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 Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]

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MessageSujet: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   26th Octobre 2012, 04:37

Il parait qu’un petit groupe de personne complote contre le clan Baskerville et essaieraient de faire échouer toutes leurs missions. Franchement, de quel droit se mêlent-ils de leurs affaires ? De plus, ceux-ci pourraient être un embêtement si le clan venait à se battre contre des membres de Pandora. Alors, il faut rapidement que deux membres du clan aillent les trouver et les faire taire. Vous voyez ce que je veux dire n’est-ce pas ? Qu’il ne reste plus personne ! Nous comptons sur vous petits Baskerville. ~

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Spoiler:
 



Dernière édition par Gilbert Nightray le 7th Mai 2013, 09:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   28th Octobre 2012, 07:02

Un soupire. Ben quoi ? Sérieusement il y avait de quoi soupirer ! Voilà qu’on venait d’annoncer à Curtis qu’il allait devoir partir en mission. Quoi ? Mais non ce n’est pas ça le problème ! C’est le fait que sa partenaire de mission soit une femme peut-être ? Exactement, ne supportant pas le sexe opposé pour sa faiblesse et son inutilité on ne va pas dire que le duo était parfaitement bien choisit. Après.. c’était peut-être encore une idée foireuse de Charlotte histoire de l’énerver un petit peu plus tiens. Comme si notre homme ne tirait pas assez souvent la tronche comme ça. Enfin peut-importe d’un naturel toujours très patient, il avait réussi à faire en sorte que les deux membres du clan se rejoignent là-bas directement pour la mission. Peut-être que cette dernière finira plus vite et sans trop de détours ? Car oui. Curtis savait peut-être que tuer ou massacrer juste par envie les membres de son clan n’était pas une chose à faire. Mais faire chier son petit monde.. ça personne ne pouvait l’en empêcher. Enfin, si. Peut-être Oswald finalement… Bref ! Son épée, sa cape rouge parce que oui ça peut être utile même s’il n’a pas l’habitude de la porter constamment. Et le voilà fin prêt.

Bon c’était bien beau tout ça, mais peut-être serai-ce utile de préciser où notre brun devait se rendre ? Eh oui, et ce n’est pas vraiment la porte à côté en plus ! Le pays de l’Est vous voyez où c’est ? Ben.. c’est à l’Est hein, comme son nom le dit. Roh ça va ! On n’a même plus le droit de plaisanter maintenant ! Ce pays est en fait le pays de natale de la célèbre famille Barma, un peu plus clair non ? L’endroit exact où ils devaient se rendre était d’ailleurs un petit village reculé, pour sûr, le groupe complotant contre eux essayait de se faire le plus discret possible. Il fallait donc les faire taire et il fallait l’avouer, le but de cette mission ne pouvait que le faire sourire. Un massacre gratuit, magnifique ! Affichant un air satisfait alors qu’il tentait d’oublier qu’il allait devoir supporter une autre personne, il prit une monture histoire de faire le voyage un peu plus rapidement. Il devait attendre sur place son compagnon de mission pour s’organiser ? Au diable ! Depuis quand Curtis était patient ? S’il était là bien avant elle, il était hors de question pour lui d’attendre bien sagement que le sexe faible se ramène pour débiter tout un tas de paroles ennuyantes. Curtis est un homme d’action point. Cape pourpre au vent, évitant les chemins les plus fréquentés tout de même histoire de, la destination de notre homme finit enfin par se montrer. L’endroit semblait totalement différent de ce qu’il avait connu. Ici il n’y a pas des arbres à tout va, mais plutôt des séries de champs de cultures à perte de vu, tout comme ce style de maison plutôt.. étrange ? Enfin Curtis en avait strictement rien à faire de tout ceci, n’étant pas vraiment un touriste dans l’âme. Vérifiant une nouvelle fois que le village en vue était bien celui où on avait repérer le groupe de gêneur, il mit pied à terre sur le bord de la route. Au moins, il n’allait pas être emmerdé par les passants vus le coin !

Mettant son cheval de côté et s’assurant que son épée était toujours bien à sa place sous sa cape, on va dire qu’il n’avait pas vraiment besoin d’une préparation supplémentaire. Allez, on va dire qu’il était de bonne humeur, notre brun entreprit donc d’attendre quelques instants avant de partir commencer le travail seul. Se posant tel un flemmard dans toute sa splendeur, il ferma les yeux quelques instants. Bien que ses sens étant toujours en alerte et oui, depuis quand baisse-t-il sa garde cet homme-là ? Les secondes passaient tout comme les minutes. Se redressant bien rapidement de la selle qui lui servait d’oreiller temporaire, il grogna alors tout seul pour ne pas changer.

- Pf. En plus d’être inutile c’est lent.

Se remettant bien rapidement sur ses pieds, il se tourna vers le village. Un sourire assez peu sympathique s’étira alors sur ses lèvres. Il était seul ? Il allait encore plus pouvoir s’en donner à cœur joie ! Sans compter que son Chain était une créature faite pour faire des massacres en masses. La destruction, voilà bien la seule chose qu’il savait correctement faire. Ah mais.. n’est-ce pas quelqu’un qui est en train d’arriver derrière lui... ? Faisant volte-face, Curtis se demandait si c’était cette inutile qui se ramenait enfin ou quelqu’un d’autre. Selon l’option il était de toute manière fin prêt à déjà sortir l’arme pour lui donner une couleur beaucoup plus belle à son gout.

[Bon je savais pas trop comment introduire la chose je l'avoue. Donc dis moi si ça ne va pas. Et je sais j'abuse de faire ça Dimanche soir uû]

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La mort passe... Écoute son chant.~

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MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   29th Octobre 2012, 03:23

Les hommes. Non seulement c’est inutile, mais en plus, c’est bête. Ils ne prennent pas le temps de réfléchir et préfèrent de loin foncer dans le tas. Ce qui fait que la gente féminine peut se moquer d’eux et rire à gorge déployée lorsqu’ils se retrouvent à terre. Mais si certaines se contentent de cela, d’autres sont là pour les rabaisser encore et toujours, plus bas que terre. Ils ne méritent que ça. Après tout, sans machisme, le féminisme ne serait jamais né. Et d’où est né le machisme ? Il serait tout même intéressant de le dire. Pourquoi est-ce que l’homme a soudainement manifesté d’une supériorité qu’il pense avoir sur les femmes ? Parce qu’il a enfin compris qu’il lui était inférieur sur tous les points, pardi ! S’il ne s’était pas senti si bas, si inutile, si décoratif, s’il n’avait pas senti qu’il n’était qu’une machine pour féconder, il n’aurait jamais été machiste. L’égalité, il ne veut pas connaître. Pourquoi ? Parce qu’il sait qu’elle n’a jamais eu lieu et qu’elle n’aura jamais eu lieu, tout bonnement. Mais après, je ne sais pas quelle a été la première femme qui a dû faire face à la stupidité de son mari, mais il semblerait qu’elle ne se soit pas montrée assez maligne. Aiko pense en fait que cette femme s’est énervée, chose ayant poussé l’homme à aller plus loin. Et c’est devenu un truc à la mode. Bref, les hommes ont inventé ce system pour ne pas traîner leurs carcasses indéfiniment sans avoir un quelconque but dans la vie si ce n’est de se défouler sur une femme en lui donnant la possibilité de donner naissance. Relativement – et croyez-moi, légitimement – les féministes ont fait leur apparition. On les distinguait grâce à une bague qu’elles portaient au pouce gauche. Quoiqu’il en soit, contrairement aux hommes qui ont fait naître ce mouvement pour se sentir plus importants, les femmes n’ont fait que réagir. Et ont-elles eu tort ? Aujourd’hui encore, ont-elles tort de rappeler à tous ces viles personnes qu’ils ont passé un certain temps dans le ventre d’une femme ? Que sans cette femme, ils n’auraient jamais eu le plaisir d’ainsi maltraiter la gente féminine ? Après, je vous prie de bien vouloir me comprendre, je parle du féminisme nait contre le machisme. Pas le féminisme qu’appliquent les femmes pour gravir les échelons dans la Société.
Quoiqu’il en soit, Aiko ne se gênait pas pour remettre tout homme machiste sur les bords à sa place. Et ce n’est pas d’argument dont elle manquait, vous pouvez me croire.

Il est donc tout à fait normal qu’après avoir appris de son supérieur qu’elle allait faire une mission avec un homme autre que Finn – le seul qu’elle apprécie réellement et pleinement – elle se soit renfrognée. Déjà qu’une mission, ça ne lui faisait pas vraiment plaisir. Alors avec lui.On lui avait tout de suite donné un nom et elle n’avait même pas cherché à connaître les détails de la mission avant de claquer la porte derrière elle. Curtis Baskerville. Elle ne le connaissait pas personnellement, et ne le voulait d’ailleurs pas. Elle savait qu’il n’avait rien d’un homme respectueux, contrairement à son grand-frère, Glen. Autant Aiko vouait un culte pour l’un autant elle appréhendait ne serait-ce qu’une rencontre avec l’autre. Ayant été mis au courant de la mission avant elle, il semblerait qu’il voulait qu’ils se voient sur le lieu de mission. Tant mieux, ça leur permettra tous deux d’avoir un moment de calme. Avant la tempête. La mission n’avait en somme rien de difficile. Faire couler le sang était devenu une habitude pour tous les Baskerville. Mais vu avec qui elle allait devoir partager la tâche, Aiko se demandait vraiment si elle allait pouvoir se retenir d’ajouter une autre personne à tuer sur sa liste.

Elle pénétra dans une des chambres du manoir – celle qu’elle aimait occuper quand elle passait par là mais qui ne lui appartenait pas – et se dirigea vers l’armoire. Elle avait laissé quelques habits à elle ici. Elle sa saisit d’une jupe blanche et d’un débardeur noir. Il avait beau faire froid dehors, elle ne doutait pas de l’efficacité de Curtis à l’énerver et donc à faire chauffer ses nerfs. Et sûrement ses muscles aussi si elle décidait que se retenir de le frapper serait une mauvaise idée. Elle laissa sa chevelure détachée et noua sa cape pourpre après l’avoir mise sur ses épaules. Quand elle doit agir en pleine ville, elle ne la porte pas, mais pour cette mission, elle va devoir s’éloigner dans le pays de l’Est. Et dans un village reculé qui plus est. Quoiqu’il en soit, après avoir accroché sa lame à sa taille, elle sortit du manoir. Elle refusa de prendre son sabre et opta plutôt pour une épée plus imposante. Ce n’était bien sûr pas parce qu’elle craignait ceux qu’elle devrait affronter mais plutôt parce qu’elle se disait que Curtis mériterait bien pire qu’une simple entaille faite par un sable. Bon, le sabre est plus tranchant mais d’après son expérience personnelle, les lames d’épées font mal plus longtemps. Bref ?

Elle resta un moment devant le manoir, hésitante. Trouver une monture ou juste héler un cochet ? Elle portait une jupe, ce qui ne la favorisait pas si elle voulait monter. Et pourtant.
Quelques minutes plus tard, elle était à dos d’un cheval à la robe couleur ébène et incroyablement lisse. Elle n’avait déposé sur son dos aucune selle, préférant le laisser libre de ses mouvements. Cramponnée à sa crinière, à moitié couchée sur lui, elle regardait droit devant elle en ne cessant de lui murmurer d’accélérer. Elle n’était jamais allée dans pareil pays, alors elle ne savait pas du tout le chemin qu’elle devait emprunter. Mais se diriger vers l’Est semblait une bonne solution tout de même. Au bout d’un moment, arrivée à un croisement, elle demanda à un vieux fermier son chemin. C’était un homme. Les hommes sont stupides. Il aurait pu dire qu’il n’en savait rien. Mais non. Il a fallu qu’il lui indique un chemin. Ça aurait pu être honorable. Ça aurait pu, oui, si le chemin qu’il lui avait indiqué n’était pas le mauvais. Aiko ne s’en rendit pas compte avant de voir une forêt sans fin s’étendre devant elle. Rebroussant chemin, elle accéléra encore un peu la cadence, une certaine colère l’agitant.

Le paysage changeait, les arbres oppressants laissant la place à un espace plus dégagé, des collines plus verdoyantes et étincelantes que les rares parsemant les terres de Réveil. Elle ne s’était pas le moins du monde renseigné sur le pays où elle se rendait ; tout ce qu’elle savait c’était qu’il avait appartenu aux Barma, avant. Si c’était encore le cas ? Elle ne pensait pas. Mais au fond, elle ne s’en fichait que trop. Néanmoins, le décor lui plût. Ça ne grouillait pas de monde ici, au moins. Quoiqu’en plein centre-ville, peut-être. Enfin, passons.

Voyant qu’elle approchait des villages isolés, Aiko fit passer son cheval du galop au pas. Elle ne voulait pas attirer l’attention. D’ailleurs, de loin déjà, elle remarqua une silhouette. Curtis ? Sans doute. Pourquoi est-ce qu’il l’attendait celui-là ? Bien sûr, elle voulait participer au massacre, mais elle pensait qu’il s’en serait déjà occupé. Enfin, elle n’allait sûrement pas s’en plaindre. Du moins, elle n’allait pas s’en plaindre si ce n’était pas pour l’embêter. Elle le vit se redresser et elle arrêta son cheval, penchant la tête sur le coté et plissant les yeux. Ses lèvres remuèrent et elle cru y lire « inutile ». Rien de plus. Tiens, ça lui donnait une idée. Elle resta un instant immobile, profitant du calme régnant avant de commencer une guerre imminente contre son partenaire du jour. Poussant un profond soupire – autant pour évacuer la pression pesant sur ses épaules que par appréhension – et relança sa monture au trot. Cette fois-ci, l’homme sembla la remarquer vu qu’il se tourna vers elle. Passant devant lui, elle s’arrêta et lui lança un regard par-dessus son épaule, un sourire arrogant relevant les commissures de ses lèvres.

« Ça se prétend utile et c’est même pas fichu d’accomplir une mission sans l’aide d’une femme. »

Elle haussa les sourcils. Il y avait deux façons de parvenir à ses fins avec une personne comme Curtis. La première, donner des arguments et encaisser des contre-arguments jusqu’à ce que l’un des deux s’épuise. Mt vu que ce n’est pas près d’arriver, alors elle utilise la deuxième solution : rabaisser elle-même les femmes. Mais bien sûr, avec ce sourire voulant dire tout le contraire. Cette arrogance figée sur son visage et cette malice infantile étirant ses yeux.
Quand elle a voulu s’approcher de Curtis pour la première fois, on lui a dit qu’il était vraiment différent de Glen. Et que les femmes, ce n’était pas son fort. Pas son fort du tout. Alors elle s’était abstenue de croiser son chemin, ne voulant pas se quereller avec lui. Aujourd’hui, ça allait être inévitable.

« Tu sais, cet être faible et qui ne sert qu'à te pourrir la vie. Allez, vu que je suis gentille, je vais t’apprendre à tenir une arme. »

Mesquine. Mesquine. Mesquine.
Comme s'il avait besoin de prendre des leçons d'une femme. Si ce n'était pour l'embêter, alors pourquoi avait-elle dit ça ? Si ce n'était pas pour le défier indirectement, affirmant être plus douée que lui au maniement des armes, pourquoi l'avoir si familièrement abordé ? Quoiqu'il en soit, la jeune rousse ignorait s'il se servait d'épées, de ses mains, ou autres. Elle ignorait aussi s'il avait une quelconque aptitude. Ce n'est pas parce que c'est le frère de Glen qu'il doit forcément être doué. Mais rien qu'à sa posture, à son allure, à ses airs, il semblait réellement avoir de quoi se vanter. Malheureusement pour lui, Aiko aussi.

