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 Jusqu'où irons-nous ? +18

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MessageSujet: Jusqu'où irons-nous ? +18   19th Novembre 2012, 00:48

Suite du Rp précédant ♬

L’âge peut malheureusement faire entrave dans plusieurs relations. Celles amoureuses plus que d’autres. Même si en fait, si on suit la logique, il n’y a rien d’étrange à cela. En effet, la femme a besoin d’un homme plus âgé qu’elle car il s’avère qu’elle est plus intelligente et mâture ; quand le sexe dit fort a vingt ans, on dirait toujours qu’il en a deux ou trois de moins, ce qui fait que ce n’est que quelques années plus tard qu’il a atteint la vingtaine mentalement. Les hommes choisissent aussi les femmes plus jeunes qu’eux, mais sûrement pas pour les mêmes raisons, vous l’auriez compris. En fait, ils ne sont peut-être – sûrement – même pas au courant de ce dont on a parlé un peu plus haut. Ils n’aiment pas se sentir inférieurs à la femme, ce qui fait qu’ils doivent se sentir plus intelligent que celle qui partagera le restant de ses jours. Donc, ils choisissent des femmes moins âgées qu’eux, pensant bien faire. Bon après, bien sûr, avec le temps, ils verront l’étendue de leur erreur, mais d’ici là, ils peuvent toujours penser qu’ils sont les plus malins. Quoiqu’il en soit, cela n’empêche pas les autres de voir la différence d’âge comme étant inadmissible. Du moins, en ce qui concerne les relations amoureuses, car cela déboule sur les relations physiques, et donc, l’irresponsabilité. En même temps, j’imagine mal qu’une adolescente de seize ans puisse gérer sa vie en plus de celle d’un futur enfant avec un homme plus âgé d’elle de plusieurs années et qui peu l’abandonner – les abandonner – à tout moment. Pour d’autres relations, l’âge n’est pas réellement un problème. Par exemple, quand on est amis, il n’y a pas de raisons apparentes pour se soucier de l’âge. Au contraire, car le plus âgé peut aider son cadet avec son expérience et l’expertise qui en découle tandis que le plus jeune peut aider son aîné en posant sur les situations un regard innocent et simple, enduit d’une imagination plus développée.
Fuyu était plus jeune que Revis de plusieurs années et ils ne se connaissaient que depuis quelques minutes. Pourtant, ils avaient déjà les lèvres scellées en un premier baiser. Ce qui, d’un point de vu objectif, n’augurait rien de bon, car ça allait sûrement débouler sur autre chose. Autre chose de plus osé. De plus adulte. D’autre part, les regards posés sur eux ne seraient pas indulgents, l’adolescente n’en doutait pas. Après, personnellement, elle s’en fichait de l’âge, qu’importe l’avis d’autrui. Mais peut-être pas Revis. Ce qui, tout de même, causait problème. Et c’était pour cela qu’elle lui avait clairement et simplement posé la question. Après, nous avons dis que l’âge pouvait faire entrave dans des relations. Mais est-ce qu’il y avait une quelconque relation entre Revis et Fuyu ? Car après tout, une relation, quelle qu’elle soit, doit être basée sur un sentiment. Et là, sur quoi était-ce basé ? L’indifférence ? Ça aurait pu être le cas. Peut-être l’était-ce. Mais la demoiselle ne le pensait pas. Ne le voulait pas. Non, en si peu de temps, elle n’allait sûrement pas dire qu’elle tenait à l’homme. Mais en même temps, il n’y avait pas qu’à son physique qu’elle n’était pas indifférente. En fait, elle ressentait quelque chose à son égard. Quelque chose de faible. Mais quelque chose quand même. Tout ce qu’elle était en mesure de dire, c’est que ce n’était ni un début d’amitié, ni un début d’amour, ni même un début de désir. Car si pour le moment, elle le désirait, ça ne voudrait pas dire qu’elle serait incapable de mener une discussion avec lui sans lui sauter au cou. Quoique.

Le charmant homme répondit au sourire de la demoiselle en offrant une légère étreinte à sa main. Quand son front vint rencontrer son torse, elle se mordit la lèvre inférieure, s’en voulant de ne pas avoir autant de contrôle sur ses réactions qu’elle ne le voudrait. C’est qu’elle était drôlement bien partie pour perdre la partie, cette petite. Quoiqu’il en soit, elle voulait tout de même savoir ce qu’il pensait de tout cela. Il était aisé pour lui de savoir ce qui trottait dans l’esprit de l’adolescente rien qu’en l’observant, mais elle, comment devait-elle s’y prendre ? Elle était devenue accro à ses lèvres, mais qu’en était-il de lui ? Le fait qu’il ait plus d’habitude qu’elle pourrait poser problème. Sa confiance en elle en prit un sérieux coup, car étrangement, ses désirs avaient changés. Pas que maintenant, elle s’en fichait de gagner, mais ce qui l’intéressait maintenant, c’était d’avoir Revis. De toutes les façons dont il était possible de l’avoir. Juste temporairement. Mais est-ce que l’homme serait assez attentif pour déceler ce nouveau désir, plus intense, plus présent, dans le regard et les réactions de la jeune fille ?

La main libre de l’homme remonta le long du dos de Fuyu, s’enfonçant dans sa chevelure d’argent où ses doigts dansaient sur la symphonie de son désir, venant effleurer sa nuque, lançant des frissons dans le corps de l’adolescente qui esquissa un léger sourire, se retenant pour ne pas témoigner d’une autre réaction, car si les frissons ne pouvaient pas être perçus, les mordillements de la lèvre inférieure, eux, pouvaient facilement l’être.

Sa voix, quand elle lui posa cette question, se fit bien plus faible qu’elle ne l’aurait espéré. Elle craignait que ses émotions ne  fassent tressauter sa voix, mais cela n’importait pas vraiment, maintenant. Revis avait dû, depuis un moment déjà, comprendra que la demoiselle était en train de céder sous chacun de ses gestes, chacune de ses caresses, chacun de ses mots, chacune de ses réactions. Quand elle lui vola ses lèvres pour un court instant et qu’elle vint s’adosser au mur derrière elle, il n’hésita pas à venir se coller contre elle, faisant émettre à la jeune fille un hoquet de surprise. Seulement de surprise ? Elle ne saurait le dire. Ce dont elle ne doutait pas en revanche, c’était que la température de son corps ne cessait d’augmenter. D’autre part, ce qu’elle appréhendait mais ce qui l’amusait en même temps – vous l’aurez compris, Fuyu était masochiste – c’est que Revis allait le sentir, ce brusque changement de température. Le ressentir. Et peut-être réagir – elle l’espérait.

Ce qu’il lui dit réussit à lui soutirer un sourire. Donc, elle avait eu raison : jusque là, il s’était retenu. Mais maintenant, il venait de lui dire qu’il n’allait plus le faire, son regard enduit d’assurance lui promettant le meilleur. Ce qu’elle voulait savoir, maintenant, c’est jusqu’où il irait. Elle n’eut pas besoin de se poser la question plus longtemps que la réponse lui vint, d’abord sur un plateau tremblant, puis sur un plateau d’or. Il posa ses mains sur ses hanches et lui offrit un nouveau baiser auquel elle répondit sans chercher à l’approfondir. Et puis, ses yeux se détachèrent des siens pour explorer les alentours. Que craignait-il, exactement ? Était-il si sensible à l’avis des autres ? Ce serait tout de même navrant, car Fuyu ne l’imaginait pas ainsi. Après, peut-être qu’il avait d’autres raisons pour se faire du souci si on venait à les surprendre. Après tout, ils vivaient toujours à une époque plutôt conservatrice vis-à-vis des femmes, mais encore plus vis-à-vis des adolescentes. Surtout quand ces-dernières se trouvaient être en compagnie d’homme plutôt âgés. Et c’est toujours ces mêmes gamines qui se disent capables d’affronter leurs avenirs, mais qui, avons-le, sont aussi toujours les premières à pleurer et à geindre.

Ce qu’il lui dit ensuite réussit autant à la faire sourire de nouveau qu’à la perturber. Oui, bien sûr, elle comprenait ses intentions. Ou plutôt, elle les comprenait d’autant plus maintenant. Et non, sa perturbation n’était pas dû à une quelconque réticence ou hésitation, elle se demandait seulement – et encore une fois – pourquoi est-ce qu’il tenait tant que ça à s’extirper des regards des autres alors qu’ils se trouvaient dans une des ruelles les moins fréquentées de Réveil. En même temps, s’il voulait pousser le jeu plus loin, il est clair qu’ils ne disposaient pas de l’intimité nécessaire ici, dans les bas-fonds de la ville.

Fuyu ne répondit pas de suite, nouant ses bras autour du coup de l’homme pour aller rencontrer de nouveau ses lèvres, dans un baiser plus profond que le dernier qu’elle lui offrit. Ses mains caressaient sa nuque, la pressant par moments, alors que l’une d’elle traîna sur son torse. Torse qui se fit racler par les ongles de la jeune fille qui, elle le savait, ne pourrait sûrement pas faire de mal à Revis vu les habits le couvrant. Ou plutôt, vu les habits qui le couvraient encore. Pour le moment, oui, car elle ne saurait dire si ça allait être le cas encore longtemps.

Elle mit un terme au baiser, n’éloignant son visage que pour pouvoir parler. Avant de le faire, elle hocha doucement la tête. De toute façon, le baiser qu’elle lui venait de lui accorder voulait tout autant dire oui que ce hochement de tête. Elle amena la main maltraitant gentiment le torse de Revis vers la joue de celui-ci, la caressant lentement et délicatement. Même si elle avait jusque là son regard ancré dans le sien et que donc, elle savait parfaitement qu’en détournant ses yeux, il le remarquerait, elle le fit, portant son attention sur son cou. Suite à cela, elle fit inconsciemment passer le bout de sa langue sur ses lèvres. Quand elle se rendit compte de ce geste – de cette réaction – elle releva vivement ses yeux qui allèrent s’incruster dans la glace étincelante de ceux de Revis. Glace qui, elle l’espérait, ne tarderait plus à fondre sous le désir qu’elle susciterait en lui. Elle ferma les yeux un instant avant de faire un pas sur le coté, l’incitant à s’éloigner un peu d’elle et aussi à relâcher ses hanches. Elle commença à marcher, ne revenant pas sur ses pas, mais continuant tout droit.

– Allons chez moi. J’habite seule, ne va pas croire que je t’éloigne du regard d’inconnus pour t’entraîner sous celui de mes parents.

Parents qui sont mots au passage. Ça, elle ne l’ajouta pas, car Revis n’avait pas besoin de le savoir. Il n’avait besoin de savoir rien d’autre sur elle. Son prénom, d’accord, mais rien de plus. Et puis, même s’il avait joliment réussi à la mettre en confiance pour qu’elle puisse répondre à son baiser – et sans doute aller plus loin –, il n’avait pas réussi à gagner assez sa confiance pour qu’elle lui parle de son passé. Il en était encore loin. Très loin.

Elle commença à progresser le long de la ruelle, sa main n’effectuant pas une réelle pression sur celle de l’homme ; sans forcer, il pourrait se libérer. Elle connaissait bien les rues de Réveil, alors pour se rendre chez elle, elle savait parfaitement qu’il n’y avait pas qu’un seul chemin et que celui par lequel elle était venue n’était pas le plus discret. Il voulait éviter de se faire voir ? Eh bien, si un imbécile leur sautait dessus tandis qu’ils s’enfonçaient dans ces ruelles sombres et malfamées de la ville, à lui d’assumer. Au bout d’un moment néanmoins, elle lui relâcha la main et sortit de cette obscurité, trouvant une lumière qu’elle pensait perdue. Elle poussa la porte de l’immeuble et monta lentement les escaliers, juste après avoir repris possession de la main de Revis. Elle chercha sa clef dans une poche de sa jupe, ouvrit la porte, attira l’homme à elle et la referma nonchalamment. Bon, peut-être qu’une petite description des lieux s’impose. La porte d’entrée donnait sur un long couloir. À son bout, une porte entrouverte, donnant cette fois-ci sur sa propre chambre. Nous décrirons cette chambre plus tard. Sur la droite du couloir, il y avait une autre porte, celle-ci grande ouverte, donnant une vue nette sur la cuisine – nul besoin de s’attarder là-dessus. Face à cette-dernier, une autre porte, celle-ci fermée : le placard. Bref.

Les lumières étaient éteintes, les fenêtres fermées ; ils étaient dans l’obscurité la plus totale. Fuyu était adossée au mur, Revis face à elle, immobile, le temps d’habituer ses yeux à la noirceur environnante. Quand cela fut fait, elle se hissa de nouveau sur ses deux pieds, entourant ses deux bras autour du cou de Revis, allant d’emblée titiller ses lèvres, les  mordillant doucement. Au passage, quelques paroles.

– J’espère que ça ira comme ça. Tu peux me montrer l’étendue de ton expertise, maintenant ?

Cédant à son propre jeu, elle vint sceller ses lèvres aux siennes, dans un baiser d’abord calme, mais qui ne cessait de s’approfondir. Elle éloigna son visage, calant sa tête au mur derrière elle, un sourire étirant les commissures de ses lèvres, son regard revenant traîner sur le cou de Revis. Elle étendit son bras gauche sur le coté et enclencha l’interrupteur, retrouvant les yeux brillant d’une étrange malice de l’homme. Une malice bienveillante ou plutôt malveillante ? Elle penchait un peu plus pour la deuxième hypothèse, mais de toute façon, elle aimait les méchants garçons, ça, personne ne réussirait à le lui enlever. Méchants et vilains garçons. Elle rit légèrement à cette idée, commençant à caresser d’une main le tendre cou de l’homme, approchant un peu plus son visage du sien, attendant de voir jusqu’où il irait, maintenant qu’il pouvait être sûr que personne ne les verrait.

Elle aurait peut-être dû avoir peur. En l’abordant, elle savait qu’elle ne pouvait rien à avoir à craindre, car après tout, elle pouvait toujours crier. Mais la raison principale était qu’elle ne ressentait simplement pas cette peur. Maintenant, la situation avait changé. Il était chez elle, et toute adolescente raisonnable aurait refusé de conduire un homme dans son appartement où elle vivait seule, sans surveillance. Mais pas Fuyu. Pourquoi faisait-elle confiance à un homme qui, avouons-le, avait cet air beaucoup trop innocent affiché sur le visage ? Très bonne question. Elle n’en savait rien. Elle avait juste l’impression qu’il ne lui ferait pas de mal. Ce qui ne l’empêchait tout de même pas de savoir qu’il en était tout à fait capable ; un homme plus âgé qu’elle pourrait, sans même forcer, en faire d’elle ce que bon lui semblait. Ça lui était déjà arrivé, et sa joue s’en souviendrait. Mais elle voulait croire que Revis ne lui ferait pas de mal. Qu’elle n’aurait pas besoin de se montrer si faible, si lâche. Si soumise, à défaut de pouvoir se défendre. Transie par la peur. Elle ne voulait pas y penser. Ni aujourd’hui, ni un autre jour. Mais surtout pas aujourd’hui, alors qu’elle avait le corps d’un inconnu collé au sien.

Fuyu eut une nouvelle idée. Le tester, encore une fois. C’était amusant de le tester. En fait, ce qui était le plus amusant, c’était de loin le fait que Revis trouvait toujours des répliques que la demoiselle n’imaginait même pas. Que pensait-il faire ? Surtout, qu’allait-il faire ?
Les caresses qu’elle lui offrait au niveau du coup étaient plus prononcées, plus pressantes, plus rapides et plus urgentes, exprimant sans doute son désir croissant vis-à-vis de cet homme. Elle alla vers son oreille, laissant le bout de sa langue traîner sur le lobe de celle-ci, et d’une voix faible mais mielleuse, elle s’exprima.

– Me manipules-tu ?

Étrange. Ce ne sont pas le genre de questions que l’on pose habituellement. Surtout pas dans pareille situation, alors que le désir brûlait et flambait dans le regard de chacun, encouragé par caresses et murmures de l’autre. Pourtant, chaque mot avait été pesé. La réponse avait, pour Fuyu, une certaine importance. Elle voulait connaître cette même réponse qui, pourquoi pas, se résumera peut-être en un seul mot. Enfin, avec Revis, il n’était pas impossible qu’il lui réponde de façon détournée, de façon à la faire chavirer un peu plus. Comme s’il ne lui faisait pas assez d’effet comme cela.

Elle se redressa et lui sourit doucement, retrouvant sa main de la sienne. Elle laissa traîner ses yeux vers sa chambre et reporta son attention sur l’homme. Il était certain que s’il le désirait, elle ne résisterait pas pour le suivre dans cet endroit qui, pour cette journée du moins, ne leur appartiendrait qu’à eux deux. Et à eux seulement. Mais pour le moment, elle en avait assez fait. À lui de montrer ce dont il était capable. À lui de lui prouver qu’il ne se retiendrait réellement plus. À lui de lui montrer que son âge ne le gênait pas, maintenant qu’il pouvait être certain que nul n’entendra parler des baisers et caresses échangées jusque là et qui restaient à venir. Maintenant qu’il pouvait aisément lire dans le regard de Fuyu la promesse de son silence. La manipulait-il ? Allait-il se montrer à la hauteur ? Plus important encore : la voulait-il ? La voulait-il autant qu’elle le voulait, en ce moment, son regard ancré dans le sien, son corps pressé contre le sien ? Des questions qui n’avaient pas besoin d’être formulée de vive voix, mais qui se transmettaient par biais d’un regard où seule la couleur d’une tempête dévastatrice régnait. Revis. Revis. Revis. Seul ce mot était présent dans les pensées de l’adolescente. Seul ce prénom était accroché au bout de sa langue, prêt à être prononcé. Revis. Il est temps, tu ne crois pas ? Il est temps de passer aux choses sérieuses. Il est temps de s’amuser un peu plus. Place au jeu.
[HRP : Rapide ? Long ? Maiiis non. (a) Enfin bon, n’hésite pas à faire bouger les choses et à te servir de tes mains, Revis. ♥ Oh et j'ai beaucoup apprécié ta réponse. o/]
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MessageSujet: Re: Jusqu'où irons-nous ? +18   1st Décembre 2012, 05:35

Les hommes et les femmes. Deux sexes aussi différents qu'ils sont complémentaires. Si, enfant, nous ne distinguons pas ces différences, elles viennent inévitablement avec l'adolescence. C'est pendant cette époque que nos corps et nos pensées évoluent pour venir se distinguer du sexe opposé. Les filles gagnent en maturité, elle deviennent plus féminines et passent moins de temps avec les garçons, ceux-ci leur paraissant surement trop enfantins. Eux, doivent principalement gérer les pulsions les habitants à cause de leur testostérones bien trop présent. Bien entendu, je ne parle là que des cas généraux, tous évoluent différemment. Si le genre féminin est plus mature que celui masculin, ce sont tout de même eux qui ont en premier des envies sexuelles et ce, même à l'âge adulte. Ils ont toujours des besoins inassouvies qu'ils savent bien moins contrôler que les femmes. Peut-on les blâmer pour cela ? Ce sont des envies naturelles, même si d'autres les trouvent déplacés. Évidemment, ce texte est valable pour le XXIème siècle mais, dans le cadre de notre histoire, la sexualité n'est pas à prendre à la légère. Une femme un peu trop éprise du sujet pourrait-être vu comme une dévergondée, voir comme une prostitué. Là où je veux en venir, c'est que, malgré les éléments les opposants, les deux sexes ont toujours besoin l'un de l'autre, ne serait-ce que pour se reproduire -est dans ce cas-là, nous pouvons parler d'instinct de survie de l'espèce.

Revis savait comment contrôler ses pulsions. Bien sûr, il avait de l'expérience en la matière et il avait appris à savoir comment réagir selon celles qu'il séduisait. Doux avec certaines, plus direct avec d'autres. Et il y avait celles où il ne savait comment agir, comme Fuyu. Dans ces cas-là, il y allait à tâtons, cherchant à comprendre quels gestes il devait effectuer. Son actuelle coéquipière de jeu l'y avait aidée par ses mots et il savait maintenant parfaitement comment s'y prendre. De plus, ses actions fonctionnait comme il le voulait, la jeune file ayant eut un hoquet de surprise lorsqu'il se colla à elle, suivi du brusque changement de température émanant de son corps. L'homme faisait de son mieux pour se contrôler, il souhaitait attendre encore un peu avant de s'enflammer.

Cherchant à lire dans les yeux de sa compère, il se demanda si elle eut cru qu'il était gêné d'être découvert en pareille compagnie. Si la question avait été posé, il y aurait répondu "non". L'albinos n'avait nullement essayé de cacher la relation qu'il avait eut avec Lacie dans le seul but de la mettre enceinte, alors il n'allait pas être mis mal à l'aise à l'idée que quelqu'un le surprenne avec une adolescente de quinze ans. La seule chose qui pouvait être embêtante si on les voyait -hormis l'envie de ne pas être dérangé- était que la personne leur attire ,par la suite, des ennuis.Surtout qu'il souhaitait rester discret aux yeux du peuple.Lorsqu'il était à la tête des Baskerville, il pouvait faire bon lui semblait sans penser aux conséquences -ou en y pensant si elles lui étaient favorables- maintenant il se devait d'agir dans l'ombre s'il ne voulait pas se faire remarquer.

Elle ne répondit pas tout de suite à ce qu'il venait de lui dire, l'embrassant à nouveau et nuant ses bras autour de son cou tandis que celles de l'ancien Glen vinrent se placer autour de sa taille. Les doigts de la plus jeune se posèrent sur sa nuque, venant le caresser et s'y appuyer de temps à autres. Elle avait toujours cette même fascination pour son cou qu'il avait remarqué plus tôt. Sa seconde main s'agrippait à lui, raclant ses ongles contre son corps -celui-ci étant protégé par ses vêtements. Une des siennes la rejoignit, l'enserrant doucement.

L'adolescente hocha la tête, ce qui n'aurait pas été nécessaire à Revis pour comprendre qu'elle acceptait sa proposition. Il vit son regard se tourner vers son cou et l'attirance qu'il la soupçonnait d'avoir pour celui-ci lui fut confirmée lorsqu'elle passa sa langue sur ses lèvres. Elle releva vivement la tête quand elle s'en rendit compte et le geste arracha un sourire au Baskerville. Elle lui échappa alors pour se diriger vers les profondeurs de la rue, lui proposant de venir chez elle. Ainsi, elle habitait seule ? Il ne chercha pas à en savoir plus, elle n'avait certainement pas encore suffisamment confiance en lui pour en dire plus sur sa vie, et c'était réciproque. Lui-même ne comptait pas pas parler de ce qui pouvait composer son existence.

Les mains liés durant la traversée de la ruelle sombre, pour finalement être séparées à la sortie de celle-ci, puis se retrouver une fois arrivés dans l'immeuble. Il était rarement venu dans ce coin-ci de la ville, préférant les rues marchandes et les lieux obscures, tel que celui où ils venaient de se rencontrer. Ils montèrent quelques étages pour finalement entrer dans l'un des nombreux appartements. L'intérieur était dans l'obscurité, ce qui ne l'empêchait pas d'en distinguer les contours. Ils se trouvaient dans un long couloir menant à une porte fermée -surement la chambre- et à ce qui semblait être la cuisine. L’ameublement était simple.

Après avoir brièvement regardé les lieux, il reporta son attention sur Fuyu qui vint aussitôt mordiller ses lèvres. Sa voix s'éleva alors une nouvelle fois, lui disant qu'elle espérait qui cela ira ainsi et lui demandait ensuite s'il pouvait lui montrer l'étendu de son expertise.

-C'est parfait. Et je ne saurais tarder à te montrer mon potentiel.

Il échangèrent un nouveau baiser, tout d'abord calme, pour venir s'approfondir peu à peu. L'ex chef vint titiller les lèvres voisines de sa langue, quémandant silencieusement une entrée.
La lumière s'alluma, venant éclairer leur visage ainsi que la pièce. Toutefois, la malice brillant dans ses yeux était plus lumineuse que le reste. Ce n'était pas la malice que l'on retrouvait chez les enfants mais celle qui pouvait laisser présager un coup, ce qui n'était pas bien loin de la vérité.

Il profita de la luminosité pour lancer un nouveau regard sur les lieux. En lui proposant de se déplacer, il aurait pensé avoir à l'emmener dans son propre appartement, il ne s'était pas imaginé qu'elle l’emmènerait chez elle. Après tout, ils encore des inconnus l'un pour l'autre, ils connaissaient leur prénoms rien de plus. Il pouvait déjà semblait étrange qu'elle n'est pas eut peur de lui malgré qu'elle ne l'ai jamais vu, ça l'était d'autant plus qu'elle le laisse entrer dans son lui de vie. Un début de confiance peut-être. Bien sûr, il ne comptait pas lui faire de mal et il était possible qu'elle l'ait ressenti, mais elle aurait tout de même pu rester encore sur ses gardes. Il n'allait pas s'en plaindre. Au contraire, tout cela lui faisait penser qu'il était vraiment tomber sur la bonne cible.

