tête, mais pas sûr qu'Aiko accepterait que je le dise ni que tu ne le saches pas déjà.

De quelle information parlait-il ? Aucune en particulier. Ou alors, quelque chose du genre : tu dois bien être le seul à lui tirer des réactions pareilles, elle devient presque mignonne avec toi - quoi que ça mieux valait l'éviter au risque de subir des représailles de la part de l'intéressée -, ou bien encore tu n'as pas à t'en faire elle n'est pas prête de te quitter. Bah, si on ne lui demandait pas, il n'aurait pas à répondre. En attendant, Sora avala le reste de son verre d'une traite.

-Et si tu veux t'entraîner au lancer de couteaux, mieux vaut le faire dehors.

Ironie bonjour ! Bien sûr que non il n'allait pas les forcer à finir leur boisson pour partir au plus vite, mais au moins c'était signalé.

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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   12th Avril 2013, 11:43

L’un des jeux favoris de Finn – depuis quelques temps maintenant – est de faire rougir Aiko. Dans le lot des réactions qu’il peut tirer d’elle, celle-ci est définitivement la plus adorable. En bonus, le lui faire remarquer, c’est assez drôle. Alors, forcément, quand il la voit rougir à son petit manège et détourner le regard, il a beaucoup, beaucoup de mal à ne pas sourire avec amusement lui-même. C’est plus fort que lui, elle n’aurait jamais dû lui laisser l’occasion de piger le truc. Maintenant c’est trop tard et il espère bien qu’elle continuera à rougir encore longtemps. Bien sûr, le fait qu’ils soient dans un lieu public ne le dérange pas outre mesure. C’est limite s’il n’a pas déjà oublié. Enfin, mis à part Sora. Mais, Sora, il en a déjà vu d’autres dans le court laps de temps qu’ils ont passé ensemble tous les trois. Et, Sora, il en verra d’autre s’il continue à traîner avec eux. Voilà tout.

- Tu ne préfères pas commencer avec une cible qui n'est pas vivante ?

C’est triste, le jongleur n’a pas confiance en les capacités de lanceur de Finn. En même temps il a raison, d’habitude si le Baskerville lance quelque chose, c’est dans le but d’atteindre sa cible, pas de la rater. Et même en considérant que la cible est en fait à côté de la cible et non pas la cible elle-même, le naturel pourrait vite revenir. Bref. Le contractant réplique quand même avec amusement :

- Ok, mais tu seras le prochain sur la liste quand même.

En fait non, il n’a toujours aucune intention de tirer des objets dangereux sur ce pauvre Sora. Magique, alors qu’il lui aurait arraché la tête il y a une demi-heure. Passons sur la nature changeante du sujet.
Le Baskerville qualifie ensuite les activités liées au clan – puisque c’est de cela qu’il s’agit, bien que Sora ne puisse absolument pas s’en douter – de passe-temps. Suite à quoi la seule femme du groupe vient poser sa tête contre son épaule et Finn embrasse son front. C’est vrai que la phrase pourrait s’appliquer à elle, après tout. Elle ne reste dans cette position qu’un bref instant avant de se redresser. Bah. Les Baskerville peuvent bien être mis entre parenthèse encore un peu aujourd’hui. Ce n’est pas comme si une catastrophe risquait de se produire sous peu. Enfin, normalement.

Le brun rend sa lame à la jeune femme de manière bien plus normale que celle qu’il a employée pour se la procurer. Il aurait dû se douter que viendrait une vengeance avec, bien sûr. Le jour où ils ne se rendront pas coup sur coup dans ce genre de situation n’est pas prêt d’arriver.

- Sora, reprends Finn comme cible. Et fais pas aussi attention hein, ça fait rien si tu l’amoches un peu. Surtout ses mains. Elles sont ba... Très baladeuses.

L’homme visé fait semblant d’avoir l’air surpris par les propos de sa copine. Lui avoir les mains baladeuses ? Mais non. Il ne mérite pas un traitement pareil. C’est de la cruauté gratuite.
Oui en fait non. Sa surprise feinte se brise vite pour redevenir de l’amusement, non feint quant à lui. Il se penche alors vers la jeune femme pour lui glisser à l’oreille quelques mots :

- Comme si t’aimais pas ça.

Et puis il se remet en place. Aiko devrait presque être contente qu’il n’ait pas jugé plus intéressant de faire ce genre de remarque à voix haute. Histoire que Sora en profite. D’ailleurs, il s’adresse à ce dernier :

- Tu as proposé des cours, pas un nouveau spectacle. Oublie pas.