Elle fit passer le bout de sa langue sur ses lèvres et serra ses mains sur la crinière du cheval, la même expression étirant les traits de son visage. Et maintenant ? Aiko semblait connaître Curtis, mais lui, savait-il quoique ce soit d’elle ? Ou venait-il à l’aventure sans rien ? Ce serait fort probable. Après tout, c’est un homme. Et il n’y a strictement rien à attendre des hommes si ce n’est de la perversité et de l’irrespect.
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MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   3rd Novembre 2012, 05:30

D’ailleurs quand on parlait d’inutilité, voilà que cette dernière arrivait. Curtis ne le savait pas encore mais cette femme à la chevelure rouge allait l’amuser bien plus qu’il ne le pensait. C’est amusant les femmes rebelles non ? On va dire que ça a le charme d’être moins ennuyant que la norme. Bien peu de demoiselle avaient le mérite d’être considéré comme amusante par notre homme. Ce dernier s’arrêtant bien souvent à une seule idée, vous tuer. Alors que la jeune fille arrivait à ces côtés, elle répliqua bien rapidement au fait qu’il l’ai traité d’inutilité plus tôt. Oh ? Une féministe dans l’âme ? Notre brun ne savait absolument rien d’elle, pour être franc il s’en fichait totalement. A quoi bon écouter l’avis des autres, c’est bien plus amusant de voir la chose par soit même ! Rabaissant la gente féminine pour atteindre sa petite personne, la petite demoiselle ne manquait pas de tact ni même de courage. On va dire qu’elle ne faisait pas partit du genre de personne à se taire et à subir en silence les railleries des autres. Un cours ? Amusant, amusant. Rangeant son épée dans son fourreau, Curtis l’examina un bref un instant le sourire aux lèvres. Oui, enfin une journée divertissante ! Un massacre plus une demoiselle ayant la désagréable habitude de vous répliquer à la figure pour avoir le dernier mot ! Parfaitement voilà le genre de journée que notre homme dépourvut de toute raison appréciait ! Elle voulait jouer ? Chouette, ils allaient pouvoir jouer à deux alors.

N’arrêtant pas de sourire, les deux pas qui les séparaient d’elle et sa monture fut bien rapidement franchit. Sans laisser présager un tel geste de sa part pour de un éviter une résistance ou même éviter une réaction de défense et de deux pour accentuer l’effet.. imprévu. Il prit le frêle poigné de la demoiselle pour sa main et la tirer de son cheval. Le but étant de la faire descendre de ses grands chevaux. Ah ah, oubliez le jeu de mot pourris. La tenant dans un premier temps par le dit poigné, il ne tarda pas à le lâcher, au pire c’était soit elle se réceptionnait sur ses deux petites jambes soit le sol. Dans les deux cas ce n’était absolument pas son problème. Se penchant légèrement en avant, il fit glisser quelques mèches de ces cheveux rouges entre ses fin doigts. Ricanant doucement il répondit en un souffle.

- Avant de donner des leçons. Montre ce que tu sais faire. Fais donc honneur à cette magnifique couleur de cheveux que voilà.

Car oui. Bien sûr Curtis aime le rouge ! Le rouge c’est le sang ! Le sang c’est la douleur ! Et la douleur c’est amusant ! Se redressant bien rapidement pour s’éloigner légèrement dans la direction du petit village qui ne sera qu’un tas de cendre d’ici la fin de la journée, il ricane une nouvelle fois. Quitte à ne pas la tuer autant s’amuser. D’ailleurs il s’en fichait éperdument de ce qu’elle pouvait penser de lui ou même de la gente masculine en général. Curtis n’avait pas perdu toute raison pour rien il y a de ça des années. Curtis n’est pas humain. Curtis est fou. Un homme ayant si peu d’humanité ne peut exister et pourtant… Voilà le genre de personne qui rit du malheur des autres, allant même jusqu’à rire du siens. Il n’a de respect pour personne, à peine pour lui-même. Tous les défauts lui correspondes les qualités restant enfouit bien profondément en lui. Insulte, Injure, dégoût !
Allez fillette, joue, joue avec lui ! Teignons cette journée d’une couleur rouge !

[Mon Dieu. ça parait encore plus petit à côté de tes posts. Mais pas moyen de faire des pavés comme toi désolé. J'espère que ça te va .o.]

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MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   8th Novembre 2012, 09:00

Les femmes sont des êtres humains, au cas où vous ne le sauriez pas. Comme les hommes, mais en mieux. Vous voyez, au moins, elles ont un cerveau, elles. Et elles savent l’utiliser, car ce serait quand même injuste de dire que les hommes n’ont pas de cerveau ; ils ont juste perdu le mode d’emploi, il ne faut pas leur en vouloir pour autant.
Qui est-ce qui donne et retire la vie ? Dieu, me diriez-vous. Du moins, si vous y croyez. Moi, je répondrai autre chose. En fait, je dirai que les seules capables de donner et de retirer directement la vie sont les femmes. Non, leur place n’est pas au foyer, derrière les cuisines. Elles donnent naissance aux enfants, mais sont tout autant capables que les bêtes sauvages que sont les hommes de retirer la vie. Sur quoi vous basez-vous donc pour établir que la femme est plus sensible que l’homme ? Bon, je vous l’accorde, quelques unes semblent être faites de guimauve. Mais ce n’est pas comme si, de leur coté, les hommes ont tous un cœur de pierre. Jamais, ô grand jamais, ils n’atteindront la force de la gente féminine. Gente féminine composées de mères, de filles, de sœurs, de tantes et de marraines. Gente féminine composée non pas de personnes fortes mais de la Force. Pensez-vous qu’il est facile de donner la vie ? De toujours s’inquiéter pour l’enfant qui vient de naître ? De ne jamais cesser de veiller sur lui, tout en sachant qu’il ne faut pas négligeant sa propre vie ? Vie qui est en grande partie dédiée au nouveau-né à peine pousse-t-il son premier cri. Un cri de guerre. Un affreux cri de guerre strident, témoignant de toute sa volonté pour affronter le dur monde qui se dresse dès lors devant ses yeux et son âme innocente, blanche, pure et chaste. Pensez-vous que c’est facile de faire tout cela tout en étant capable de saisir une arme pour éloigner de cet enfant tout danger ? Ou même pour notre propre plaisir ? Pensez-vous que c’est facile de donner et d’ôter en parallèle la vie ? Que le petit soit un garçon ou une fille, la mère ne voit que son âme angélique. S’imaginait-elle qu’en grandissant, son enfant se rebellerait ? La mère de Curtis, savait-elle ce qu’elle engendrait ? Et si elle l’aurait su, n’aurait-elle pas tout fait pour ne pas lui donner naissance ? Bien sûr que non. Aiko, même si elle pouvait avoir l’air enfantin par moment, savait qu’une mère ne reculerait devant rien. Quitte à avoir peur de son fils quelques années plus tard. Sauf que cette même Aiko, voyez-vous, n’était pas la mère de Curtis. Elle n’avait ni besoin de se faire du souci pour lui, ni besoin de veiller sur lui, ni même besoin de le calculer. Elle ne lésinerait ni sur les mots, ni sur les moyens à utiliser pour l’embêter. C’était un défi personnel. Lui contre elle. Sexiste contre sexiste. Bien que ce dernier point n’aura nulle importance lorsque la partie débutera réellement. Elle n’allait pas continuer de le taquiner sur l’infériorité plus qu’évidente des hommes. Pas éternellement. Mais en même temps, à quoi allaient-il bien pouvoir jouer ? Car une chose était sûre, c’est qu’ils allaient jouer. Restait à savoir à quoi. Elle le lui demandera. Mais pas tout de suite.

Elle souriait, et lui aussi. Un sourire prometteur. Un sourire provocateur. Un sourire arrogant. Mais aussi un sourire narguant, car après tout, ils jouaient tous deux à titiller la patience de l’autre. La jeune femme n’était pas agitée. Pas du tout. Pourquoi devrait-elle l’être ? Elle ne craignait pas les mots. Elle en avait entendu et réceptionné de plein fouet beaucoup trop de fois pour les craindre. Parfois, ce fût tout particulièrement difficile. Mais avec le temps, elle apprit à ne pas y accorder de l’importance. Ça ne l’atteignait plus, alors si c’est le seul moyen que vous avez trouvé pour lui faire mal, allez-y. Donnez-vous à cœur joie dans cette si pitoyable activité. Il y avait néanmoins un cas où ça pouvait al déranger. Quand elle aimait la personne. Pourtant, elle ne laissait que très peu paraître ses sentiments, alors ça allait. Et puis, une personne qu’elle chérissait ne lui ferait jamais ça. Sa maman lui avait appris à choisir ses amis. Mais surtout à choisir ses ennemis.
Et les gestes, eh bien, elle ne les craignait pas non plus. On vit pour mourir. Alors la mort, elle ne la craignait pas, sans l’attendre pour autant. Est-ce que Curtis pourrait lui faire du mal ? Il pourrait. Mais est ce qu’il allait le faire ? Ça, elle n’en savait trop rien.

Rapidement, l’homme franchit la distance les séparant et se saisit du poignet de la rousse. Elle ne se débattit même pas. De toute façon, ça n’aurait servi à rien. Ses yeux traînèrent sur cette prise qu’il avait sur elle avec un air de lassitude. Là encore, elle ne fit rien. Et là encore, ce n’est pas comme si ça aurait été possible. Il agi furtivement, ne lui laissant pas le temps de réagir. Bien calculé. Enfin, ça aurait bien calculé si l’idée de se dégager l’avait prise. Mais ce n’était pas le cas. Tout aussi rapidement, il la tira vers lui, et elle qui avait refusé de poser une scelle sur le dos de son cheval, regretta presque. Au moins, elle aurait eu les pieds solidement accrochés aux étriers. Enfin, peu importait maintenant. Il la tenait, suspendue au-dessus du sol, mais elle ne cessait de sourire, son regard éclatant de malice. Quand il la relâcha, elle glissa sa main libérée vers son épée et la dégaina rapidement. Bien sûr, tombée d’une si petite distance, elle ne mangea pas le sol ; elle se réceptionna sur ses jambes, comme l’aurait fait n’importe qui de sa taille. Sa lame pointée vers Curtis, elle haussa les sourcils. À quoi est-ce qu’il jouait, celui-là ? Il se pencha vers elle, et par curiosité, elle décala sa lame sur le coté pour ne même pas lui frôler la joue. Pas que ça la dérangeait de faire couler son sang et d’entailler son visage approchant la perfection, mais elle voulait à tout prix savoir ce qu’il allait faire, et elle ne savait pas si le fait de le blesser le ferait reculer. Enfin bon. Il saisit quelques uns de ses mèches, ricana et lui souffla quelques mots. Un sourire espiègle grima aux lèvres d’Aiko tandis qu’elle planta son arme dans le sol. Il se redressa rapidement et remit sa monture en marche. Elle ne bougea pas, fixant son dos avec un amusement teinté d’un désir profond. Le désir de jouer.

Elle ferma les yeux et prit une grande inspiration avant de remettre soigneusement son épée dans son fourreau, remontant sur le dos de son cheval à la robe de jais. Elle le mit au trot, car il n’y avait nul besoin d’aller plus vite étant donné que le brun n’avait rien fait pour se presser. Elle le dépassa et mit son cheval horizontalement, obligeant Curtis à se stopper. Elle croisa les bras en s’allongeant sur le cheval, la tête posée sur ses avant-bras et tournée vers son interlocuteur, un sourire malin relevant les commissures de ses lèvres. Pourtant, tout dans sa position indiquait qu’elle était blasée et lassée. Il n’en était rien. Enfin, après, elle n’était pas spécialement intéressée par Curtis. Elle voulait juste le tenter. Le provoquer. Le seul problème, c’est qu’elle ne savait même pas à quel jeu.

« Toi, montre-moi ce que tu sais faire. Ce village sera en sang rapidement, amusons-nous un peu avant, veux-tu ? »

Question rhétorique. Elle ne lui laissait pas le choix. Elle voulait jouer. Elle ne savait vraiment pas à quoi, mais elle voulait tout de même jouer. Et cette fois-ci, pas le genre de jeux où les hommes étaient ses partenaires. Elle voulait que Curtis soit son adversaire. Au début de sa réponse, elle semblait le défier au combat, mais elle n’avait pas forcément envie de retirer une seconde fois son arme. Pas pour l’abattre sur cet homme. Il n’en valait même pas la peine, donc bon. Sa première phrase voulait juste dire qu’en ce qui la concernait, elle n’avait strictement rien à prouver. Elle savait ce qu’elle valait, et elle lui disait clairement qu’elle être sûre d’elle et totalement confiante. Bien sûr, il y avait des maîtres d’armes bien plus doués qu’elle, elle n’en doutait pas le moins du monde. Mais cela ne l’empêchait jamais de se montrer si arrogante. Même lorsqu’elle perdait. Même lorsqu’elle était face contre terre, une lame posée sur la nuque. Même lorsqu’elle était étendue au sol sur le dos, l’arme sous le menton. Elle ne cessait de sourire. En fait, si on réussissait à lui retirer ce sourire lors d’un combat, c’est que vraiment elle était prête à tout pour gagner. Et elle n’était réellement prête à tout que lorsqu’elle désirait protéger un être chéris. De toute façon, elle ne tenait pas à beaucoup de personnes alors ça ne risquait pas vraiment d’arriver. Enfin, plus jeune, elle ne souriait jamais au combat. Avec l’âge, ça a changé. Après tout, la folie de l’Abyss l’avait peut-être contaminée, elle aussi. Partiellement. Ou peut-être entièrement. Qui sait.

Pourquoi provoquer ? Pour jouer. Pourquoi jouer ? Pour s’amuser. Pourquoi s’amuser ? Pour passer le temps. Pour s’occuper. Avant, elle avait toujours quelque chose à faire. Défier des enfants de son âge, sa mère – oui, elle aimait bien se battre avec elle, même si elle se retrouvait toujours en sang à la fin – ou peut-être jouer avec sa sœur. Cette dernière activité était bien la seule à ne pas se rapporter aux armes. Elle pouvait même jouer aux échecs. Bon bien sûr, je ne préfère même pas vous parler du nombre de parties jouées tant elles se finissaient rapidement. Aiko n’a jamais été douée pour les stratégies. Elle opérait et se démarquait des autres dans le feu de l’action, elle. Enfin bon. Bien sûr, elle pouvait, comme toute sœur, parler simplement avec sa sœur. Lui tenir la main et lui sourire suffisaient à la rassurer, mais surtout à rassurer sa cadette. Avant. Avant sa mort. Avant la mort de son père. Avant la tragédie.

Lentement, elle se redressa, regardant le village. Écarlate. Telle était al couleur de ses cheveux et telle serait celle de cet endroit qu’ils aillaient, Curtis et elle, dévaster. Sans cœur ni âme. Le cœur, elle en avait, parce que parfois, il battait tellement vite qu’elle avait peur que le bruit soit audible. L’âme, elle en doutait réellement. Avait-elle une âme ? Va savoir. Curtis lui, ne semblait pas en avoir. Elle cessa d’y penser car ça ne la concernait aucunement. Elle reporta son regard brun sur l’homme et elle prit le temps de le scruter. Plutôt bel homme. S’il ne souriait pas de cette façon tordue et s’il gardait la bouche fermée, il serait parfait. Mais vu qu’il ne respectait aucune des deux conditions, alors ce n’était qu’un homme parmi tant d’autres. Un fou parmi tant d’autres. Un trompeur parmi tant d’autres. Une victime parmi tant d’autres. Car qu’est-ce que les hommes si ce n’est de pathétiques victimes ? Des poupées. Des pantins. Rien de mieux.
Elle se demanda s’ils pourraient descendre de cheval, mais ne voulu pas prendre cette initiative. Si elle le faisait la première et qu’il ne la suivait pas, alors elle devrait le regarder. Elle devrait le regarder en levant la tête. Pas question de subir cela une seconde fois.