Elle joua de nouveau avec son cou, ses mouvements devenant plus pressants, plus prononcés et plus rapides, laissant supposer un désir grandissant. Le lobe de son oreille passa lui aussi sous son traitement. Son compère n'allait pas la laisser s'amuser seule, lui aussi était là pour participer au jeu et il n'allait pas hésiter à le lui prouver. Cependant, la voix mielleuse de la fille l'interrompit un instant avec une question courte mais à laquelle il ne s'attendait pas. Elle lui demanda si il la manipulait. Un sourire s'étala sur son visage et il souffla doucement à son oreille :

-Si c'était le cas, que ferais-tu ?

C'était encore un test, comme à chaque fois. Et comme à chaque fois, il répondait à sa question de façon détournée.
Il suivit son regard lorsqu'elle le posa vers sa chambre, mais c'est tout ce qu'elle fit. Elle attendait surement de voir si lui souhaitait y aller. Revis appuya brièvement ses lèvres sur les siennes avant de placer une main sous ses fesses pour la soulevait légèrement du sol, sa deuxième main posée dans son dos pour la maintenir. De cette façon, il la porta jusqu'à la porte et laissa ses pieds toucher terre pour enclencher la poignée.

Cette fois, il ne fit pas de suite attention à l'intérieur de la pièce. Ses mains glissèrent entre les cheveux blancs de la fille pour venir en poser une sur sa hanche et la seconde glissa doucement sous son haut, ne venant pour le moment que caresser la peau douce de son dos. Entre temps son visage était venu se placer dans son cou. Puisqu'elle s’intéressait tant à cet endroit, il voulait maintenant savoir quel effet il pouvait avoir sur elle lorsqu'il s'agissait du sien. Il mordilla alors légèrement la chair tendre tandis qu'il continuait ses caresses.
Il n'avait plus à se retenir désormais et ainsi partit il ne savait même pas s'il aurait l'envie ou même le courage de se retenir. Le jeu était bel et bien commencé et il menaçait d'être long.

[On peut dire que j'ai mis du temps à faire cette réponse, mais la voilà. o/ Alors oui ton post était long mais super comme toujours. ♥ Et de nouveau un joyeux anniversaire !]

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MessageSujet: Re: Jusqu'où irons-nous ? +18   4th Décembre 2012, 08:23

La solitude n’est, au fond, rien d’autre qu’un état d’esprit. On se sent ou on ne se sent pas seul. Car c’est bien joli de vouloir assaillir les autres de la faute, mais parfois, même lorsque nous sommes physiquement entourés et accompagnés, on se sent terriblement seul. Il peut y avoir, à vrai dire, maintes et maintes raisons pour expliquer cela. Un début de dépression, peut-être. Mais comment, justement, expliquer ce début de dépression ? Parfois, l’être humain est incompris. Du moins, c’est ce qu’il pense. En fait, il n’est pas tant que ça incompris, car en réalité, il pense simplement l’être. L’Homme n’a besoin de personne pour se donner de la valeur et puis, aujourd’hui comme avant, la différence est et demeurera éternel puits d’estime. Les gens se prétendent différents. Amusant. Ceux qui le sont réellement ne le crient pas sur tous les points, car ils sont bien placés pour comprendre cette douleur. Il n’y a rien de bien à être différent, car nous sommes tout bonnement exclus de la société et de la communauté où nous évoluons. Tels des monstres de foires, nous attirons les regards. Pas ces regards respectueux, admiratifs et bienveillants. Non, loin de la. C’est simplement des regards hautains, teintés de mépris, de dégoût, de rejet et de malveillance. Rien de jouissif, vous l’auriez compris. Et ce sont ces mêmes personnes, réellement et en tout point différents, qui sont victime de solitude. Par choix ou en guise de prison les empêchant de voir au-delà de ses murs ? Allez savoir. Pour certains, c’est effectivement un choix, parce qu’ils décident eux-mêmes d’aller se perdre dans un gouffre où les choses sont simples : ils sont seuls et doivent apprendre à faire avec, voilà tout. Pour d’autre, ce n’est qu’une sentence de plus qui tombe. Ils se retrouvent seuls. Les plus intelligents anticipent et, connaissant leur différence, s’isolent eux-mêmes. Les moins éveillés d’esprit laissent aux autres le plaisir de les cloitrer dans une bulle et du coup, ce qui pourrait être leur amie, leur camarde, leur compère, leur seule et unique alliée, devient leur bourreau. La solitude est souvent, effectivement, l’amie la plus proche des personnes qui, au lieu de la subir, la vivent. Pour les autres, ce n’est qu’un moyen de plus pour les éloigner encore et toujours de toute source de gaieté, d’humanité. La solitude n’est ni noire ni blanche, car beaucoup encore sont partagés sur son utilité. Après tout, pourquoi toujours voir le mal partout ? Pourquoi ne pas simplement adoucir son regard et le porter sur le monde avec une once de compassion ? Compassion pour le monde en lui-même. Si vile. Si peu attrayant.
Et puis, il y a la vie. Être seul dans la vie vaut-il mieux que d’être accompagné ? Cette question demeure sans réelle et objective réponse. Les plus sages vous diront qu’il vaut encore être seul que mal accompagné, mais si nous parlons de compagnie, simplement, sans préciser, quelle sera la réponse ? Seul, toujours. Car tant à ignorer si la compagnie peut nous être favorable ou pas, autant ne pas prendre de risques. La vie ne pardonne pas. La vie ne pardonnera jamais. Et la moindre petite erreur, le moindre petit oubli peut nous être réellement fatal. Il peut avoir jusqu’à l’effet de la faux qui se trouve dans la main de la Mort.
Et puis, la solitude ne forge pas un caractère d’acier, loin de là. À vrai dire, elle ramolli plus qu’autre chose. Réellement. À l’intérieur. Parce qu’à l’extérieur, les personnes dites seules paraissent intouchables, loin de tout danger. Ce qui fait que si quelqu’un vient à découvrir leur faiblesse, eh bien, ils seront bien en peine de relever leurs têtes. Comme quoi, la solitude est comme plusieurs choses de la vie : elle possède deux tranchants. On ne peut guère espérer avoir du bon vin de ses vignes sans avoir sacrifié grand nombre d’années de notre vie. Si on veut éviter les sots, on est seuls. Et la solitude rend faible. L’amour rend faible. Et au fond, même la haine rend faible, car elle nous rend vulnérable face à tout être possédant un esprit manipulateur. Qu’est-ce qui nous rend fort, dans ce cas ? Le désir.
Fuyu a toujours été seule. Mais Fuyu a appris, avec le temps, à ne plus se qualifier comme telle. Fuyu n’était pas seule, mais solitaire. Cela voulait dire qu’elle avait appris à apprivoiser la solitude. Et puis, elle fut aussi victime de l’amour, de la haine. C’est ainsi aussi, en mélangeant ces deux sentiments opposés, qu’elle réussit à obtenir le désir. Qu’elle réussit à découvrir le désir. Et puis, au fil du temps, à vivre le désir. À en faire une force. Une réelle force. Ne pas s’attacher, ne pas aimer, mais ne pas mépriser non plus, ne pas haïr. Juste trouver le juste milieu. Juste réussir à affectionner cette personne le temps qu’elle assouvisse nos envies et puis l’oublier. C’était parfois le plus difficile, de réussir à faire oublier à notre cœur l’odeur de la personne qui le fit battre à la chamade, à un instant ou à un autre. Mais l’oubli vient toujours. Pour Fuyu du moins, l’oubli avait toujours été à l’appel. Pourtant, en plongeant dans le regard de Revis, elle avait l’impression qu’elle ne l’oublierait pas. Si elle ne l’aimait pas, ne le détestait pas, ne lui était pas indifférente, alors quoi ? Si elle le désirait seulement, alors elle l’oublierait tout bonnement. Il y avait autre chose. Mais quoi ? Malheureusement, ce fut tout juste au moment où elle se posa la question qu’elle fut déstabilisée par sa réponse.

Il l’avait gentiment suivi jusqu’à chez elle, n’avait même pas dit un mot. Rien qui ne dérangeait Fuyu, car au fond, elle préférait le silence au bavardage. Surtout quand il n’y avait rien d’intéressant à dire. Intéressant. Ce mot vint résonner dans sa tête tandis qu’elle poussait la porte de son appartement. C’est vrai que tout avait commencé par un sois disant intérêt. Avait-elle quelque chose d’intéressant ? Elle ne le savait pas, mais au fond, ne le pensait vraiment pas. Après, comment est-ce que Revis pouvait bien le savoir ? En un regard ? Ou alors, l’avait-il vu plus tôt ? Observer ? Allez savoir. Elle ne se posait pas trop la question, ne désirant pas y trouver une quelconque réponse vu la bien moindre importance qu’elle possédait. Les goûts et les couleurs, après tout, ne se discutent point. Et le fait de trouver quelque chose intéressant ou pas dépendait des points du vus aussi. Est-ce que l’homme qu’elle embrassait en ce moment même se pensait intéressant ? Se pensait-il différent ? Particulier ? Peut-être. Peut-être pas. Aux yeux de la demoiselle, il l’était. Il était homme.

Une chose pourtant l’exaspérait au plus haut point. Si maintenant, elle se mettait à s’adonner à pareils jeux avec des hommes, c’est qu’elle ressemblait un peu plus encore à sa mère. À sa détestée mère. À sa vile mère. À une mère qui n’était pas réellement mère, mais seulement génitrice, à vrai dire. Fuyu avait, depuis cette année, témoigné d’un net intérêt envers les hommes. Mais pas comme avant. Elle ne cherchait ni amour, ni affection. Seulement de l’amusement. De désir. De la palpitation. De l’urgence brulant les regards, enflammant les prunelles. Était-ce mal ? Elle faisait ce qu’elle voulait, surtout maintenant qu’elle avait perdu son dernier parent, alors mal ou bien, elle n’en avait que faire. Je vous disais simplement que le seul problème était que maintenant, alors qu’elle faisait traîner ses mains sur le corps de cet homme en face d’elle, eh bien, elle ressemblait vraiment à sa mère. Avant, quand elle se contentait de taquiner des adolescents, ça pouvait encore passer. Mais les adultes, c’était censé être le domaine de sa mère. Pas le sien. Après, vous me diriez qu’elle grandissait et qu’il était certain que ses goûts allaient changer et se porter plus sur une certaine virilité que sur l’enfantillage des garçons de son âge. Physiquement aussi, elle lui ressemblait. Tellement. Beaucoup trop, à son goût. Elle cessa d’y penser ; Revis était nettement plus intéressant.

Apparemment, il ne saurait tarder à lui montrer de quoi il était réellement capable. C’est cela qui la déstabilisa un instant. Oh, elle ne demandait qu’à voir, mais pour cette fois, elle garda le silence. Nul besoin de témoigner un peu plus encore d’un désir pressant de le sentir contre elle. Céder ne faisait pas partie de son vocabulaire, ça, c’était certain. Restait juste à savoir si Revis n’avait pas en tête l’idée de modifier ce dit vocabulaire. Elle lutterait. Elle ne perdrait pas. Pour la lutte, c’était certaine. Pour la victoire, elle en était nettement moins sûre. Elle qui pourtant était habituellement si confiante en ses compétences. Elle savait bien qu’il devait y avoir une personne plus forte qu’elle et ce, même dans ce domaine de prédilection, mais elle ne s’attendait pas à ce que ce soit lui. Pas la peine de lui dire qu’il avait des chances de gagner, il semblait, contrairement à elle, en être certain. Elle allait lui montrer. Elle allait lui en faire voir de toutes les couleurs, ça, il pouvait en être certain. Il allait falloir passer à la vitesse supérieure étant donné que jusque là, rien ne suffit à le faire un peu plus rapprocher de la défaite. Restait à savoir s’il était d’accord pour passer au niveau d’au-dessus. En fait, il avait tout intérêt s’il ne voulait pas se faire distancer, car Fuyu n’allait pas lui faire de cadeau. Du tout.

Sa question était, je vous l’accorde, des plus étranges. On ne demande habituellement pas à un homme avec qui on s’amuse s’il est en train de nous manipuler. Une personne saine d’esprit n’aurait pas posé cette question. Une personne saine d’esprit n’aurait pas répondu lorsqu’un inconnu l’aurait interpellé dans une ruelle si douteuse. Une personne saine d’esprit ne serait même pas allée dans cette rue malfamée. Une personne saine d’esprit n’aurait pas permis un contact physique – quel qu’il soit – entre un homme plus âgé et elle. Une personne saine d’esprit n’aurait pas emmené un inconnu chez elle. Une personne saine d’esprit n’aurait pas daigné accorder de l’importance à Revis, homme de la vingtaine qui possédait une malice étincelante nichée au fond de ses yeux. Vous l’auriez compris, une personne saine d’esprit, ça ne pouvait sûrement pas être Fuyu. Elle n’avait rien de saint. Rien de gentil. Rien de normal, si je puis me permettre d’évoquer la normalité dans ce contexte. Fuyu était Fuyu. Était-ce ça qui était intéressant en elle ? Il faudrait qu’elle pose la question à Revis. Plus tard, parce que là, il décidait de se prêter un peu plus sérieusement au jeu.

Aussitôt la question posé, il laissa un large sourire étirer ses lèvres. Un manipulateur, un vrai manipulateur, n’avoue jamais lorsqu’il manipule une personne. Le meilleur moyen de parvenir à ses fins reste encore de faire croire à la victime que c’est elle qui manipule. C’est peut-être ce que fait Revis. Mais dans ce cas, c’est ce que fait Fuyu aussi. Allez savoir comment allait finir cette journée. De toute façon, pour le moment, l’adolescente ne voulait pas y penser. Quelle idée que de penser à la fin alors que l’on dépasse tout juste le seuil du commencement ! Quoiqu’il en soit, la réponse qu’il lui confia la fit rire. Que ferait-elle ? C’était évident. Tellement évident. Exactement ce qu’elle faisait en ce moment, car après tout, il était en train de la manipuler. Et puis, la réponse qu’il lui donna voulait clairement dire oui aussi. Amusante cette situation. Elle allait attendre un peu avant de répondre, après tout, qu’est-ce qui pressait ? Si ce n’est le regard de Revis, réussissant littéralement à faire fondre la demoiselle, qu’est-ce qui pressait ?

Il pressa ses lèvres contre les siennes, puis recula légèrement le visage. Une main glissa dans son dos, continuant son ascension plus bas. Elle le laissa faire, cuiseuse de connaître la suite. Il la souleva et la maintint avec son autre main et, l’espace d’un instant, elle se cramponna aussi lui. Arrivés à la porte de la chambre, Revis laissa la jeune fille toucher terre tandis qu’il enclenchait la poignée pour pouvoir rentrer. Ses doigts allèrent danser dans les fils d’argent accrochés à sa tête alors qu’il allait enfouir son visage dans son cou. Elle se raidit, un sourire mi-amusé, mi-gêné sur les lèvres. Amusé parce que l’homme allait sans aucun doute être satisfait par les réactions de la plus jeune et gêné parce qu’elle s’était laissée prendre dans une contemplation peut-être un tout petit peu trop appuyée sur le cou de son camarade. Pourtant, cela ne l’empêcha nullement de pencher la tête, lui offrant cette partie de son corps sans nulle capitulation.
Déjà, en sentant son souffle chaud s’abattre sur sa peau, elle fut agitée par grand nombre de frissons successifs. Alors lorsqu’il laissa ses dents prendre le relai, elle ne put s’empêcher de pousser un soupire d’aise. Il venait de gagner un point alors qu’elle commençait à perdre le fil. La main s’aventurant dans son dos, sur sa peau, la faisait frémir aussi, venant empourprer ses joues, car elle était vraiment en train de perdre les rênes du jeu. Elle déglutit alors faiblement, pourtant de façon clairement audible vu la distance séparant ses lèvres des oreilles de Revis.
Maintenant, contre attaque.

Pour pouvoir continuer, une petite description des lieux s’impose. Alors, commençons par la porte. Face à elle, le mur n’était orné que par une fenêtre donnant une vue sur le quartier. Le lit était placé de façon à ce qu’une fois installée et si la porte était ouverte, on pouvait avoir une vue aisée sur le couloir. Le mur de droite était occupé par une armoire et une porte, à l’extrême nord-est, donnant sur la salle de bain. Bref, Fuyu était dos au pied du lit. Et bien sûr, si certains voyaient ça comme un désavantage, pas elle. Après tout, elle était chez elle. Et la chasse était plus facile lorsque nous étions en territoire connu.

Ses mains toujours au tour du cou de Revis se servirent de cet appui pour l’attirer d’avantage à elle tandis qu’elle reculait, l’entraînant inévitablement à sa suite. Elle s’arrêta lorsqu’elle sentit le matelas appuyer sur ses mollets et changea promptement de position avec Revis. Elle dénoua ses bras de lui et, affichant un sourire des plus espiègles, le poussa en arrière, doucement, juste assez pour lui faire comprendre qu’il devait s’allonger. Elle le suivait de près, à quatre pattes, et lorsqu’il fut entièrement étendu, elle était toujours en position si animal – si je puis dire –, les mains encadrant le visage de l’homme alors que ses genoux se serraient au niveau du bassin de Revis. Ce-dernier avait dû comprendre, plus tôt, que Fuyu ne supportait pas d’être dominée. Du moins, parfois, quand ça touchait directement à sa dignité. Comme lorsqu’il découvrit que son cou était le meilleur moyen – du moins, pour le moment – de lui soutirer soupires et gémissements. Mais ce n’était pas tant un dérangement qu’un amusement face à sa propre erreur.
Tiens, elle ne lui avait toujours pas répondu, maintenant qu’elle y pensait.

– La même chose qu’en ce moment, Revis. Je tournerai la situation en ma faveur.

Rien de plus simple, la petite ne cherchait pas plus loin. Si se faire manipuler renvoyait à profiter ainsi de la situation, elle se laisserait diriger plus souvent. Enfin, un peu d’enthousiasme ne peut pas faire de mal, vous aurez, je l’espère, compris que ce n’est pas pour pareil désir qu’elle changerait. Ni pour un homme. Ni pour quoique ce soit d’ailleurs. Si un jour, elle devait changer, ce serait par sa propre volonté et elle ne serait nullement influencée. Pas moyen. Après, pour le moment, elle ne voulait pas changer, donc, elle ne changerait pas. Point à la ligne.

De cette position, elle pouvait bien mieux contempler ce visage qu’elle caressait de l’index droit, qu’elle s’amusait à retracer. Index qui ne manqua pas de passer sur la mâchoire de Revis. Un signe d’appartenance que faisait Fuyu avec tous les hommes, ça ne manquait pas. Qu’importait de toute façon. Elle alla coller son front au sien, faisant traîner sa langue sur les lèvres de l’homme. Sa seule crainte serait de céder avant qu’il ne le fasse lui et, par la même occasion, perdre la partie. Perdre le jeu. Non, hors de question.
Elle finit par entièrement coller ses lèvres en siennes, entamant un baiser moins calme que les précédant, même plutôt agité. Elle s’en alla explorer les profondeurs de la bouche de son partenaire de sa langue, penchant la tête par moment pour pouvoir approfondir encore un peu plus l’échange. Ses mains, quant à elles, descendirent vers la ceinture de l’homme, mais pas pour ce que vous croyez. Elles allèrent simplement soulever les pants de son haut pour se glisser sur sa peau. Mains plus froides que le torse de l’homme, je tenais à le signaler. Fuyu fit alors racler gentiment ses ongles sur ladite peau, la caressant pourtant plus qu’autre chose, plutôt délicatement. Elle mit fin au baiser en rejetant sa tête en arrière pour que ses cheveux suivent le mouvement et cessent de l’encombrer. Quand elle parla, sa voix fut rauque, chargée d’un désir qu’elle ne cherchait même plus à cacher tant il était incontrôlable.

– Cède. Maintenant.

Sinon quoi, Fuyu ? Que feras-tu sinon, hein ? Qu’est-ce que tu peux bien faire de toute façon ? Et puis, s’il te pose justement cette question, tu seras bien obligée de lui dire la vérité. Avoue, cette vérité, tu n’arrives pas à l’accepter. Il faudra pourtant t’y faire. À moins que. À moins que Revis obéisse. Mais ça, c’était aussi peu probable que le fait que son père débarque là, tout de suite, à la maison. Autrement dit, impossible.

Son visage alla se perdre dans le cou de l’homme. Elle resta un petit moment sans rien faire. Ce n’était pas de l’hésitation, non, juste qu’elle était voulait toucher cette partie de son corps qu’elle n’avait cessé de désirer. Et maintenant qu’elle était à portée de main, à portée de lèvres, elle semblait irréelle. Chimère. Pourtant, elle alla coller ses lèvres à la peau, l’embrassant longuement juste au niveau de la jugulaire, parfaitement consciente que cet endroit s’avérait parfois plus sensible que d’autres. Du moins, sur elle, ça marchait. Elle resta un instant ainsi, allant attraper sa peau de son cou, la mordillant légèrement. Le marquer ? Un peu plus tard. Ou peut-être pas. Ça dépendrait de son envie du moment et puis, allez savoir si Revis ne préférait pas garder sa peau blanche tout bonnement immaculée, de façon à pouvoir attirer d’autres femmes. Et cette idée, sachez-le, ne dérangeait nullement Fuyu. Après avoir donné un bref baiser à la partie très légèrement rougie, elle se redressa entièrement, droite comme un i, la tête penchée sur le coté, observant l’homme en-dessous d’elle. De toute façon, il lui suffirait d’un coup de rein pour qu’ils échangent de position, surtout que la force d’une adolescente de quinze ans et d’un homme adulte n’était tout bonnement pas comparable.

On pourrait croire que se retrouver à califourchon sur un homme était une positon dominante, mais au fond, pas tant que ça. Premièrement, même si vous êtes au-dessus, il a une bien meilleure vue que vous. Il suffit de porter un débardeur légèrement plongeant pour qu’il puisse se rincer les yeux. Et puis, lors de l’acte en lui-même, ce sera tout de même lui qui dirigera, sûrement en tenant vos hanches. Du moins, si vous ne vous êtes pas permutés vos places entre-temps. Et puis, dans l’incapacité de profiter pleinement d’un touché de votre dos, il devra se contenter d’autre chose. Enfin, de beaucoup mieux. Effectivement, dans cette position, le fessier est largement mis en valeur. Pourtant, nous avons tendance à ne voir que ce qui nous arrange nous, les femmes : nous dominons. Alors que non. Pas du tout.

Elle se contenta finalement d’afficher un sourire amusé, satisfait. Son regard voulait en dire plus long en revanche, je vous l’accorde. Et puis, silencieusement et aussi étrange que ça puisse l’être, elle lui demandait de prendre les rênes du jeu. De s’occuper d’elle. Sans retenue, comme il venait de prouver qu’il en était capable. Sans pudeur, car après tout, nulle pudeur n’avait lieu d’être entre eux. Qu’il agisse comme il avait l’habitude de le faire avec les autres femmes. Avec ses autres poupées qu’il manipulait si bien. Avec ses autres cibles. Avec les autres, simplement. Qu’il se montre doux ou agressif, ce serait de toute façon son choix. S’il dépassait une certaine limite – comme certains sauvages, il faut le dire comme ça –, Fuyu saurait bien sûr le remettre à sa place. Et bien comme il faut, croyez-le. Aussi, elle n’attendait pas de lui tant que ça. Elle espérait seulement qu’il se montre digne de l’importance qu’elle voyait en lui et de la confiance qu’elle plaçait en lui. Après tout, ce qui l’avait attirée à lui était bien sa virilité. Parfait dans ce cas, qu’il se montre viril. Elle qui se plaignait de l’enfantillage de quelques adolescentes se voyait enfin proche de quelqu’un qui était différent de tous ces attardés. Quelqu’un qui ne lui plaisir pas que physiquement. D’un homme. Pas d’un gamin. Pas d’un garçon. Pas d’un adolescent. Mais bel et bien d’un homme. Un vrai.
[HRP : Merci. o/ Tes posts sont de plus en plus long et de mieux en mieux aussi. °^° J’aime. ♥]
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MessageSujet: Re: Jusqu'où irons-nous ? +18   22nd Décembre 2012, 12:38

Les cinq sens sont ce que l'Homme a en lui de plus précieux. Si l'on en perd un ou que nous naissons avec un en moins, c'est généralement un handicap important. Lors d'une relation intime, ces cinq sens sont en éveil et ont chacun leur importance. La vue nous permet de voir notre partenaire, ainsi que ses expressions. De cette façon, on perçoit les gestes et actions qui lui plaisent et, tout simplement, voir ce qu'il fait et ce que l'on fait. Imaginez vous passez des heures à cherchez une zone précise sans parvenir à la trouver. Vous aurez bien l'air malin, tiens ! Ensuite, nous avons l'ouïe. L'ouïe qui nous permet d'entendre les mots, par fois les plaintes et surtout, les gémissements de la personne. Le goût, lui, nous sert à goûter chaque parcelle de la peau de l'autre de l'autre, ou encore ses lèvres et tout les endroits où notre bouche peut se placer sur son corps. L'odorat a la même fonction qu'en temps normal, bien d'odeurs peuvent se mélanger pendant cette action, aidant à nous faire perdre pied. L'odeur de notre partenaire étant celle qui nous enivre le plus. Et enfin, il y a le toucher. C'est le sens dont nous avons le plus besoin dans cette situation, celui qui est le plus en éveil. Nous l'utilisons pour tout. Toucher, caresser, chatouiller. Nos mains parcours l'autre dans le but de le faire frémir, gémir, jouir. Ce sont des détails auxquels nous ne faisons que rarement attention car ses sens sont une habitude dans notre vie, nous les utilisons instinctivement. Pourtant, ils sont bien là et nous sont nécessaires, indispensable même et ce, dans tout les moments de notre vie. Certains les utilisent plus que d'autres.