Des fois que… Ce n’est pas qu’il n’a pas apprécié la première fois mais… Ouais bon si, en fait. Qui aime se faire jeter des couteaux dessus, honnêtement ? Pas lui. Alors s’il pouvait prendre quelqu’un d’autre pour ses spectacles … Cela dit il ne vient pas de le menacer, bien sûr, son ton était tout à fait normal. C’est juste au cas où.

En parlant de lame, l’étreinte que lui offre la jolie rousse juste après doit faire partie de son plan de vengeance. Parce qu’elle n’a pas rangé son arme, qui se trouve maintenant contre le cou de Finn. Et heureusement qu’il lui fait confiance, copine ou pas copine, il y a peu de gens qu’il autoriserait à faire ça. Elle l’embrasse et il se laisse faire, prudent quant à ne pas toucher la dague. Ce n’est pas parce qu’il guérit particulièrement vite qu’il a envie de se blesser pour autant. Tout cela ne l’empêche pas de poser une main sur l’un des genoux de la jeune femme. Chiche de recommencer, quand elle veut. Même pas peur. Même pas peur mais, dans l’optique d’éviter un geste brusque, il se gardera bien de remonter sa main quand même. Bouh, vilain garçon pas sage. Il laisse la Baskerville finir son jeu avec sa dague puis se détacher de lui et lui tirer la langue. Il lui tirerait bien la langue aussi, mais crédibilité zéro dans ce cas. Alors pas tout de suite. En plus, elle lui fait remettre lui-même la dague en place – et ça, c’est pas une preuve qu’elle aime ses « mains baladeuses » ? – avant de se tourner à nouveau vers Sora :

- Pauvré chéri ! Tu sais tellement peu de choses sur moi ? Ou alors, c’est pour avoir du temps et réfléchir à ce que tu vas bien pouvoir dire sur toi. Je t’aide ?

… Même pas, mais en fait elle n’a pas tout à fait tort non plus. La réponse du brun à cette phrase n’est pas verbale, il se contente de replacer un peu sa main qui n’a pas bougé de la cuisse de la jeune femme, puisqu’elle ne l’a pas enlevée de là, et de la caresser distraitement du bout des doigts. Il y a peu de chances qu’elle s’enlève toute seule dans l’immédiat, cette main. Pendant ce temps, Aiko pique dans le verre de l’artiste avant de poursuivre :

- Frileux. Finn est vraiment très frileux. Au moins, il supporte les douches tièdes, ça va.

Cette fois il est honnêtement surpris à la déclaration à laquelle il ne s’attendait pas. La surprise se mue vite en un amusement grandissant au fur et à mesure que les joues de la jeune femme se colorent en rouge. Elle se fait rougir toute seule, c’est de mieux en mieux ça. Et voilà qu’elle détourne le regard. Adorable qu’il vous dit qu’elle est.

- Vraiment ? Tu en sais des détails sur lui ! A croire que tu étais dans la douche toi aussi.

L’occasion est trop belle pour la laisser passer. Alors évidemment, Finn a vite fait d’enfoncer le clou :

- Bien sûr, sinon je n’aurais jamais pris de douche seulement tiède.

Ce qui, au passage, est totalement vrai. Un peu plus que tiède, sans être brûlante – parce qu’il n’aime pas ça non plus, on est chiant ou on ne l’est pas –, c’est mieux. Mais il y avait Aiko, donc ce fait est passé à la trappe ce jour-là. Bref. Passons. La conversation revient ensuite sur un sujet plus normal et moins susceptible de transformer la jolie rousse en phare à nouveau. Le Baskerville en profite pour descendre à nouveau une partie de sa boisson.

- Qu'est-ce que je pourrais bien savoir de plus que toi ? J'ai bien quelque chose en tête, mais pas sûr qu'Aiko accepterait que je le dise ni que tu ne le saches pas déjà.

Tiens donc ? Hum, si ce n’est pas quelque chose que la jeune femme souhaite qu’il sache, alors il ferait mieux de ne pas pousser la discussion plus avant. Après, il pourrait aussi se contenter d’observer la réaction d’Aiko pour voir s’il y a effectivement quelque chose que Sora sait et qu’elle ne veut pas qu’il révèle. Bref. Tout ça pour dire que le contractant hausse les épaules. Ce n’est pas très grave. Il a des méthodes pour soutirer des paroles de la principale intéressée de toute façon. Mais pas au milieu du café, quand même. Epargnons Aiko. Enfin ça c’est l’excuse officielle, officieusement c’est bien mieux de n’être que deux et seulement deux.