Si Curtis était vraiment fou, ça lui était permis. Et si Aiko l’était, ça lui était tout autant permis. Les Baskerville sont nés au milieu d’un bain de sang. Et ils meurent dans les mêmes circonstances. Aussi bien avant qu’après la tragédie, ce fût et ça restera toujours le cas. Il n’y avait pas de raison particulière, c’était juste comme ça. N’étaient-ils pas des meurtriers ? Avant la tragédie, ce n’était pas le cas, mais Aiko en avait pourtant eu l’impression. Quelle mère apprend à sa fille à se battre à peine commence-t-elle à formuler des paroles cohérentes ? Seule une Baskerville en était capable. Cela n’empêchait pas qu’ils ils étaient importants. Réveil avait besoin d’eux. Pour les sauver ou pour les anéantir. Il faut des méchants et des gentils. Et les Baskerville, sont-ils méchants ? Après tout, ils sont les faucheurs pourpres. Les anges. Les anges, c’et censé représenter le bien, non ? Sauf que non. Ici, ce ne sont si des archanges, ni des anges gardiens. Plutôt les anges de la mort. Les anges sains ailes. Les anges déchus.
[HRP : Roh mais t’excuse pas. >w< Je ne te demande pas de faire des pavés, et tu sais que j’aime ton style d’écriture. ♥]
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MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   15th Novembre 2012, 09:19

On ne va pas dire que la journée avait vraiment bien commencé pour notre homme. En effet ce dernier prévoyait un ennui mortel droit devant ! Il faut dire que massacrer un village c’est amusant qu’un court instant, mais tout ce petit ramassis de vermine comme il dit, c’est réduit en moins de temps qu’il ne faut pour le dire en cendre. Sans compter que savoir qu’il devait faire une mission avec une femme ne le réjouissait pas. Car oui, c’est bien connu que le sexe faibles et d’un ennuie déconcertant non ? Voilà pourquoi notre machiste de service passait son temps à les rabaisser, insulter voir même tuer. Histoire de rendre la chose plus amusante comme on dit ? Mais cette Aiko qu’il ne connaissait absolument pas, et d’ailleurs cela ne l’intéressait pas vraiment de la connaitre plus. La seule chose que notre homme était maintenant curieux de savoir, son caractère. Car oui, il peut y avoir des spécimens amusants dans cet être que l’on nomme femme. Tout comme des hommes étaient terriblement ennuyeux à mourir d’ailleurs… Alors qu’il pensait faire un petit massacre vite fait bien fait pour rentrer voilà que la demoiselle accourut, ou plutôt le rattrapa avec son cheval pour venir se poser devant sa propre monture. Visiblement décidé à ne pas le laisser continuer. S’allongeant de manière nonchalante sur sa monture, elle émit l’hypothèse de jouer ? Huhu, jouer ? Curtis aime jouer ! C’est amusant de jouer ! Mais attention encore faut-il trouver un jeu assez amusant à son gout. Alors comme ça elle voulait lui montrer de quoi elle était capable ? Bien bien, encore une de ses demoiselles avide de montrer la supériorité des femmes sur les hommes. Voilà le genre de personne que notre Curtis apprécie, du moins à sa façon. Ces femmes sont justement tellement amusantes !

Son sourire déjà omniprésent sur son visage et tellement agaçant s’élargit un peu plus. Parfait, c’est pas comme s’il était débordé aujourd’hui, pour ne pas dire qu’un peu de divertissement allait lui remplir cette morne journée de massacre. Mais bien sûr, notre brun est tout sauf quelqu’un de saint d’esprit et de simple à comprendre. A dire vrai, sa folie était tel que c’était à se demander s’il avait une logique. Ne voyant qu’en la douleur et la mort un jeu rien de plus. De toute façon, le peu de raison qu’il possédait avait volé en éclat en même temps que la disparition de son frère. C’est donc pour cela qu’il prit une mine faussement sérieuse, pour ne pas dire que c’était complètement idiot de sa part d’agir ainsi, sachant très bien quelle sera sa réponse. Mais bon, il n’est pas question de logique encore une fois.

- Hm… Je ne sais pas. Peut-être aurai-tu un jeu à me proposer toi qui semble avide comme une enfant devant un magasin de jouet.

Car oui. La dite Aiko semblait friande de jeu pour le moins étrange et assez peu habituels. Se léchant les lèvres, il serra avec insistance les mollets sur sa monture, voulant faire comprendre à cette dernière qu’elle devait tout de même avancer. Et ce même si un « obstacle » obstruait sa route. Après tout elle n’avait qu’à pas se mettre là. Comme si cela l’arrêtait. Son but ? Faire chier son monde et avec un rien en fait. Obligeant la monture de la demoiselle à se déplacer par la force, la fille sur son dos qui fait la maligne en s’allongeant dessus n’a qu’à bien se tenir tient. Forçant ainsi le passage à sa façon. Lui faisant dos tandis qu’il la dépasse de un ou deux mètres, il finit par arrêter une nouvelle fois son cheval pour se tourner sur son cheval, souriant toujours.

- Soit. Trouves moi quelque chose d’amusant et peut-être que j’y prêterais attention.

Lui alors et sa façon de tourner les choses… Pourquoi ne pas dire oui et s’amuser ? Parce que c’est trop simple et la simplicité ce n’est pas Curtis. L'Homme est compliqué, lui l'est encore plus. Il voulait jouer oui. Mais aussi voir si cette fille pourrait faire une bonne partenaire de jeu. Demander à un machiste de jouer avec une femme. Ironie. Cependant, les femmes ayant des penchants un peu étrange peuvent sembler intéressante, peut-être était-ce le cas de cette rousse ? Il le verrait bien ça ! Rigolant doucement, un peu comme un murmure il attendait.

[N'hésite pas à me dire si je dois rajouter quelque chose surtout >o<]

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MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   20th Novembre 2012, 09:26

On dit que quelqu’un de fou n’est pas humain. Pourtant, la folie découle de l’humanité. Tout découle de l’humanité. Même l’inhumanité. Enfin, surtout la bêtise. Plusieurs personnes réussirent à déduire que l’homme est un mélange de ci et de çà. Un peu de bonté, sans doute. Beaucoup de bêtise. Une dose de folie. Quelques fois, l’un des ingrédients prenait le dessus sur tous les autres. Avec Curtis, ça devait être la folie. Aiko, en le regardant, supposa que sa création fut une erreur. Érreur pour plusieurs, bien que pour elle, c’était beaucoup plus une chance. Une chance de filer en douce, d’échapper à l’ennui, de profiter de quelques rares jouissances – non vulgaires – de la vie. Quoiqu’il en soit, elle ne pensa pas de prime abord qu’il lui manquait réellement quelques cases, à ce brun. Bon, derrière cette réflexion, il faut avouer qu’il y avait un net sarcasme. Sarcasme trempé dans un bain de féminisme. En fait, ce n’est pas qu’elle n’y pensa, c’est juste qu’elle le savait. Parce que c’était un homme. Homme rimait avec beaucoup de choses pour elle. Avec humain, pour commencer. Avec stupide, bien sûr. Avec erreur. Avec jouet. Avec folie, aussi, car tout homme est fou. Logique. D’après elle, du moins. Enfin, quoiqu’il en soit, revenons-en à notre sujet principal, oubliant quelques instants le détenteur de la chevelure couleur suie. La folie. Un trouble de l’esprit. Un dérèglement. Une erreur de dosage. Enfin, ce genre de truc. Quoiqu’il en soit, ce sujet a beaucoup inspiré les philosophes. Et Aiko aussi – pourtant, de ce qu’elle savait, elle n’était pas philosophe. Être fou relève de la lâcheté. Parce qu’en fait, cela revient à fuir. Fuir la réalité. La vérité. Prendre le chemin de la facilité. Mais qui peut nous en vouloir ? Qui peut nous en vouloir de ne pas vouloir affronter la difficulté en face, car nous avons estimé – sous-estimé notre petite personne ou surestimé le problème ; qu’importe – que nous ne sommes pas apte à sauter par-dessus les obstacles incrustés sur un chemin ayant peut-être été jusque là trop droit, trop calme, trop... Voilà quoi. Être fou, c’est se libérer des entraves des lois, des règles, de la morale et de l’étique. Être fou, c’est être libre. Être fou, c’est être pardonné de tout avant même de faire quoique ce soit. Être fou, c’est avoir la certitude de ressort indemne de toutes les situations. Être fou, c’est être vu avec un mélange de peur et de respect. Ou de dédain, tout compte fait. Ou de dégoût aussi. Ou même de pitié. L’essentiel, c’est qu’on nous regarde. Être fou, c’est être vu. Être fou, c’est sortir de l’anonymat. Être fou, c’est échapper à l’indifférence. Être fou, je suppose qu’au fond, ça n’a pas de réels et imposants désavantages. Être fou, dîtes ce que vous voulez, c’est volontaire. Et Curtis était fou. Ce qui, soit dit en passant, amusait Aiko. Enfin, pour continuer, la demoiselle ne trouvait pas que Curtis était inhumain. Sadique ? Oui. Cette lueur de méchanceté luisait, brillait, donnait un éclat à ses yeux si sombres, si hypnotisant. Cela n’empêchait nullement qu’il était humain. Et que malheureusement pour lui, il allait le rester. S’il pouvait saigner, alors il était humain. S’il pouvait haïr, alors il était humain. S’il pouvait être machiste, alors il était humain. Et plus que tout, s’il pouvait être fou, alors il était humain.
Ce que se demandait la jeune femme, c’était si elle-même était folle. Si elle était lâche. Si elle fuyait. Peut-être que si elle le demandait à Curtis, il lui répondrait. Il lui répondrait sincèrement. Ou pas. Enfin, elle pouvait le demander à plusieurs personnes. Comme Finn. Mais non. Avec Finn, elle n’était pas du tout comme ça. Avec Finn, elle était gentille. Douce. Presque mignonne. Quoique d’après lui, elle était mignonne.
Elle finit par être tirée de sa rêverie. Pas trop tôt, me diriez-vous. N’empêche, elle en était arrivée à plusieurs conclusions, rien qu’en accrochant son regard à celui de son interlocuteur. De sa prochaine victime. De son partenaire de jeu. De son jouet.

Un sourire agaçant, peut-être arrogant aussi, étira un peu plus les lèvres de Curtis. Sans, il pourrait être charmant. Je dis charmant, pas beau, parce que même avec ce sourire, il était beau. Aiko ne s’y focalisa néanmoins pas, car elle n’en avait pas envie. Ce n’était qu’un commentaire qu’elle se dit d’elle-même à elle-même. Un commentaire qui ne dépasserait pas le seuil de ses pensées. Qui ne traverserait pas sa bouche. Qui ne serait jamais ouï par le brun. Oh ça, il pouvait rêver. D’ailleurs, ça lui arrivait de rêver, celui-là ? Bonne question. Bonne peut-être, mais qui ne méritait pas l’attention ni la réflexion de la jeune femme. Jeune femme qui attendit de voir ce qui allait suivre patiemment. Patience. Pourtant, en temps normal, Aiko n’avait rien de patient. Eh bien.

Avide comme une enfant devant un magasin de jouets. Bien trouvé. Super bien trouvé. Elle ne retint par le rire cristallin s’émanant de sa bouche. C’est qu’en plus, il avait le sens de l’humour ! Eh bien, au final, cette journée n’allait pas être monotone, plate, anodine. Le massacre réussit à la faire sourire un instant, mais rapidement, elle se dit que ça allait trop vite passer. Mais maintenant qu’elle était avec Curtis, ça allait être beaucoup plus amusant.

S’amuser est relatif. Et surtout, il peut être fait de maintes et maintes façons. Des plus viles au plus imaginatives. Pour Aiko, il n’y avait pas d’osé, de vulgaire ou autre. Tant qu’elle ne se soumettait pas, c’est qu’elle n’avait dépassé aucune limite. Après tout, en tant qu’adulte responsable, elle faisait ce que bon lui semblait. Tant qu’elle assumait, ça ne concernait qu’elle.

Lorsque la monture de Curtis, dirigé par ce-dernier, avança, Aiko se redressa brusquement, faisant reculer son cheval. Hors de question de lui offrir le plaisir de réussir à la faire reculer contre sa volonté. Elle lui décrocha un sourire provocateur, teinté d’un sarcasme qu’elle ne tenait même pas de cacher. Pour une fois qu’on ne lui imposait pas la gentillesse avec un autre membre Baskerville. De la légitime défense, voilà tout. Que pouvait-il bien faire, après tout ? Aller se plaindre ? Qu’il le fasse donc. Et alors ? Aiko ne respectait réellement que Glen, alors que ce soit son frère ou son neveu, elle n’en avait strictement rien à faire. Si elle serait prête à tout faire pour son maître – tant que cela est sous forme d’ordre et est nécessaire à l’avancée d’une quelconque affaire concernant les Baskerville – cela ne voulait pas pour autant dire qu’elle le craignait. Immense faussé entre crainte et respect. Oh et puis, de toute façon, Curtis n’allait pas se plaindre. Il n’était pas ce genre de personnes. Quoique. De toute façon, qu’est-ce qu’elle savait de lui, si ce n’est les racontars ?

Et il s’éloigna. Et il parla. Et elle sourit. Et elle mit en marche son cheval, lentement. Et il rit. Et elle atteint sa hauteur, ayant mit sa monture au trot. Elle continua son avancée, le regard tourné vers le ciel, réfléchissant à une bonne répartie. Finalement, elle n’en trouva pas. Ce n’est comme ça que les répliques cinglantes sont censées avoir lieu. Ce qu’elle fit, donc ? Elle ouvrit la bouche et laissa les mots fuser.

« Defies-moi. Impose les récompenses, je te laisse ce plaisir. Trouve quelque chose à la hauteur, que je ne paraisse pas trop méchante. »

Encore une fois, elle ne craignait la réaction de personne. Elle n’appréhendait pas les engueulades des autres. Sérieusement, tout cela, très peu pour elle. Aiko fit passer sa main dans sa logue chevelure écarlate, la rejetant en arrière d’un air à la fois féminin – de quoi dégoûter Curtis – et supérieur. Oui, elle n’avait toujours pas abandonné cette idée ; elle était supérieure à Curtis. À cet homme. En même temps, elle ne connaissait pas de femmes inférieures à un homme, qui qu’il puisse être. Ça ne devait pas exister. Même Lottie – personne qu’elle ne connaissait que par obligation, compte tenu de son statut de Baskerville – n’était pas inférieure à Glen. Et vous voyez, Glen, il était vraiment tout en haut de la liste des hommes qui méritaient le respect de la demoiselle. Alors, si lui-même ne valait pas mieux que les femmes... Bonne chance pour les autres. Bien que peine perdue, si vous voulez mon avis.

La défier. À quoi allait-bien pouvoir la défier, d’ailleurs ? Elle n’en avait aucune idée. Elle ne voulait pas réfléchir. Pas aujourd’hui. Parce que réfléchir renvoie à remettre en question ce que l’on va faire. Et elle ne voulait. Elle voulait juste jouer. Profiter. Rein d’autre. Après tout, dès lors que ses yeux ont rencontré ceux de Curtis, seul ce désir flambait dans son regard brun. Un désir de le voir souffrir. Un désir de le voir perdre. Un désir de prouver, une fois de plus, la supériorité de la femme à l’homme. De telle ou telle façon. Elle trouverait bien un moyen de le faire. Et se défier mutuellement était amusant, qui plus est.

Ils approchaient du village, lentement mais sûrement. Pourtant, si Aiko n’avait pas eu ce qu’elle voulait et qu’ils venaient à être interrompus par quelques curieux, elle s’en chargera et reprendra son activité là elle l’avait laissée. Abattre sa lame sur la nuque d’innocents ne la dérangeait pas. Enfin, ça ne le dérangeait pas tant que c’était un ordre de mission. Elle ne cherchait pas à savoir pourquoi. Si c’était un ordre, c’est que ça devait être pour le bien de la famille. Et même si la demoiselle possédait un sens inné de la justice, la famille passait avant tout le reste. Voilà tout. Enfin, si la mission était tout de même trop louche – s’il fallait tuer un enfant, par exemple – elle prêterait un minimum d’attention aux raisons pour lesquelles elle devrait mettre fin à ses jours. Pourtant. Pourtant, le jour maudit, le jour où les Baskerville ont été bannis de l’Olympe, chassés, le jour de leur déchéance ; la tragédie ; la Tragédie, sa première victime fut un enfant. Elle n’avait pas réfléchi. Pas un instant. Et le plus étonnant était qu’elle ne regrettait rien.