C'est en usant de sa vue que Revis avait remarqué Fuyu. L'attitude, les gestes et les actions qu'il avait perçu lui avait plu. Il ne pouvait pas être sûr que cela lui serait autant plaisant de près et c'était donc en partie par curiosité qu'il l'avait abordé -et aussi par ennui. Leur échange de l'avait pas déçu, loin de là, sinon ils ne seraient pas dans cette pièce en cet instant. Elle s'était avérée être encore plus intéressante qu'il ne l'avait espéré et n'avait même pas cherchée à en savoir plus sur pourquoi il l'avait abordé. Le Baskerville avait toujours eut diverses raisons de s'accompagner de femmes. Par divertissement, par expériences, par simples envies. Jamais par amour. Non, ce n'était pas un sentiment qu'il connaissait particulièrement, il n'y portait même aucun intérêt. Bon, il s'était déjà attaché à plusieurs personnes, il n'était pas non plus sans cœur, mais rien ni personne ne lui semblait mieux que ses expériences et manipulations. Et si il avait apprécie Lacie, l'ayant élevé comme son enfant, cela ne l'avait pas empêché de se servir d'elle sans le moindre regret. La jeune albinos, elle, était différente. Il n'avait pas eut d'intentions précises en l'abordant, juste de faire passer son ennui et c'est ce qui faisait toute la différence.

La jeune fille ria lorsqu'il lui demande ce qu'elle ferait s'il était en train de la manipuler, mais elle ne répondit pas pour autant à sa question. Il n'y prêta pas attention, il savait qu'il obtiendrait une réponse à un moment donné, et même s'il ne l'obtenait pas, ce n'était pas le plus important. Aucun, malaise, aucune hésitation malgré la situation et son aspect manipulateur. Toujours aussi sûre d'elle. Pensait-elle gagner le jeu ou s'abandonnait-elle à la défaite sans pour autant perdre de son assurance. Bien que cela pouvait-être, en quelque sorte, considérée comme une victoire. L'homme pensait qu'il ressortirait vainqueur, il semblait même plutôt bien parti, mais le jeu ne faisait que commencer et il savait qu'il y avait une possibilité que des rebondissements viennent le gêner. "Verra qui vivra" comme on dit.

Il avait touché juste en s'attaquant à son cou, la sentant tout d'abord se raidir. Mi gênée, mi amusée, des frissons parcoururent son corps et il l'entendit déglutir. La jeune fille ne le laisserait pas s'amuser seul bien longtemps. Et en effet, elle l'entraîna rapidement contre son lit, échangeant leur positions pour que se soit à lui de s'y allonger. Le Baskerville se plia à sa volonté sans résistance, se retrouvant sous Fuyu, son visage encadré par ses mains et son bassin bloqué par ses genoux. Elle lui permettait de voir une nouvelle fois qu'elle n'aimait pas être dominée. La domination est un sujet qui revient toujours dans une relation sexuelle. C'est parfois une chose qui se fait naturellement entre les deux partenaires, d'autres fois, ils doivent batailler pour trouver que sera le dominant.

Elle répondit enfin à sa précédente question. Il se doutait bien qu'il aurait finit par l'obtenir sa réponse et une bonne, comme toujours. Il était sûr de pouvoir croire en se qu'elle disait. Elle savait effectivement comment tourner les situations en son avantage, elle le faisait même en ce moment. Cela ne faisait que la rendre encore plus intéressante qu'elle ne l'était déjà. Un sourire se colla sur les lèvres de l'homme pendant qu'il plongeait son regard dans celui de la plus jeune. Il sentait ses doigts caresser son visage, passer sur son menton. Ce geste ressemblait fort à un signe d'appartenance, un peu comme les marques que l'on peut poser, sauf que celui-ci n'était pas visible. Cette appartenance n'était que provisoire, il serait l'un à l'autre pour aujourd'hui, pour ce moment qu'ils partageaient. Ensuite, ils repartiraient chacun de leur côté. Peut-être se retrouveraient-ils et recommenceraient, mais ils ne s'appartiendraient pas pour autant. C'était une chose que s'imposait Revis, il n'était qu'à lui-même, il était libre. Cependant, il acceptait ce genre de signe lorsqu'il se trouvait avec quelqu'un, car, pour l'heure, il était à Fuyu. Seulement pour l'heure.

A la suite de son visage, c'est son torse qui passa sous les mains de l'adolescente. Je parlais du toucher, tout à l'heure ; il ne fait aucun doute que se sont nos mains qui sont le plus exposées à ce sens. Cette partie du corps est si différente entre les deux sexes. Si vous avez déjà posé une de vos main contre celle d'une personne de sexe opposé, alors vous aurez surement remarqué que celle de la femme est plus petite, plus fine et aussi plus douce. Si nous allons dans ce sens, nous pouvons aussi différencier n'importe qu'elle partie de l'anatomie humain selon les genres. Ce qui ne changeait pas, par contre, c'était la température de ses parties. Autant dire que la froideur sur la peau aussi sensible que celle du ventre n'était pas le plus agréable et le plus âgé du retenir une légère exclamation quand il sentit ce contact.

La passion. Le désir. Ce sont bien ces deux sentiments qui caractérisaient l'état d'esprit dans lequel se trouvaient les deux. Il semblait que ce soit plus particulièrement son cas, à elle. L'homme parvenait à garder la tête froide, il devait la garder froide s'il voulait vaincre. Seulement, elle ne semblait pas de cet avis et souhaitait qu'il cède. Maintenant. Sa voix était chargée d'un désir devenu incontrôlable, ce qui fit sourire la personne face à elle. Il ne comptait pas lui obéir, pas pour cet ordre. C'était elle qui allait céder et dans peu de temps. Son regard froid contradictoire à son sourire était toujours plongé dans le sien, c'est un murmure audible qu'il lui demanda pour la taquiner.

-Sinon, quoi ?

Il savait qu'elle trouverait encore quelque chose à lui répondre, mais c'était amusant de s'opposer à sa demande. Elle avait peut-être même envisagée qu'il lui pose cette question.

Son cou fut encore une fois la cible de son partenaire. De ses lèvres, cette fois-ci. Elles l'embrassèrent jusqu'à atteindre la jugulaire. Un frisson se propagea dans le corps du Baskerville lorsqu'elle commença à mordiller cet endroit si sensible. Alors qu'il laissait cette sensation agréable envahir son corps, il glissa ses mains le long du corps de la fille jusqu'à atteindre le bas de son dos et plus particulièrement le fessier contre lequel il pressa doucement ses mains. Comme quoi, cette position avait des avantages, beaucoup d'avantages même.

Le sourire amusé qu'il vit sur le visage de Fuyu fut perçu comme une demande, une invitation à venir prendre les rênes du jeu. Chose qu'il prit rapidement en main, pour continuer la métaphore. D'un simple coup de rein, il inversa leur position et colla leur front pour l'embrasser. Pendant que leurs bouches étaient occupés, il vint caresser la peau douce du ventre de l'adolescente, soulevant légèrement son vêtement pour atteindre cet endroit. Ces doigts étaient chauds contrairement aux siens, plus tôt. Il les remonta doucement, jusqu'à atteindre sa poitrine qu'il malaxa avec tendresse. Ne sachant pas si c'était une expérience qu'elle connaissait déjà -même si elle était bien à l'aise- il préférait y aller doucement avec elle.

Le tissu le gênait dans ses mouvements, il retira donc ses mains de dessous pour le lui enlever. Comme pour égaliser leur rôle tout les deux, il retira aussi sa propre chemise pour ensuite revenir frôler sa peau. Approfondissant encore un peu plus le contact, il laissa passer ses doigts sous son soutien-gorge qui ne tarda pas à être enlevé à son tour. Tout ces vêtements commençaient à devenir dérangeant et même encombrant.

L'homme détache, peu après, ses lèvres de celles de son amante pour leur faire suivre un chemin semblable à celui de ses mains. Il commença néanmoins par son cou, sur lequel il ne s'attarda pas bien longtemps. Il c'était déjà attardé sur cet endroit plus tôt et partit donc à la recherches de nouveaux horizons, embrassant chaque parcelle de son corps. Il s'arrêta une fois atteint un de ses seins. Sa langue en fit le tour jusqu'à venir titiller le morceau de chair rosé, le mordillant légèrement à certains moments et le suçant à d'autre. Dans le même temps, il fit subir un sort semblable au second téton, mais en servant de sa main.
Son traitement fini, il se redressa pour joindre encore une fois leur bouches en un baiser enflammé. Les deux parties entraient enfin dans la partie intime. Ils avaient encore du temps avant d'entrer dans l'acte en lui-même, les préliminaires étaient tout aussi intéressant.

[Voilà ton cadeau de Noël en avance. /pan/ pas la peine de parler de ton précédent post, tu sais qu'il est parfait comme toujours. ♥]

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MessageSujet: Re: Jusqu'où irons-nous ? +18   31st Décembre 2012, 05:36

Au fond, peut-être que sa mère n’était pas si mauvaise que cela. Après tout, qu’avait-elle fait à Fuyu ? À cette question, je ne répondrai justement rien. Elle n’avait strictement rien fait pour et le problème était d’ailleurs bien là. Pour des raisons étant inconnues à l’adolescente, sa génitrice ne la portait pas dans son cœur. Était-elle parce qu’elle était devenue le centre d’attention de son père ? Parce que, d’un certain coté, elle lui volait l’amour de son mari ? Si c’était cela, ce serait vraiment stupide. L’amour que peut éprouvé un homme envers sa femme et son enfant ne sont pas du tout comparables. Même si parfois, nous avons l’impression qu’aimer une personne est déjà assez difficile comme ça, il est possible pour un père et pour une mère d’aimer leurs conjoints ainsi que leurs enfants en même temps, mais d’une façon totalement différente. Ils possèdent cette force inouïe de se diviser en deux, en quatre même s’il le faut. Alors pourquoi diable en avait-elle voulu à son enfant ? Elle qui n’avait ni demandé à naître, ni demandé à être aimée. Elle qui était née innocente. Elle qui s’était retrouvée avec un regard méprisant dirigé sur elle. Elle qui pleurait, seule pendant la nuit, blottie dans des draps tellement froid, se fondant dans l’ombre, apprivoisant l’indifférence, faisant grandir en un elle la rancune. Après tout, son père n’était pas toujours avec elle pour empêcher ses crises de larmes. Cela étant, ça ne l’empêchait pas d’aimer son paternel aussi fort qu’elle le pouvait. Sa mère semblait pourtant toujours aimer son père. Mais d’un amour malsain, car elle ne se dérangeait pas pour aller voir d’autres hommes. Comme pour l’irriter. Comme pour le rendre jaloux. Comme pour lui dire qu’elle aussi était capable d’en aimer d’autres. Elle était donc jalouse. Jalouse de son enfant. Bien sûr, cela n’était qu’une hypothèse. Mais jusque là, elle demeurait la plus plausible et celle qui tienne le plus la route. Elle s’était abaissée jusqu’à prendre de l’argent en échange de quelques temps à souiller son corps. Sans parler des substances illicites qu’elle ingurgitait à toute heure. Ses yeux injectés de sang semblaient tantôt insulter l’enfant, tantôt la supplier de mourir, de la laisser, elle, la mère, revenir à la vie. Mais Fuyu ne faisait que pleurer. La fillette ne faisait que crier, que prier. La gamine ne comprenait pas. La gamine ne voulait même pas comprendre. Avant même qu’elle ne découvre toutes les activités bien viles auxquelles s’adonnait sa mère, elle la haïssait. Du plus profond de son être. Elle n’était qu’une enfant et pourtant, son cerveau réussissait à gérer deux sentiments totalement opposés. D’un coté l’amour qu’elle portait à son père, de l’autre la haine qu’elle ressentait envers sa mère. Non, pas sa mère. Elle n’avait pas de mère. Une mère, ça vous aime. Cette femme ne l’aimait pas. Cette femme lui avait donné la vie et semblait complètement le regretter. Cette femme était sa génitrice, rien de plus. Mais au fond, tout au fond, peut-être qu’il y avait en la jeune fille assez de bonté pour qu’elle ne haïsse pas totalement sa mère. Oui, nous continuerons de la qualifier de mère, car que son enfant daigne le vouloir ou pas, c’était sa mère. Légalement, officiellement et tout ce que vous voulez. Fuyu ne savait plus trop où elle en était. Pouvait-elle lui en vouloir de vouloir passer du bon temps avec les hommes ? Qu’était-elle en train de faire, là ? Est-ce qu’un jour, son enfant – si enfant il y aura – la détestera, la haïra pour cela ? De toute façon, si elle venait à décider de donner la vie – dans plusieurs années, je vous rassure – ce sera avec un homme qu’elle aimerait. Autrement dit, tous ces jeux, elle les arrêterait. Mais c’est comme ça qu’on dit, n’est-ce pas ? Juste une fois. Bon allez, une deuxième pour le plaisir. Une troisième fois ? Oui mais ça sera la dernière alors. Encore ? Bon bah, tant qu’on y est. Et ainsi de suite. On devient accro avant que l’on ne s’en rende compte. Fuyu n’avait que la quinzaine, elle était jeune, beaucoup trop jeune pour ainsi s’amuser. Pourtant... Pourtant c’était comme ça. C’était sa vie. Elle la gâcherait si elle le voulait. Elle la gâchait peut-être en ce moment même. Ceux avec qui elle passait du bon temps ne semblaient pas tenir rigueur de son âge. Pas même Revis, nettement plus âgé qu’elle.
Revis. Lui, il était vraiment différent. Il ne l’avait pas abordé de cette façon salasse. Son but n’avait sûrement pas été de finir avec elle sur un lit, d’abord. Et puis, vu la façon experte dont ses mains se baladaient sur son corps, l’explorant comme aucun n’avait fait auparavant, elle avait nettement l’impression qu’elle finirait par devenir accro. Si elle ne l’était pas déjà. Peut-être ne le reverrait-elle plus. Sans doute. Que ferait-elle, dans ce cas ? Rien. Que voulez-vous qu’elle fasse de toute façon ? Surtout que je dis accro au sens large. Pas accro à son corps, mais juste à lui. Elle serait capable de tenir une discussion des plus normales avec lui. Peut-être irait-elle jusqu’à lui demander quelques conseils sur l’art de la manipulation, vu comme il semblait bien s’y connaître. Mais pourquoi se priver de quelques furtifs plaisirs ? Telles des piques mesquines, telles des provocations aguicheuses. Aucune raison. Elle verrait ce qu’elle ferait une fois sur place. Quand ils se reverront. Faudrait-il déjà qu’ils se revoient. Et surtout qu’ils se séparent en fait. Mais bon, pour le moment, ils n’en étaient pas encore là. Vraiment pas.
Donc au fond, oui, juste accro à lui. Elle ne devrait pas. Vraiment pas. Mais tant pis, le mal était déjà fait.

Cet homme devait avoir l’habitude. Il avait en fait sûrement l’habitude de jouer avec les femmes. Peut-être par plaisir, peut-être, vu le peu qu’elle connaissait de lui, juste pour tester ses nouvelles capacités à manipuler autrui. Fuyu, quant à elle, n’était pas jalouse. Il ne manquerait plus que ça, tiens. Pourquoi devrait-elle l’être ? Elle aussi ne faisait cela que pour s’amuser. Pour « mieux se connaître ». Enfin, surtout pout mieux connaître leurs corps. Est-ce que Fuyu avait l’habitude ? Cela dépendait. L’habitude de quoi exactement ? De faire glisser ses yeux et ses mains sur les corps masculins ? Plus ou moins, oui. De soupirer ainsi et de fondre littéralement sous les baisers et caresses des hommes ? Nettement moins. Effectivement, sans dire qu’elle n’avait pas l’habitude de prendre du plaisir – tout de même, je ne pense pas que quiconque puisse ne pas réagir lorsqu’il s’adonne à pareille activité –, elle n’avait pas non plus l’habitude d’ainsi se laisser aller sous les soins d’un homme. D’un inconnu total qui plus est. Et puis, de toute façon, ce n’était pas comme si elle enchaînait homme après homme. Même si elle avait une liberté totale en ce qui concernait ses sorties nocturnes, elle n’était pas devenue aussi vile que sa mère. Pas encore. Et, croyez-le, elle ne deviendrait jamais comme ça. Elle jouait. Jouait simplement. Même si, il y a de cela quelques mois, elle avait complètement cessé suite à l’irruption d’un jeune brun dans sa vie. Qui avait d’ailleurs disparu. Pourquoi ne parvenait-elle plus à s’amuser autre part ? Avec un peu de recul, peut-être l’avait-elle aimé, celui-là. Cet idiot qui s’en alla sans prévenir.

Le bel homme se laissa allonger sagement. Chose qui, inconsciemment, soutira un sourire espiègle à la demoiselle. Se montrerait-t-il aussi obéissant avec l’avancement des évènements ? Pas sûr. Ce qui fit qu’il était différent. Imprévisible. Oh et oui, Fuyu n’aimait pas être dominée. Parce que la majeure partie de son temps, lorsqu’elle jouait, c’étaient avec des hommes plus âgés qu’elle. À tous les coups en fait. Et donc, elle avait l’impression qu’on pourrait la sous-estimer, la rabaisser. Et cela, elle n’aimait pas trop. Elle ne prenait donc aucun risque. Avec Revis, c’était la même chose. Quoique bon, au fil de l’avancement de la situation, peut-être le laisserait-t-elle prendre les commandes. Peut-être seulement hein.

Que voulait donc dire ce geste qu’elle avait avec quelques hommes ? En faisant ainsi glisser ses doigts sur leurs mâchoires, elle avait l’impression que pour un moment, ils étaient siens. Même si au fond, ça ne ressemblait en aucun cas à un signe d’appartenance. Cet étrange geste qui était sien. Voilà, c’était un geste lui étant propre, simplement. Si d’autres embrassaient une partie spécifique du corps, elle, eh bien, elle préférait juste faire danser ses doigts sur leurs mâchoires. Aucune raison particulière. Du moins, pas d’après elle. Allez savoir pourquoi elle avait pris cette habitude. Et pas avec tous les hommes, je tiens à le souligner.
Après s’être occupée de son visage, elle vint ensuite s’appliquer à faire danser ses doigts sur le torse de l’homme. Elle n’allait pas encore par de-là les limites que lui fixaient les habits. Même si c’était elle la plus jeune, même si c’était elle qui aurait dû prendre peur lorsque l’homme l’interpella un peu plus tôt dans cette rue, elle voulait tout de même savoir s’il était d’accord avant d’aller plus loin. Une simple question de principes. Question aussi une question de ne pas se faire rejeter et de ne pas se mettre à chercher des excuses pour justifier ses actes. Quoiqu’il en soit, le contact froid e ses mains contre le ventre chaud de l’homme provoqua en elle quelques frissons. Et puis, ce fut à cet instant qu’elle lui demanda, ou plutôt qu’elle lui ordonna de céder. Il ne chercha pas bien longtemps sa réplique. Réplique qui était calculée. Réplique qui avait une réponse qui l’attendait au bout de la langue de la jeune fille. Face au sourire de Revis, elle fit lentement passer le bout de sa langue sur ses lèvres. Sinon quoi ? Sinon rien. Elle ne pouvait tout de même pas lui dire cela, car ça reviendrait tout de même à avouer qu’elle se laissait complètement aller sous ses soins. Et ça, soyez-en sûrs, c’était tout bonnement hors de question. Mais le rien pouvait avoir d’autres sens, nettement plus larmes. La réponse attendrait. Comme les précédentes, comme celles à venir. Le faire languir, le faire oublier. Elle raviverait ses souvenirs un peu plus tôt, le fera entièrement céder aussi. Revis ne semblait pas être un homme bien expressif, alors il faudrait mettre les bouchées doubles pour en tirer quelques réactions satisfaisantes.

Il laissa ses mains glisser jusqu’à ses hanches, les faisant ensuite passer derrière pour les presser doucement sur la nouvelle zone qu’il explorait. Elle se mordit la lèvre inférieure et finalement, en un simple coup de rein, elle se retrouva en-dessous de lui. Elle n’avait pas même eu le temps de s’étonner qu’il colla son front au sien pour sceller leurs lèvres en un baiser. Un baiser qu’elle approfondissait de plus en plus tandis que les mains baladeuses de Revis revinrent à l’action – s’étaient-elles seulement arrêter ? –, se glissant sous son haut, caressant son ventre. Un frisson. Un long et agréable frisson secoua le corps de la demoiselle. Il commença à monter doucement jusqu’à atteindre sa poitrine et elle mit fin au baiser pour émettre un bref gémissement. Lorsqu’elle sentit ses doigts s’activèrent sur cette même poitrine, ce fut cette fois-ci un soupire de plaisir qui échappa à la demoiselle. L’allure avec laquelle il procédait lui convenait parfaitement et le fait qu’il ne soit pas bestial comme pouvaient l’être certains la soulagea. Le fait la soulagea tout comme il contribua à faire monter l’estime qu’elle avait du charmant homme. Ce-dernier dût juger que le tissu devenait gênant, car il se redressa quelque peu pour le retirer, s’occupant ensuite de son propre cas. Comme fascinée – alors que bon, entre nous, elle ne devrait pas –, Fuyu tendit sa main pour toucher son torse, dessinant son esquisse à l’aide de son index, retraçant lentement ses muscles, un sourire amusé accroché à ses lèvres. Il revint à l’action, faisant glisser ses mains sous le sous-vêtement de la jeune fille qui se vit rougir sans même s’en rendre compte. Son soutien-gorge se fit dégrafé, ne devenant qu’un lointain et mauvais souvenir. Leurs lèvres se retrouvèrent à un moment ou à un autre, Fuyu ne saurait le dire. Il recula quelque peu son visage mettant un terme au baiser. Au baiser seulement, sûrement pas au doux contact qu’était le léger frottement des lèvres de l’homme contre la peau féminine. Effectivement, il commença sans plus attendre sa descente, passant sans s’attarder par son cou, ne faisant que lui soutirer quelques frissons au passage. Lorsqu’il atteint de nouveau sa poitrine, elle se dit qu’elle fut bien sotte d’avoir été gênée lorsqu’il la toucha de ses mains. Désormais, c’était sa bouche qui menaçait de la faire devenir plus rouge qu’un poivron.

Revis laissa sa langue faire le tour de la nouvelle zone à laquelle il se consacrait tandis que Fuyu enfouissait ses mains dans sa chevelure, rejetant la tête en arrière en serrant les poings, quelques mèches argentées coincées entre ses doigts. Tandis qu’il se mettait à mordiller, à donner des coups de langue et à sucer ce qui faisait office de téton, son autre main vint s’occuper du deuxième morceau de chair subtil et fragile. L’adolescent poussa un profond gémissement en appuyant sur la tête de l’homme, l’incitant par l’un de ses réflexes totalement incontrôlés – comme tous les réflexes me diriez-vous – son compagnon à continuer sur sa lancée. Il ne se fit d’ailleurs pas prier. Elle continuait tantôt de soupirer, tantôt de gémir, tantôt de juste se mordre les lèvres pour qu’elle n’aille pas jusqu’à gémir dans un faible souffle le prénom de l’homme. Cela reviendrait à lui céder la victoire. Et même si, en ce moment, elle se sentait plus proche de la défaite que de la victoire, elle préférait ne pas tout de suite perdre. Lutter. Se battre. Juste ne jamais abandonner.

Quoiqu’il en soit, il s’éloigna et revint lui offrir un baiser. Un baiser nettement plus ardent, plus passionné et plus enflammé que ceux qu’ils avaient pu jusque là échangés. Elle n’y mit pas fin, attendant simplement qu’elle soit à court de souffle et que Revis aussi. Elle croisa son regard et, pendant un instant, elle n’avait plus qu’une seule envie et elle consistait à se laisser complètement aller sous les mains de l’homme. Elle se rattrapa néanmoins bien vite, retrouvant son sourire à la fois taquin et provocateur. Elle n’avait toujours pas répondu, n’est-ce pas ? N’était-il pas désormais temps d’y remédier ? Je penser bien que si. Elle fit glisser ses mains jusqu’à sa nuque et alla se poster près de son oreille, laissant le bout de sa langue caresser sensuellement son lobe. De sa voix mélodieuse, elle s’exclama alors.

– Il n’y a pas de sinon Revis, tu vas céder et c’est tout. Ce n’est pas une demande.