- Et si tu veux t'entraîner au lancer de couteaux, mieux vaut le faire dehors.

Finn termine son verre à son tour. Dehors hein. En fait c’est vrai qu’ils pourraient commencer à bouger. Le temps passe, mine de rien. C’est pour cela que Finn embrasse brièvement l’une des joues d’Aiko avant de plonger chacune de ses mains dans ses poches. Histoire de voir si, oui ou non, après tout ce suspense, il a de l’argent. Bon et puis, juste pour embêter son monde il demande :

- Il se passe quoi si j’ai pas de quoi payer ?

On pourrait lui répondre tout bêtement que l’un des deux autres paiera, mais la réponse ne serait pas très amusante. Du coup, il ajoute :

- On pourrait envoyer Sora draguer la demoiselle qui s’occupe de la caisse.

Puisqu’il ne pourrait pas le faire lui-même mais hors de question d’ajouter ça à voix haute. De toute façon elle est brune et il préfère les rousses. Voilà. Et puis, oui, il doit avoir approximativement de quoi payer au fond de la poche gauche. Enfin si ses capacités à compter au toucher sans voir les pièces ne sont pas trop mauvaises, bien sûr.


[HRP : Aiko, tu peux mettre que Finn paie et qu’ils sortent, ou qu’Aiko pique direct la monnaie dans la poche de Finn pour payer ou whatever, si tu veux les faire sortir ♥]
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MessageSujet: Re: » How to protect, be protected and have fun.   18th Avril 2013, 09:11