Aiko pencha la tête sur le coté, braquant son regard sur Curtis, se mordillant la lèvre inférieure, désireuse de goûter à cette liqueur. Cette liqueur de sadisme s’écoulant de Curtis. Cette délicieuse liqueur. Cette addiction. Car oui, elle allait rapidement devenir accro à cela. Il suffisait jusqu’elle y trempe un peu plus les lèvres. Parce qu’elle le voulait. Parce que qu’aujourd’hui du moins, elle finirait par avoir ce qu’elle voulait. Curtis. Méchant garçon. Enfin, méchant, ça dépend des points de vu. Plutôt fou, en fait. Une nouvelle fois, elle rit. Fou ? Il allait découvrir quelque chose. Probablement. Sûrement. Aiko n’était pas une sainte, elle non plus. Et elle était loin d’être saine d’esprit. Comme lui. Un peu moins. Peut-être un peu plus. Je ne saurai le dire. Pourquoi sont-ils dérangés ? La raison est tout simple. Tellement évidence. Bien sûr, oui, c’est parce qu’ils sont humains.
[HRP : Je suis pas satisfaite. Et j’ai du retard. Désolée. Je t’aime ?]
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MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   7th Décembre 2012, 08:18

Pff. Quelle journée se présentait à lui sérieusement ? Alors qu’il avait été envoyé pour un simple massacre le voilà avec une gamine qui ne veut que jouer. Notre homme était certes du genre friand de jeu, pourquoi ? Tout simplement car il aimait dominer et gagner. Mais alors qu’il venait de lui dire de trouver elle-même des règles intéressantes pour lui, c’était raté. D’un seul coup Aiko perdu le peu d’intérêt qu’elle avait à ses yeux. Aucun défis pour lui en somme. L’ignorant dans un premier temps, son regard se perdit quelque instants sur le village devant lui. Quel ennuie… Tout sera réduit en centre en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, il faut dire qu’en plus de son sabre, le Chain de Curtis avait pour avantage de savoir faire des dégâts, pas qu’un peu même et même en masse. Il soupira, ralentissant sa monture, lançant un regard en coin à sa partenaire de mission du moment. Enfant. Oui c’est une enfant qui ne veut que jouer, à la fois joueuse et curieuse. Peut-être trop curieuse ? Finalement son sourire revint rapidement sur son visage. Généralement cela voulait dire que notre homme avait une idée en tête. Être regardé, oh on le regarde pour diverses raisons, pour son apparence voir même pour le dégout qu’il peut inspirer de par sa nature sadique et perverse. Très bien jeune fille, tu veux jouer ? Eh bien autant perdre son temps de façon amusante. Arrêtant net sa monture il la fixe un instant, la voyant se mordiller la lèvre inférieur.

- Accomplir cette mission rapidement t’aurais permis de t’éloigner de moi rapidement. Hors ces hommes que tu trouves faibles t’attirent.

Car oui. Curtis n’éprouvait aucune attirance pour les femmes, il se serait d’ailleurs bien passé de perdre son temps avec celle-ci. Mais après quitte à perdre son temps avec quelqu’un autant rendre ce moment un minimum amusant. Alors qu’allait-il faire ? Ce qu’il savait faire de mieux, dégouter les autres, se faire détester et se faire passer pour un emmerdeur de première. De toute façon c’est ce qu’il est ! Un Chieur ! C’est une étiquette qui lui va encore mieux que celle de Baskerville. Sa réputation le suivait partout et ce même dans son propre clan. Retirant ses étrillés, il se mit assez proche de la jeune femme pour pouvoir la tirer et la faire descendre de son cheval. Ça suffit de se cacher là-haut. Descendant avec elle d’un même mouvement tout en lui tenant le bras, la chute de cette dernière était-elle amortie ? Oh, c’est bien comme elle veut il s’en fiche bien. Atterrissant souplement sur ses genoux, d’un mouvement vif pour l’empêcher de se relever il pencha au-dessus d’elle. Son large sourire n’ayant toujours pas quitté ses lèvres.

- Enfant. Montre-moi comment tu joues.

Vicieux. Oui. C’est alors que de la pointe de ses dents blanches, il vint tirer les lèvres de la jeune femme. Après tout n’était-ce pas elle qui ne cessait de le fixer tout en se mordillant la lèvre ? Geste provocateur pour une femme pouvant avoir bien des significations. Quoi et si ça ne lui plait pas ? Ce n’est pas son problème. Depuis quand on agit par sentiment pour quelqu’un. N’est-ce pas elle qui veut à ce point jouer avec lui ? Lui plaquant les mains au sol, il reprit.

- En fait, ta pseudo supériorité sur les hommes n’est qu’une façon de te voiler la face. Tu es faible, tu es si facile.

Allez montre ta colère. Montre que tu n’aimes pas ça. Que tu n’aimes pas être autant rabaissée par un de ses « hommes » que tu détestes tant. Quand Curtis dit qu’il pense qu’elle est faible, c’est une vérité. Un peu comme Lottie en fait. Ah de vieux souvenirs de l’époque où il ne cessait de gagner contre elle lui revenaient en tête. Alors tu veux toujours jouer ? Fille faciles. Tu ne sais pas qu’il vaut mieux ne pas s’approcher de certaines choses.

[Mon Dieu. Tout ce temps pour "ça". N'hésite pas à me dire si ça ne te conviens pas par MP.]

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MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   13th Décembre 2012, 11:15

Nous ne sommes jamais forts. Il y a toujours quelqu’un de plus fort que soi, mais vous me diriez qu’il y a aussi toujours quelqu’un de plus faible que soi. Pourtant, le fait que d’autres personnes vous dépassent dans d’autres domaines prouve que cette force n’est que mirage. Une banale et vulgaire illusion. Ceux se prétendant forts sont les plus faibles. C’est d’ailleurs pour cela que les hommes sont inférieurs aux femmes. Ils sont toujours les premiers à dire être forts et à se battre tels des primitifs, à vouloir témoigner d’un quelque chose qui n’existe nullement. Tandis que les femmes pleurent. Tandis que les femmes sont censées pleurer. Tandis qu’ils pensent que les femmes sont faibles. Tandis qu’ils se trompent lourdement. Tandis que les femmes enfilent parfaitement le déguisement de manipulatrices. Effectivement, beaucoup pensent que les femmes sont trop sensibles à toujours pleurer. Mais ils oublient qu’il n’y nul rapport entre sensibilité, vulnérabilité et force. Et puis, ils se trempent encore plus en pensant qu’elles pleurent tout le temps. Elles sont plus résistantes que cela. Et c’est d’ailleurs que l’on nomme des idées reçues. Et puis, c’est tellement pathétique. Si la force existait, si la force était réelle, si elle n’était pas qu’illusion, alors ce seraient les femmes et seulement les femmes qui en seraient la digne allégorie. Ce seront les manipulateurs ; il n’existe pas meilleur manipulateur que la femme. Parce qu’on les pense faibles. On les pense sottes. Elles cachent une âme bien plus téméraire, bien plus forte. Les plus faibles sont les hommes. Eux qui pensent être forts. Mais en vérité, si la force n’existe point, alors la faiblesse non plus. La mort n’existerait pas sans la vie. La vie n’existerait pas dans la mort. Il n’y a pas de fin sans début et, aussi étrange que ça puisse l’être, il n’y a pas non plus de début sans fin. Une histoire ne peut pas avoir de début si la fin n’existe pas – sauf si elle est abandonnée en court d’écriture. S’il n’y avait pas d’issue au problème, il n’y avait pas de problème. Et ne pas trouver une issue satisfaisante ne voulait nullement dire qu’il n’y en avait pas. Il y en avait toujours. Ne serait-ce que le fait de fuir comme un lâche, de s’esquiver, d’échapper à la réalité. De mettre un terme à sa vie. Nous étudions ici toutes les solutions pouvant s’offrir à nous en cas de non-existence d’autres échappatoires, mais en aucun cas nous disons que le suicide est à encourager. En fin de compte, ce n’est même pas une solution. Effectivement, pour se sentir mieux, encore faudrait-il sentir quelque chose. Et mourir revoit à ne plus rien ressentir. La douleur, la délivrance, tout cela relève de sensations. Et en l’absence de sensations, que se passerait-il ? Il est impossible pour un être humain d’imaginer le fait de ne rien ressentir. Ça parait improbable à vrai dire. Et pourtant. Après, c’est une toute autre histoire. Qui croit en Dieu, qui n’y croit pas. Qui embrasse une religion, qui préfère être athée. Qu’importe, le sujet n’est pas celui-ci.
Tout cela pour dire que la force n’existe pas. Que la faiblesse n’existe pas. Que Curtis qui prétend être supérieur à Aiko et donc, plus fort, ne fait que rabâcher. Que le fait qu’il pense que la jeune femme lui soit inférieure, étant plus faible, n’est que sottise. Que tromperie.

Curtis ne répondit pas tout de suite. Aiko n’y prêta nulle importance ; elle savait pertinemment qu’il répondrait à son invitation de jeu. Quoi, il pensait qu’elle s’était défilée en ne voulant pas trouver un défi à lui imposer ? Il se trompait. En fait, il ne le savait peut-être pas, mais le défi avait déjà été lancé. Il y avait une chose à ne pas oublier sur la rousse. Une chose à ne jamais oublier. Elle n’était pas une enfant. Elle était bien trop loin d’en être une. Les épreuves qu’elle dû affronter, les obstacles qu’elle dû surmonter, tout cela ne l’avait nullement rajeunit. Elle avait encore des traits d’une enfant, car au fond, ces mêmes traits ayant toujours été fins et féminins, ce n’est pas un passage à l’Abyss qui réussirait à les durcir. Pourtant, il y avait bien quelques fois où mêmes ses proches ne la reconnaissaient pas. Aussi, il y avait un moyen de la faire retomber dans une pseudo-enfance. Simplement et efficacement. Il suffisait de la mettre face à un homme avec qui elle pouvait jouer. Il suffisait de jouer, effectivement. Il y avait divers jeux plus ou moins intéressants à ses yeux, mais celui de la manipulation en se servant de la séduction restait le meilleur moyen de satisfaire la demoiselle. Elle s’enflammait toute seule, s’excitait rapidement. Elle jouait. Elle aimait ça. Et elle el faisait bien. Curtis, il ne lui manquait rien physiquement. Curtis, il possédait un caractère de chien. Curtis était drôle. Curtis serait sa poupée. Son jouet. Curtis, l’homme, allait être réduit à un rien.
Lorsque manipulation prenait des allures de séduction. Lorsque séduction se teintait de sadisme.

Le fait qu’elle se soit mordillée la lèvre inférieure n’était pas un signe de désir. Elle ne s’abaisserait pas à désirer un homme tel que Curtis. Elle désirait les personnes intéressantes. Lui ne l’était pas. Lui était stupide. Lui était aveuglé par une force qu’il pensait posséder, mais qui n’était que chimère. Lui ne comprenait pas. Lui était vil. Lui ne lui convenait pas. Lui n’était pas une personne qu’elle voudrait séduire pour son propre plaisir. Lui n’était qu’un jouet. Et lorsqu’on passait l’âge, on jetait les anciens jouets. Pourrait-il penser qu’elle le voulait, en ce moment ? Peut-être. Elle s’en fichait au fond. L’avoir près d’elle ne la dérangeait pas. Il ne la dégoûtait pas. Et là était toute la différence entre les autres femmes et elle. Effectivement, quelques femmes se renferment telles des huitres face au refus des hommes. Comment se renfermer ? En feignant le mépris, le dégoût. Mais Aiko n’était pas le moins du monde dégoûtée. Elle voulait découvrir les facettes de a personnalité. De son corps ? Si l’occasion se présentait. Ce n’était pas un besoin, mais pas non plus un fait qui la ferait frissonner de répugnance.
Il est bien étrange de redevenir une enfant lorsqu’on s’adonne à des activités d’adultes.

Il parla. Aiko tourna son regard vers lui, un sourire espiègle aux lèvres. Aïe. Ça allait faire mal ça, Curtis, tu sous-estimais la jeune femme. Tu pensais la connaître. Tu pensais avoir réussi à déceler le fond de sa pensée, de son désir. Tu te trompais, mais tu allais bientôt le découvrir. Oui, elle était attirée par les hommes. Si le brun voyait cela comme un désavantage, Aiko réussissait à le façonner pour en ferait un avantage. Voire un parfait avantage. Parce qu’autant elle pouvait les faire monter au septième ciel, autant elle pouvait les faire trainer plus bas que terre. Le fait qu’elle soit attirée par eux voulait dire qu’elle pouvait parfaitement se débarrasser d’eux, sans problème, sans état d’âme. Elle ne les aimait pas, ne les prenait pas en pitié, elle était juste attirée par eux. Curtis était méprisant. Curtis ne s’amusait pas. Curtis était vraiment stupide.
De toute façon, elle n’avait aucune envie de s’éloigner de lui. Quoi, il pensait vraiment qu’elle allait seulement accomplir la mission puis s’en aller en courant ? Elle n’avait pas peur de lui. Ne le craignait pas. Mais ça, il l’ignorait. Et Aiko le savait. Elle avait un train d’avance sur lui. Il pensait qu’il avait un train d’avance sur elle. Vous suivez ? En fait, Aiko avait deux trains d’avance sur lui du coup.

Il s’approcha d’elle, descendit de son cheval, approcha de celui d’Aiko et l’arrêta, lui saisit le bras et la tira vers le bas, la suivant dans sa chute avec souplesse. Elle tomba lourdement, cachant une mimique de douleur derrière un sourire amer. Oui, et maintenant ? Qu’est-ce qu’il allait faire hein ? Se sentait-il plus fort comme ça ? Curtis répondit bien vite à sa question, se penchant d’elle avec cet air supérieur, la surplombant et l’empêchant de se relever.
Ce sourire. Ce maudit sourire. Ce sourire tout bonnement niais aux yeux de la rousse. Il semblait naïf même s’il n’en avait pas du tout l’air. Difficile à comprendre. Et puis, les mots fusèrent. Enfant. Il la prenait pour une enfant ? Soit, elle allait donc agir comme telle, pour ne pas le décevoir. Le reste de sa phrase la rendit un instant perplexe. Il voulait donc jouer à cela ? Une nouvelle fois, il répondit bien rapidement à sa question, allant titiller ses lèvres à l’aide ses dents blanches. Elle le laissa faire, car de toute façon, le monsieur avait décidé de lui lancer une énième provocation, mais cette fois-ci en lui plaquant soudainement les mains au sol. Elle n’attendit pas, affichant un sourire en coin.

« Ma faiblesse et ma facilité sont telles que tu te sens obligé de m’emprisonner ainsi ? Tu as l’impression d’être fort, mais... L’es-tu ? »

Elle releva son visage en même temps que son buste, car de toute façon, elle ne pouvait faire autrement, et alla faire passer sa langue sur la joue de l’homme. Elle glissa sa bouche jusqu’à ses lèvres, lui mordit doucement le lobe de l’oreille et, avant de revenir à sa place, elle fit passer ses lèvres sur sa joue, lui frôlant légèrement le coin de sa bouche.

« Une femme. Une fille d’après-toi. Tu t’amuses à me rabaisser, c’est cela ? Tu sais, contrairement à ce que tu veuilles que je fasse, je m’amuse beaucoup. »

S’attendait-il à de la colère ? Il allait devoir faire plus que cela. Elle avait l’habitude des machos. Des idiots. Des hommes, en général. Si vous pensez qu’elle n’avait pas acquis assez d’expérience, vous vous trompez. Ce n’est pas en rabaissant la gente féminine qu’il réussira à l’énerver. Il devait s’y prendre autrement. À lui de voir comment. Vraiment, il ne manquerait plus qu’Aiko lui donne les armes appropriées pour qu'il puisse s'en servir contre elle !
La poitrine de la jeune rousse se soulevait plus rapidement, et ce, malgré elle. Au-dessus d’elle, il créait une certaine pression et donc agitation en elle. Pas spécialement du désir, juste que le souffle lui manquait lorsqu’on était au-dessus d’elle. Même si bon, en mission, elle avait déjà été dans cette position bien grand nombre de fois. Il fallait croire qu’elle ne s’y était toujours pas habituée. Sans doute ne s’y ferait-elle jamais.

Faible. Peut-être l’était-elle, après tout. Mais dans ce cas, Curtis l’était plus qu’elle. Lui qui se pensait fort. Ha ha. Eh bien quoi ? C’est tout ? Approcher ses lèvres était censé lui faire quoi hein ? Lui faire peur ? La dégoûter ? Rien de tel. De quoi avoir peur, de toute façon ? D’un viol ? Il ne le ferait pas. Elle en était certaine. Quant bien même, s’il voulait laisser ses mains s’aventurer sur son corps, elle serait tout de même en mesure de se défendre. Quoique dans cette position… Dis Curtis, tu veux pas la jouer à la loyale si tu prétends être si fort ? Elle s’empêcha de lui poser la question, car cela reviendrait qu’elle était faible. Hors de question. Pas avec lui. Il n’y avait qu’une seule et unique personne avec qui elle pouvait se permettre d’être réellement elle-même. Et non, bien vu, ce n’était pas Curtis.