Suite à cela, elle revint à sa place et éclata d’un rire cristallin, l’une de ses mains étant revenue caresser le visage de l’homme. Elle vint retrouver ses lèvres un bref instant, descendant jusqu’à sa mâchoire qu’elle embrassa, continuant sa descente en laissant sa langue ou ses dents marquer gentiment la peau. Elle finit alors par atteindre son torse. Sans plus attendre, elle s’y attaqua, embrassant parfois, suçant d’autres fois. Suçant sans non plus trop tarder, car sinon, le pauvre homme repartirait avec plusieurs bleus. Ou rougeurs. Dans tous les cas, ce serait compromettant. Elle n’eut néanmoins pas toutes ces réflexions sur le coup, se disant simplement qu’elle n’avait pas besoin de lui faire mal, allant simplement s’occupant de ses propres tétons. Rien d’aussi minutieux que ce qu’il fit pour elle, un peu plus tôt. Elle se contenta de donner quelques coups de langues en laissant ses mains descendre jusqu’au niveau de la ceinture. Oh non, ils n’en étaient pas encore là. Pas tout à fait. Simplement qu’en tant que femme, malheureusement, son champ de jeu était plutôt restreint. Et elle voulait obtenir de lui une réaction un peu plus satisfaisante ; elle devait donc utiliser les grands moyens. Elle le taquina un peu en faisant passer son index et parfois aussi son majeur sous le tissu qu’était le pantalon, raclant ses ongles sur la peau. Mais finalement, elle se contenta de faire glisser ses mains sur ledit tissu, au niveau des cuisses. Elle caressa doucement cette partie là de son corps, la faisant glisser vers l’intérieur, s’approchant dangereusement de la partie dite interdite par certains. Elle voulait simplement voir quel effet ça aurait sur lui et c’est sans doute pour cela que ses yeux restèrent plantés dans les siens. Sauf si c’était une autre réaction. Une réaction qui ne passait pas par le visage. Une réaction plus... Réactive. Instinctivement, elle vint entourer l’une de ses jambes autour de son bassin, se rapprochant un peu plus de lui. C’est qu’elle aurait volontiers entouré l’autre jambe, mais cela l’aurait poussé à aller plus loin, à atteindre ce point de non-retour. Mais il y avait encore les habits qui étaient gênants, donc pour l’instant, elle devait se calmer. Elle eut alors l’idée de pousser la taquinerie un tantinet plus loin. Elle vint placer sa bouche au niveau de son plexus solaire, l’embrassant encore une fois avant de descendre plus bas encore. Ainsi, même les frémissements les plus imperceptibles pourraient être, justement, perçus. Mais elle-même, pourrait-elle continuer ainsi ? Atteignant le bas du ventre, elle commença à mordiller la peau et à faire glisser sa langue dessus. Elle se redressa, essoufflée pour je ne sais quelles raisons, le même sourire narquois accroché aux lèvres, les joues encore un peu rosées.

En vérité, elle était bien plus près de céder qu’elle n’en avait l’air. Mais si son corps bouillonnait d’impatience, s’agitait parfois tant il avait besoin de plus, son visage demeurait de marbre. Ou du moins, l’air hautement amusé restait peinturé sur ce même visage, étirant ses traits. Elle laissait ses yeux contempler l’homme en face d’elle sans qu’elle ne daigne bouger, s’accordant à elle tout comme à lui un instant de répit.

Il y avait un moyen pour qu’il ne cède pas. Elle lui laissait une chance. Une seule et unique chance qui ne se représenterait sûrement pas. Elle allait lui en faire part, mais avant cela, elle préférait d’abord peser le pour et le contre de cette proposition. En réalité, ce ne serait qu’un défi. Une officialisation de leu petit jeu qui prenait de telles envergures que l’on venait à se demander si réellement ce n’était plus qu’un jeu. Elle revint unir leurs lèvres, ayant estimé qu’elle était restée bien assez longtemps sans agir. Elle approfondit encore et encore le baiser, allant jouer de sa langue contre la sienne. Lorsqu’elle dû y mettre fin pour pouvoir parler, elle ne put s’empêcher d’aller lui entourer le cou de ses deux mains et d’aller lui baiser doucement la joue. Tout contre cette même joue, elle parla d’une voix à peine audible.

– Toutefois, si tu persistes à ne pas vouloir céder, alors tu n’as plus qu’à me faire céder moi. En es-tu capable ?

Plus qu’un cap ou pas cap, un réel défi qu’elle lui imposait ici. Céder ou la faire céder ? Bien sûr, en toute logique, il choisirait de la faire céder. Mais en serait-t-il capable ? Cette dernière question qu’elle ajouta servait d’avantage à le perturber et à le déstabiliser qu’à réellement interroger. Effectivement, elle-même ne doutait pas du fait qu’il réussirait à atteindre son but sans réel problème. Et si elle-même perdait confiance en elle, ce ne serait sûrement pas à Revis de douter. Pourtant, gardant tout de même un assez bon contrôle de ses sentiments malgré la situation et les circonstances, elle réussissait à dire tout le contraire de ce qu’elle pensait en son fort intérieur. Elle demandait ironiquement s’il en était capable ? Intérieurement, elle savait qu’il en était capable. Quoiqu’il en soit, au fond, qu’elle perde ou qu’elle gagne, elle se serait diablement amusée. Et d’ailleurs, elle était encore là à s’amuser. N’était-ce pas un discours de perdant qu’elle tenait là ? Et n’était-ce pas elle qui affirmait ne pas céder, qui désirait continuer de lutter ?

Ses mains revinrent s’affairer plus bas, narguant la ceinture tandis que ses lèvres effleuraient le torse de l’homme. Ainsi, elle ne pouvait rien faire de plus. Cela étant, il ne lui appartenait pas seulement à elle de décider d’aller plus loin ou pas. Pas jusqu’au bout, non, juste dévoiler de nouveaux horizons, si je puis le dire ainsi. Faisant courir ses doigts sur le pantalon, elle finit par passer outre, ses doigts allant taquiner la peau. Son autre main s’affaira à déboutonner le bas, pas à le retirer ni même à le baisser, mais simplement de façon à permettre à la demoiselle de continuer son exploration. Elle s’arrêta néanmoins là. Juste histoire de lui montrer que malgré tout, elle était capable de prendre les devants. Mais pour clôturer son tour en beauté, elle se contenta d’aller embrasser de nouveau Revis. De l’embrasser et de lui transmettre par biais de ce contact tout le désir qu’elle éprouvait à son égard. Tout le désir, certes, mais aussi et surtout toute l’estime.
[HRP : Je ne me lasserai pas de dire que j’aime ce que tu écris. ♥ Cadeau du nouvel an ! *sbaaf*]
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MessageSujet: Re: Jusqu'où irons-nous ? +18   20th Janvier 2013, 05:29

Les jeux. Ils apparaissent généralement sous forme d'objets à forme spécifique ou comme étant une succession de consigne sorties de l'imagination d'une personne s'ennuyant ou souhaitant jouer. Leur fonction est simple : occuper leur possesseur. Cette fonction a parfois été modifiée ou plutôt "améliorée" par la société pour influencer le mental des civils. Enfants, nous possédons des jouets spécifique selon notre genre, un petit garçon, par exemple, ne recevra pas de dinette ou de poupée. Ceux-ci sont réservés aux jeunes filles pour leur permettre de s'éveiller à leur sens maternel et de femme au foyer. Oui, de cette façon, nous sommes manipuler, petits, de façon à se que l'on suive la voie tracé par nos caractéristiques naturelles. Mais passons. C'est à notre plus jeune âge que nous effectuons le plus de jeux, ne pensant même qu'à eux qui nous permettent de nous amuser et nous éveiller. Cependant, il n'y a pas qu'à cette période que nous jouons, au contraire, nous continuons à nous y intéresser. Nous les pratiquons moins souvent, certes, ils évoluent, aussi. Les jeux d'adulte ne sont pas les même que ceux des enfants, à part lorsque nous sommes parents et que l'on souhaite faire plaisir au fruit de l'amour porté à être, mais dans ce cas, ce n'est plus pour notre plaisir personnel mais le sien. Hormis cela, les jeux d'adulte sont bien souvent beaucoup moins innocents que ceux qu'ils avaient étaient tout jeune. La séduction, l'amour, la cruauté. Toutes ces choses peuvent en devenir. Ce sont des amusements bien cruels pour la plupart, les autres peuvent être plus doux et plus agréable. Comme celui de Fuyu et de Revis.
Les règles sont différentes selon le divertissement, mais s'il y en a bien une qui reste en commun pour tous, c'est celle définissant qu'il doit y avoir un vainqueur. Bien que l'on puisse passer outre les règles en annonçant un "match nul".

N'importe qui aurait pu dire que leur relation était étrange, qu'habituellement ce n'est pas de cette façon que l'on fait connaissance avec quelqu'un, ce qui n'était pas faux. Pourtant, Revis était sûr de pouvoir affirmer qu'il pouvait en apprendre plus sur sa partenaire de cette façon qu'avec seulement quelques mots échangés autour d'un verre -ou quoi que ce soit d'autre. Puisqu'après tout, qu'apprend t-on dans ce genre de rencontre ? Son nom, prénom, âge, loisirs, occupations dans la vie, ces genres de futilités qui compose notre vie. Lui, pouvait découvrir des choses bien plus intéressantes : les réactions, le caractère et bien d'autres traits de la personnalité de la jeune fille. Déjà, il savait qu'elle n'aimait pas perdre ou du moins, pas sans s'être battu du mieux qu'elle le pouvait et avoir mis son adversaire en déroute. Ensuite, elle n'aimait pas non plus être soumise, caractéristique que l'on retrouve fréquemment chez l'être humain. Beaucoup voient en la soumission un geste de rabaissement. A tord, puisque dans une relation -quelconque-, il faut toujours qu'un des deux partie s'abaisse, ne serait-ce qu'un peu, lors d'un différent ou d'un décision. Dans le cas contraire, jamais personne ne serait capable de se mettre d'accord.
Avant que ce soit à son tour de se retrouver en-dessous, l'adolescente en avait profité pour faire danser ses doigts sur son torse, retraçant les courbes de ses fins muscles. Ses doigts étaient froids, mais pas désagréables. Fin, léger, rapide. Non, c'était plutôt agréable. Il ne laissait rien passer, bien sûr, c'était un homme indéchiffrable, mais le sentiment était bien là. Quand à ses oreilles, elles étaient aux aguets d'une réponse de la part de la jeune. Il se doutait qu'elle ne viendrait que plus tard, qu'elle le ferait attendre comme toujours. Il le faisait quand même, pour être sûr de l'intercepter si elle venait à changer d'avis et à lui répondre de suite. Ce qui ne fut pas le cas, évidemment.

Ce qui est toujours bon à regarder pendant un ébat, ce sont les réactions de notre amant ou de notre maîtresse. Les frissons, les soupirs, les rougeurs, les gémissements. Ces réactions typiques du corps humain en proie au plaisir et qui sont difficiles à contrôler. Certain y parviennent plutôt bien. Par habitude de les cacher ou pour ne pas laisser ce plaisir à celui qui provoque ces réactions ou alors par le simple gêne de se laisser ainsi aller aux plaisirs charnels. Nous sommes tous différents. Cependant, notre corps est traître et si l'on essaie d’échapper à ses sensations, c'est lui qui finit par réagir contre notre volonté. C'est d'ailleurs pour cette raison que des personnes violées sont parfois accusées d'avoir été consentante et d'avoir pris du plaisir.
Fuyu avait des réactions favorables à ce qu'il faisait. Il sentait tout de même qu'elle se retenait et ne se laissait pas totalement aller à ses caresses. La volonté de ne pas abandonner le jeu tout de suite, et surtout, de ne pas le perdre. Soit. Ils avaient leur temps, autant attendre un peu avant de perdre pied.

Vint un nouveau baiser, le plus long de tous, ne séparant leur lèvres qu'une fois à bout de souffle. Un contact qu'ils auront du mal à prolonger autant quand ils iraient au plus sérieux, ils seront déjà bien essoufflés dans ces moments-là. Une fois celui-ci fini, la plus jeune rapprocha son visage de son oreille, en profitant pour en caresser le lobe de sa langue. C'est seulement là qu'elle répondit enfin à la question précédemment posée, répliquant que se n'était pas une demande mais une affirmation et qu'il céderas de toute façon. Céder au plaisir. En effet, il y avait de fortes chances qu'il finissent pas se laisser aller dans ces sensations si profondes et plaisantes. Ce n'était pas pour maintenant, cependant. Elle pouvait commander quelques uns de ses gestes, pas le contrôle qu'il gardait de lui. Sensations. Voilà qu'elle s'attaquait à son tour à son corps, traçant un chemin semblable à celui qu'il avait fait plus tôt sur le sien. Pas seulement, ses mains s'attardaient aussi plus bas, sur son pantalon, ses cuisses. Un jeu plus provoquant que le sien. Il fallait bien avouer que le champ d'attaque était réduit chez un homme, la fin justifiait donc les moyens. Pourtant, elle ne s'attaquait pas directement à cette partie de son corps. Non, elle se contentait de s'en approcher, attendant une réaction de sa part. Réaction qu'il savait incontrôlée et incontrôlable, se n'était pas la peine de se battre à ce niveau-là, la bataille serait déjà vouée à l'échec. Alors oui, il y eut réaction, surtout lorsqu'elle entreprit de se rapprocher de la dite zone avec ses lèvres cette fois-ci. A cette distance, il savait qu'elle remarquerais le moindre changement.

Sa partenaire était calme. Du moins, elle en avait l'air. Difficile de dire si c'était vraiment le cas. Elle savait se contrôler, c'est ce qui était sûr. Les baisers étaient toujours présent et réguliers, approfondissant leur échange à chaque fois. Les bras du Baskerville vinrent enlacer sa taille, les rapprochant un peu plus, écoutant la voix féminine lui proposer un nouveau défi. Céder ou la faire céder. Il n'y avait aucun doute sur le choix qu'il ferait, elle devait elle-même en avoir conscience. La question n'était même pas de savoir ce qu'il choisirait mais plutôt s'il était capable d'accomplir son choix. Bien sûr, il s'en sentait capable. Il s'en savait capable même. Malgré tout, la jeune fille l'avait surprise plus d'une fois, par conséquent il pourrait se faire avoir, ce qui ne l'empêchait pas de garder confiance en lui. Il réussirait. Même s'il devait perdre lui aussi.

-Je te ferais céder, mais peut-être doute-tu encore de mes capacités ?

Était-ce vraiment un doute ? Peut-être juste une façon d'essayer de le déstabiliser ou un simple défi pour se distraire. Les deux solutions étaient tout aussi plausibles l'une que l'autre. Peut importait laquelle correspondait néanmoins, l'important était sa réponse et il avait choisi de la faire céder. Elle m'était les chances de son côté en s'attaquant à son pantalon, bien qu'elle ne l'enleva pas. Regardant leur deux corps, l'homme remarqua que des vêtements gênaient encore beaucoup de leur action. Seuls les hauts étaient parti pour l'instant. Le reste ne tarderait surement pas à rejoindre leur semblable. C'est donc pendant un énième baiser que Revis en profita pour déboutonner à son tour le bas de la jeune fille et le faire glisser légèrement sur ses hanches, ses mains joignant le mouvement une fois fait, pour ensuite venir caresser doucement sa peau. Il retira ensuite totalement le vêtement, ne lui laissant plus qu'un dernier vêtements. Celui-ci attendrait un peu d'être à son tour enlevé.

[On va dire que c'est mon propre cadeau pour mon anniversaire ? /pan/ Bref, j'aime ton post ♥]

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MessageSujet: Re: Jusqu'où irons-nous ? +18   1st Février 2013, 10:44

Pour certaines femmes, tous les hommes étaient les mêmes. Tous n’étaient que leurs distributeurs de salaire. Hebdomadaire, mensuel, peut-être même quotidien, qu’en sais-je. Ils étaient tous pareils, tous idiots, tous sots de peut-être tromper leurs femmes, de se détourner de la bonne voie, de tourner peut-être aussi le dos à leurs enfants pour aller se perdre dans le désir charnel dans lequel les plongent les corps dénudés qui s’offrent à eux, qui font sortir leurs yeux de leurs orbites. Ces hommes faisaient pitié. Et ces femmes aussi faisaient pitié. Ils étaient tous sales, tous vils. Comme Fuyu d’ailleurs. Elle ne valait pas mieux que les autres. Sauf qu’elle ne demandait aucun revenu. Elle le faisait par pur et simple plaisir. Parce qu’elle avait besoin de se défouler. Parce que, peut-être, elle avait cette étrange et stupide impression de servir à quelque chose. Une pauvre adolescente à la rechercher de la vérité à propos de son passé. Une fichue gamine s’étant faite agressée il y a de cela quelques mois et qui, allez savoir pourquoi, était désormais obnubilée par cet homme l’ayant souillé. Elle se souvenait de ses moindres gestes, de ses moindres déplacements, de ses mots, de son sourire, de son rictus. Il l’avait effleuré, l’avait fait frissonner de dégoût, l’avait touché, l’avait blessé. Il avait osé. Osé la marquer d’une blessure sur la joue et osé la marquer mentalement en imprimant son visage à tout jamais dans son esprit. Maintenant, elle avait peur de lui. Elle avait terriblement peur de lui. Elle tremblait de tous ses membres le matin, quand elle se réveillait et que pendant un extrême moment où la lucidité l’avait quittée, elle se demandait s’il était là. Elle vivait dans la frayeur. Elle cherchait le réconfort. Ce n’était pas une excuse. Juste une vérité. Parce qu’elle n’avait pas besoin d’excuse. Personne n’était là pour la juger. Personne n’était encore là pour la juger. Elle faisait ce que bon lui semblait, quand bon lui semblait. En aucun cas ce désir de trouver un réconfort, une sorte de protection, justifiait le fait qu’elle allait trouver des hommes, souvent plus âgés, pour passer une nuit avec eux. Pour leur faire plaisir et pour elle-même se perdre dans ce plaisir. Avait-elle déjà pensé à l’amour ? Une fois. Une seule fois. Mais elle n’avait pas réussi à le dire à l’adolescent en question. Elle n’avait pas réussi à lui faire part de ses sentiments. N’avait pas réussi à prendre son courage à deux mains. N’avait réussi à rien si ce n’était à le faire fuir. Mort ? Vivant ? Elle ne savait pas même où il était désormais, ce qu’il était advenu. Elle semblait mener à sa perte chaque chose qu’elle touchait, chaque personne à qui elle s’attachait. Alors elle ne s’attachait pas. Refusait cela. Mais elle était humaine. Elle était naïve. Alors elle s’était tout de même attachée à quelqu’un. Plus qu’il ne le fallait. Ce quelqu’un qu’elle ne savait au début pas trop comment considérer. Mais qui, maintenant, portait le titre affectif de grand-frère. Il était là pour elle. Il serait là pour elle. Malgré ses bêtises d’enfant. Malgré les baisers étranges qu’ils échangèrent. Il veillait sur elle. Et elle lui faisait confiance. Pourtant, même avec cette protection, ce réconfort qu’elle trouvait auprès de lui, elle cherchait ailleurs. Parce qu’elle était grisée par ce plaisir. Parce que les hommes réussissaient au moins à la faire frissonner, à la faire gémir. À la faire sentir en vie. Même si à ses yeux, aucun ne ressemblait à son prédécesseur. Ils étaient tous différents. Les uns doux, les autres timides, d’autres encore agressifs. Il n’y en avait pas eu tant que cela, mais pour ceux qu’elle avait appris à connaître en l’espace d’une nuit, elle avait au moins réussi à retenir quelques unes de leurs caractéristiques. Même si avec le temps, avec les autres qui suivaient, leurs visages se perdaient, leurs traits se tordaient, leurs noms se floutaient. Tous eurent droit à ce sort. Tous les hommes ayant déjà profité de son corps furent plongés dans les oubliettes. Sauf son agresseur. Cet agresseur face auquel elle devenait si faible, si frêle. Elle le laissait faire. Elle le laissait l’embrasser. Elle détestait l’embrasser. Mais en même temps, elle adorait cela. Elle serait même prête à prendre du plaisir. Comme si elle était incapable de se défendre. Au fond, elle avait déjà abandonné. Mais cet homme, cet imbécile n’était pas le seul à qui le terrible sort de s’effacer de la mémoire de Fuyu ne serait pas réservé. Il y avait Revis. Il y avait son regard. Il y avait son sourire. Il y avait ses caresses, si sensuelles, si possessives. Il y avait ce tout en lui. Il y avait ce désir qu’il réussissait à faire monter en la demoiselle rapidement. Trop rapidement pour que ce soit normal, pour que ce soit anodin. Alors que ses doigts courraient sur sa peau dénudée, son corps tout entier réagissait, frissonnait, tremblait de plaisir, au bord d’une extase qui ne devrait pourtant pas encore être visible. Ils n’en étaient qu’au début. Comme faisait-il ? Pourquoi avait-il pareil effet sur lui ? Pourquoi ne réussissait-elle pas à lui résister ? Qui était-il ? Pourquoi cette question ne cessait-elle pas de remonter, de revenir la perturber, la hanter ? Elle voulait le serrer dans ses bras, se lover dans les siens, fermer les yeux et juste plonger avec lui dans un gouffre dont il ne serait pas possible de s’extirper si ce n’est en y ayant passé un long moment. Parce que ce qu’elle ressentait à son égard n’était pas de l’amour. Parce qu’elle ne voulait pas restée dans ses bras indéfiniment. Parce qu’elle ne voulait pas qu’il la possède plus que temporairement. Parce qu’elle voulait tout de même une fin à tous ces contacts, à tous ces ressentis. Pas maintenant, pas tout de suite, mais pas jamais non plus. Un désir mélangé à une certaine passion qu’elle n’avait jusque là jamais ressentie. Après tout, il y a de cela moins de deux heures, elle ne le connaissait même pas. C’était donc tout à fait normal qu’elle se demande ce qu’elle fichait avec lui à partager son propre lit. D’habitude, elle passait un minimum de temps avec les hommes. Sans chercher à les connaître personnellement, elle tentait tout de même de voir s’il y avait en eux ne serait-ce qu’une part de mystère, une part d’intérêt. Jamais elle n’avait supplié quelqu’un de l’embrasser. Pas de vivre voix, car son regard avait déjà fait cette supplication au même imbécile dont nous parlions un peu plus tôt, à cet autre exceptionnel homme, à ce vulgaire agresseur de pacotille. Mais là, pour une fois, elle avait ordonné à quelqu’un de cesser d’hésiter. Elle l’avait supplié de faire un pas de plus, de joindre leurs lèvres en un baiser. En un premier baiser. Même si, quand elle dit cela, elle avait fait allusion à des limites qui n’étaient que trop loin d’être dépassées. En vérité, il n’y avait jamais eu de limites. Et elle ne l’avait compris que lorsqu’elle concéda à l’entraîner dans son appartement. Dans tous les cas, lorsqu’elle le vit, son cœur accéléra. Pas par crainte. Pas par méfiance. Par jouissance. Elle jouissait déjà de trouver un adversaire à sa hauteur. Quelqu’un pouvant éventuellement lui être égal. Oh, Fuyu, quelle narcissique fais-tu donc.

Ce qui pourrait éventuellement l’irriter, mais aussi faire en sorte qu’elle soit plus imaginative et créative dans son jeu serait certainement le manque de réactions de la part de l’homme. Sauf lorsqu’elle approche vraiment de « la » zone sensible chez tous les hommes. Il était plus qu’étonnant la façon dont il réussissait à cacher ses émotions à une fille comme Fuyu qui n’avait jamais cessé de traquer l’erreur, de tenter de percer le mensonge, de faire tomber les masque, quels qu’ils soient, pour simplement voir la personne telle qu’elle était. Elle qui avait toujours été la meilleure à ce jeu. Elle qui savait aussi, ou plutôt qui avait appris aussi à cacher ses sentiments. Avec le temps, elle réussit même à terrer ses sentiments et à en faire paraître d’autres ; à ne pas se contenter d’avoir un visage de marbre face à la colère pouvant la submerger, mais plutôt à être souriante, provocatrice, histoire de faire comprendre à son vis-à-vis que tout allait bien, qu’il ne l’avait pas atteint, qu’elle lui était encore supérieure. Supérieure. Pourquoi diable se considérait-elle comme étant supérieure aux gens ? Enfin, il y avait bien sûr quelques exceptions. Et heureusement, sinon, elle n’aurait jamais eu une quelconque relation positive. Pour ne pas considérer que quelqu’un lui était inférieur, il fallait que cette personne gagne d’emblée son respect. Comme l’avait étrangement fait Finn. Et comme l’avait aussi fait Revis. Seule différence avec ce-dernier, c’est qu’elle ne comprenait réellement pas ; après tout, qui était-il pour elle si ce n’est un simple inconnu ? Avec Finn par exemple, elle ne se posait jamais de questions sur la supériorité ou je ne sais quoi. Ce fut naturel de l’aimer, de le respecter. Un certain charisme ? Aussi. Mais c’était surtout son instinct qui l’avait poussé vers le brun. Mais avec Revis. Avec Revis, ce n’était vraiment pas la même chose. Elle se demandait qui des deux étaient le meilleur. Qui des deux allait prendre le dessus. Le plus terrible dans tout cela ? Le plus pitoyable ? Elle savait. Elle savait parfaitement que ce jeu, elle le perdrait. D’une façon ou d’une autre, elle allait perdre. Ce n’était ni du fatalisme, ni du pessimisme ; juste du réalisme. Mais ce n’était pas tout. Elle lui était inférieure ? Elle n’avouerait jamais pareilles sottises. Il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Effectivement, le seul contexte où on pouvait tirer d’elle des réactions alors qu’elle tentait tout de même de les cacher était lorsqu’elle était au lit avec un homme. Mais n’allez pas lui demander d’avouer une quelconque infériorité. C’était tout bonnement impossible. Néanmoins, ce Revis, cet étrange mais que trop séduisant et attrayant homme, la surpassait de loin. Dans plusieurs domaines, celui-là en particulier. Un jour, elle lui demanderait de lui apprendre. Oui, un jour, il faudrait qu’il lui apprenne tout ce qu’il savait. Elle allait le revoir. Il fallait qu’elle le revoie. Qui sait, peut-être finirait-elle par tenir à lui ? Pour le moment, rien n’en était moins sûr.