Depuis toute petite déjà, Aiko trouvait que les couples niais et « trop » mignons étaient tout bonnement lamentables, pitoyables, juste pathétiques. Et avec l’âge, sa vision des choses n’avait pas changé. Bien qu’elle fut amenée à passer du temps – beaucoup de temps – avec les hommes, elle n’avait jamais totalement cessé d’être méfiante, un peu suspicieuse sur les bords et parfois même réticente. C’était d’ailleurs certainement pour cela que Finn était son premier copain ; elle n’avait jamais pu se libérer complètement des entraves de son clan, des entraves que le passé avait mises autour de ses poignets ; avant Finn, personne n’avait réussi à faire ressentir à la jeune femme tous les bienfaits que l’on peut ressentir en étant simplement avec lui, partageant son air ainsi que son temps. Tous les autres voulaient la garder près d’eux, voulaient l’enlacer, l’embrasser, l’effleurer, la toucher ; tous désiraient flirter avec elle à tout moment. Mais pas Finn. Même s’ils se prêtaient à pareil jeu presque chaque fois qu’ils se rencontraient, cela n’empêchait que la rousse se sentait en protection avec lui. Il lui avait clairement signifié que leur relation n’était nullement basée sur le physique. Lui, il avait cherché à la comprendre. Lui et lui seul refusait catégoriquement de la partager. Et ça, c’était juste adorable. Le fait qu’il soit jaloux, bien que pouvant être agacé au bout d’un moment, étamait une preuve qu’il tenait à elle. Les autres n’en avaient que faire qu’elle partage le lit d’autres hommes à partir du moment qu’elle restait disponible pour eux. Mais Finn était différent. Totalement. En fait, il n’y avait même pas lieu de comparaison ; on ne compare pas l’incomparable. Le brun lui avait fait comprendre qu’elle n’avait pas intérêt d’aller papillonner ailleurs ; bien sûr, de son coté, il devait tout aussi bien se tenir qu’elle. Irait-on jusqu’à dire que l’un appartenait à l’autre ? Vous savez, ce genre d’appartenance mutuelle. Aiko n’était pas en mesure de l’affirmer, mais pour sa part, appartenir à Finn ne la dérangeait pas. Il la chérissait, prenait soin d’elle, la protégeait et agissait de façon tout à fait adorable avec elle ; lui appartenir était une partie de plaisir, d’autant plus que ça gardait les autres femmes à distance. Alors voilà, vu qu’avec cela, elle garantissait leur statut, c’est qu’elle faisait d’une pierre deux coups. Ce genre de pensées était niais. Elle était niaise. Et le fait de rougir le prouvait d’autant plus. Elle n’était vraiment pas ce genre de femmes à rougir rien qu’en recevant un compliment. Seulement voilà, Finn avait bien vite – trop vite en fait – appris qu’il lui suffisait de placer sa main sur un endroit plus ou moins stratégique pour pouvoir tirer de sa copine les réactions qu’il désirait. C’était peut-être musant pour lui, mais pour elle, c’était gênant. En même temps, elle ne pourrait pas dire qu’elle n’aimait pas sentir ses mains sur son corps, ses doigts glisser sur sa peau. Il aurait tout à fait raison s’il répliquait à l’une de ses phrases qu’elle ne se plaignait pas de ces gestes pouvant être interprétés comme déplacés – bien que pour la Baskerville, ça ne l’était nullement. Si ça l’avait dérangé, vous pensez bien qu’elle l’aurait signalé au brun et que ce-dernier aurait eu tout intérêt à garder ses mains sagement sur lui. Ou ? Mieux vaux encore ne pas le savoir.
Sora avait-il déjà réussi à faire rougir Aiko ? Sans doute. Certainement même. La seule dont elle était sûre, c’est que ce n’était sûrement pas de la façon experte qu’usait Finn. En même temps, ça aurait été bien ennuyeux pour ce-dernier que l’ami de sa copine pose sa main sur sa cuisse quand l’envie lui en prenait. Sora était plutôt doué avec les lames, c’était un fait, mais ce qu’on oubliait d’ajouter, c’est qu’il était doué tout court ce garçon. Pour plusieurs choses. Aiko ne les connaissait peut-être pas toutes, mais elle en était persuadée. Par exemple, elle n’avait pas besoin de sortir avec lui pour affirmer qu’il était le genre d’homme à prendre soin de sa copine. Le genre d’hommes qui resterait là pour la femme qu’il a choisi – ou qu’il l’a choisie – et qu’il serait toujours prêt à l’aider, à la pousser vers le bon chemin, à l’aider à ses relever. Un homme fidèle. Aiko le sentait. Aiko le voyait dans ses yeux. Aiko en était persuadée. Et puis, c’était un ami fidèle, alors pourquoi ne le serait-il pas dans ses relations amoureuses ? Avait-il seulement une copine ? Une fiancée peut-être ? En ces temps, il était plus courant d’être fiancé à quelqu’un que simplement en couple avec lui. Allez savoir pourquoi, la jeune rousse n’avait jamais posé cette question à son ami. Ce qu’elle ignorait, c’était que jusque là, elle avait plutôt bien fait. Ce qu’elle ignorait encore, c’était que le jour où elle lui parlerait de ça, elle le regretterait. Mais pour le moment, elle prévoyait de lui poser cette question. Pas aujourd’hui en revanche. Parce que… Euh. Parce que.
Bref, tout cela pour dire qu’on a beau être une Baskerville, on n’est pas infaillible pour autant. Loin de là. Et la preuve est juste là ; Aiko réagit comme beaucoup en sentant une main masculine sur sa cuisse. Le seul truc, c’est qu’elle rougit d’autant plus parce qu’ils sont dans un lieu public et que Sora fait partie du « ils » en question.