Retenir sa respiration ne servirait à rien, autant laisser son cœur battre aussi vite qu’il le voulait sans tenter de l’en empêcher. En revanche, elle pouvait toujours désorienter l’attention du brun en plaçant quelques mots. Si elle avait jusque là réussi à allumer une minuscule braise en lui, maintenant, elle allait souffler dessus. Juste après s’être passé le bout de sa langue sur ses lèvres, lentement, doucement. L’exciter ? Ce n’était pas son but. Du tout. Quel était-il, dans ce cas ? Aucun. Simple réflexe, je dirai.

« Tu ne vas rien faire. »

Tu ne peux rien faire. Quoique.
De cette voix mielleuse, entraînante, musicale, cinq mots qu’elle avait choisis avec soin. Pas besoin de la contredire s’il ne le prouvait pas. Et n’allez pas croire qu’elle voulait qu’il
aille plus loin. Ça ne la dérangerait pas spécialement, mais en même temps, il ne fallait pas non plus se voiler la face en disant que ça l’enchanterait.
Allez Curtis, montre-moi ta faible-... Heu, ta force.
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MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   28th Décembre 2012, 02:37

Pourquoi étaient-ils partit déjà ? Ah oui. Une mission. Pourquoi cela avait-il dérivé ainsi, oh allez savoir. Dites vous juste que notre homme aimait faire uniquement ce qui lui plait. En l’occurrence, prendre son temps pour s’amuser avec cette petite chose orgueilleuse était son passe temps du moment. Ce qu’il cherchait exactement ? Oh. Il suffit de connaitre un minimum Curtis pour savoir à l’avance qu’il ne désirait pas franchement grand-chose de cette fille. Du désir ? Et puis quoi encore ? Non seulement les femmes le dégoutent à tel point qu’il n’éprouve aucune attirance pour elles, mais n’allez pas croire qu’il s’est du coup tourné vers le sexe opposé. Loin de là. On va juste dire. Que ce genre de besoin est pour le commun des hommes. Monsieur préfère faire l’original, Monsieur possède un tout autre manque qu’il a besoin de combler assez souvent. Ah si seulement n’importe qui pouvait faire l’affaire. Encore heureux qu’il était encore assez saint d’esprit pour ne pas s’en prendre à n’importe qui. Quand je parle de n’importe qui c’est bien sûr « ses alliés ». Enfin je crois ? Enfin peut importe, revenons à nos moutons. Tentation. C’est tout ce qu’elle faisait. A moins qu’elle n’agisse ainsi par habitude plus qu’autre chose. Toutes ces femmes sont pareilles. Elles ont au moins compris que l’homme peut se montrer bien faible devant leurs courbes, c’est une chose qu’il devait reconnaitre. Oui. Curtis le sait. La femme peut devenir un objet de tentation et de soumission pour les hommes faibles ne pensant qu’avec leur bas ventre. Ah, mais pensez vous que notre brun pense avec sa tête ? Oh pas vraiment. On va dire qu’il pense plus par l’épée.

Tandis qu’il ne bougeait pas d’un pouce alors que la demoiselle agissait, il se contentait de la fixer d’un regard sombre, pouvant paraitre sérieux s’il n’avait pas cette lueur étrange le faisant plus passer pour fou qu’autre chose. Comme toutes les femmes voulant montrer leur supériorité elle réplique. Comme toujours. Curtis avait parfois l’impression d’entendre cette chère Lottie. La différence est qu’elle avait des réactions beaucoup plus amusantes à son gout. Finalement, elle conclu le tout en annonçant qu’il n’allait rien lui faire. Son sourire s’élargissait. Tant de certitude dans ses quelques morts. Le tout était de savoir si elle avait cerné le genre de personne qu’était Curtis, ou si elle le mettait dans le même lot que la plupart des hommes. Oh. Qu’importe. Comme s’il se préoccupait des jugements qu’on pouvait avoir de lui. Il est fou il le sait. Il est mauvais, il le sait. Il est tant de chose le rendant détestable et méprisable, mais tout ça il le sait. Et il s’en manque. Le regard d’une seule personne avait de l’importance pour lui et cette personne n’est plus depuis longtemps semblerait-il. Finalement, il ricana. Se redressant un instant pour regarder le ciel il finit par dire.

- On va dire que c'est amusant de ne pas en voir une partir en courant.


Amusant est un bien grand mot. La soumettre ? Quelle idée, pour lui femmes sont soumises d’elle-même. En fait, ce n’est qu’un cercle vicieux. La femme se soumet pour soumettre l’homme à elle. Ou plutôt elle fait mine de se soumettre. Oui, l’homme se sent plus fort et l’homme se sent dominant dans l’histoire. C’est exactement pour ce genre de comportement qu’il les déteste. Pourquoi perdre son temps avec ? Cette haine chez lui est visible par le jeu. Amusant non ? Se penchant à nouveau sur elle, il passe ses fins doigts sur son menton. Sa chevelure ébène tombant un peu en désordre de chaque côté de son visage du coup, en cachant une bonne partie par la même occasion.

- Ce genre de jeu ne m’intéresse pas.


Faisant glisser son autre main pour prendre sa dague qu’il porte constamment à la ceinture. Faisant glisser la lame sur la joue de la demoiselle, il se contenta de la fixer. Son sourire disparut quelques instants de son visage. Sérieusement. Si ça ne tenait qu’à lui il lui aurait enfoncé la lame dans la gorge depuis un moment déjà. Mais bon. Pas besoin de donner une raison de plus à cette chère Charlotte de l’ouvrir non ? Finissant par entailler cette peau blanchâtre, un léger filet de sang vint alors le tâcher de sa couleur si vive. Passant ses doigts sur la plaie pour y récupérer le liquide vital, il lui mit presque sur le nez.

- Il n’y a que ça d’amusant.

Le sang. Qu’importe de qui il est, c’est son passe temps. Vous pouvez le traiter de brute sans cervelle si vous voulez, il s’en contre-fiche royal. Restant quelques instants assis sur le ventre de la jeune fille sans vraiment faire attention au fait qu’il puisse être lourd ou non. Il finit par se relever. Nettoyant les quelques gouttes qui perlaient sur sa lame avec la langue, il finit par se lever. Tu n’es pas amusante. Tu es trop sûre de toi, trop sérieuse.
Mais peut-être avais tu compris que Curtis n’est pas le genre d’homme à aimer soumettre les femmes dans ses bras mais plutôt au bout de sa lame. Les hommes aussi sont bien pour ça. Mais le visage apeuré des femmes était bien plus drôle. Quand il ne s’agit plus de séduction, elles perdent bien souvent presque tous leurs atouts et tout intérêt.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

La mort passe... Écoute son chant.~

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MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   8th Janvier 2013, 07:11

La fascination. C’est le degré ultime de l’observation, ça en devient de l’obsession et de l’adoration. Nous pouvons être charmés par une personne, mais au fond, cela n’est rien d’autre qu’une perte de temps. Cela est totalement inutile d’être hypnotisé par un être humain. Parce qu’il déprit. Parce que si nous l’avons aimé pour sa beauté, il finit par devenir laid. Parce que si nous l’avons aimé pour son rang social, la roue tournera ou alors nous nous en lasserons simplement. Parce que si nous l’avons aimé pour sa personne, simplement, elle finira par mourir. Et nous aussi. Alors on se dit qu’on devrait plutôt être fasciné par autre chose. Par quelque chose qui n’est pas aussi vil et aussi éphémère que la vie. Par quelque chose qui ne cessera jamais de perdurer. Par quelque chose qui continuera d’exister même lorsqu’on mourra. Par quelque chose qui possède une belle couleur, qui plus est. Le rouge. Quelque chose d’étincelant. Quelque chose d’éclatant. Quelque chose de vif. Quelque chose de vital. Quelque chose de liquide. Un liquide qui coule dans nos veines. Sans cesse. Qui ne se fatigue pas. Un liquide qui attise la fascination de plusieurs savants, de plusieurs chercheurs spécialisés. Après tout, scientifiquement, l’un de ses composants ne se fait-il pas transporté par l’oxygène pour ensuite s’en séparer et s’allier à... Hum ? Je m’éloigne ? Effectivement, oui. Vous l’aurez deviné – du moins, je l’espère –, i lest ici question du sang. Après tout, mieux valait encore éprouver une certaine fascination pour ce liquide flambant que d’aimer une personne. Une personne qui risque, comme dit plutôt, de mourir. Ou pire encore. Quoiqu’il en soit, nous ne pouvions pas considérer cela comme une amitié. Même si au fond, le sang peut être un fidèle allié car jamais il ne nous trahira. Un lien de sang ! Moi qui déteste les jeux de mots. Enfin bref.
Curtis devait faire partie de cette catégorie de gens ayant compris que mieux valait s’allier au sang qu’aux personnes. Ce n’était pas pire. Quant à Aiko, eh bien, elle s’en fichait un peu de tout cela. Elle avait été élevé Baskerville, avait possédé les ailes de dignité de la famille et les avait perdues en même temps que tous ses autres membres le jour de la tragédie de Sablier, il y a de cela cent ans. Et puis, elle avait côtoyée la mort bien jeune. Le sang avait fait partie de ses journées alors qu’elle était plus jeune encore. Cela avait au moins servi à ce qu’elle n’en ait guère peur. En revanche, elle n’en était pas non plus obsédée. Et puis, si d’autres y étaient indifférents, elle appréciait au moins un peu cela, faire couler le sang. Après tout, sa chevelure était teintée de cette couleur. Et puis, les épées étaient ses armes de prédilection. Il fallait bien qu’elle l’aime, non ? Au moins un tout petit peu. Mais sûrement pas autant que ce taré de Curtis. Un homme, lui ? Non. Plutôt un dégénéré. Tiens, ça collait bien avec sa tête qui plus est.

Ce qui est irritant avec les machistes, c’est le fait qu’ils sont loin – tellement loin – de regorger de nouveaux arguments. Et je vous que c’est la même chose du coté féminin ; les mêmes mots ressortent indéfiniment. Au fond, il faut considérée cela comme étant un pur passe-temps. Car, contrairement à ceux qui voulaient en faire une activité à plein temps, Aiko savait parfaitement que, comme dans les débats politiques par exemple, malgré les heures pouvant bien s’écouler, au bout du compte, chacun retournera chez lui avec la conviction d’avoir donné d’excellents arguments ; son avis ne changerait pas pour autant. Cutis continuera de penser que les hommes sont supérieur aux femmes – pourquoi déjà ? Les organes génitaux, ce devait sûrement être cela – et Aiko, elle, rira à gorgé déployée de cette rencontre. Rien de bien passionnant en somme, si ce n’est qu’elle serait un peu plus sûre – était-ce seulement possible ? – que les hommes étaient vraiment, mais alors là vraiment stupides. Curtis, un pauvre ignorant parmi tant d’autres. Pour ne pas dire autre chose et l’insulter, hein. De toute façon, il n’en valait pas la peine aux yeux de la jeune femme. En parlant de lui, il était plutôt connu chez les Baskerville, mais pas seulement pour son efficacité en mission, son sadisme avec ses victimes, sa pitié inexistante et son dédain voire carrément mépris envers les femmes. Non, sûrement pas, il n’était pas seulement renommé dans cela. Mine de rien, même les Baskerville avaient des ragots. Mais des ragots fiables ; ils avaient l’habitude de se renseigner efficacement. Apparemment, quoiqu’il en soit, le grand ténébreux était aussi loyal et fidèle. Fidèle à qui ? À Glen-sama. Qu’il le vouloir ou non, voici bien un point commun avec la jeune femme. Glen-sama. Elle mourrait pour lui. Comme tout bon Baskerville ? Oh, croyez-moi, pas tous. Pourquoi ferait-elle cela ? Par devoir. Mais surtout par respect. Ce Glen avait su, de part ses actions, se faire respecter pour ce qu’il est réellement – bien qu’elle soit loin de le connaître personnellement, ses actions le prouvait – et non pas pour le Glen qu’il était. Comme se nommait-il, déjà ? Elle avait oublié. L’avait-elle seulement un jour su ? Pas sûr. Pour reprendre, elle donnerait sa vie pour lui aussi par foi, je dirai, si seulement avait foi en quelque chose ou en quelqu’un. Mais Curtis devait avoir une autre raison. Après tout, n’était-il pas son fraternel ? Et si...
Pour une fois qu’elle avait un raisonnement purement poétique ! Satané Curtis. Aiko, distraite un moment, se ressaisis lorsque l’homme s’exclama. Elle se retint de lui traiter de noms de noms oiseaux et priait intérieurement pour qu’elle puisse avoir le temps de reprendre sa théorie avant qu’elle n’oublie complètement de quoi il s’agissait. Non mais. Et puis, quoi encore ? Quelles sottises allait-il bien pouvoir lui sortir cette fois-ci ?

Qu’est ce que je vous disais ! Satisfait de pas la voir partir en courant. Non mais sérieusement, il la prenait pour qui ? Pour quoi, plutôt ? Elle n’était pas comme les autres femmes et ne se soumettrait pas à lui. Jamais. Quoiqu’il puisse bien penser, au fond, il savait qu’Aiko pourrait lui tenir tête. Quitte à y laisser sa peau. Cet orgueil. Cet égo. Celui de Curtis, semblerait-il, n’était pas le seul à être surdimensionné. Et puis, ce ricanement. Il ne pouvait pas rire comme tous les autres, vraiment ? C’était agaçant et limite strident. Bref, ça énervait la jeune femme. Bien sûr, loin d’elle l’idée de lui faire plaisir, elle se garda donc de lui faire part de cette toute nouvelle irritation. Il s’était quelque peu redressé en parlant, étant allé jusqu’à lever les yeux au ciel, mais désormais, il se penchait de nouveau sur elle. Cette position, elle était bien loin de l’apprécier. Si. Avec une personne. Une seule personne. Et ce n’était pas Curtis. Sûrement pas. Ce qu’elle voulait en finir, sérieusement. Il était amusant ; arrogant et audacieux. Mais là, ça devenait de la pure bêtise de penser que la jeune femme était faible. Faible. Elle répugnait rien qu’à l’entente de ce mot. Sérieusement, d’eux deux, c’était lui le plus faible. Pourquoi ? Je vais vous l’expliquer. En vérité, il était plus fort que la rousse. Sur tous les points, aussi bien physiquement que mentalement. Mais le fait de penser Aiko faible, de la sous-estimer sans ménager, était une preuve de faiblesse. Un bon stratège avouerait que la jeune femme qu’il avait en dessous de lui Curtis n’était pas en mesure de lui faire face pendant des heures sans baisser les yeux. C’était donc de la faiblesse. Un homme n’étant pas en mesure d’avouer cela est faible. Affreusement faible. Et, au fond, lâche aussi. Comme quoi, une femme ne pouvait pas être à son niveau ? Bah ! Qu’il pense donc cela, il comprendra son erreur bien assez tôt. Ce n’était qu’une question de temps. Même si ce ne serait pas aujourd’hui, la jeune femme lui prouvera, non pas sa supériorité à lui, mais simplement qu’elle était loin d’être bête. Loin d’être naïve. Parce qu’au fond, elle s’en fichait qu’il pense qu’elle lui est inférieure. Après tout, ne pensait-elle pas elle-même qu’elle lui était supérieure ? N’était-elle pas elle-même intimement convaincue de sa supériorité ?