Il allait céder. Forcément qu’il allait céder. L’avoir abordée, l’avoir suivie jusque là, l’embrasser en ce moment, la toucher, la faire gémir, rougir, réagir surtout, la faire succomber, tout cela prouvait qu’il était prêt à aller jusqu’au bout. Alors il allait céder. Parce que lorsqu’on veut aller au bout, on doit céder. À ce jeu néanmoins. Mais là n’était pas le souci. Ils allaient tous deux céder. C’était sûr. Certain. Absolu. Indéniable. Mais qui sera le premier à le faire ? Étrangement, Fuyu ne se posait même plus la question. Elle attendait son heure, elle attendait que la sentence tombe. Malgré les jours qu’elle passa à parfaire l’indifférence qui prenait le dessus sur son visage, voilà qu’elle témoignait à cet homme qu’elle n’était pas aussi invulnérable et aussi inaccessible qu’elle le laissait paraître. Avait-il vu juste, depuis le début, à son sujet ? Avait-il su qu’elle n’était pas ce qu’elle prétendait être ? Plus que jamais, elle désirait lui demander quelles étaient les raisons qui l’avait poussé à venir l’aborder, un peu plus tôt – de l’intérêt, oui, mais vis-à-vis de quoi exactement ? Mais plus que jamais aussi, les circonstances étaient mal choisies. Très mal choisies. Alors elle attendra. Encore quelques instants, encore quelques minutes. Plus tard. Elle remettait tout à plus tard. Parce que tout de suite, là, elle était drôlement occupée. Occupée à faire courir ses doigts sur le torse de l’homme, à venir jouer de sa langue contre la sienne, à simplement le regarder, le contempler, faire des remarques silencieuses, laisser parfois échapper un bruit prouvant qu’elle ne lui était pas indifférente. Bref, occupée, elle l’était. Et pas qu’un peu.

Alors qu’elle s’approcha de lui plus d’une fois pour lui offrir maints baisers, elle sentit les bras masculins venir lui entourer la taille avec un certain entrain, l’incitant à venir rapprocher son corps plus qu’il ne l’était déjà. Elle ne se fit d’ailleurs pas prier. Elle avait reprit son calme. Ou tout du moins, c’est ce qu’elle laissait paraître. Son cœur semblait prêt à s’évader de sa poitrine alors qu’elle sentait bien le tourbillon d’émotions dans son ventre. Tourbillon qui prenait ses aises, montant vers le dos de la demoiselle pour le faire frissonner ou descendant plus bas, lui faisant inlassablement monter le désir de venir au bout de ce jeu. Jeu. Ce mot fit tilt dans sa tête. Oui, c’était un jeu. Et c’était pour cela qu’elle s’était retenue jusque là. C’était pour cela qu’elle n’avait pas encore cédé. Ça n’aurait pas un jeu, il n’y aurait pas eu ces règles et Fuyu aurait abandonné toute résistance depuis belle lurette déjà. Alors que ses lèvres s’entrouvrirent, cette fois-ci non pas contre celles de l’homme, mais uniquement dans le but de laisser quelques mots filer, elle afficha un léger sourie. Ce n’était pas réellement une question vu qu’elle savait parfaitement quelle option allait choisir Revis. Céder ? Lui ? Il n’avait pas la tête d’un perdant. C’était un adversaire de taille. Mieux encore, il était nettement plus fort qu’elle. Mais ça ne faisait rien. Disons que c’était parce qu’il était plus âgé qu’elle, hein. Elle apprendra. Quitte à renouveler pareils échanges charnels encore et encore. Elle le surpassera. Parce que c’était écrit. Parce que même si elle ne croyait pas au destin, ne croyait pas que son futur avait été écrit par je ne sais quelle personne ou quelle force, tout de suite, elle voulait y croire. C’était prédestiné. Tout comme la victoire imminente de l’homme. Elle le surpassera Pas aujourd’hui. Certainement pas demain. Mais ce jour arrivera. Elle ne savait pas trop encore comment elle allait s’y prendre, ne connaissait pas encore tous les jeux auxquels était prêt à se laisser aller Revis, mais une chose était sûre, lorsqu’elle le battra, ce sera à ce même jeu ; qui fera céder l’autre en premier dans un lit, peut-être contre un simple mur. Il n’allait tout de même pas refuser de lui octroyer une occasion de le vaincre ? Ce serait se défiler. Et lui n’avait pas pour habitude de se défiler, ça se voyait dans ses yeux. En attendant ce jour qui accueillera la gloire de Fuyu, elle allait apprendre à le connaître de bien diverses autres façons.
Ne vous êtes-vous pas donc posé une question ? Pourtant, vous auriez dû. Pourquoi devrait-elle le vaincre ? Pourquoi était-ce prédestiné ? Qu’est-ce qui pouvait bien lui souffler pareille pensée ? Eh bien, simplement le proverbe si connu. L’élève finit toujours par surpasser le maître. Eh oui, à compter du moment où elle comprit qu’il allait la battre, il devint son maître. Ce maître qu’il lui apprendrait l’art de manipuler et l’ardue discipline de ne rien laisser paraître si ce n’est l’indifférence ou l’amusement.

Elle préférait attendre avant de répondre. Comme toujours. Elle voulait faire languir ses interlocuteurs, les amener à eux-mêmes réfléchir d’avantage à leurs dires. Pendant ce temps, il était rare qu’elle se penche réellement sur la question ou le sujet. Comme avec Revis. La plupart du temps, la réponse qu’elle avait l’intention de lui offrir lui brûlait la langue très rapidement. Mais elle attendait quand même. D’autres fois, elle ne trouvait réellement pas quoi répondre. Mais cela n’était pas encore arrivé avec son partenaire du jour. Il n’avait pas encore réussi à lui faire perdre sa langue. En même temps, il faut avouer que c’est une tâche que trop difficile d’essayer de faire taire la jeune fille lorsque celle-ci décidait qu’il fallait en placer une. Habituellement, elle n’était pas particulièrement bavarde, mais lorsqu’elle désirait l’être, ne pensez même pas ne serait-ce qu’à essayer de l’en empêcher. Enfin, quoiqu’il en soit, l’homme, lui, ne se faisait pas le moins du monde attendre avant de donner une réponse convenable. Et donc, à peine eut-elle achevé sa proposition qu’elle ouï sa réponse, un sourire amusé fendant son visage. Il avait l’intention de la faire céder. Elle l’attendait de main ferme ; elle n’allait pas le laisser gagner. Pas avant d’avoir poussé son dernier soupire. Ici, le dernier soupire n’est pas signe de mort mais d’une jubilation extrême, ludique. Comme d’habitude, elle ne répondit rien. Elle désirait d’abord voir ce qu’il comptait faire avant de lui procurer une quelconque réponse. Bien qu’à vrai dire, encore une fois, elle savait déjà parfaitement ce qu’elle allait lui répondre.
Bien sûr que non, elle ne doutait nullement de ses capacités. Comment pourrait-elle ? Elle prenait tous ses partenaires au sérieux, n’en sous-estimait pas un seul. Jamais. Et Revis n’était pas l’exception confirmant la règle. D’autant plus que pour le coup, il était plus fort qu’elle. Il avait d’ailleurs réussi à se faire respecter par Fuyu qui, habituellement, ne respectait nullement ses amants. Pour elle, ils n’étaient que des idiots. Pour cela en revanche, Revis était l’exception qu’elle semblait attendre.

Doucement, il vint faire glisser ses mains vers le bas de la jeune fille qui se contenta de répondre intensément au baiser qu’il lui offrait en même temps. Le tissu glissa sur ses hanches, troqué par les mains de l’homme qui lui prodiguèrent de douce caresse, courant sur sa peau laiteuse. Elle se cambra légèrement en laissant un soupire s’échapper de ses lèvres pour se perdre en rencontrant celles de l’homme qui étaient plaquées aux siennes. Ce n’était pas tant parce qu’il l’avait caressé que parce qu’elle sentait qu’il approchait d’une zone que trop sensible. Naturellement, elle ne pouvait que réagir. Durant ce baiser, elle ferma les yeux. Elle ne pensa à rien. Elle qui se torturait matin et soir l’esprit en se posant diverses questions, la voilà qui ne pensait à rien. Strictement à rien. Activité qui s’avéra être agréable. Alors qu’il s’éloignait, elle posa ses deux mains sur ses joues pour lui tenir le visage, affichant un doux sourire. Elle savait que même si ses traits semblaient calmes, son regard, en revanche, était assombri par un obscur voile de désir. Elle avait envie de lui. Réellement envie de lui. Elle fit glisser ses bras autour de sa nuque et releva son buste pour aller l’embrasser de nouveau, son autre main allant caresser le torse de l’homme puis glisser lentement plus bas, vers le bas-ventre. Elle mit fin au baiser en allant échouer son visage dans son cou. Elle pourrait le marquer. Pourquoi pas, après tout ? Lui laisser ce que l’on nomme un « suçon ». Mais cela pourrait décourager d’autres femmes. Et si Revis n’aimait pas cela ? Elle se contenta donc de laisser traîner ses lèvres chaudes sur la peau et d’en coincer quelques parcelles entre ses dents, tout de même sans forcer. Pourquoi le marquerait-elle, de toute façon ? Pour montrer qu’il est sien, même pour quelques infimes minutes ? Elle préférait encore lui effleurer du bout des doigts sa mâchoire.
Il serait peut-être temps de lui répondre désormais, non ? Elle fit passer le bout de sa langue sur ses lèvres en mordillant le bout de l’ongle de son pouce, faisant le tout de cette façon aguicheuse lui étant devenue tout à fait naturelle. Et puis, ce fut d’un ton calme et serein – en parfaite contraste avec son corps qui n’attendait plus qu’une chose – qu’elle s’exclama enfin.

– Montre-moi, Revis. Montre-moi que tu es plus fort que moi. Ce n’est pas amusant si tu ne me prends pas au sérieux et que tu ne me réserves pas le même sort qu’aux autres femmes.

En disant cela, son index traîna tout le long du visage de l’homme, venant de nouveau vers sa mâchoire. Elle lui avait dit cela dans l’espoir de le faire réagir, de peut-être l’inciter un peu plus à agir et moins à parler. Même si bon, ce n’est pas comme s’il parlait beaucoup hein. Quoiqu’il en soit, elle ne pensait pas particulièrement ce qu’elle venait de lui dire. Il devait sûrement la prendre au sérieux ; sinon, il l’aurait repoussé à la moindre avance. Mais c’était ce que l’on nommait l’art de la pure provocation. De la provocation gratuite. Voilà tout. Soit il l’a contredirait, soit il… Non, en fait, il allait certainement la contredire. Il y avait néanmoins deux façons de faire ; en parlant avec de vulgaires mots ou en se contentant de le lui prouver en agissant. Et s’il n’allait pas le lui prouver ? S’il décidait de juste dire qu’elle avait raison, qu’il ne la prenait réellement pas au sérieux, qu’il ne s’amusait pas avec elle comme avec les autres ? Elle le prendrait mal. Très mal. Alors mieux valait encore qu’il prenne la bonne décision, car ce serait plutôt fâcheux qu’elle s’énerve maintenant, vous ne pensez pas ?

Elle amena ses mains, une nouvelle fois, vers le pantalon de l’homme qu’elle ne tarda pas à déboutonner avant de le faire glisser sur ses hanches. S’il désirait entièrement le défaire, ce ne serait sûrement pas elle qui pourrait l’y aider. Surtout dans la position qu’elle adoptait en ce moment – en dessous de l’homme. Elle entoura son bassin de ses deux jambes et alla de nouveau l’embrasser, l’une de ses mains s’affairant à taquiner le dernier tissu présent sur Revis. Son index dépassait ledit tissu, effleurait à peine la peau, comme si elle craignait un je ne sais quoi. Au fond, elle ne voulait pas encore en arriver là. Même si bon, à ce stade, ce ne serait pas mentir que de dire que ça n’allait vraiment plus tarder. L’extase grisante, la jubilation tant convoitée. Fuyu en frissonnait avant même d’avoir pu y goûter. Pourtant, malgré les gestes qu’elle pouvait esquisser, ce qui était décisif ne dépendait plus d’elle. Son autre main alla se perdre dans la longue chevelure de l’homme qui, étrangement, ressemblait quelque peu à la sienne. En lui souriant doucement, son regard alla se perdre dans le sien. Allez Revis, si tu voulais vraiment jouer, il allait falloir passer aux choses sérieuses. Aux choses vraiment sérieuses. Elle approcha son visage du sien et saisit sa lèvre inférieure entre ses dents, la titillant légèrement avant de le relâcher en allant renouveler le baiser, ses mains allant toutes deux se poser sur le bas-ventre de l’homme, prêtes à glisser plus bas. Là, tout de suite, il fallait qu’il agisse, qu’il fasse quelque chose ; elle n’en pouvait plus. Vraiment plus. Et elle n’attendait plus qu’une chose. Elle n’attendait plus que le feu vert de Revis. Son assentiment.
[HRP : Haan, je suis en retard, désolée. .w. J’espère que ça te plaira. ♥]
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MessageSujet: Re: Jusqu'où irons-nous ? +18   26th Février 2013, 14:59

Tout comme les femmes sont différentes d’une à l’autre, les hommes le sont eux aussi. Si pour certaines, ils sont tous les même, ce n’est pas pour autant que c’est le cas. Après tout, tous ont leur opinion et celui-ci ne représente pas forcément la vérité. Alors oui, certains hommes jouent avec le genre féminin, d’autres les respectent. Les uns passent d’une femme à l’autre et les autres peuvent être fidèles à une seule d’entre elle, et ce pour toute leur vie. Ensuite, il y a ceux qui commencent par jouer et qui se mettent, finalement, dans le droit chemin une fois qu’ils tombent amoureux. L’amour, lui n’y avait jamais vraiment réfléchit. Rien ne semblait compter hormis toutes les manipulations et utilisations qu’il fait de l’être humain, homme et femme comprit. Il était solitaire et, en même temps, ne l’était pas. Il aimait la compagnie, seul il s’ennuyait. La compagnie lui servait essentiellement à avoir quelqu’un avec qui jouer ou ne serait-ce que discuter. Intérieurement, il était seul, il s’attachait parfois à certaines de ses connaissances, mais n’était jamais indépendant de leur présence, de leur amour. Ça s’était typique des ceux qui ont besoin d’être aimé pour vivre. À quoi bon s’attacher à toutes ces choses futiles ? L’amour est cruel. Ne dit-on pas qu’aimer quelqu’un c’est lui donner le pouvoir de nous blesser ? Puisque c’est si simple de faire faire ce que l’on veut à une personne qui possède des sentiments pour nous, et même de la détruire si on le souhaite. Ce sont des mots bien cruels qui sont recueillis là, seulement ce sont les paroles les plus vraies qui sont les plus difficiles à entendre. Bref, ce n’est pas la peine de les calquer sur l’actuelle situation, elles ne se correspondent pas, car ce n’est pas l’amour qui est concerné ici. C’est le désir. L’envie. Deux sentiments qui peuvent aussi bien compléter l’amour que le contrarier. Quand on aime, on désir aussi la personne concernée, mais l’on n’aime pas toujours quelqu’un que l’on désir. Ce serait trop simple sinon. Ou trop compliqué, après tout, ce serait bien ennuyeux d’aimer tous ceux qui nous donnent envie.

Qui a pensé que les masques étaient des objets fait de plastique ou de plâtre, que l’on porte pendant un carnaval ? Au contraire, ils sont souvent affichés et servent à cacher toute sorte de chose ; un visage, une expression, un sentiment, une personne toute entière. En temps normal, Revis ne cache pas tellement ce qu’il ressent, c’est même assez flagrant. Quand il s’agit d’un rire, celui-ci retentit de manière à alerter toutes personnes se trouvant aux alentours. Pourtant, il sait cacher ses émotions quand il juge que c’est le moment de le faire. Ce devait être plutôt frustrant pour la jeune fille qui s’attendait surement à obtenir des réactions de sa part. Elle en obtiendrait bien suffisamment par la suite -elles commençaient même déjà à se faire présentes- ; c’était de bonne guerre, Fuyu aussi ne laissait pas beaucoup paraître ce qu’elle ressentait. Ne blâmons personne pour cela, il est bien naturel de ne pouvoir retenir ses émotions dans un pareil moment. Il paraitrait même inhumain de parvenir à se contrôler totalement dans ces moments-là, notre corps réagit de lui-même, que l’on le veuille ou non.
Les deux s’étaient bien trouvés, ils partageaient des points communs qu’ils n’auraient pas pensés retrouver chez d’autres. Ce devait être aussi inhabituel pour elle que ça l’était pour lui de trouver quelqu’un qui leur tenait tête de cette façon. C’est ce qui rendait la situation si intéressante. Bien sûr, ce ne serait pas amusant si tous étaient pareils et il ne voudrait pour rien au monde que tout le monde ressemble à la jeune albinos, loin de là. Elle seule suffisait bien et il ne regrettait nullement de l’avoir rencontré. Il y avait même des chances qu’il veuille la revoir, mais seul le temps le dira. L’intérêt qu’il avait en ce moment englobait un tout. Que ce soit sa personnalité, son apparence, son caractère, la situation ; tout cela attirait son intérêt et ce, un peu plus à chaque instants.

Restait encore à savoir lequel des deux cèderait en premier. La réponse semblait déjà toute faite, mais il est dit que l’on ne doit pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir abattu. Aucune peau d’aucun ours n’allait cependant être vendue aujourd’hui. Il était certes question de peau, mais pas tout à fait de la même et celle-ci était la proie de baiser, d’effleurement et de mordillements plutôt que de vente. Pourtant, s’il devait lui donner un prix, il serait élevé. Ceci ne répond pas à la question de celui qui cèderait en premier. L’importance de la question avait l’air idiote, ils finiraient tout deux par céder, après tout. Elle en avait tout de même une, car cela signerait la victoire d’un des deux, sinon ce n’était plus un jeu. En attendant, ils s’occupaient à essayer de faire tomber l’autre. Les caresses variant, s’approfondissant, se faisant plus pressantes. Leurs lèvres se rencontrant, inlassablement.
Il voulait qu’elle perde, au moins cette fois-ci. Il se demandait ce que cela représentait pour elle que la défaite, de quelle façon elle pourrait réagir.

La Baskerville ne doutait pas de la réponse à sa question. Elle était rhétorique. Evidemment, la plus jeune ne devait pas douter de ses capacités. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle lui donne une réponse qui exprimerait directement ses pensées, il allait aussi attendre un peu avant de l’obtenir sa réponse, mais elle laisserait certainement supposer quelque chose de positive. Lui répondait toujours aussi vite, ce n’était pas dans ses habitudes de faire attendre lorsqu’il s’agit de paroles, il est disait même parfois trop. Parfois difficile de le faire taire une fois qu’il était parti dans la conversation.
Quitte à ce qu’elle attende avant de répondre, autant continuer son avancement, lui donner un avant-goût de ses capacités. Voilà déjà son bas qui y passait, caressant sa peau, se rapprochant peu à peu de la zone sensible. Il la sentait se cambrait légèrement sous ses caresses et se perdant dans son baiser. Fermant à son tour ses yeux, il laissa un instant ses douces sensations se répandre dans son corps. Peu de temps cependant. Il ne restait jamais bien longtemps à ne rien penser, son cerveau se trouvait constamment en action à réfléchir à toutes sortes de choses –qui ne sont pas toujours utiles. De plus, les mains de la jeune albinos vinrent vite tenir son visage et il l’a vit sourire, les yeux voilés de désir, avant de venir l’embrasser de nouveau. Les siens étaient certainement rieurs, profond, comme à leur habitude ; il souriait lui aussi. C’était un soir agréable. Le premier avec elle, le premier d’une longue liste ou peut-être le dernier. Quoi qu’il en soit, il valait mieux en profiter le plus possible, surtout s’il n’y en avait pas d’autre. Souhaiterait-il la revoir ? Pourquoi pas. Oui, pas forcément pour revivre la même chose, mais ne refuserait pas une nouvelle rencontre avec elle. Qui sait, elle pourrait lui apporter plus d’intérêt qu’il n’en avait déjà.
Enfin, voilà sa réponse. Celle-ci n’en demandait pas une de sa part, mais des gestes, une preuve.

-Alors… nous pouvons passer aux choses sérieuses.


Question, affirmation ? Un peu des deux. Il lui laissait une dernière possibilité de changer d’avis, même s’il y avait peu de chance que cela arrive, il ne voulait en rien la forcer en quoi que ce soit. Pourtant, sa demande reposait essentiellement sur la suite de l’action, c’était pour cette raison qu’il avait fait de sa phrase une affirmation plutôt qu’une question. Mais justement, s’il ne l’a prenait pas au sérieux, il ne prendrait surement pas la peine de vérifier qu’elle soit prête pour la suite, enfin, il y avait plusieurs façons de voir cela. Cela n’empêchait pas qu’il y avait une part de vérité dans ce qu’elle lui avait dit. Il ne lui réservait pas tout à fait le même sort qu’aux autres femmes, tout simplement parce qu’elle n’était pas ces autres femmes. Elle l’avait attiré différemment et il n’avait pas compté jouer ainsi avec elle dès le début. C’était donc différent et en même tant semblable, mais pas pareil.

Pendant ce temps, les mains de Fuyu se rapprochaient dangereusement de la zone sensible, retirant en partit son pantalon et glissant sur sa peau. C’était une autorisation qu’il lui fallait, il n’allait pas la lui refuser, bien entendu. L’homme commença par retirer en totalité le vêtement, ne laissant plus qu’une dernière rambarde. Il glissa ensuite une de ses mains sur la sienne pour l’encourager à continuer, lui adressant un sourire rassurant. Le moment arrivait enfin, après une attente qui semblait si longue alors qu’elle ne l’était pas tellement. Le désir, l’impatiente, le plaisir ne faisaient que tout ralentir.

[En retard, comme toujours uu' je le trouve pas terrible ce post, si tu veux une quelconque modification/rajout, tu me mp, hein. Je pense que tu le sais ♥]

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Double comptes : Aiko Baskerville

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Nom & prénom: Fuyu Akeno.
Nom du Chain : N'en possède pas.
Groupes: Civils.