Ils parlaient de je ne sais quoi. Aiko écoutait cela d’une oreille discrète, faussement intéressée sur le contenu de son verre. Finn voulait devenir jongleur ? Ah oui. Sora proposa à son nouveau-ami – disons-le comme ça – de prendre une cible qui ne pouvait pas se mouvoir. Et, étrangement, aucune pique ne tomba. La jeune femme s’intéressa finalement au sujet car Sora quand Finn acquiesça, non pas sans ajouter que l’ami de la rousse serait tout de même sa prochaine cible. Après quoi, elle demanda à son ami de ne pas hésiter à prendre pour cible les mains de Finn. Finn qui, pour le coup, ne se retint pas d’ajouter quelques mots à l’égard d’Aiko en se penchant vers son oreille après avoir pris un air faussement surpris, faussement innocent. A peine : Qu’il ose seulement dire le contraire et la Baskerville vendra la mèche à haute voix ! Elle serait même cap d’inviter son ami à jeter un coup d’œil sous la table. Trop de fierté tue décidément la fierté. Car effectivement, rien que pour faire passer un petit moment de gêne – même pas garanti en fait – à Finn, elle irait jusqu’à elle-même totalement rougir sous l’effet de sa propre bêtise. Folle ? Du tout.
Elle se ressaisit néanmoins suite aux mots de son copain. Avant qu’il ne se remette en place, elle glissa un bras autour de son cou et plaqua ses lèvres contres les siennes. Une façon de lui dire qu’elle n’avait jamais ne serait-ce que prétendu ne pas aimer ses mains baladeuses qui trouvaient si aisément leurs places sur le corps. Ses mains semblaient être faites pour se déposer sur la chair d’Aiko. Vraiment. Les frissons montant en elles étaient épatants, forts,
Profonds et le désir ainsi que l’envie qu’il faisait montait en elle étaient tout bonnement étonnantes, voire effrayants. Mais ça n’avait jamais effrayé la jeune femme ; bien au contraire.
Elle laissa son copain se redresser et le remercia silencieusement de ne pas avoir parlé de vive voix. Parce que bon, ils ne seraient pas sortis de l’auberge autrement.
Pas de spectacle ? Qu’est-ce qu’il voulait di-… Ah ! La jeune femme lui tourna un regard étincelant de malice et étouffa un rire amusé. Oh, ce n’était pas de sa faute de toute façon hein. Enfin si, quand même un peu – beaucoup. Effectivement, si elle ne l’avait pas tiré vers la foule amassée pour voir ce qui se tramait, elle n’aurait pas vu Sora, ce-dernier ne l’aurait pas non plus vu et Finn aurait échappé au sort lui étant réservé. Ou du moins, si elle n’avait pas insisté pour rester et qu’elle avait simplement salué Sora avant de s’en aller, rien de tout cela ne serait arrivé non plus. Mais ça n’aurait pas été amusant voyons. Il ne fallait tout de même pas sous-estimer la capacité d’Aiko à s’amuser.

Lorsqu’elle finit la première partie de son jeu qui consistait à étreindre son copain avec une lame qu’elle gardait en main et dont elle se servait pour menacer ce-dernier – rien de bien prudent, j’en conçois, mais elle s’en voudrait tellement de le blesser qu’elle refusait catégoriquement de ne serait-ce qu’envisager pouvoir l’entailler ; de toute façon, elle n’était pas en plein combat et la lame était petite, alors oui, on pouvait dire qu’elle contrôlait très bien cette lamelle – il n’attendit pas une seconde avant de poser une main sur son genou – un genou dénudé. Elle frémit en lui lançant un regard faussement mauvais ; bien vite, elle retrouva son enthousiasme en lui souriant gaiment. Elle acheva ensuite son manège enfantin en lui tirant la langue avant de se retourner vers Sora et de parler sur un ton tout à fait anodin, léger.
Finn ne répondit rien. Du moins, aucun mot ne fut prononcé de sa part, aucune syllabe ne se déversa de sa bouche ; sa main, en revanche, reprit du terrain, ses doigts s’agitant discrètement en faisant naître un frisson à la base du dos de la rousse.
Et puis la bêtise.
Oups ? Déjà dit je crois. Ou pas. Qu’importe.
Ses joues se teintèrent d’un rouge vif tandis qu’elle remarqua du coin de l’œil – ouais parce que son regard était rivé sur ses chaussures à talons maintenant – que Finn était premièrement surpris avant de vite être amusé.
Sora. Soraaaaa. Mais pourquoi il dit ça lui hein ? Non mais sérieusement ? Elle rougit encore plus. Avant de se reprendre relativement rapidement en refusant catégoriquement de répondre à la question sous-entendue. Son cœur battait abominablement vite dans sa poitrine et elle se dit que son ami savait. Il savait forcément. Qu’elle était dans la douche avec Finn, bien sûr ! Mais comment ? Finn ne connaissait pas Sora. Oh et puis, cette idée était stupide. Pourtant, cela ne l’empêcha pas de s’encrer profondément dans l’esprit de la jeune femme.