Penché sur elle, ses doigts glissèrent sur son menton. Elle le regardait, le même sourire accroché aux lèvres. Une preuve qu’elle n’était pas bête ? Lorsqu’il parla, elle comprit où il venait en venir. Elle n’avait pas oublié. Elle n’avait pas oublié qu’il était fou. Qu’il n’était pas humain. Qu’il était machiste et affreusement sadique. Il fallait qu’il prouve sa supériorité. Mais autrement. Pas dans un quelconque jeu de séduction. Nullement. Autrement. Sur un terrain qu’il pensait n’appartenir qu’aux hommes. Elle ne pouvait pas bouger, n’avait même pas envie de se débattre. Inutile. Pourquoi ? Le meilleur moyen de lui prouver son erreur était-il la fuite ? Pas d’après elle. Quoiqu’il puisse faire, elle lui fera face. Il ne bougeait plus. Il devait se saisir de son arme. Arme qui s’avéra être une dague. Lorsque la lame glissa vers elle, la jeune femme observa un instant la pointe. Mouais. Ça l’aurait étonnée qu’elle ne soit pas parfaitement pointue aussi. Tant pis, elle avait connu pire. Tellement pire. Le sourire de Curtis disparut. Quoi ? Voulait-il aller plus loin ? Désirait-il se servir de cette dague comme on devait se servir de ce genre d’armes ? Un instant, Aiko sembla réfléchir. Et s’il le faisait ? Et s’il décidait de la tuer ? Un geste. Un simple geste suffirait à la tuer. Elle était sans défense, sans Chain. Que pourrait-elle faire ? Tirer rapidement sa dague ? Non, ce n’était pas un film non plus, elle ne serait jamais assez rapide. Et puis, elle doutait du fait de pouvoir bouger ses mains si le brun décidait de lui emprisonner les poignets. Chose qu’il ferait sans doute s’il désirait la tuer. Ou même pas. Elle aurait le temps de serrer sa main sur le manche de sa lame. Rien de plus. Et elle mourra. Pitoyablement. À cet instant, elle se demanda à quoi elle jouait. Elle n’aurait pas dû le provoquer. Elle aurait dû faire cette foutue mission et s’en aller. Elle ne désirait pas mourir par la main d’un Baskerville. Pas par la main de ce ténébreux. Elle ne voulait pas mourir tant qu’elle n’aurait pas jugé qu’elle en ait assez fait pour clan. Pour Glen-sama. Mais non. Pas possible. Il ne ferait rien. Même si elle ne le connaissait pas, il ne ferait rien de tel. Il en était incapable. Pourquoi ? Allez savoir. Vraiment, pour ne pas subir les représailles ? Mais les représailles de qui ? De qui avait-elle peur ? Son frère ? Hum, peut-être. Peut-être pas. D’après ses calculs, il ne ferait rien. Elle pouvait se tromper. Mais elle ne devait pas se tromper. Pas aujourd’hui. Tandis que son esprit bouillonnait, son sourire amusé se mua en un sourire purement provocateur. Vas-y. La lame glissa sur sa joue et l’entailla. Elle esquissa une grimace, serrant fortement la mâchoire. Il fit glisser son doigt sur la plaie, cueillit quelques gouttes de son sang et vint l’agiter sous son nez. D’un geste furtif, elle donna un coup de langue au doigt. Langue qui passa lentement sur ses lèvres, cet air provocateur toujours sur le visage.

« Oh Curtis, tu me déçois. Je ne suis pas séductrice ; je suis joueuse. »

Oui, elle connaissait son prénom. Comme beaucoup d’autres. Lui, il ignorait le sien. Il devait n’en avoir que faire, après tout. Elle avait dû perdre tout intérêt à ses yeux. S’il voulait quand même connaître son identité ? Il demandera. Mais de cela, elle en doutait fortement.
Si le jeu devait consister à se battre, elle s’y prêterait volontiers. Mais la patience de l’homme devait avoir des limites. Sans nul doute même. S’il avait hésité à la tuer, il n’hésiterait plus du tout. Encore une fois, elle n’était pas bête. Pas question de se risquer à pareil jeu. Pas avec lui. Parce qu’au corps à corps, elle n’aurait strictement aucune chance. Même s’il ne possédait pas des tonnes de muscles, il en avait nettement plus qu’elle. Les épées ? Elle pourrait avoir sa chance. Mais lui aussi était doué. Elle ne prendrait donc pas ce risque. Elle ne mourrait pas. Pas sous ses mains. Il en était simplement hors de question. Il avait voulu voir la peur sur son visage. Mais non. Rien de plus que la provocation. Elle avait appris. Appris à ne pas laisser transparaître ce qu’elle ressentait réellement. Elle avait cillé, un moment, avait hésité. Mais rien de bien sérieux, au fond. Elle faisait un minimum confiance à ses calculs, bien qu’elle ne soit pas réellement stratège. C’est le domaine de sa sœur jumelle, ça. C’était. C’était le domaine de sa moitié. Aiko avait dû perdre tout intérêt pour l’homme. Elle n’était pas apeurée. Pas dégoûtée. Elle faisait preuve d’un extrême sang froid. Il n’aimait pas ça. Mais elle, au fond, jubilait quand il se releva. Elle l’avait éloigné. Elle avait réussi à l’éloigner. Pas à la battre, non, le jeu n’avait pas réellement été entamé. Pas à un quelconque moment. Elle l’avait manipulé. Elle s’était montrée d’abord arrogante, puis provocatrice et simplement aguicheuse. Au final, elle se montra simplement confiante. Elle avait fait de lui ce qu’il voulait. Le meilleur ? L’extase ? Il n’en savait rien ! Elle l’avait poussé à venir jouer avec elle, l’avait poussé à se rapprocher de l’une de ces femmes qu’il méprisait tant. Et puis, elle avait osé. Elle avait osé lui dire qu’il ne ferait rien. Faisait-elle réellement allusion à une sorte de viol ou je ne sais quoi ? Oh ça, il n’avait vraiment pas intérêt. Et puis, de cela, elle était plus que certaine ; il ne la touchera même pas. Tant mieux. Mais ce n’est pas tout ce qu’elle voulu dire. Elle l’avait poussé à bout, l’avait incité à lui montrer à quel jeu il était le plus doué. Elle avait d’ailleurs réussi. Et maintenant, elle n’en avait pas fini avec lui.

Elle resta un moment allongée, fermant les yeux. Elle n’avait même pas essuyé sa joue. Elle s’en fichait. Elle allait faire une mission, de toute façon. Elle se retrouverait donc avec du sang sur les mains et s’écoulant des plaies qu’elle encaisserait sans doute.
Sa théorie. Elle pouvait enfin réfléchir calmement. Bon, le fait qu’il se lève n’était pas prémédité, mais en rien ça n’entravait les plans qu’avait maintenant échafaudés Aiko. Elle n’avait plus qu’une chose à faire. Irait-elle jusqu’au bout de ce geste ? Sûrement pas. Je vous l’ai dis, elle voulait s’amuser, pas se faire tuer. Encore heureux qu’elle ne soit pas impulsive, hein. Elle aurait sans doute rendu le coup au centuple à Curtis. Et en ce moment, elle serait sûrement morte. Eh bien. D’ailleurs, il fallait aussi qu’elle lui demande quelque chose. Histoire d’avoir une confirmation de ce qu’elle pensait. S’il daignait toutefois bien pouvoir lui répondre.

Alors. À quoi avait-elle donc pensé, un peu plutôt ? Curtis à distance, sa poitrine se soulevait de nouveau régulièrement et elle pouvait réfléchir sainement et en pleine quiétude. Après l’agitation de l’homme, oui, ce n’était même plus du calme mais de la quiétude.
Théorie. Sa fameuse théorie.
Et si. Et si Curtis était une ombre ? À vrai dire, il l’était sûrement. Mais de qui ? Une ombre si sombre. Si mystérieuse. La jeune femme serait prête à parier que sa lumière devait être son frère. Mais elle ne pouvait en être sûre. Et si cet étrange homme avait d’autres personnes dans sa vie ? Ce serait probable. Après tout, que savait-elle de lui ? Les racontars auxquels elle ne prêtait pas même une oreille attentive. Et puis, pourquoi ne pas simplement lui demander ?

Elle se redressa sur ses deux coudes et poussa un profond soupire avant de bondir sur ses pieds, dépliant les pans de sa jupe. Elle s’approcha du brun, le contourna et alla vers son propre cheval. Elle laissa sa main caresser l’encolure de la bête, allant parfois tenter de lui démêler la crinière ou faire courir ses doigts sur son museau. Et puis, elle pencha la tête pour pouvoir voir Curtis. Elle haussa les sourcils, son air provocateur ayant disparu.

« Tu es un ombre. Une ombre particulièrement sombre. Ta lumière doit être éblouissante. Qui est-ce ? »

Elle avait parlé doucement, de façon tout de même clairement audible. De toute façon, ils demeuraient proche l’un de l’autre. Elle avait déjà entendu quelque part cela. Comme quoi, plus l’ombre est sombre, plus forte est sa lumière. Je vous disais qu’elle misait plutôt sur Glen-sama, mais elle voulait tout de même en être certaine. Enfin, s’il lui répondait.
Elle essuya sa joue du bout des doigts, souriant légèrement lorsqu’elle eut aperçu le sang vif. Elle s’empara furtivement de sa dague, jouant avec un instant avant de planter son regard dans celui du ténébreux, s’éloignant machinalement de son cheval. Son pouce titillait le bout de la lame. Un geste. Un geste seulement et de nouveau, le sang coulerait. Le manche bien en main, elle approcha de Curtis et laissa son pouce traîner sur sa joue, un sourire malin accroché aux lèvres. La dague était si proche de son visage. Tellement proche qu’il suffirait d’une simple rotation du poignet pour pouvoir le blesser. Mais non. Elle s’éloigna d’un pas, rangea son arme et bascula la tête en arrière, observant le ciel, les yeux plissés. Dans un soupire, elle demanda.

« Pourquoi ne suis-je pas dégoûtée ? »

Pourquoi diable ne suis-je pas dégoûtée par toi ? Alors que je devrai l’être. Alors que tu ne m’attires pas. Logiquement, si tu ne m’attires pas, je m’en fiche de toi. Mais non. Tu es joueur. J’aime ça. Je ne suis pas dégoûtée. C’est étonnant, n’est-ce pas ? Au fond, peut-être que est-ce le fait de ne justement ne pas être dégoûtée qui me dégoûte le plus.
Il ignorait la réponse. Ou plutôt, il devait l’ignorer . Ou peut-être pas. Aiko n’en savait rien. Elle n’attendait de toute façon pas réellement de réponse. Pas à cette dernière question néanmoins. En revanche, la première interrogation attendait clairement une réponse. La jeune femme était-elle patiente ? Ça dépendait. Avec Curtis, elle aurait tout intérêt à l’être.
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MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   30th Janvier 2013, 07:44

Combien de temps allaient-ils encore jouer à ce jeu de savoir qui prendrait le dessus sur qui ? Ou plutôt, était-ce une façon comme une autre entre ses deux personnes aux caractères pour le moins trempé et plutôt opposé de mieux se connaitre ? Voir même de discuter sans que l’un finisse avec un corps sans tête. Bien qu’on miserait d’avantage sur la survie du brun que celle de la jeune demoiselle. Enfin qu’importe, la tension semblait avoir un peu baissé entre eux. Allez savoir pour combien de temps, à moins qu’un bain de sang n’occupe de façon un peu plus amusante notre dégénéré de service. Après tout il était venu pour ça non ? Enfin, le mot bain de sang était rajouté dans sa petite tête à la mission, mais on va dire que le résultat était le même… Ne bougeant pas d’un pouce en la voyant de mouvoir devant lui, laissant de côté la provocation pour poser une question. Et puis quoi ? Elle voulait une réponse ? Comme si Curtis était du genre à discuter surtout sur lui-même. Sachant pertinemment que tout le monde chez les Baskerville étaient au courant de sa dévotion envers Glen. Ou plutôt devrait-on dire Oswald. Car certes notre brun obéit à cette entité qui dirige les Baskerville depuis un temps indéfinissable, comme tout le monde, il n’a pas le choix de toute manière. Mais sa loyauté, seul son frère peut se vanter d’en bénéficier. Tout comme il était probablement une des seules personnes à réellement compter pour lui, rien de bien étonnant qu’un esprit tordu comme le siens ait encore plus sombré dans les ténèbres une fois sa lumière disparut comme la demoiselle le dit si bien. Le silence tomba alors, son regard rouge se perdant quelques instant sur le sol pourtant totalement inintéressant. Pas que le sujet de son frère était sensible non… Curtis est bien trop dégénérer pour avoir un sujet tabou quand bien même cela pourrait être le seul qui lui tienne vraiment à cœur. Non. Il ne s’était jamais permis d’avoir une faiblesse et c’est toujours le cas. A moins de considérer que Oswald soit le seul à l’arrêter dans sa folie en soit une.

Il soupira. Pourquoi cette question. Ce n’était un secret pour personne, Curtis n’est qu’une ombre se nourrissant du sang et de la souffrance des autres. Une ombre qui a perdu la seule lumière capable de le rendre moins mauvais, mais aussi plus violent si c’était dans l’intérêt de cette dernière. Il était celui que tout le monde connaissait mais que de nom, l’ombre du grand, il était la folie le suivant partout… Reposant son regard sur elle, son visage était sur le coup plus dur, moins souriant. Le sourire de sadique avait pendant quelques instant laissé place à un visage figé tel le marbre. Curtis est loin d’être bête, il sait être sérieux. Il est quelqu’un de sérieux d’ailleurs et d’intelligent. Bien plus qu’on ne pourrait le penser, ce dernier s’amuse juste à montrer de lui que ce qui lui plait. Cependant devait certainement savoir qu’elle ne s’adressait pas à un demeuré…

- En quoi as-tu besoin de le savoir ?

Il avait lâché cette phrase tout simplement. Pour ne pas dire que pour une fois cette dernière n’avait pas le ton agaçant qu’il employait habituellement. Non. C’était calme, pour ne pas dire froid. En même temps, il ne faut pas s’attendre à trop avec notre homme. Mais ce visage morne et froid ne resta pas bien longtemps présent sur son visage. Généralement si le brun devient sérieux c’est mauvais signe, cela signifie que même tout prendre à la légère ne suffit plus et que la souffrance que vous allez ressentir dans les minutes suivantes seront atroces. Façon comme une autre de se passer les nerfs comme on dit ? Il sait tout prendre avec un non-sérieux sans borne, il est cependant déconseiller de l’irriter. Bref. Un sourire narquois se dessina finalement, de même qu’une lueur mauvaise pourtant naturel chez lui fit son apparition dans son regard.


- Tu connais déjà la réponse. La seule chose importante dans tout ça est que la lumière n’est plus. Et que l’ombre est plus sombre encore.

Hey ! Retenez bien qu’il avait tout de même fait l’effort de répondre à la question ! Bien que ce soit un peu à sa manière. Comme pour appuyer ses paroles, il tandis la main devant lui, son regard fixant le village se trouvant plus loin. Oui… Aiko avait vu juste, il n’est qu’une ombre, il n’avait été que ça depuis sa naissance et ne serait certainement rien de plus. Un reproche ? Pas du tout, aucun. Son frère était fait pour briller lui pour être le côté sombre, bien que la réputation d’Oswald ne soit pas des plus brillantes… Un Baskerville est forcément couvert de sang, après chacun à son caractère. Curtis devait être celui possédant le cœur le plus sombre de tous réunis. Incapable d’aimer, d’avoir de la compassion. C’était à se demander à quoi il pouvait penser parfois, comment cet homme pouvait-il continuer de vivre ainsi comme si de rien était. La folie rend fort, mais pas idiot on va dire… Le vent se leva légèrement tandis que le ciel s’assombris quelques instant, ou plutôt une tâche noir dans le ciel l’avait fait devenir plus sombre. Ricanant doucement, notre homme leva le regard vers cette noirceur qui était semblable à celle de son cœur. L’Abyss, rien de plus. Une masse énorme et sombre piqua vers le sol, un peu à la façon d’une flèche géante. Pour finalement dévoiler un immense dragon noir lorsque ce dernier déploya ses ailes pour ralentir sa chute et se poser non loin de son contractant. Effrayant par la même occasion les cheveux et laissant une bourrasque souffler autours de lui avec son atterrissage. Posant la main sur la bête, Curtis fixa une nouvelle fois Aiko.

- Tu n’es pas dégoûtée par ce qui t’intéresse. Du moins d’une certaine façon. Mais vois-tu. Je ne suis pas un homme de discussion.