MessageSujet: Re: Jusqu'où irons-nous ? +18   16th Mars 2013, 01:40

Il y avait trop de personnes sur Terre pour qu’une misérable adolescente perdue dans un bout du monde puisse toutes les rencontrer. Pourtant, ce n’était pas réellement l’envie qui lui manquait. Plus elle connaissait de gens, plus elle avait de chances de faire des expériences, de manipuler les gens, de se faire avoir, de se faire arnaquer. Après tout, on ne peut rien faire sans sacrifices et pour qu’elle puisse avoir de l’expertise dans le domaine du sadisme mêlé à de la manipulation, il faudrait qu’elle se fasse avoir plus d’une fois. Pour être la meilleure, encore fallait-il se mesurer aux meilleurs. De toute façon, impossible d’être la meilleure dans un domaine car il y a toujours plus fort que soi, qu’on daigne l’avouer ou pas, qu’on daigne l’accepter ou pas. Défier des personnes, se hisser à leurs hauteurs, se mesurer à elles, les dépasser, les oublier, aller vers d’autres horizons. Toujours et encore, de façon à toujours progresser. Après tout, qui n’avance pas recule, non ? Fuyu voyait ainsi les choses, de toute façon. Mais en connaissant plusieurs personnes, cela lui permettrait aussi de découvrir de nouveaux sentiments. Il est vrai, après tout, que du haut de ses quinze pauvres années, elle était encore bien loin de savoir discerner un ami de quelqu’un qu’elle pourrait éventuellement considérer comme un peu plus qu’un ami. Il y avait bien Natsu, cet adolescent qu’elle avait connu et auquel elle était prête à lui dire qu’elle l’aimait. Alors que maintenant, près d’une année après le départ de celui qu’elle pensait aimer, elle se posait des questions. L’aimait-elle encore ? Ou plutôt, l’avait-elle un jour aimé ? Elle ne savait pas. N’en savait rien. Ne l’avait jamais su, au fond. Pourtant, elle se pensait, à cette époque, prête à le lui dire. Ces trois fatidiques mots. Mais comment aurait-elle pu prononcer des mots dont elle n’était aujourd’hui pas sûre ? Ou alors, c’était la distance qui la faisait douter. Loin des yeux, loin du cœur, ce proverbe est malheureusement bien véridique. Mais même si elle le lui avait dit, que s’en serait suivi d? Lui, l’aimait-elle ? Si c’était le cas, leur relation aurait été un peu plus ambiguë que cela, non ? Elle l’ignorait. Tout ce dont elle était certaine, aujourd’hui, c’était qu’il lui manquait atrocement. Qu’elle l’ait un jour aimé ou simplement considéré comme un ami depuis le début, ça ne changeait rien, au final. Il était loin d’elle, mort ou vivant, elle l’ignorait et elle avait mal. Vraiment très mal.
Qu’est-ce que ce que l’amour ? Peut-être une sorte d’amitié améliorée. Ou peut-être aussi que c’était un sentiment né de nulle part. Comment pourrait-elle le savoir, elle qui n’avait pas même connu l’amour d’une mère ? Ah. L’amour, le vrai, pouvait-il être comparé à celui qu’elle éprouvait envers son père ? Étrangement, elle en doutait. Et maintenant qu’elle pénétrait dans l’adolescence, elle n’avait plus de père pour poser pareille question. De toute façon, elle ignorait si elle aurait trouvé le courage d’aborder pareil sujet en sa compagnie. Sauf que désormais, il y avait Finn. Au début, elle ne savait pas du tout ce qu’il représentait pour elle. Un ami ? Non, jamais ce ne fut le cas. Elle l’appréciait – beaucoup même – et ça l’avait troublée, perturbée. Devait-elle agir comme avec Natsu ? Ou alors, comme avec ses anciens camarades de classe ? Peut-être aussi qu’elle devait agir de la même façon dont elle agissait avec les jeunes hommes traînant, tard le soir, dans des tavernes. Un mélange de tout cela, peut-être. Ce qui donnait un grand-frère. Son grand-frère. Elle le considérait finalement comme tel.
Et il y avait Revis. Maintenant qu’elle y pensait, chacun des hommes ayant fait irruption dans sa vie avait ramené dans son sillage un sentiment. Le premier homme qui la toucha lui apprit la haine et la dépendance. Effectivement, il y a bientôt un an, à peu près avant sa rencontre avec Natsu, un jeune homme séduisant l’approcha avec sa bande de stupides copains. Il l’effleura, sourit, lécha sa joue, entailla celle-ci, l’embrassa et la toucha aussi. Elle détestait ce toucher. Elle détestait cet homme. Qui était revenu vers elle, récemment. Mais il détenait la vérité quant à la mort de sa mère. Une justification qu’elle trouvait. Au fond, elle avait réellement l’impression de dépendre de lui, de ne pas pouvoir vivre sans ses mains sur son corps. Des mains qui lui procuraient tout aussi bien du dégoût qu’un profond désir. Mais c’était trouble. Trop trouble pour en parler ici. Parlons plutôt des autres hommes. Ceux qui suivirent lui apprirent le désir dénué de tout autre sens. Un désir vide, un désir... Perfide. Parfois plus que d’autres, parfois même avec des nuances. Revis aussi lui apprendrait quelque chose. Elle en était certaine. Tout bonnement parce qu’elle avait confiance en lui ainsi qu’en ses incroyables capacités. Encore fallait-il, néanmoins, qu’il en soit digne. Le saurait-il ? Ça ne dépendait que de lui, car ce n’est certainement pas les occasions de témoigner de sa prétendue force qui manquaient. Fuyu faisait de son mieux, quant à elle, pour ne pas être « une gamine parmi tant d’autres » aux yeux de l’homme en ce moment positionné au-dessus d’elle. Elle ne voulait pas qu’il s’attache à elle, non – elle-même ignorait si elle serait capable et surtout si elle avait envie de s’attacher à lui – mais qu’il n’éprouve pas, à partir du moment où ils en auront fini, de la pure indifférence, ferait plaisir à la jeune fille. Ça lui ferait plaisir ? Mais pourquoi ? Elle l’ignorait. Elle l’ignorait totalement. Et elle ne savait pas si elle allait trouver la réponse. Tout ce qu’elle savait, c’est que cette fichue réponse, elle la cherchait. Pour lui faire face, pour l’accepter, pour vivre avec. Fuyu ne fuyait pas la réalité ; elle la recherchait pour enfin pouvoir se dresser devant elle et avoir le choix de passer à travers elle ou de baisser les yeux pour ne plus avoir à la supporter. Mais elle n’était pas lâche, alors ce serait sûrement le premier choix qu’elle effectuerait.

Un masque. Alors qu’elle l’observait, son regard planté dans le sien, son désir se noyant en lui, les mains de l’homme sur son corps, l’effleurant, la touchant la faisant frémir, la caressant pour enfin et simplement la pousser vers l’extase et la jubilation, ce mot s’imposa à elle telle une évidence. Était-ce possible ? Était-ce possible que ce qu’elle voyait n’était pas vraiment Revis ? Était-ce possible qu’il se cachait ? Était-ce possible que lui aussi portait un masque ? Fuyu le voyait donc avec les yeux d’un masque qu’elle portait. Fuyu voyait avec des yeux empruntés à son propre masque un autre masque qu’était celui de Revis. Comment pourrait-elle lui en vouloir ? Elle qui ne pouvait pas se départir dudit masque fixé à son visage, à son être. Elle avait l’impression de ne pas être elle-même. Depuis la mort de son père, elle avait changé. En fait, elle ne portait pas réellement de masque. Elle était elle-même. Elle avait simplement changé. Mais sans cesser d’être Fuyu. Considérait-elle le changement comme une imposture ? La preuve qu’elle était encore bien jeune, bien naïve. Pourtant, elle savait qu’elle n’était pas comme ça. Elle n’était pas sadique. Elle n’était pas méchante. Elle n’était pas non plus une fille... Facile – malgré tout, il fallait l’avouer qu’elle semblait bien l’être. Au fond d’elle, vraiment tout au fond, elle n’était pas tout ça. Quelques unes de ses caractéristiques enfouies refaisaient surface – tel son esprit rebelle et son espièglerie naturelle – mais d’autres – comme le fait d’être une fille facile – n’aurait jamais dû caractériser la jeune fille. En aucun cas. Parce que du coup, elle ressemblait à sa mère. Parce que ce n’était simplement pas elle. Et pourquoi diable était-elle une personne qu’elle ne désirait pas être ? Parce que son père avait disparu ? La vie ne s’arrêtait pas pour autant, elle avait eu tout le loisir de le découvrir. Peut-être que Revis ne voulait pas être lui. Ou peut-être que Fuyu était stupidement en train de se leurrer, de s’enfoncer dans son erreur. Effectivement, Revis cachait quelques unes de ses émotions, quelque uns de ses sentiments, quelques unes de ses réactions – pour garder l’image craquante de l’homme indéchiffrable et incompris ou autre, l’adolescente n’en savait trop rien – mais cela ne voulait pas forcément dire que c’était un menteur. Enfin, bien sûr, tout le monde ment, mais pas forcément constamment. L’intérêt que lui vouait l’homme était-il feint ? Ne ressentait-il donc que ce genre de désir sale envers Fuyu ? Elle ne désirait pas lui poser la question. Pas parce qu’elle avait peur de ne pas pouvoir accepter la réponse – comme déjà dit, la réalité, elle lui faisait face. Ou du moins, lorsqu’elle en avait le cran, lorsqu’elle n’était pas totalement terrifiée, car elle demeurait une gamine – mais seulement et uniquement parce qu’elle doutait que Revis comprenne où elle voulait en venir. Parfois, les mots qu’elle désirait prononcer étaient lourds en sens, mais une fois sortis de sa bouche, ils n’avaient nulle valeur. Bien que, jusque là, l’homme n’avait pas été idiot. Bien au contraire.
Masque ou pas, vrai Revis ou pas, il tenait tête à Fuyu. Et Fuyu l’affronterait. Fuyu l’affronterait. Autant de fois qu’il le faudrait. Elle perdrait, tomberait et se relèverait par la suite. Autant de fois qu’il le faudrait, la jeune fille demeurerait certainement présente à l’appel. Pour jouer. Pour sourire. Pour rire. Et pour voire Revis sourire aussi. Pour le voir sourire de ce sourire en coin vraiment irrésistible et, bon Dieu, diablement déconcertant.

Oui, ils allaient céder. Oui, bien sûr, l’un cédera en premier. Forcément. C’était toujours ainsi ; aussi bien dans les jeux les plus puérils et enfants que le jeu auquel se prêtait les deux jeunes gens en ce moment. Pour que l’on puisse nommer cela un jeu, il faut d’abord deux parties, deux adversaires. Ici, c’était Revis et Fuyu. Mais il fallait aussi des règles. Règles ayant été fixées au début de la partie et ayant changées au moment même où l’homme pénétra l’appartement de l’adolescente ; il n’y avait aucune règle. Il fallait aussi un but. Et bien qu’en apparence, on pourrait croire que le but de l’un était de désarçonner et de perturber l’autre ainsi que de l’inciter à céder pour décrocher la victoire, je peux vous assurer qu’au fond, le but était d’atteindre le point culminant du désir à deux. Oui bon, parce qu’il était parfaitement possible que l’un en profite et pas l’autre. M’enfin, espérons que ça ne serait pas le cas car cela voudrait dire que ce soit le partenaire n’a pas été assez « bon » au jeu ou que la personne en quelque sorte bloquée n’avait simplement pas été conquise. Donc oui, on pouvait effectivement bien nommer cela un jeu. Restait à savoir qui en serait le vainqueur et qui en sortirait les yeux baissés. Même si, au fond, Fuyu n’y prêtait pas une si grande importance qu’elle y laissait paraître. Non, elle ne tentait pas de sauver les apparences, seulement, au début, elle y prêtait vraiment beaucoup d’importance et maintenant, eh bien, le tout était de pouvoir céder, toux deux, ensemble. La déchéance. Etait-il possible de chuter vers le haut ? Fuyu se le demandait bien. Tant que c’était avec Revis, ça allait. Oui, parce que nouvelle chose qu’elle n’avait jamais connue avant, en ce moment, elle ne pensait qu’à lui. Il n’y avait que lui sur lui, que ses mains sur sa peau, que ses lèvres contre les siennes, que sa langue dans sa bouche, que ses cheveux caressant son visage, que son souffle qui se perdait dans le sien, s’y emmêlant, s’y confondant ; Revis sur elle, Revis dans son esprit ; Revis en elle – au sens figuré, c’est déjà le cas, au sens littéral, ce sera sous peu, cela dit.

Fuyu n’avait rien de bavard. Plus jeune, elle parlait parfois avec ses camardes de classe bien qu’elle était nettement plus impatiente de rentrer chez pour elle parler à son cher et tendre père que de se rendre, le matin, en classe. Comme tous les enfants, me diriez-vous ; après tout, qui aime l’école ? Sans mentir hein. Enfin bon, pour l’adolescente, c’était surtout parce qu’elle ne pouvait pas voir ni discuter avec son paternel. Avec la mort de sa mère, ça ne changea pas vraiment. C’était comme si elle était morte, de toute façon, et ce, depuis toujours. Mais il y avait eu ce garçon, quelques temps plus tard. Ce garçon. Ce maudit... Homme. Car oui, il était plus proche de l’âge adulte que de l’âge enfant. Quoi qu’il en soit, cela acheva de renfrogner notre demoiselle. Elle avait tenté de s’échapper, abandonna au bout d’un moment, se laissa entièrement faire. Le soir, elle pleura. Et pleura encore. Son père partit, ne revint jamais. Elle pleura encore. Et puis, plus rien. Plus de larmes, plus de cris, plus de jérémiades. Seulement des rires sarcastiques, faux, amers. Des rires méchants. Des rires sonores. Si elle parlait, c’était pour provoquer, pour jouer. Parfois – rarement en fait – c’était pour exprimer ses véritables sentiments. Comme c’était le cas avec Natsu. Comme c’est le cas avec Finn. Et comme c’est le cas – étrangement – avec Revis. Effectivement, rappelez-vous que Fuyu avait demandé – supplié ? – à l’homme de franchir les limites. Et… Voyez-vous, ça ne lui ressemblait pas. Non, plutôt, ce n’était pas censé faire partie de son masque. C’est la vraie elle. La vraie Fuyu.
C’est là que la demoiselle saisit le visage de l’homme – de son homme, pour le moment. Elle l’embrassa. Et puis, elle lui sourit. D’un sourire sincère. Son regard, elle le savait, exprimait le désir plus qu’autre chose. Jamais elle ne fit rien pour s’éloigner d’une défaire dont elle se rapprochait inévitablement. Mais elle s’en fichait pas mal ; elle était occupée à autre chose, quelque chose d’infiniment plus intéressant. Les yeux de Revis. Ses magnifiques yeux à la couleur glaciale mais où elle se perdait avec une facilité stupéfiante. D’autant plus que son regard était tellement profond qu’elle avait l’impression que s’y aventurer lui serait fatal ; elle n’aurait pas besoin de patauger ; elle se noierait inévitablement. Dans ses yeux se reflétaient son propre désir. Mais autre chose aussi. L’espièglerie de son compagnon. Espièglerie à laquelle elle répondit par un simple baiser. Il pouvait s’amuser. Non. Il devait s’amuser. Il semblait plus que s’y complaire, néanmoins ; était-ce une once de l’épanouissement qu’elle percevait ? Elle prierait volontiers si elle était croyante. Faute de quoi, la jeune fille espéra. Et, plus qu’espérer, elle voulu continuer sur sa voie. Pour le combler. Pour... Pour ces yeux, ces lèvres, ce visage.
Pour ton sourire.

Ils n’auraient pas non plus besoin de s’adonner à pareille activité à chaque fois qu’ils se verraient, ça va de soi. Enfin, il n’est bien sûr pas non plus dit qu’ils devraient se revoir. Mais bon, Fuyu en avait tout de même envie. Dire qu’elle s’était attachée au joli homme serait précipiter les évènements, mais dire qu’elle avait juste « envie » ne serait pas faux, pas du tout. Enfin, quoi qu’il en soit, elle finit par lui faire part de ses pensées, de ses inquiétudes en vrai. Il ne la traitait pas comme les autres. Bien sûr, elle ne voulait pas qu’elle soit, en la présence d’une quelconque femme, qualifiée telle une autre. Mais en même temps, elle n’avait aucune envie que Revis s’y prenne autrement avec elle. Bon, après, elle était plus jeune. Et si, à ses yeux, il était évident que l’homme avait de l’expérience avec les femmes, ça ne voulait pas pour autant dire qu’il avait de l’expérience avec les adolescences de quinze ans. Alors, au fond, un peu normal qu’il n’agisse pas vraiment de la même façon. Et, u fond, il était juste impossible de traiter une femme ou un homme comme on traitait les autres. Trop de facteurs étaient à prendre en considération. Pour certains, l’âge en priorité. Pour Fuyu – pour Revis aussi, elle pensait du moins – c’était surtout l’intérêt. Tout dépendait de la façon dont il était possible d’exploiter la personne dans notre lit. Et surtout, combien pourrait-on tirer d’elle. En somme, c’était seulement une question d’intérêt, voilà. Restait à savoir si, pour Revis, Fuyu était assez intéressante.
Réponse qui tomba rapidement. Comme à l’accoutumée. Passer aux choses sérieuses ? Etait-ce une question ? Une affirmation ? Une sorte de proposition rhétorique ? Oui bon, ça n’existe pas, mais qu’importe. Fuyu ne comprenait pas. Fuyu ne voulait pas comprendre. Ce n’étaient pas de mots dont elle avait besoin, mais de gestes, de faits ; une preuve tangible, en soi. Au fond, elle pouvait encore refuser, non ? Se rétracter ? Sérieusement, de quoi aurait-elle l’air ? De quoi auraient-ils l’air, tous deux désireux de l’autre, à moitiés nus, là, si la demoiselle voulait pleinement jouer le rôle de gamine de service ? Non, elle ne voulait pas tout arrêter maintenant. Ne pouvait pas. Revis respecterait sans doute sa décision, mais cela étant, elle voulait aller jusqu’au bout. Elle ne regretterait rien, elle le savait, en était certaine. Une fois de plus ou de moins ? Non, la question n’était pas là. Seulement, elle ne désirait réellement pas tout cesser. Et, en fait, je vous l’ai déjà dis, elle en était totalement incapable parce qu’elle avait bien trop envie de lui. Et puis, si elle refusait, il s’en irait. Peut-être en colère. Peut-être indifférent. De cela, elle s’en fichait pas mal. Mais cela voudrait dire que s’il avait la moindre envie de la revoir, elle s’évaporerait sur le champ. Et puis, plus que tout, elle voulait qu’il reste. Non pas pour l’embrasser, le toucher ou je ne sais quoi encore, mais elle voulait juste qu’il reste. Elle en avait envie. Elle en avait besoin.

Une autorisation. C’était tout ce dont elle avait besoin pour le moment. Sa main vers l’intérieur des cuisses de Revis, elle semblait hésitante. Et c’est là qu’on voyait la différence ; l’âge, l’expérience, le sexe, la confiance en soi. Mais lorsqu’elle le regarda de cette façon interrogative, lui hocha la tête d’un air approbateur. Mais elle hésitait toujours. Et c’était étrange qu’elle hésite. Revis s’affaira à entièrement retirer son bas avant de déposer délicatement sa main sur celle de Fuyu, l’incitant à aller au bout de son geste. Elle releva son buste pour pouvoir trouver les lèvres de l’homme des siennes et approfondit brusquement le baiser d’un coup précis de langue, pressant gentiment sa main sur cet endroit qu’elle évitait depuis tout à l’heure. Un fort frisson la parcouru, l’agita ; lui fit plaisir. Elle continuait ce baiser pouvant tout aussi bien être qualifié de sauvage et fit subitement, bien que délicatement, passer sa main sous le dernier tissu de l’homme, l’ôtant au passage. Ses doigts s’éloignèrent alors que son autre main se posa sur le torse de Revis. Les doigts revinrent courir là où ils étaient, doucement. Elle avait beau être une femme, elle savait parfaitement que ça pouvait faire très mal. Elle ne chercha jamais vraiment à comprendre pourquoi d’ailleurs ; les sciences, ce n’était pas son fort. Mais pendant cet instant, Revis comme tout autre homme était des plus vulnérables. Avant qu’il ne prenne entièrement les rênes du jeu, elle avait droit à cet instant où elle pouvait puiser dans ses yeux toutes les réactions dont elle pouvait se nourrir. Plus fermement, ses doigts prirent du terrain alors que son bassin approcha sans même qu’elle n’ait à s’en rendre compte de celui de l’homme. Elle éloigna à peine son visage du sien, haletante, un soupire filant d’entre ses dents alors qu’elle basculait un instant sa tête sur le coté, les yeux entièrement voilés d’un sombre voile de désir. Son cou offert à Revis, elle semblait réfléchir. Bien qu’au fond, non, elle ne réfléchissait pas du tout ; elle était incapable de le faire de toute façon. Elle se redressa lentement alors que ses jambes s’enserraient un peu plus autour des hanches de l’homme. Prenait-elle de l’assurance ? En fait, elle s’enfonçait sans nul doute juste un peu plus dans le désir. Si s’y enfoncer ne serait-ce qu’un peu plus était seulement possible.

– Ne me fais plus... Attendre.

Les mots furent prononcés dans un murmure, dans un souffle chaud. De nouveau, elle embrassa l’homme, la main posée sur son torse remontant calmement, les doigts juste assez appuyés sur la peau pour qu’il sente un peu plus se présence. Cette même main arriva à l’épaule de l’homme et la fit dégager de sa chevelure dans laquelle elle glissait ses doigts. Était-elle réellement elle-même, en ce moment ? Agissait-elle de sa propre volonté ? Réfléchissait-elle avec son cerveau ? Elle n’était plus sûre de rien. Qui plus est, elle n’avait pas les idées claires. Pas le moins du monde. Elle ne voulait plus de mots, seulement uniquement de gestes. Plus d’un seul geste, en fait. Plus d’une unique initiative. Plus de tout cela. Qu’il aille au bout de ses récentes intentions. Qu’il fasse ce qu’il avait à faire. Oui, parce que là, Fuyu s’impatientait effectivement.
De nouveau, elle unit leurs lèvres en un baiser fiévreux. Ses yeux étaient clos. Elle n’aimait pas réellement embrasser en fermant les yeux, car elle ne voyait du coup plus son opposant. Mais au moins, elle profitait. Comme là. Elle profitait du moment alors que son désir grimpait et grimpait, dépassant la barre du raisonnable. Lorsqu’elle rouvrit ses yeux, leur couleur n’avait plus rien du gris bleuté ; un gris avoisinant celui de l’acier, profond. Une impression qu’elle avait ? Peut-être. Sans doute même. Mais une chose était sûre ; son regard était plus que jamais voilé de désir. Et pas de n’importe quel désir. Un désir indomptable. Un désir inflexible.
[HRP : J’ai bien aimé moi, comme toujours hein. ♥ Voilà, si tu veux un plus ou autre, tu sais où me trouver. o/]
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MessageSujet: Re: Jusqu'où irons-nous ? +18   12th Avril 2013, 10:01

Il y avait bien du monde sur cette planète et le nombre de personnes y habitant augmentait encore un peu plus chaque jour, plus vite que le nombre de personnes succombant à la mort. De cette façon, peut-être arriverait-il un jour où la Terre ne pourrait plus portait autant d'habitants, où l'on se plaindrait d'être trop nombreux. En réfléchissant à cette éventualité, que pourrait penser la plupart des gens ? Qu'il faut attendre de voir comment évolue les choses ; que cela ne les importaient pas parce qu'ils ne seront déjà plus en vie pour voir ce jour arriver ; qu'ils chercheraient une solution lorsque le moment arriverait ; ou encore... qu'il faudrait tout simplement éliminer le surplus. Bien cruel que cette dernière solution, n'est-ce pas ? Pourtant, peu de personnes parmi ceux qui la citerait l'envisagerait vraiment, ils se pensent cruel mais non pas le courage de l'être jusqu'au bout. Dans ce cas, envisageons une autre situation : que se passerait-il si l'on donnait la possibilité à quelqu'un venant de perdre un être cher de pouvoir la récupérer, mais en sacrifiant un grand nombre d'humains, voir tous ? La réponse dépendrait bien sûr de celui dont il est question. Certain refuserait, d'autre accepterait. Certains hésiteraient, d'autres y répondrait dans l'immédiat. Nous sommes tous différents et nos réflexions et agissement ne sont pas les même, c'est pour cette raison qu'il est si intéressant d'observer les comportements de chacun. D'apprendre à les connaître et à les reconnaître pour ainsi savoir analyser ceux qui nous entourent et les utiliser. C'est ce que l'on appelle l'art de la manipulation. Oui, un art, car il demande beaucoup de capacités et de techniques pour y parvenir. La simulation qui a été citée un peu plus tôt, Revis l'a testé, il y a 100 ans. Jack Bezarius fut un sujet particulièrement intéressant et il n'aurait pu espérer meilleurs résultats que ceux qui lui ont été offerts, malheureusement il n'était déjà plus là pour y assister, mais encore aujourd'hui son action fait écho partout dans le monde, bien qu'elle ait été modifiée par le concerné.
Le Baskerville était un manipulateur né, il n'avait fait que cela de toute sa vie, sans prendre la peine de chercher un but en particulier. En agissant toujours ainsi, avait-il seulement déjà aimé quelqu'un ? Je ne parle pas d'amour avec un grand a, simplement du fait d'aimer, d'apprécier une personne. L'amour fait partie du genre humain, c'est un sentiment naturel. Pourtant, tout le monde ne le possède pas, il y a des humains qui n'ont pas ou très peu de ressentie émotionnel, sauf que ceux-ci sont atteint d'un trouble psychologique que l'on appelle la psychopathie. Attention, je ne suis pas en train de dire que l'ancien Glen est un psychopathe, bien qu'en y réfléchissant, beaucoup de symptômes -s'il l'on peut appelle ça comme ça- correspondant à la psychopathie, ressembler à son état mental. L'empathie, l’irresponsabilité, la manipulation et on ne pouvait pas dire qu'il savait se lier émotionnellement à quelqu'un. Enfin, beaucoup de psychopathe vivent une vie de criminel, ce qui n'était pas son cas, c'était l'essentiel, non ? Bref. Il ne s'était jamais vraiment attaché à qui que ce soit, mais ce n'était pas qu'il ne les aimait pas pour autant. Il avait apprécié Oswald et Lacie, même si ce n'était certainement plus le cas du premier cité, après ce qu'il avait vécu par sa faute. Maintenant, tout ça était du passé, pas la peine de s'y attarder donc. Pourtant, c'était la meilleur époque de sa vie, aujourd'hui elle était devenue plutôt ennuyante. Évidemment, ce n'était pas simple de passer de chef des Baskerville adulé de tous à simple civil peu aisé habitant les bas quartiers de Réveil.