Merci Finn ! Bah voyons, il n’y en a bien sûr pas un pour rattraper l’autre. Elle va les tuer, les étriper, les étrangler jusqu’au sang.
Finn. Finn. Finn. Il allait le payer. Vraiment. Et Sora aussi. Voilà.
Je vous explique : il était évident qu’il n’avait pas raté l’occasion pour provoquer la jeune femme. En confirmant les soupçons de Sora, sans nul doute ; ils étaient effectivement toux deux dans la douche. Qu’est-ce qui était gênant ? Excellente question. D’un coté, ils n’étaient pas en couple à cette époque. Mais en même temps, l’ami d’Aiko n’en savait rien alors ce n’était sûrement pas cela la cause de cet accès de gêne. Alors quoi ? Simplement le fait d’en parler à Sora en fait. Parce qu’elle se disait que, comme elle, il devait se figurer la scène – pas aussi détaillé que dans l’esprit clair de la jeune femme car pour elle, c’était un souvenir tandis que pour lui, ce n’était qu’une illustration. Et ça la gênait. Bizarrement. Alors, pour le coup, elle ne se gêna pas de pincer le bras de Finn bien fort en plantant son regard dans le sien. Lui en vouloir ? Pas moyen. Vraiment pas. Alors elle se contenta de lui faire signe d’attendre. Attendre quoi ? Sa terrible vengeance pardi !
Sora prit finalement la parole après quelques échanges entre les trois personnes. Coinçant son regard su sien, Aiko répondit à son sourire doucement. Hum ? De quoi pouvait-il bien s’agir ? Avait-il quelque chose derrière la tête ? A son souvenir, elle n’avait jamais rien dit de bien éloquent sur elle. Ou du moins, pas à Sora. La seule personne à en savoir un peu plus sur son passé par exemple était Finn. Et si son ami ne parlait pas de son passé, de quoi pouvait-il bien parler ? Elle le lui aurait bien demandé, mais non, elle préféra se taire en fronçant simplement les sourcils, lançant un regard interrogateur au jongleur. Pourtant, voyant que Finn se contentait de l’observer après avoir haussé les épaules, elle ne put s’empêcher de parler. Oui parce qu’elle était curieuse la petite.

« Ne te gêne surtout pas Sora, je n’ai rien à dissimuler à Finn. Et puis, je suis bien curieuse de savoir de quoi il en retourne. »

Elle posa ses deux coudes sur la table et laissa ses mains se plaquer contre ses joues, regardant passionnément son jeune ami, les yeux brillant d’une malice nouvelle.
Les deux hommes finirent tour à tour leurs verres avant que l’ami d’Aiko décide de sous-entendre qu’ils feraient peut-être bien de sortir maintenant. Son copain la gratifia d’un bisou sur la joue avant d’enfoncer ses mains dans ses poches et de lancer une question qui étonna quelque peu la rousse. Pas d’argent ? Evidemment, la jeune femme se dit qu’il se débrouillerait pour payer. L’idée qu’elle paye ou qu’encore, Sora le fasse, ne lui effleura même pas l’esprit. Avant que l’un des deux autres n’ait le temps de parler, Finn continua, se répondant à lui-même et faisant rire sa copine d’un rire cristallin. Elle attrapa son verre d’une main et le termina d’une traite avant de glisser son autre main sur le bras du brun près d’elle, raclant gentiment sa peau de ses ongles, allant lui mordiller le lobe de l’oreille et glissant quelques mots de façon à ce que Sora aussi puisse l’entendre.

« Ou alors, tu pourrais y aller… Tandis que je m’occuperai du serveur, bien sûr. »

Comme si c’était une évidence. Elle glissa ses lèvres le long de sa mâchoire et acheva sa course sur son cou avant de remplacer ses ongles par ses doigts, tout bonnement, caressant le bras de son copain avant de se relever en faisant reculer sa chaise, entraînant Finn avec elle. Même si bon, il aurait suffi qu’il résiste un tantinet pour qu’elle se rasseye sagement. Enfin bref, elle le relâcha pour lui saisir cette fois-ci le poignet et retirer sa main de sa poche pour y enfoncer la sienne et tirer les quelques pièces y étant présentes. Elle secoua son poing fermé sous son nez avant de donner l’argent à Sora en lui murmurant un « souris » et en le poussant doucement pour qu’il aille vers la caissière. Juste pour l’embêter ? Hum, allez savoir.
Elle saisit la main de son brun et se dirigea vers la sortie avant de le lâcher pour aller se nicher dans ses bras en collant son front à son torse. Elle releva la tête après un instant et alla l’embrasser avidement en glissant ses doigts sur son torse, sentant ses moindres muscles même avec sa chemise. En attendant que Sora arrive, elle resta face à Finn, ses bras autour de son cou, sa tête penchée, un sourire sur ses lèvres.

« Ça te dirait de venir passer la nuit chez moi ? J’ai pas envie d’être seule ce soir. »

[Hrp ; vous m'excuserez le retard et les fautes, sans doute, j'ai pas relu et je l'ai écris trop rapidement. '^']
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