Exactement. Il venait de dire qu’il était certainement intéressant à ses yeux, après libre à elle de penser de quelle façon il parlait. On peut s’intéresser à quelqu’un pour tant de choses. Il souffla un coup. Hors de question de s’amuser à discuter. Il n’est enclin à la discussion uniquement lorsque c’est lui qui pose les questions, hors rien ne suscite son intérêt à ce point-là tout de suite. S’appuyant contre la patte du colosse noir qui lui servait de Chain, il croisa les bras. Bon. Eh bien ? Et le massacre ? Ça faisait à son gout bien trop longtemps que le sang n’avait pas couler. Un petit feu de village ne pourrait que rendre tout ceci bien plus amusant ! Le Dragon baissa la tête pour fixer Curtis, comme si seul ce dernier était en mesure de communiquer par esprit pour donner les ordres. Presque difficile à croire qu’une telle créature pouvait être sous la domination d’un homme purement et simplement. Mais c’est une autre histoire. Sortant doucement son épée, il ordonna à sa créature de voler vers le village, crachant un jet de flamme impressionnant. Les maisons brûlaient, les habitants fuyaient, tandis que d’autres semblaient prêt à tenter une riposte. C’était le moment.. d’attaquer.. ? Il la regarda en silence, avant de prendre à son rythme le chemin qui était la destination finale de leur mission. Elle pouvait faire ce qu’elle voulait, ce n’était pas son problème. Le sang coule, c’est tout ce qui compte. L’ombre aime se teinter d’une couleur rouge…

[Depuis le temps que je dis que je m'y colle... Désoler du retard, en espérant que cela te convienne o/]

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La mort passe... Écoute son chant.~

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MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   10th Février 2013, 08:37

Au début, il n’y avait rien. Le vide, le néant, le chaos. Et c’est de ce même chaos que naquit l’obscurité. Ou plutôt, le chaos était obscurité. À cet instant, dire que cette même obscurité était une immense ombre serait erroné, car jusque là, nulle lumière n’était présente. Je ne sais pas trop comment la terre fut crée, mais c’étant sans doute dans l’intention secrète de créer un équilibre entre l’obscurité et la lumière. Après tout, l’humain fut façonné les pieds sur terre pour en sentir la force phénoménale et pour dominer ainsi que la tête levée, le regard rivé vers le ciel pour aspirer à mieux et être dominé ; un parfait équilibre. Il fallait apprendre, n’est-ce pas ? Savoir qu’on était fort, mais qu’il y aurait toujours plus fort que nous. À la base, l’humain devait se contenter d’être lumière et se passer de la noirceur naturellement immiscée en lui par ses créateurs. Ce n’est un secret pour personne, n’est-ce pas ? Tout être humain possède une ombre. Et l’ombre va de paire avec la lumière – ce qui fait qu’il ne fallait jamais confondre obscurité et ombre. Comme je le disais, l’homme était « censé » n’être que lumière, développer seulement et uniquement cette part de bonté. Tout cela pour en dire, en fait, que l’ombre est entièrement dépendante de la lumière. Tout comme la lumière dépend de l’ombre ; c’est réciproque. Il n’est pas concrètement possible que la lumière ne possède pas de d’ombre, mais ça pourrait néanmoins être envisageable. Parlons maintenant métaphoriquement. Curtis est une ombre ; il le sait parfaitement et ceux le connaissant le savent tout aussi bien que lui. Sauf que ces personnes n’ont pas eu le courage de faire part de leur réflexion à l’homme. Par peur, par respect, qu’en sais-je au fond ? Bien que je pense que ce soit plus par crainte que par pseudo-respect. Néanmoins, Aiko n’avait pas peur de lui. N’aurait de toute façon jamais peur d’un être humain. Surtout par d’un être humain de sexe masculin. Pas moyen. Bien sûr, il pourrait sans doute la tuer s’il le désirait. Pas si facilement qu’il le pensait, néanmoins. Je vous l’ai déjà dis, le fait qu’il possède peut-être un Chain pourrait être bien désavantageux pour la jeune femme. Jeune femme qui, question combat, savait surtout manipuler les lames. Que ce soit des dagues, des lamelles, des épées ou des sabres, elle s’était entraînée à toutes ces sortes. Sa taille élancée l’aidait à prendre l’avantage dans plusieurs combats, habituellement. Enfin, encore fallait-il que son adversaire ne soit pas particulièrement aguerri dans ce domaine, car même si c’était le cas et qu’il était plus petit de taille, ça pourrait fortement
des aises d’avantage pour ledit adversaire. Enfin, quoiqu’il en soit, Curtis avait un autre avantage. Son arme. Lui aussi devait bien manier son épée. Il était plus grand de taille. Aiko, plus petite, pourrait aisément se défendre. Vous croyez ? Restait encore le fait que Curtis était fort, il ne fallait pas non plus croire qu’il se laisserait faire. Loin de là. En vérité, s’il n’utilisait pas un Chain qu’il n’avait peut-être même pas, alors Aiko aurait autant de chance de le battre que lui en avait pour prendre le dessus sur elle. Seul différence ? La Baskerville était persuadée que l’homme la sous-estimait. Alors qu’elle ne commettrait jamais cette erreur quel que puisse être l’adversaire qui pourrait se présenter face à elle. Enfin, pourquoi parler de tout cela ? Après tous, ils étaient du même clan, tuer l’autre n’aurait rien de… Eh bien, ça n’apporterait strictement aucune satisfaction à l’assassin. Curtis comprenait-il cela ? Allez savoir. Pour reprendre, nous disions que le corbeau était parfaitement capable de la tuer. Elle ne l’ignorait pas. Mais et alors ? Elle prenait le risquer de clamer la vérité haut et fort, de dire tout haut ce que les autres pensaient tout bas ; il est une ombre. De toute façon, rien qu’en étant Baskerville, elle prenait des risques. Chaque jour. Bon, après, dire à Curtis ce qu’elle pensait ne devait pas le déranger outre mesure. Le temps répondra bien à ses quelques doutes.
Mais pourquoi ? Pourquoi lui avait-elle dit qu’il était une ombre ? Pourquoi diable avait-elle eu cette envie de parler « normalement » à un homme qui était loin d’être normal ? En vérité, parce que pour elle, c’était étrange. Nouveau aussi. Tout le monde, en ce bas monde, est soit lumière, soit ombre. Aiko avait toujours été la lumière. Et Anko, sa sœur, son ombre. Son ombre était obscure, tellement noire… Est-ce que cela voulait dire qu’elle brillait assez fort ? La lumière donne vie à l’ombre. Et c’est la lumière qui obscurcit et agrandit l’ombre. L’ombre, quant à elle, représente la lumière. Plus elle est sombre, plus on appréhende la rencontre avec la lumière. Tout cela, Aiko le savait déjà. Mais Curtis ? Était-il un tout petit peu philosophe ou pas du tout ? Une ombre. Une vraie. Et tellement sombre. Oswald devait être un bien plus grand homme que ce que pensait la jeune femme ; il ne faisait aucun doute, après réflexion, que ce soit l’unique personne qui puisse faire office de lumière à Curtis. Oswald était une lumière éblouissante. Logiquement, elle devait être celle du brun près d’elle. Enfin bon.

Dans la vie, il y a des choses indispensables, vitales. D’autres nettement moins, voire pas du tout importantes. Prenons un exemple de ces choses dont nous avons besoin pour vivre. Un exemple qui se résumera en un sentiment, en un mot. Douleur. La douleur, on la voit, on la ressent, on la subit, on la fait subir ; elle fait partie de notre quotidien. Chaque personne fait un jour ou l’autre mal à autrui. Involontairement ? Parfois. Bien qu’il faille avouer que le plus souvent, c’était totalement volontaire. Lorsque c’était involontaire, c’était plutôt lorsque nous étions en colère, que nous lâchions des mots sans y avoir préalablement pensé et sous l’effet d’une irritation soudaine. Aiko avait déjà fait du mal. Beaucoup de mal. Elle ne maniait pas seulement la lame ; elle en était une. Où elle passait, elle tranchait. Tranchait des corps, des nerfs, des vies, des liens. Elle semait le chaos autour d’elle. Car c’étaient les missions qu’on lui donnait. Une Baskerville. Une déchue chassée du paradis à tout jamais et exilée, non pas dans un enfer qui pourrait au moins regorger d’activités intéressante, mais sur terre, là où tout était fade, monotone. Pourtant, bien vite, elle fut contaminée par la bêtise. Enfin, quoiqu’il en soit, comme tout le monde en cette bassesse qu’était le monde, elle était née en poussant des cris, en pleurant. Eh bien, on nait dans la douleur, nous mourrons sans doute de la même façon. La seule différence entre les Baskerville et les civils, c’est que les faucheurs pourpres n’ont pas le droit de craindre al mort. Eux, ou du moins, la plupart, ont comprit qu’on ne vit que dans l’unique intérêt de faire un tour complet, de revenir au point de départ, ou plutôt, à notre état de départ, à dépérir, mourir en criant, pleurant, peut-être souriant, mais en ayant mal. Parce que mourir équivaut à tomber. Et tomber fait toujours mal. Lorsqu’on s’accroche à une branche d’arbre, au bout d’un certain temps, on sent bien les tiraillements dans nos bras. Et même si, en se réceptionnant, nous ne ressentons pas douleur particulière, nos bras nous font encore mal. Enfin, encore fallait-il pour cela que nous nous soyons fortement agrippés à cette branche, à cette chienne vie. Et ce, jusqu’à épuisement, jusqu’à ne plus pouvoir faire plus, jusqu’à perdre espoir et toute volonté qui en découle naturellement.
Aiko ferait toujours mal à des gens. De cette façon volontaire car elle exécutait les ordres ou peut-être complètement involontairement, comme lorsqu’elle ne cessa de traiter Finn d’imbécile et de menteur, la dernière fois. Sous l’effet de la colère ? Non, la jalousie. Bien sûr, son intention n’avait jamais été de faire mal à l’homme. En aucun cas. Elle n’aurait jamais accepté. Mais elle l’avait pourtant fait. Parce qu’elle était encore assez stupide, assez naïve pour agir avec son cœur et non pas avec son cerveau. Les femmes, plus conscientes et plus réfléchies ? Sans doute, oui. Mais ne lez rendez, dans ce cas, jamais jalouses. Jamais. Ça risque de très mal se terminer pour vous, croyez-le. Même si vous n’avez rien à voir dans l’histoire, si vous parlez, vous allez subir leur courroux. En revanche, si vous être concerné, ce sera au centuple. Et encore, avec le séduisant brun, elle avait gardé une marge – même très mince – de lucidité. Mais là, avec Curtis, elle avait peur d’avoir perdu cette même clairvoyance. Pourtant, là, elle était parfaitement consciente. Elle ne voulait pas le blesser, ne voulait même pas être irrespectueuse. Cette question était de la curiosité, sans nul doute. Même si elle en connaissait la réponse, elle se voyait dans l’obligeance de poser cette question. Peut-être pour être franche envers Curtis – d’une certaine façon, car elle partageait avec lui le fond de sa pensée – et aussi pour essayer de comprendre. À voix haute, elle pensait qu’elle pourrait au moins ressentir ce que peuvent ressentir les ombres. Elle, la lumière, ne pourrait sans doute jamais comprendre. Mais elle avait de l’espoir. Et l’espoir fait vivre, non ? Enfin, fait survivre surtout. Mais qu’importe, en tant que Baskerville, elle survivait bien plus qu’elle ne vivait. Sauf à certains moments. Passons.

Il avait soupiré. Pourquoi ? Agacé ? Il l’était depuis le début, alors Aiko s’en fichait pas mal. Déjà qu’avant, elle n’y prêtait pas grand intérêt, alors maintenant qu’elle avait compris que ça semblait faire partie de sa personnalité – du moins, de son comportement avec d’elle –, elle n’y faisait pas attention du tout. L’agacement mit de coté, ça devait être autre chose, non ? Peut-être que la réponse à sa question était évidente. Tellement évidente que ça l’a fait soupirer. Oswald. Bei sûr. Aiko acquiesça imperceptiblement d’un hochement de la tête.
Et puis, il parla. Étrangement, ce n’était pas de l’agacement qui teintait sa voix. Pas cette fois-ci. Qu’était-ce alors ? Aiko eut un peu de mal à identifier cela, mais lorsqu’elle réussit à mettre un mot là-dessus, elle fut quelque peu étonnée. Un ton calme. Presque… Posé ? Elle venait tout juste de découvrir que Curtis pouvait parler calmement. Elle le regarda sans broncher, le visage impassible. Un ton posé, certes, mais qui avoisinait la froideur. Ce qui ressemblait plus au brun se tenant près d’elle. Même si bon, il fallait vouer qu’elle ne le connaissait pas si bien que cela. Non, en fait, elle ne le connaissait pas du tout. Juste que selon les racontars et en prenant en compte les mots et gestes échangés depuis leur rencontre, elle savait qu’il était nettement plus du genre à être froid et sadique que gentil et affectueux. Cette image de l’homme la dégoûterait presque, sérieusement. Presque seulement, oui.
Elle n’avait pas « besoin » de le savoir. Elle s’en fichait, au fond. Pour une fois, elle voulait juste être un tant soit peu chaleureuse, voire amicale. J’en sais rien moi ! Juste une mer calme après les multiples vagues. Néanmoins, dès qu’il acheva sa question, elle poussa un soupire agacé, relevant les yeux au ciel de façon exagérée. Chiant. Chiant. Chiant. Extrêmement chiant cet homme. Elle ne répondit rien – sans doute n’y avait-il rien à dire, au fond – attendant simplement de voir la suite.

Suite qui arriva d’ailleurs plus tôt que qu’elle ne l’aurait pensé. Si, pendant un instant, Aiko avait cru que Curtis était humain, cet espoir, cette illusion se dissipa bien vite. Après tout, il avait parlé de façon posée. Sans être agacé. Et sans avoir un regard de fou furieux. Eh bien, pas la peine de se faire de faux espoirs, car, c’est bien connu, chassez le naturel et il revient au grand galop. Un Curtis sérieux pendant plus de dix secondes semblait être trop demandé. Tant pis. De nouveau, un large sourire railleur s’accrocha à ses les lèvres et une étincelle mauvaise vint se nicher dans ses yeux. Voilà le brun qu’elle avait connu il y a de cela quelques instants. Il ouvrit la bouche, et la jeune femme espéra recevoir une meilleure réponse, cette fois-ci. Ce qu’-il fit d’ailleurs, étonnamment. Mais quelque chose clochait. Ses derniers mots. La jeune femme fronça les sourcils, penchant sa tête sur le coté, pensive. Oui, elle avait vu juste, il était bel et bien question d’Oswald. Elle aurait dû le comprendre d’emblée vu que Curtis était le genre de frère totalement dévoué. Il avait perdu sa lumière. Tout comme elle-même avait perdu son ombre. Sauf que la lumière ne dépend pas de l’ombre. Quoique si, parce qu’au fond, une lumière sans ombre n’existe pas. Mais c’était pourtant imaginable. En revanche, sans lumière, impossible d’avoir d’ombre. Comme déjà dit, cette même ombre est entièrement dépendante de sa lumière. C’était donc là l’erreur de notre charmant brun. Enfin, charmant, encore fallait-il ajouter au sens de ce mot une sacré dose d’ironie. Charlotte, la femme à la chevelure étrangement teintée et qui était toujours accrochées aux basques de Glen – quand Curtis n’était pas occupé à le coller aussi, tenez – serait sûrement de la vie de la jeune Aiko ; Curtis n’avait rien de charmant. S’il gardait ses lèvres scellées, il pourrait être séduisant ou mignon. Oh et s’il évitait de sourire et s’il fermait les yeux aussi parce que lalueur s’y abritant pourrait réellement effrayer les plus sensibles – et les plus tenaces aussi, voyez Aiko qui, l’espace d’un instant, tout à l’heure, le craint. Bref, c’était peine perdue. Il faisait bien de ne pas aimer les femmes ; elles-non plus ne devaient certainement pas l’aimer.
Pour en revenir à notre sujet, il ne pouvait prétendre être une ombre plus sombre sous prétexte qu’il avait perdu sa lumière. Il était vrai qu’il était plus obscur que jamais, mais c’était sans doute parce que, de son coté, son fraternel devait briller de milles feux. Même s’il était certainement mort. Elle ouvrit la bouche, n’attendant pas plus de quelques secondes avant de rétorquer doucement.