Deux masques pour deux personnes, c'était peut-être mieux ainsi. A un bal masqué, celui qui ne porte pas de masques sera regardé de travers parce qu'il se démarquera des autres ; à l'inverse, dans une rue tout à fait normal, la seule personne personne à porter un masque sera tout autant, voir plus, regardé étrangement. Plus particulièrement lorsqu'il s'agissait de ce genre de masques parce que l'on ne se sent pas en confiance quand on est avec quelqu'un qui se cache. Dans le cas présent, l'homme pensait que ce n'était pas plus mal que Fuyu en porte un. Cela signifiait qu'elle cachait quelque chose et cette simple pensée pouvait attiser sa curiosité. Qu'il parvienne un jour ou non à trouvait ce qu'elle dissimulait, peu importait, le mystère pouvait avoir du bon tant qu'il ne cherchait pas à l'utiliser. Dans le cas où il voudrait la manipuler, un accès interdit à des parties d'elle qu'il souhaiterait voir serait embêtant. De son côté, il ne savait pas ce que la jeune fille pouvait penser de lui, ni si elle avait perçu le masque qu'il portait parfois. Ce n'était pas un déguisement constant, loin de là, Revis avait l'habitude d'agir de façon naturel, il était lui. Seulement, quand il s'agissait de manipuler ou de cacher ses faiblesses, il savait utiliser ce petit accessoire qui lui permettait de rester impassible -et qui échouait parfois, plus particulièrement s'il s'agissait de s'empêcher de rire.
Difficile de reconnaître ceux qui se cachent, c'est bien cela qui les rend si dangereux, mais ceux qui restent naturel peuvent être tout autant dangereux. Après tout, ils y en a qui portent un masque parce qu'ils se croient mauvais alors qu'ils voudraient être "normal" et ne veulent pas être rejeter. Alors s'ils y a des personnes dans un cas semblable mais qui ne trichent pas et n'essaient pas d'être plus gentil, c'est tout autant dangereux que les mauvaises personnes portant un masques par perfidie. Voilà qui peut vous montrer l'étendu de possibilités que l'on peut obtenir avec un cerveau humain ; comprendre de quel façon cette partie de nous fonctionne est bien complexe.

Les règles étaient maintenant qu'il n'y avait plus de règles ; ils étaient libres d'agir à leur façon et quel qu’en soit la manière. Bien sûr, ils avaient un but : celui de faire flancher l'autre, de le faire céder avant de soit même craquer. Pour arriver à cette fin, ils étaient donc disposer à faire ce qu'ils souhaitaient, du moment que c'était efficace. Si par malheur ça ne l'était, ce serait donner un point à l'adversaire et ça il en était hors de question. Une seule faiblesse pouvait faire toute la différence dans ce jeu, le simple fait de se laisser déstabilisé pouvait nous conduire à la défaite. Certes, ce ne serait pas une défaite désagréable. Oh non, loin de là. Quel qu’en soit le gagnant, ce qui suivait pouvait être tout sauf désagréable. Il était tout de même important d'obtenir la victoire si l'on est un gagnant, que ce soit pour une histoire de fierté ou parce que l'on veut montrer une supériorité envers l'autre. Enfin, ceci ,n'était en fait qu'une apparence, puisque le véritable but que ces deux être cherchent à atteindre s'averre justement être ce point de plaisir intense que l'on connait en allant au bout du plaisir de la chair. En cet instant, seul eux deux existaient, seul eux deux importaient. Leurs gestes, leur corps, leur esprit, tout était lié. Il n'y a pas besoin d'aimer une personne pour ne faire qu'un avec elle ; dans une situation concernant le jeu de corps, nous n'avons nullement d'autre choix que d'être concentré sur celui avec qui nous nous trouvons et même s'ils y en a qui essaient de tricher en pensant à quelqu'un d'autre, ils ne font que fausser leur esprit, ils se mentent en quelque sorte. Dans le cas présent, il n'y avait que Fuyu et Revis. Seulement eux.

Pendant que leurs lèvres étaient scellées, ses yeux ne pouvaient cesser de sonder le regard de l'adolescente, il pouvait y voir beaucoup. Déjà, il y avait cette teinte dont il ne parvenait pas vraiment à cerner la couleur ; celle qui dominait était le violet mais pas seulement. En gardant son regard planté dans le sien, il pouvait voir la cicatrice qu'elle avait au visage. Les marques étaient porteuses de ce que l'on avait vécu, libre à son possesseur d'en parler ou non, Revis n'en poserait aucune question. Un jour peut-être, s'ils venaient à se revoir et à parler l'un de l'autre -bien que lui n'aurait que peu à lui dire, il valait mieux que la plupart des informations le concernant restent secrètes- le sujet viendrait à être traité. Puisque s'ils se retrouvaient, les circonstances ne seront surement pas les mêmes que celles actuelles et même si elles étaient les même, ils ne souhaiteraient pas forcément coucher de nouveau ensemble. Ils verront à ce moment là.
Cette fois, ils se trouvaient bel et bien proche du point culminant. La sensation des doigts de Fuyu sur cette zone ô combien fragile pour un homme était merveilleuse. La différence d'âge se faisait ressentir au final. Lui n'avait pas vraiment d'expérience avec les adolescente ; elle, ne devait pas en avoir avec les adultes. Pourtant, adulte ou adolescent, ils se trouvaient tout les deux au bord de leurs limites. Il en était temps ; il était temps de prendre les choses au sérieux et d'aller jusqu'au bout, Fuyu le faisait bien comprendre à Revis. Pour la première fois, il ne comptait pas répondre à sa phrase, pas vocalement plutôt parce que cela n'en valait pas la peine, tout ce jouerais sur les gestes désormais.

Leurs lèvres étaient scellées, une fois de plus, et ses doigts glissaient sur sa peau, sur son corps, sans penser en particulier à ce qu'il en faisait. Le Baskerville en repris vite le contrôle pour frôler doucement ses cuisses. Était-ce la première fois de la jeune fille ou non, il n'en avait pas la moindre idée, mais il n'avait pas d'hésitation à avoir, pas après tous ces évènements et tout ce qu'elle avait pu lui dire.
Dire qu'un geste aussi simple représentait tant d'importance pour la plupart des humains, que c'était ce même geste qui pouvait engendrer la vie. Un simple coup de hanche était suffisant, mais avait pourtant tant d'impact. La vie était faite ainsi et les corps féminin et masculin étaient fait pour s'emboiter parfaitement prouvant que les deux genres sont fait pour vivre ensemble. Passons, l'étape était enfin engagée, c'était le plus important, non ?

[Voilàààà, alors blablatage habituel : si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas ♥]

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MessageSujet: Re: Jusqu'où irons-nous ? +18   11th Mai 2013, 09:11

Fuyu avait fait beaucoup d’erreurs. En quinze misérables petites années, elle avait déjà fait bien plus de conneries que beaucoup d’adultes. Non, elle ne s’estimait pas plus avisée qu’eux tous, elle ne s’estimait pas non plus expérimentée juste que... Bah si, elle s’estimait meilleure qu’eux tous. Plus âges, plus jeunes, idiots, intelligents ; Fuyu souffrait sans plus aucun doute d’un sérieux complexe de supériorité.
Sa première erreur fut de venir au monde. Elle n’était pas un enfant arrivé par accident, n’était pas un enfant dont les parents ne désiraient pas la venue ; tout s’était plus ou moins passé normalement. Du moins, du peu qu’elle en savait. Quoi qu’il en soit, cela n’empêche que le fait d’être née avait causé un véritable problème au sein de sa famille. Pourquoi ? Aujourd’hui encore, elle était à la recherche de cette réponse que nul ne semblait détenir. D’un coté, sa mère s’était définitivement mise à la haïr, peut-être jalouse de l’affection que lui portait son mari, Fuyu ne savait pas trop. Ou peut-être que quelque chose s’était passé en parallèle à la naissance de son enfant ; comment pourrait-le le savoir, aujourd’hui ? Il y avait une sombre vérité liée à sa mère et seul son fichu agresseur détenait la réponse. Et il allait la lui donner. Mais à quel prix...
Sa deuxième erreur fut d’être aveugle, d’être stupide, de ne pas comprendre ; d’être une enfant. Elle ne se pardonnait toujours pas de ne pas avoir compris assez tôt ce qui se tramait, de ne pas avoir saisi les problèmes flagrants et grandissants entre ses parents. A cause d’elle qui lus est. C’était terrible.
Sa troisième erreur fut d’être faible, incapable de les aider, incapable de soutenir son père après le départ de sa mère. Ou plutôt, après la mort de sa génitrice. Certes, c’était à son père de prendre soin d’elle, d’autant plus qu’elle était jeune – c’est surement objectif hein, mais elle était vraiment trop jeune – mais cela n’empêche qu’aujourd’hui, elle s’en voulait de ne pas avoir agi de façon mature et responsable. Elle avait beau nourrir une haine sans limite pour sa mère, son père n’avait jamais cessé de l’aimer ; à sa mort, il avait dû affreusement souffrir. Pourtant, elle n’avait jamais été là pour lui.
Tout au long de sa vie, les erreurs avaient continué à s’amasser. Cette erreur qu’elle avait commise en traînant trop dehors ce fameux jour. Lorsqu’elle était rentrée chez elle, je vous rappelle qu’elle avait croisé son agresseur. Mais là n’étais pas le souci ; au fait, elle s’en voulait parce que si elle était rentrée plus tôt, peut-être qu’elle aurait pu revoir son père une dernière fois, lui dire au revoir, peut-être même le retenir. Elle aurait pu. Elle aurait dû. Mais rien de tel ne se produit. Tout se passa de travers. Et qui plus est, elle n’avait réellement pas vu le coup venir.
Sauf qu’aujourd’hui, ce qu’elle considérait comme était une véritable erreur était de traîner autant avec les hommes. Sérieusement, elle exagérait. Sa mère encaissait de l’argent, pas elle. Alors quoi ? Ce n’était pas une prostituée mais une salope ? Sans doute.
Mais ce n’est pas pour autant qu’elle considérait ce qu’elle faisait avec Revis comme une erreur. Peut-être devrait-elle. Il était âgé et elle n’était qu’une gamine. La loi irait jusqu’à considérer cela comme un abus. Alors, sérieusement, elle devrait considérer cela comme une erreur. Pourtant, elle ne le faisait pas. Parce que c’était... Revis. Elle ne le connaissait certes pas, mais qu’importe, il n’était pas à mettre dans le même sac que les autre
Espérons simplement qu’il ne lui fasse pas amèrement regretter cette façon là de faire connaissance.

Entre deux baisers échangés, entre deux caressées, la jeune demoiselle se demandait si celui qu’elle avait sur elle se comportait toujours de la sorte. Loin d’être des plus expressifs qu’elle avait jusque là croisés, cela n’empêche qu’il était tout de même de plaisante compagnie. Ou tout du moins, assez au goût de la demoiselle. Effectivement, elle n’aimait pas non plus les extravertis qui ne tenaient pas en place. Revis était calme, posé, mature. Et cela plaisait beaucoup à la jeune fille qui avait plus pour habitude de tenir compagnie à quelques vils hommes qu’à ce genre là. Elle n’avait jamais exigé le meilleur ; elle s’amusait, profitait de sa jeunesse, de son joli corps, de son beau minois. Modestie ? Non, elle ne connaissait effectivement pas.
Était-il sincère ? Ce n’est pas comme s’ils formaient un couple et qu’il lui mentait. Toujours en suivant cette logique, elle s’en fichait pas mal qu’il lui ait, par exemple, menti sur son nom. Mais même, il n’avait pas raison d’agir de la sorte. Ce qu’elle se demandait, c’est s’il portait un masque. S’il pouvait al comprendre. Au-delà des relations sexuelles, trouveront-ils un terrain d’entente ? S’ils venaient à se revoir, voudra-t-il ne la revoir que dans son lit ou désirera-t-il échanger quelques politesses avec elle ? Son but, depuis le début, était-il de vider son désir en elle ? Plus que vexée, elle lui en voudrait vraiment beaucoup. Elle le savait manipulateur – la malice baignait ses prunelles – mais elle s’en voudrait de s’être ainsi laissée faite avoir. Elle lui encourait sincèrement. Et l’homme devrait craindre une femme énervée. Tout comme il devrait craindre une femme jalouse. Au fond, autant qu’il craigne la femme tout court hein, car n’étant pas jalouse, elle est énervée ; et vice-versa.

Ses mains glissant sur son corps lui procuraient d’avantage de bien que Fuyu désirait l’avouer. Les lèvres brûlants de l’homme parcourant son corps la réchauffaient, lui envoyaient ces vagues de plaisir qui la faisaient frémir comme si elle fut touchée par une décharge électrique. Réellement, elle avait l’impression qu’un courant électrique passait sans ménage en elle. Ses doigts à elle se perdaient dans la belle chevelure de Revis, remontaient vers sa nuque, ses ongles s’y enfonçaient lorsque le désir qu’elle contenait était trop grand. Elle s’en fichait assez de lui faire mal ; il ne devait pas vraiment s’en rendre compte, toute son être concentrée ailleurs, sur le corps dénudé de la jeune femme.
Jouaient-ils seulement encore ? A vrai dire, elle se le demandait. Si tout n’avait commencé que par un petit jeu de séduction, maintenant, ça prenait des envergures monstres. Cela étant, ce ne serait certainement pas la demoiselle qui irait s’en plaindre. Mais s’il fallait réellement encore considérer la situation comme étant un jeu, alors il serait sage de souligner que plus nulle règle ne subsistait, que le seul but était de... De conclure ce jeu. Pour la première fois, Fuyu s’en fichait de perdre. Elle avait lutté, elle avait tenu le coup... Mais l’expertise de Revis l’avait assaillie ; elle n’en pouvait plus ; elle désirait lâcher prise – non – elle allait lâcher prise.
Elle examinait le moindre détail de son visage. Elle n’aimait pas tellement fermer les yeux lorsque leurs lèvres se trouvaient après s’êtres cherchées. Elle avait eu raison de prime abord ; il était bel homme. Son regard la glaçait, mais certainement pas au mauvais sens du terme. Ça la figeait sur place, la tétanisait ; elle était prête à succomber à n’importe quel moment. Jamais son désir n’avait tant atteint son apogée ; mais en même temps, elle ne voulait pas presser les choses, elle ne voulait pas déjà finir ce jeu. Sa chevelure resplendissante s’entortillait entre ses doigts et tandis qu’ils continuaient à s’embrasser, tandis qu’elle le regardait, qu’elle l’examinait, elle nota qu’il en faisait de même. Que cherchait-il ? Que voulait-il ? Elle en frissonnait. Comment diable s’y prenait-il... Entre deux baisers, Fuyu murmura, susurra le prénom de l’homme. Pourquoi ? Ce n’était pas vraiment volontaire ; seulement, il était celui qui submergeait son subconscient, qui inondait son esprit ; elle ne voyait que lui, ne sentait que lui, n’entendait que lui, ne ressentait que lui au plus profond de son âme. Alors, l’homme qui était entièrement présent dans esprit fit sa manifestation en un seul mot, un seul prénom.
Revis.

Dieu merci, il comprit. Nul besoin de répondre verbalement à la demoiselle ; il avait prit l’initiative d’agir. Je ne dis pas par là qu’il n’avait pas agi jusque là hein, loin de moi cette idée, seulement que désormais, c’était clair : il allait aller au bout du geste.
Fuyu aurait pu le faire elle-même. D’accord, à cette époque, les femmes n’avaient pas encore tous els droits – et entre-nous, je pense qu’elles n’auront jamais tous leurs droits – alors dominer, c’était encore tabou. Même les prostituées aussi. Et les adolescentes si tactiles encore plus. Entre autre, Fuyu n’ayant rien de la jeune fille modèle, elle s’en fichait pas mal de ce qui était bien vu ou de ce qui ne l’était pas, de toutes ces choses qui ternissent la réputation. Sauf que voilà, si parfois, l’envie de prendre le contrôle la prenait, aujourd’hui, elle ne voulait pas ; qu’il fasse donc le reste.

Les doigts de l’homme glissaient à leurs grès sur la peau de la jeune fille. Peu après, ils prirent une direction bien précise – car jusque là, Fuyu avait l’impression qu’il la caressait pour le seul but de la caresser – soit sur ses cuisses. Était-elle la seule à avoir attendu ce moment ? Sérieusement, elle en doutait. Mais lorsque le geste fut esquissé, elle ne savait plus rien, n’était plus sûre de rien du tout.
Elle gémit et se cambra d’avantage vers le touché, déglutissant alors qu’elle fut bien forcée de séparer sa bouche de celle de l’homme ; il y avait des bruits, des sons qu’elle ne tentait même pas de contenir.
Et bientôt, elle atteint le paroxysme du désir, de l’envie ; sauf qu’elle ne savait plus de quoi elle avait envie. Au fond, elle espérait simplement que Revis ressente la même chose qu’elle, qu’elle ne soit pas la seule à ainsi... A ainsi jouir, nommons donc un chat un chat.

Et après la tempête règle de nouveau le calme. Fuyu fit décaler délicatement Revis pour qu’il s’allonge près d’elle tandis qu’elle alla déposer sa joue droite contre son torse, reprenant doucement son souffle. Ses doigts ne cessaient pas pour autant de s’agiter plus bas, sur l’organe reproducteur de Revis. Elle était fatiguée, je veux bien, mais agiter ses doigts n’avait rien d’épuisant. D’autant plus que si ça pouvait pousser l’homme au tréfonds du gouffre, alors Fuyu ne pouvait que s’appliquer. Elle caressait tantôt, empoignait fermement tantôt ; pourtant, elle faisait bien attention à ne pas mettre en contact la peau masculine avec ses ongles, ce serait fâcheux de lui faire mal.
Elle se redressa sur un coude et plaqua brusquement ses lèvres contre les siennes, approfondissant le baiser d’un coup de langue appliqué avant de dériver sur le coté, vers son cou, sur lequel elle ne fit que passer. Elle se dressa sur un seul genou et fit glisser ses lèvres sur le torse de l’homme jusqu’à arriver à son bas-ventre. Elle fit alors passer une jambe de l’autre coté, pour se retrouver de nouveau au-dessus de lui et releva le visage alors que ses lèvres étaient si proches de faire autre chose qu’embrasser uniquement le bas-ventre de l’homme. Elle planta son regard dans le sien avant de faire passer le bout de sa langue sur ses lèvres.

– J’aime bien perdre avec toi... J’espère que ta victoire a été aussi excitante que ma défaite, Revis.

Attendait-elle réellement une réponse de sa part ? Non, pas vraiment. Au fond, qu’il réponde ou non, il le ferait vite ; contrairement à elle qui aimait faire languir ses interlocuteurs, l’homme ne perdait pas ainsi son temps.
Elle n’attendit pas sa réponse, appliquant ses mains sur son torse, faisant jouer ses doigts dessus, amusée bien que recherchant au fond encore son souffle. Le plaisir qu’il venait de lui procurer n’a âs été décrit en détails dans ces quelques lignes et ce uniquement parce qu’il n’y a pas mot assez fort pour le décrire. Réellement, s’il lui demandait ce qu’elle avait ressenti, elle serait bien en peine de trouver réponse convenable. Elle, langue de vipère, ne sachant quoi répondre... Ce serait fâcheux. Et nuisible à sa réputation. Et quelle réputation, je vous prie ! Une pauvre adolescente, souffrante d’un complexe de supériorité, d’un clair manque d’affection ; serait-elle dépressive ? Peut-être, mais à sa façon alors. Trop de termes sont encore tabous à cette époque, alors elle se contentait d’être ce qu’elle était, certes, mais en silence. Personne n’avait besoin de savoir quoique ce soit sur elle ; plus personne ne tenait assez à elle pour cela et elle n’était plus assez sotte pour s’en plaindre. Il fallait croire qu’elle avait grandi, la petite d’autrefois ayant commis tant d’erreurs, dont principalement celle d’être venue ua monde.
Elle alla délicatement son nombril, faisant glisser sa langue un peu plus bas, menaçante, mais inoffensive.
Enfin, inoffensive, ça ne dépendait pas vraiment d’elle hein.

[Aaaawn, tu écris toujours aussi bien, j'adore. ♥ Et désolée, vraiment vraiment vraiment désolée pour le temps. TxT Love ? éè]
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MessageSujet: Re: Jusqu'où irons-nous ? +18   16th Août 2013, 08:38

Les humains font régulièrement des erreurs, quelles soient graves ou sans importance. On dit que faire une erreur est humain, cette expression faite pour déculpabiliser n'empêche en rien à ce que certaines d'entre elles aient des conséquences plus terrible que l'on le penserait. Le nombre correspondant à toute celles que l'on fait au long d'une vie serait trop élevé pour les compter, de plus le chiffre ne pourrait qu'être faussé : des erreurs peuvent être faites sans que l'on ne sans rend jamais compte. Enfin, on en distingue plusieurs catégories. Il y en a qui sont futiles, de simples petites erreurs que l'on fait en répondant faux à une question ou de petites choses qui n'ont pas d'incidence sur notre vie. Cependant, d'autres peuvent être néfastes et même nous suivre toute notre vie. Le mariage, les enfants non voulus sont les plus grands exemples pouvant illustrer ce propos. Combien ont pu faire ce genre d'erreurs ? Les humains reproduisent sans cesse les même, les uns après les autres sans prendre en compte les conséquences que les autres avaient subis avant eux.
Si la question lui était posée, Revis dirait que les seules choses qu'il considère avoir été des erreurs depuis le début de son existence sont les échecs de ses expériences. Parce que pour subir un échec, quelque chose a forcément été fait de travers ou mal fait tout simplement. Finalement, il vivait sa vie à son gré et en ne se préoccupant que rarement des conséquences. S'il n'en avait que faire, pouvions-nous vraiment considérer ceci comme des erreurs ? Lui n'avait jamais considéré ses mauvaises actions comme telles.
Ce qu'il faisait en ce moment même n'en était pas une non plus. Il n'y avait pas de raison que ce soit le cas, tous deux étaient conscients de leur actes, consentant qui plus est. Revis n'avait pas de raison de regretter quoi que ce soit de cette soirée. Ce qui pourrait très bien ne pas être le cas de Fuyu, mais il en avait suffisamment apprit sur elle au cour de la journée pour savoir qu'il y avait peu de chance que cela arrive. De toute les façons, elle était elle-même responsable de ses actes et malgré que la question puisse subsisté dans les réflexions de l'homme, il ne pourrait se sentir réellement responsable si elle venait à regretter. Il devait y avoir de l'égoïsme là-dedans, mais après tout ses actions avaient toujours été toute plus ou moins égoïstes.

L'avantage avec elle, c'est qu'elle ne faisait pas partie des hystériques à la limite de la vulgarité, ni des jeunes vierges effarouchées. Bref, il appréciait son comportement et son caractère en général, et heureusement. Il ne s’encombrerait pas de personnes qui ne l'intéressaient pas, à moins d'avoir une bonne raison. Qui plus est, elle était jolie. Jeune, certes, mais jolie -l'un n'empêchait pas l'autre, loin de là, n'est-ce pas ? Avec un visage et des yeux expressifs, mais pas au point qu'il puisse y lire comme dans un livre ouvert. Ce qui ne lui aurait pas déplu, bien que c'était plus amusant de distinguer les différents sentiments qu'il y voyait passer tour à tour, faisant jouer son sens de l'observation.
Il n'y avait pas de tabou entre eux, mis à part leur vie, leur histoire ; ces derniers représentaient des détails personnels qu'ils ne tenaient pas à énoncer. Concernant le reste, il n'avait pas besoin de se cacher, elle le savait manipulateur et il ne lui était plus utile d'être faux pour avoir sa confiance. De plus, tout deux devait se douter que l'autre portait un masque, qu'il soit infime ou non. Ils parvenaient à apprendre à connaître l'autre sans poser de question, en se contentant de ce qu'ils avaient à leur disposition. Ceci ne les empêcheraient pas de se montrer tout de même un minimum méfient l'un envers l'autre, mais qu'importe, cette relation était satisfaisante et ce qu'ils percevaient chez l'autre pouvait parfois inciter ce besoin de méfiance. Il semblerait que les hommes doivent craindre les femmes alors méfiance était mère de sûreté, non ?

Il n'y prêtait pas attention pour le moment, le lendemain il découvrirait les marques laissées sur sa peau durant leurs ébats. Il ne serait pas le seul à en trouver, même s'il aurait certainement moins fait de dégâts sur Fuyu qu'elle en faisait sur lui. Tant pis. Il ne s'agissait pas d'une volonté de blesser, mais d'agissement sous le coup de la passion. Rare étaient ceux capable de les contrôler et de ne laisser aucun dommage sur l'autre. Elles ne lui laisseraient que peu de douleur et disparaîtraient presque aussi vite qu'elles étaient venu. D'une certaine façon, elles laissaient une preuve de ces instants. Concernant des couples, elles pouvaient dissuader d'autres personnes de s'approcher d'un peu trop près de quelqu'un déjà prisé -ou de révéler une tromperie dans les pires cas. Seulement, ces derniers exemples ne les concernaient pas.
La question qui pouvait à présent se poser dans leur esprit concernait leur jeu. En était-ce encore un ? Oui et non. Ils s'y étaient suffisamment prêtés pour qu'il devienne plus réel, plus sérieux peut-être. La dimension du jeu était encore présente pourtant, le Baskerville en voyait les limites. Le vainqueur n'était pas encore décidé, donc le jeu subsistait et ne se terminerait que lorsqu'il sera découvert. Son issu ne faisait presque plus de doute, mais l'adolescente n'avait pas encore clamé sa défaite, elle ne le ferait certainement pas tant qu'il ne serait pas aller jusqu'au bout de l'action.

Il entendit son prénom franchir les lèvres de sa partenaire prenant une forme presque symbolique de ce moment partagé qu'à eux deux et où le reste n'avait que peu d'importance. Symbolisation qui allait d'autant mieux avec la suite des événements, arrivant enfin à ce point de non retour. Les préliminaires avaient déjà suffisamment traînés en longueur pour passer au plus sérieux, ce qu'elle s'était fait une joie de le laisser entreprendre. A leur époque, c'était une évidence que la femme soit soumise. Non seulement lors de relations sexuelles, c'était aussi le cas en temps normal. Elles n'avaient pas leur mot à dire et c'était à l'homme de prendre des décisions, elles devaient se contenter d'obéir de bonne grâce. Ce n'était pas dans leur intérêt de se révolter ; seules elles ne pourraient rien contre ceux que l'on qualifier de "sexe fort". Cependant, si elles venaient à toute se liguer contre le genre masculin et en usant de fourberie, elles pourraient devenir plus que redoutable. L'homme ayant régulièrement besoin d'assouvir leur besoin, une grève de sexe pourrait vite devenir un problème -voilà l'astuce fourbe dont été capable le genre dont les hormones se faisaient moins ressentir.

Le sujet venant d'être abordé n'avait que trop bien sa place dans le moment présent, sauf qu'il n'était pas question de grève ni même de retenu. Pas de tabou avions nous dit, n'est-ce pas ? Il était inutile d'avoir honte de se lâcher dans une telle situation. Certes, ils se retenaient continuellement depuis le début, mais on pouvait dire qu'il était maintenant temps de lâcher prise, au moins le temps de la tempête. Une tempête de sensations toute plus extraordinaires les unes que les autres et dont l'intensité pouvait faire apercevoir des étoiles. Atteindre le septième ciel comme le dit l'expression. C'était déjà plus correcte que de grimper aux rideaux -on pourrait s'assurer que personne ne l'ai jamais fait au sens propre.

Une fois passé, le calme et le silence revient dans la chambre, ne mettant pas entièrement fin à leurs instants intimes. Il se trouvait maintenant à ses côtés, le visage de Fuyu contre son torse, à une distance où elle pouvait surement entendre les battements de son cœur se calmer peu à peu pour reprendre une allure normal, ou presque. Les alternances de mouvements qu'elle effectuait encore sur son membre était plus doux que ce qu'ils avaient fait précédemment, mais bien loin d'être désagréable. Pour cette raison, l'allure de son cœur ne pourrait pas être totalement régulier tant que l'attouchement continuerait. De son côté, il laissait ses doigts se perdent à nouveau dans les longs cheveux d'une couleur si semblable aux siens pendant que d'autres glissaient sur son corps et s'arrêtaient un instant sur sa poitrine.
Le baiser s'en suivant été rapide, néanmoins appliqué et les lèvres voisines rejoignirent vite son cou, pour ensuite descendre encore et encore. Décidément, non, ce n'était pas pour tout de suite que son rythme cardiaque se calmerait entièrement. Surtout avec sa bouche si proche de la zone la plus sensible.

Enfin, la conclusion du jeu arrivait. Venant d'admettre sa défaite, la jeune fille lui donnait le titre de vainqueur. Ce n'avait pas grande importance, il n'y avait rien en particulier comme avantage à être gagnant de ce jeu, mais c'était assez amusant et satisfaisant d'être désigné pour avoir gagné.

- Bien plus que tu ne le pense. Vainqueur ou vaincu, ce jeu est un des meilleurs auquel j'ai joué.

Il se devait bien de répondre, ce qu'il avait donc fait immédiatement, comme toujours et à son grand contraire puisqu'elle aimait faire languir ses interlocuteurs.
Ne pensant pour le moment pas à ce que tout ceci se terminerait bientôt, ils profitaient encore du moment présent où ils étaient ensemble. Il n'y avait pas d'amour, la passion et le plaisir suffisaient à compenser et à les satisfaire. Ses mains descendirent à leur tour, n'allant pas la laisser s'amuser seule, jusqu'à atteindre son nombril sur lequel elles s'attardèrent. C'était là aussi un endroit sensible, que ce soit chez l'homme comme chez la femme. Il y en avait même qui ne supportait pas que l'on y touche ; ainsi, il pourrait voir comment elle même y réagissait. En fait, il faudrait trop de temps pour parvenir à connaître tout du corps et des réactions de quelqu'un. Des années surement. Revis était pourtant persuadé qu'au bout de tous ce temps, il y aurait toujours quelques détails qui nous aurait échappé et que l'on découvrait enfin. Comme si ce n'était pas suffisamment, tout le monde change, la façon de percevoir des gestes et des attouchements aussi. On ne pourrait surement jamais affirmer sans se tromper que l'on connait un corps par cœur, même de quelqu'un que l'on côtoie régulièrement. Déjà, personne ne viendrait à l'idée de compter chaque grains de beauté ou chaque tache de rousseur, on pouvait en retenir quelques uns, mais pas tous. La mémoire humaine avait ses limites, ne l'oublions pas. Même quelqu'un d'observateur comme lui n'en serait pas capable, surtout en une seule fois.

[Quand on vois mon propre retard, le tiens ne peut qu'être entièrement pardonné. ♥]

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MessageSujet: Re: Jusqu'où irons-nous ? +18   4th Octobre 2013, 03:36

Fuyu aimait jouer. Fuyu n’aimait pas s’amuser avec des tasses de thé en porcelaine ou des robes larges mais somptueuses – quand bien même elle aimerait, elle voudrait, elle ne pourrait pas, n’en ayant guère les moyens de se procurer toutes ces soi-disant belles choses, plutôt futilités à ses yeux. Non, le genre de jeu auquel elle aimait se prêter était tout autre.
Elle préférait de loin les jeux qui comportent plus d’une personne, parce que ce n’est jamais drôle lorsqu’on s’amuse tout seul. Plus on est de fous, plus on rit, bien entendu. Avec quelques objets pour agrémenter la partie, Fuyu ne dirait certainement pas non. Un lit tenez, peut-être même un simple ruban de soie qui pourrait faire office de bandeau pour que notre compagne cesse de voir. Ou cesse de parler, si le ruban devient bâillon. Peut-être même qu’on pourrait lier ses poignets, si on est sadiques ; ou pour lier et délier des mèches de cheveux au gré des envies. Le lieu n’est quant à lui pas des plus importants aux yeux de la jeune adolescente. Tant qu’il était confortable, ça ne  pouvait que lui convenir. Elle préférait certes être chez elle ou chez son partenaire, mais s’amuser un peu au coin de quelconques ruelles ne lui déplaisait pas réellement. Non, il ne fallait pad croire qu’elle avait couché avec tous ses partenaires de jeux. Ça se résumait souvent à quelques autres perversions autres que l’acte ultime alors que ça se limitait parfois uniquement à quelques baisers et à des mains baladeuses.
Comme avec son fameux agresseur. Ses mains étaient si sales, si peu douces mais pourtant si chaudes et agréables sur la peau de la jeune Fuyu. Elle ne les sentait que rarement par-dessus sa peau désormais ; ils n’en étaient plus là, tous les deux. Mais ils n’en étaient pas non plus là oú ils en étaient avec Revis. Rien n’était jamais simple, mais tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle ressentait en sa présence un désir à la fois délectant et totalement répugnant.
Pour en revenir à ses jeux habituels, on pourrait vite en déduire que c’était de la prostitution. Et ça pourrait l’être si elle prenait d l’argent ou un quelconque gain, mais il n’en était rien. Elle risquait même de fortement se vexer si on lui demandait combien elle prenait ou je ne sais quelle autre bêtise. Le désir avait-il donc toujours un prix aux yeux des hommes ? Fuyu en était arrivée à la conclusion que oui, certainement. Mais pourtant, avec Revis, ça ne semblait pas du tout être la même chose. Déjà, elle doutait quant à des intentions pareilles lorsqu’il l’aborda. Elle ne pensait sincèrement pas qu’il ait pu imaginer pareille tournure de situation. À moins qu’il soit vraiment calculateur.
Quoi qu’il en soit, elle ne vendait pas son corps et ne s’abaisserait jamais à cela. Peut-être vous l’ai-je déjà dis mais si la plupart des femmes agressées nourrissaient une phobie à peine un doigt masculin les effleurait, Fuyu était parvenue à passer outre sa frayeur, allant jusqu’à se familiariser avec la gente masculine. Ajoutez à cela l’absence nouvelle de son père et donc le manque de sécurité et de protection et vous obtiendrez une Fuyu qui s’en va embrasser et passer un peu de bon temps avec quelques hommes qu’elle croisait. Après, peut-être que les fameuses autres femmes dont il fut question il y a un instant furent violées, non pas simplement agressées comme Fuyu. Mais bref, faut-il vraiment vous faire tout un dessin pour montrer que l’attitude de Fuyu n’avait rien de normal, sûrement pas pour son âge ? Pourtant, même après avoir connu Finn, elle ne devint pas plus réticente avec les hommes.
Elle était ainsi, voilà tout, devenu accro à un désir insalubre. Revis, lui, semblai bien l’avoir compris.

Elle ne le connaissait pas, ne l’avait jamais croisé dans les rues de Réveil avant aujourd’hui. Elle était plus que certaine qu’elle n’aurait guère pu oublier une tête pareille, d’autant plus que l’aura qui émanait de sa personne était d’une telle force qu’elle attirerait le regard de Fuyu même si elle était à des mètres devant lui. Elle se sentait à la fois en danger et en sécurité, une sorte de sensation d’instabilité et de confusion qui, après avoir été des plus gênantes, devient intéressante, presque plaisante et confortable à dire vrai. Fuyu avait cette impression que rien ne pouvait lui arriver tant que l’homme restait à ses cotés mais qu’au-dessus de sa tête planait quand même un danger d’envergure et qui n’était autre que l’homme lui-même. Si quelqu’un venait à lui faire du mal en sa présence, ça ne pourrait être que lui, elle en était certaine. Après, il n’est pas forcément de coups et de blessures, cela va de sois. Après tout, Revis pourrait la blesser rien qu’en la repoussant. Elle avait beau ne pas être attachée à lui, se faire repousser n’était jamais une bonne chose et ce, autant pour les hommes que pour les femmes. Après, peut-être que certaines personnes s’en remettaient mieux que d’autres. Cela étant, Fuyu venait de passer une bonne partie de sa fin de journée dans ses bras, alors qu’il la repousse maintenant, non sincèrement, il n’y avait aucun moyen qu’elle le prenne bien. Pourquoi envisageait-elle une chose pareille ? Eh bien, parce que ce Revis n’avait pas l’air très saint d’esprit… C’est d’ailleurs ce qui l’avait attirée, car aucune personne conforme aux normes n’aurait abordé une adolescente de la façon dont il procéda. Justement, le fait qu’il semble un peu dérangé voudrait dire que si Fuyu n’agissait pas de façon qui lui plairait, il pourrait être capable de tout.
Comme beaucoup de personnes, à vrai dire. Car, exemple tout bête, si le caractère de l’homme avait été plus mou, l’adolescente n’aurait pas du tout apprécié. D’où le fait qu’elle préférait les hommes aux garçons, aux adolescentes ; la virilité était plus déployée chez ces premiers.

Fuyu savait que les hommes ne s’attardaient que très rarement en préliminaires et que lorsqu’ils le faisaient, c’était sous demande de leurs partenaires. Or, Fuyu n’avait rien demandé. Revis comprit tout seul, peut-être parce qu’il se dit qu’étant encore une enfant, elle en était encore au stade d’aimer cette preuve d’affection, preuve d’intérêt aussi. Ce n’était pas parce qu’elle était une adolescente, seulement parce qu’elle faisait plus souvent ces dits préliminaires que l’acte final.
Bref, elle ne savait pas trop comment Revis avait réfléchi pour en arriver au fait de s’étaler sur les baisers et les touchers délicats qui finirent par faire succomber la jeune fille, la faisant perdre à son propre jeu. S’il ne l’avait pas fait, elle l’aurait tout de suite arrêté. Elle aimait les choses bien faites.
Quant aux quelques bleus o griffures qu’elle avait pu lui infliger, elle ne le fit certainement pas volontairement. C’était dû à une passion enflammée, à un désir enfin consumé… Aussi à une pointe de douleur, parce qu’encore une fois, Fuyu n’était pas si habituée qu’elle semblait l’être.
Perdre à un jeu – à son propre jeu qui plus est – n’avait jamais eu de goût aussi suave. Elle ne se sentait pas faible et pour une fois, ne feignait pas seulement de sourire, de se sentir bien ou de même encore de se sentir forte. À vrai dire, elle ne simulait sincèrement rien du tout : tout était sincère et profond. Elle se savait capable de bien des choses, si ce n’est peut-être de faire faillir Revis à l’un de leurs jeux tordus. Mais elle réussira, un bon jour, elle en était certaine. Les femmes sont de loin supérieures aux hommes, alors qu’importe combien de temps ça prendrait, qu’importe leur différence d’âge, Fuyu battrait l’homme. Et à ce jeu là, car elle finirait par renouveler pareille partie, pareil désir, c’était plus que certain. Il était beaucoup trop… Beaucoup trop… Bref, il était beaucoup trop quelque chose pour que Fuyu le laisse filer.
Elle deviendrait son élève assidue, la meilleure d’entre tous – peut-être même l’unique, mais qu’importe – et apprendrait de lui, commettrait des erreurs pour ensuite progresser. Et puis, enfin, viendra le jour où il lui aura tout appris et qu’en y additionnant son propre savoir – qu’elle aura récolté antérieurement où avec ses propres déductions de ses fautes – elle le surpassera. Et ce, largement. N’était-ce pas manipulateur que de penser de la sorte ? Si, bien sûr que si. Et lui, il l’était tout autant, voire même nettement plus. Au moins, il n’aurait pas tout à apprendre à une fille naïve et stupide… Fuyu avait assez d’expérience en malice et en fourberie pour impressionner son futur – actuel ? – maître du fameux art de la manipulation.

Le silence finit par retomber sur la chambre de la jeune fille qui se laissa aller contre l’homme, sa poitrine se levant et s’abaissant rapidement, retrouvant peu à peu son souffle. Elle continuait de faire jouer ses mains plus bas alors que les doigts masculins se perdaient dans la longue chevelure de la jeune fille. Elle se serait presque vantée d’être sauvée, son cœur reprenant enfin une cadence normale, lorsqu’elle sentit la main libre de Revis s’activer lentement et délicatement sur son corps, s’attardant sur sa poitrine alors que Fuyu se mordit la lèvre inférieure avant d’aller échanger un baiser avec son compagnon avant que sa bouche ne se mette à arpenter d’autres contrées. Vengeance, quand tu nous tiens, si douce, si belle, si agréable… Si futile et inutile, mais bon Dieu, si bonne.
Flatter l’égo d’un homme pour mieux l’avoir dans la poche. C’est ce que fit l’adolescente en désignant Revis comme officiel vainqueur ; donnant-donnant, elle savait que de cette façon et ainsi flatté, il ne lui refuserait nulle faveur.
La réponse tomba rapidement et pour une fois, Fuyu ne se fit pas trop attendre, allant simplement joindre leurs lèvres une énième fois avant de lui souffler tout contre sa bouche :

– Parce que je fais les choses bien et que de notre temps, peu de personnes ont le souci du détail lorsqu’il est question de sexe. Mais…

Bon, fallait bien s’attendre à ce qu’elle ne finisse pas sa phrase étant donné qu’elle ne s’était pas réellement faite attendre avant de répondre.
Finalement, peut-être était-ce une des attitudes qui réussissaient à la rendre intéressante. Elle ne disait jamais tout ce qu’elle avait à dire, laisser le temps à son interlocuteur de faire marcher son imagination, d’émettre quelques hypothèses… Bref, elle aimait bien laisser l’autre s’imaginer tous plein de scenarios, parfois tellement stupides que lorsqu’elle répondait, ça semblait être merveilleux. Le contraire pouvait arriver, mais sincèrement, vous voyez Fuyu dire quelque chose de stupide ? Non, l’humilité ne l’étouffait pas, que voulez-vous.
Elle s’apprêtait néanmoins à continue sa phrase lorsqu’elle sentit Revis s’affairer sur son nombril. Awn, comment il avait fait pour y penser, sérieusement ? Fuyu bougea légèrement, un frisson lui parcourant toute l’échine alors qu’inconsciemment, elle fit en sorte d’accentuer le toucher par ses mouvements.
Certains trouvaient cela désagréable, mais en ce qui la concernait, elle adorait bien que ça pouvait la mettre mal à l’aise. Un malaise dû au fait qu’elle ne trouvait pas cela bien normal qu’elle réagisse de la sorte alors que l’endroit n’était pas stimulant pour beaucoup de gens. Sauf que voilà, Revis venait de lui faire l’amour, alors sérieusement, pas moyen qu’elle se sente mal maintenant qu’il lui touchait le nombril.
Il apprenait autant qu’elle apprenait quelles zones étaient les meilleures… Mais une fois ne pourrait suffire.
Elle finit par se dérober à ce toucher en arquant un sourcil vers Revis avant de lui tirer la langue, amusée. Elle revient embrasser son torse en murmurant la fin de sa phrase :

– Mais une fois ne saurait suffire, tu me laisseras une autre chance de prendre ma revanche, pour me servir de mon corps autrement… N’est-ce pas, Revis ?

Question rhétorique.
Ou presque.
Elle laissa sa langue défiler sur le ventre de l’homme, puis elle descendit un peu plus bas, vers le fameux bas-ventre. Elle mordilla la peau, laissa trainer autant sa langue que ses lèvres puis elle leva un regard interrogateur vers l’homme.

– Je ne sais pas trop faire. Du moins, pas ça. »

Elle fit passer son doigt sur le membre de l’homme puis y passa délicatement et lentement sa langue, parce qu’après tout, elle n’avait pas réellement eu l’assentiment de l’homme. Bien qu’elle n’en ait pas besoin, disons qu’elle voudrait bien l’avoir.
Ses lèvres effleurèrent à peine cet endroit avant qu’elle ne retourne s’allonger sur le corps de l’homme, laissant une de ses mains faire quelques vas et viens plus bas. Sa bouche trouva celle de Revis et elle ne laissa qu’à peine leurs lèvres se trouver, laissant plutôt sa langue s’occuper de celle de son partenaire, s’éloignant et revenant, le faisant languir, profitant de ce qu’elle savait parfaitement être leurs derniers instants ensemble.
Elle s’éloigna enfin, laissant son visage tomber sur l’épaule de Revis alors qu’elle ferma les yeux.
Oui, ils se reverraient. Parce qu’il lui manquerait trop, sinon. Pas par amour ou quelconque affection, mais son corps, ses mains surtout, lui manqueront. Sa bouche aussi, ses cheveux… Son attitude, ses réparties ; il lui manquerait. Simplement parce qu’en y pensant, Fuyu se rendit compte que c’était la première fois qu’on lui faisait l’amour. Avant cela, elle avait couché, mais pour une fois, elle pouvait dire avoir fait l’amour. Ou du moins, elle pourrait dire qu’on lui fit l’amour.
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MessageSujet: Re: Jusqu'où irons-nous ? +18   28th Décembre 2013, 09:55

Selon les caractères, les personnalités et les hormones, personne n'avait les même désirs, ni à la même intensité. Tout le monde en avait cependant, c'était indéniable et tout simplement impossible d'y échapper pour l'être humain. S'il y en a des précoces, d'autres ont besoin de temps avant de franchir le pas de leurs envies. Sexuels, j'entends. Le premier cap passé, l'intensité et la fréquence des rapports différent d'une personne à une autre. Certains en ont régulièrement besoin, au point de rechercher fréquemment ces contacts. D'autres restent prudes, ce même avec le temps. Ou ne sont tout simplement pas à l'aise avec les contacts physiques. D'ailleurs il y en a qui peuvent apprécier des contacts sans pour autant passer le capte à chaque fois. Juste s'amuser un peu avec l'autre. C'était ce que Revis voyait chez Fuyu, et chez lui aussi quoi qu'il considérait se trouver entre cette catégorie et la première nommée. L'important reste que l'être humain est parfaitement apte à refouler ses envies, quelles qu'elles soient. Ce n'est pas un animal, même si certains en ont un comportement plutôt semblable et que d'autres semblent penser ne pas pouvoir faire veux de chasteté à long terme. A long terme, parce que personne ne pourrait réellement faire veux de chasteté sur toute une vie, ou du moins très peu de personne. Cela reste quelque chose de naturel et, sincèrement, il serait dommage de ne jamais tenter l'expérience.
Si certains pensent qu'il faut être avec une personne que l'on aime, la véritable importance est d'être consentant, quelque soit la personne, et d'apprécier. Bien que ne s'offrir qu'à quelqu'un que l'on aime est honorable.

Il était difficile de ne pas laisser de marque sur son partenaire dans ce genre de réaction. On pouvait en faire par simple envie de le faire, pour laisser une preuve de notre passage ou pour marquer notre territoire. Dans d'autres cas c'était par pure jouissance, un état dans lequel on ne pouvait contrôler tout nos faits et gestes et s'agripper à l'autre devenait un besoin. Il fallait un bon contrôle de soi pour les éviter. Cependant, cela n'avait rien d'un problème ; Revis se fichait pas mal des griffures, des bleus ou bien des suçons que Fuyu avait pu laisser, d'un côté cela prouvait même que tout ce qui venait de se produire était bien réel, il n'y avait donc rien de désagréable dans ceci. Il savait qu'il avait lui aussi du en laisser.
De toute façon, il n'y avait pas moyen de gâcher ce moment qui n'appartenait qu'à eux deux. Il restait généralement une sorte de béatitude suivant l'action, la petite période durant laquelle les protagonistes se remettent tranquillement de leurs émotions et où ils peuvent réfléchir à leur partenaire -difficile de penser à quelqu'un d'autre après cela. Et puis, ils n'en avaient pas totalement fini pour autant, il n'y avait aucun interdiction à continuer de jouer un peu même après l'acte.  C'était d'ailleurs ce qu'ils entreprenaient tout deux de faire depuis quelques minutes.

Revis continua le mouvement de ses doigts dans la longue chevelure de la jeune fille tandis que celle-ci jouait à présent de ses dents sur son corps avant d'amener de nouveau sa bouche contre la sienne, écoutant ensuite attentivement la phrase qu'elle entama. Oui, qu'elle entama, parce qu'elle s'en contenta. Bien sûr, il était bien trop rare qu'elle réponde aussi rapidement à une conversation, elle devait donc bien laisser peser le suspens. En attendant, l'albinos réfléchit un instant à ce qu'elle lui disait. Peu de personne avait le soucis du détail quand il s'agissait de sexe, ce n'était que trop vrai. En particulier quand lors d'une aventure d'un soir. Et c'était bien dommage aussi.

Son attention fut, pendant ce temps, accaparé par les réactions de Fuyu par rapport à son nombril. C'était plutôt rare de voir quelqu'un réagir à cet endroit. Il y en avait qui n'appréciait tout simplement pas que l'on les touche à cet endroit ou qui y été sensible. On pouvait considérer cet endroit comme quelque chose de plutôt significatif, il s'agissait de la cicatrice qui nous prouvait notre naissance après tout. Le nœud qui avait été fait après que l'on nous ait séparé de notre maternelle, le premier pas dans la vie.
Le Baskerville avait eu raison d'essayer de s'attarder à peu près à chaque endroits accessibles du corps pour pouvoir observer chacune des réactions de sa propriétaire. Il avait beau de pas s'être imaginé que le nombril puisse être une zone érogène pour elle, il avait bien fait d'essayer quand même et le résultat en était plutôt amusant finalement. En fait c'était peut-être aussi à cause de cela qu'elle n'avait pas continué de suite sa phrase, mais qu'importe. Elle prit enfin parole de nouveau, proposant qu'ils devraient se revoir ; prouvant qu'elle avait du penser comme lui qui pensait intéressant qu'ils se revoient un jour. Il ne refuserait bien sûr pas cette proposition.

- Eh bien, j'aurais grand plaisir à te laisser la possibilité de te rattraper.

Pendant ce temps, elle le faisait languir doucement, approchant toujours la zone sensible sans s'y attarder pour autant. Presque frustrant, mais c'était une torture exquise. Elle avait beau dire le contraire, elle savait déjà beaucoup faire selon ce qu'il avait déjà eu l'occasion de voir. Et ce n'était pas un mal de ne pas savoir, les humains sont fait pour apprendre.

- Je ne te force à rien, mais si tu y tiens tu n'a qu'à le faire comme tu le sens.

Oh, elle le savait surement qu'il ne la forcerait pas à quoi que ce soit. Il avait tout de même tenu à donner cette précision, après tout il restait plus ou moins un inconnu, plus âgé, plus fort certainement, alors le doute pourrait peser. Pourtant, forcer quelqu'un ne pouvait résulter à rien de bien, à moins d'apprécier ce genre de soumission, mais une personne qui s'oblige à faire quelque chose la bâclera indéniablement, d'une façon ou d'une autre. Ou bien elle n'y mettrait pas son cœur. Ce ne serait pas intéressant et difficile à apprécier réellement.
De toute façon, s'ils se revoyaient par la suite, ils auraient d'autres occasions pour le faire, alors il n'y avait vraiment rien d'indispensable.
L'ancien Glen pencha son visage pour laisser ses lèvres rejoindre son cou, embrassant et happant la peau d'un instant à un autre, appréciant ce moment et laissant ses mains continuer leur sillon sur l'autre corps. Oui, il espérait bien qu'ils se revoient. L'inverse lui paraîtrait bien trop dommage. Mais il savait que ce serait le cas.
Un jour.

[Rp terminé ♥]

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