« Une ombre ne peut être plus sombre si la lumière s’est éteinte. Peut-être qu’il brille, tu ne crois pas ? Où qu’il soit. »

Sujet clos. Elle supposait. De toute façon, il n’y avait plus rien à dire, plus rien à faire. Curtis avait fait beaucoup en répondant à sa question et elle avait fourni l’effort de ne pas se laisser succombée par l’intense envie de le provoquer de nouveau. Ça reviendrait. Ou ça ne reviendrait pas. Il ne fallait pas non plus qu’ils oublient pourquoi ils étaient là. À priori, c’était pour une mission. Un massacre. Aiko dû creuser ses méninges pour se rappeler pourquoi ils devaient « massacrer » déjà. Si Curtis s’en fichait, elle, en revanche, aimerait bien se souvenir de la raison exacte de sa venue dans des contrées si éloignées de Réveil. Ah oui. Un groupe. Un certain groupe de stupides gosses qui voulaient foutre la zizanie au sein du clan.
Un vent étrange se leva, faisant frissonner Aiko. Elle avait un mauvais pressentiment. Elle se tourna vers Curtis, les sourcils froncés. Avait-il quelque chose à voir dans ce changement soudain de temps ? Sans doute. Elle n’eut pas le temps de se poser d’avantages de questions qu’elle leva les yeux au ciel. Un ciel assombrit. Enfin, non, pas vraiment. Il y avait surtout une certaine tâche noire. Mais qu’était-ce ? Ça rappelait quelque chose à la jeune femme. Et rien de gai, de joyeux ou qui inspirait à une quelconque quiétude, croyez-moi. L’Abysse. Nouveau frisson. Un frisson de dégoût. Pourquoi fallait-il que pareille chose apparaisse dans le ciel ? Curtis en était la cause, Aiko en était désormais certaine. Ça devait être son Chain. Mais pourquoi est-ce que son Chain était aussi noir que cette foutue prison dans laquelle ils furent, lui et elle, prisonniers ? Cette tâche, cette masse ou ce je ne sais quoi encore s’écrasa au sol alors que la jeune femme poussa un profond soupire. Il ne pourrait pas faire ça en douceur, toute en souplesse ? Non, c’était un homme. Un idiot en plus quoi. Un Chain ; elle avait finalement visé juste. Un Chain noir. Un dragon. Un dragon noir. Pas mal. Elle eut un sourire amusé, peut-être aussi légèrement admiratif. Mais vraiment légèrement hein. Curtis posa une main sur la bête semblant indomptable à ses cotés et reporta son attention sur Aiko. Tiens, elle aurait juré qu’il l’avait complètement oubliée. C’est vrai qu’elle lui avait posé une question bizarre quand elle pensa tout haut, disant qu’il ne la dégoûtait étrangement pas. Il parla, répondant finalement à cette interrogation.
Curtis qui répondait à deux questions, c’était bizarre. Appréciait-il, un minimum, la jeune femme ? Hum, certainement pas, non.

Aiko haussa, une énième fois, les sourcils. Attendez un peu, il sous-entendait qu’elle s’intéressait à lui ? Pourquoi diable s’intéresserait-elle à un homme comme lui ? Et puis, elle s’intéressait à lui dans quel sens ? Oh et d’ailleurs, la vraie question n’est pas là. En vérité, ce qu’elle voulait savoir, c’était comment s’y était-il prit pour le savoir. Aiko ne désirait pas se leurrer et elle avait déjà compris qu’elle s’intéressait à Curtis. Pas de la meilleure et la plus noble façon dont pouvait s’intéresser une femme à un homme, non, sûrement pas, mais plutôt de façon un peu plus personnelle, étrange. Elle désirait en savoir plus sur lui. Pas le comprendre, juste tenter de lui faire comprendre qu’il s’y prenait mal, qu’il vivait mal. Sa vision des choses, du monde ainsi que des femmes était erronée. Totalement erronée. Il ne comprendrait sans doute jamais, mais cela demeurait un défi de taille. En plus d’adorer les défis, Aiko prenait un malin plaisir à les relever. Parce qu’elle était comme ça. Donc oui, elle s’intéressait à lui. Et nul besoin de tenter de nier les faits, ce serait sans un quelconque intérêt. De toute façon, Curtis ne croyait que ce qu’il voulait bien croire et s’il s’était mit dans le crâne que la jeune femme s’intéressait à lui, alors ce ne serait sûrement pas elle – une femme, rappelons-le – qui allait l’en dissuader.
« D’une certaine façon. » Ouais, ça, il pouvait le dire et le redire. Parce que s’il n’avait pas ajouté ces mots, elle l’aurait de suite contredis. Elle ne s’intéressait pas vraiment à lui – pas comme elle s’intéressait à Finn par exemple – alors qu’il ne se méprenne pas.
Pas un homme de discussion ? Elle n’en doutait pas. Mais alors là, vraiment pas.

Curtis souffla un bon coup en prenant appui sur la bête qui lui servait de Chain. Aiko étouffa une déglutition. Tout compte fait, le grand brun avait vraiment de quoi être effrayant. Et il l’était d’ailleurs. Avec un truc pareil, elle n’aurait strictement aucune chance de le vaincre. Les Chains étaient dangereux, mais lorsqu’ils étaient si imposants et teintés de la couleur de celle qui leur donna vie – l’Abysse –, il ne restait aux futures victimes qu’à pleurer, crier ou geindre. Aiko avait-elle peur ? Là, tout de suite, non. Parce que les griffes du monstre et sa force colossale n’étaient pas censés lui faire de mal. Pas à elle. Pas pour le moment. Elle cessa d’y penser, secouant légèrement la tête en observant Curtis qui avait croisé les bras. Elle s’approcha de lui et croisa les bras derrière la nuque, observant le village en contrebas. Il sortit son épée et elle porta sur lui un regard las. Qu’allait-il bien pouvoir faire maintenant, ce taré ? Il ordonna à son Chain d’attaquer. Ce que ce-dernier fit immédiatement. Et de quelle surprenante façon ! Un jet de flammes vraiment impressionnant – en même temps, pour un dragon, ça devait être anodin, non ? Elle sortit son sabre de son fourreau et le planta à terre, lançant sur un ton sec.

« Un seul groupe est censé être visé, pourtant, tu attaques tout le village. Pas de quartiers alors ? »

Elle soutint un instant son regard alors qu’il s’éloigna. Suivant le rythme qu’il imposait, elle le suivait, serrant légèrement la main autour de la garde de sa lame. Elle prit une grande inspiration. Tuer ne la dérangeait même plus avec le temps, seulement, c’était toujours aussi jouissif, aussi exaltant. Elle n’avait pourtant nulle envie de tuer des innocents. Curtis s’en occuperait s’il voulait, elle, eh bien, elle se contenterait de vite trouver les trouble-faits et de les anéantir.
Elle marcha lentement entre les décombres déjà présentes – ce satané dragon aurait pu faire cette mission tout seul, sérieusement – et ignora royalement les cris autour d’elle. Hommes, femmes, gosses... Au fond, aucun n’était innocent. Le plus innocent d’entre eux ne le sera plus dans quelques années.

« Dis à ton fichu dragon de me laisser de quoi me défouler. »

Ce furent les derniers mots qu’elle envoya à l’égard de Curtis alors qu’elle l’abandonna pour aller s’enfoncer dans les rues, un sourire à la fois amusé et purement sadique collé aux lèvres.
Elle dansait. Elle dansait et sa chevelure flamboyante tournait avec elle. Sa lame s’abattait sur plus de corps qu’elle n’aurait voulu, mais ce n’était de toute façon pas pire. Elle joua avec plusieurs de ses victimes, extorquant des aveux de leurs parts. Elle en avait tué plus d’un qui faisaient à coup sûr partie du groupe qu’ils recherchaient. Pourtant, il y avait d’autres idiots qui voulaient êtres héroïques et qui vinrent s’interposer. La jeune femme ne les épargna pas. À partir du moment où ils levèrent la main sur elle, ils perdirent toute innocence. En outre, elle n’avait plus aucune raison de les épargner.
Une danse sauvage où seul le rouge régnait. Le rouge de sa chevelure, le rouge du sang qui giclait sur ses habits et son visage et aussi le rouge des flammes autour d’elle qui ne manquèrent pas de marquer quelques parcelles de sa peau, d’en noircir d’autres et de consumer des bouts des tissus composant son débardeur et sa jupe. Une danse royale. Une danse de Baskerville. Non. Une danse qui ne pouvait être effectuée que par une femme. Une danse endiablée.
[Retaaard. Désolée. .w. J'espère que ça te convient. ~]
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Nom & prénom: Curtis Baskerville
Nom du Chain : Smaug, le dragon noir de l'Abyss
Groupes: Baskerville


MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   12th Mars 2013, 05:17

La suite ? Comment ça la suite ? Parce que vous voulez les détails d’un bain de sang ? C’est en effet ce qui résume le plus la chose. Ils n’avaient fait que trop durer l’instant avant la bataille, avant le but de la mission. Bien que le but ne soit pas de raser ce dernier, c’était bel et bien ainsi que notre homme l’avait compris depuis le début. Que voulez-vous, chacun sa façon de penser. En l’occurrence il n’était pas bien difficile de cerner la sienne. Bref. La lame bien en main, le brun attendit quelques instant, on va dire qu’à la base c’était histoire que son Chain fasse le premier asseaux seul, provoquant une bonne petite panique chez ce pauvre petit peuple qui allait bientôt être rayé de la carte. Au pire, ce n’est qu’un village ? Qu’est-ce que le monde en a à faire ? Rien du tout. Il est inexistant, insignifiant, tout comme la maigre résistance qui semblait grouillait de partout sous les flammes du colosse. Bon après les cendres, vient le sang. Lui et sa compagne de mission, allons-y pour l’appeler ainsi, s’approchèrent lentement mais sûrement du village pour finalement se retrouver au milieu de l’apocalypse. Les cris, la mort, la puanteur du feu mêlé à la chair brûler, bien que cela devait être une horreur pour le nez de bien des gens, c’était là un parfum délicat que notre homme aimait ressentir. Oui rien de tel que l’odeur de la mort en ce bas monde ! La vie est faite de quoi ? De mort de toute façon ! Souriant tel un démon, un sourire carnassier avide victime supplémentaire, l’homme se mit à virevolter avec sa lame. C’était d’ailleurs un peu étrange, ce dernier était une violence et d’une cruauté sans pareil et pourtant sa façon de se mouvoir au combat équivaudrait à danser. Enfin presque ? Dirons-nous que le léger rire qu’il laissait échapper de sa gorge pouvait rappeler ce qu’il était en train de faire. Un massacre purement et simplement. Il était sûr de lui, on ne pouvait le tuer de toute façon, il était effrayant, un démon aux yeux rouge… C’est alors que la fille qui.. ah oui, elle était là, lâcha qu’il devait dire à son dragon de la laisser s’amuser. Il ne put s’empêcher de dire face à cette demande, avant de continuer son combat avec le même amusement. La bête était d’ailleurs désormais au sol, provoquant des ravages monstre simplement grâce à sa corpulence qui méritait d’être crainte. Même Curtis, devait avouer que s’il n’était pas de son côté, il aurait presque de quoi s’inquiéter. Allons.. j’ai dit presque…

Tandis qu’il tranchait la tête d’une pauvre femme qui tentait de fuir face à un tel monstre, il fit rouler la tête d’un bon coup de pied jusqu’aux pieds de la Baskerville, ignorant royalement les nouveaux arrivants qui tentaient vainement de défendre les habitants encore vivant ou pire comme utopie.. imaginer vaincre les envahisseurs. Qui étaient les gens du complot ? Quelle importance.. il savait que la masse que représentait son dragon et son mode de déplacement combiné à sa puissance empêcherait toute personne de tenter de sortir de cette ville. Au final, on va dire qu’ils seront dans le tas de cadavre ? Il annonça alors doucement à sa collègue.

- Si tu n’es pas contente de mon Chain. Plaints toi donc au concerné. Je t’assure qu’il comprend notre langue.

Bien sûr c’était de la pure ironie, si seulement la demoiselle avait la mauvaise idée de faire une remarque au Dragon, Baskerville ou non ce dernier ne se gênerait certainement pas pour lui faire comprendre sa façon de penser. Soit un on bon coup de croc ferait l’affaire, vu la taille de sa mâchoire il était fortement déconseillé pour quiconque d’en recevoir un coup. Evitant au dernier instant et sans même se retourner une attaque qui venait tout de droit de son dos, il acheva ce dernier en lui fendant bien proprement le crane. Enfin.. on va dire que le geste montrait que ce n’était pas la première fois qu’il le faisait et que c’était bien proprement coupé ? On va dire ça comme ça ! Passant ses doigts sur sa lame tel un perfectionniste, Curtis semblait être heureux rien qu’au contact du sang. Ce dernier était un peu sa raison de vivre, l’ombre ne se rattachait a pas grand-chose, bien que les paroles d’Aiko l’avaient fait réfléchir un cours instant. D’ailleurs, il s’arrêta un bref instant une nouvelle fois en plein combat pour la fixer l’air bien sombre et sérieux. Dire qu’on devait le trouver aussi agaçant que flippant lorsqu’il sourit, le voir sérieux pouvait qu’accentuer le côté flippant de cet homme. Et si.. son frère brillait encore quelque part ? Quelqu’un de sentimental voir de normalement constitué, enfin un minimum quoi aurait pu penser que la clarté de son frère résidait toujours en lui, parce qu’il ne l’avait pas oublié. Mais non, notre brun n’est certainement du genre à voir les choses ainsi. Mais.. il devait avouer que l’idée qu’Oswald puisse être encore envie serait une solution qui le perturberait au moins un peu. Mais cela ne changerait certainement pas son mode de pensée, il était connu pour ne jamais vraiment avoir été saint d’esprit… En silence, il reprit le combat, ce serait idiot de se retrouver à être salit de son propre sang pour des êtres inférieurs. Tâchant ses propres vêtements de cette couleur rouge qu’il convoitait tant, l’homme finit par laisser son sérieux de côté pour profiter à nouveau du combat et de ses victimes. Il était rare qu’il ait le droit de faire un tel massacre autant en profiter, cela rendrait cette journée moins.. ennuyante ? Enfin n’oublions pas que nous parlons de Curtis et ce dernier n’était pas vraiment réputé pour être du genre très patient. Ainsi, il leva la tête vers le ciel. Depuis combien de temps étaient-ils en train de raser le village ? Qu’il se souillait du sang des autres avec une plaisir effrayant. Hmph. Qu’importe. Un appel mental suffit à faire descendre l’animal à ses côtés. Enfin si on peut appeler ça un animal.

- Bon. Ce n’est pas tout mais moi, je trouve qu’il y a bien trop de fourmilles à écraser. Fais ce que tu veux, sache juste que la brûlure pourrait faire mal.~

D’un bond il s’accrocha à la patte du colosse qui s’éleva dans les airs avec son contractant. Autant dire qu’une chute de cette hauteur ferait mal. Mais qu’importe, il était temps de mettre fin à tout ça. Le feu noir. Quelle magnifique couleur pour un feu… Sans même prêter attention à la réaction d’Aiko, l’homme chevauchant l’immense créature entreprit de faire le tour complet de cet amas qui ressemblait de plus en plus à une ruine, crachant un large jet de feu en cercle histoire de bloquer une bonne fois pour toute le petit peuple qui restait et tuer les fuyards. Bon. Commençons par mettre tout le monde dehors aux lieux de fouiller ? Utilisant sa massive queue épineuse, il entreprit de tout faire s’effondrer tel un jeu de domino géant. Tuant les gens à l’intérieur soit les faisant sortir. Ah mais c’est vrai, il y a encore une rousse en bas. D'un sourire narquois, il continua comme si de rien était son petit jeu. Car oui, pour lui mort n'est rien de plus qu'un jeux où lorsqu'on perd c'est logiquement fatale. Encore heureux qu'il n'avait pas totalement oublié sa coéquipière car mine de rien, Baskerville ou non, Curtis avait le pouvoir de tuer un membre de son propre clan. Des flammes noires, faut-il vous expliquer d'où elles viennent hm ? Seule l'Abyss à la pouvoir de tuer les Baskerville, c'est pourquoi les Chains Ducaux ont ce pouvoir et le sien semblait l'avoir également. Bref, oublions ce détail gênant pour voir où il en était. Le village était déjà en train de devenir un tas de cendre et ceux qui n'étaient pas encore mort allaient bientôt l'être soit par les flammes soit par Aiko plus bas qui devait certainement terminer le travail. Si ce n'était pas le cas peut-importe, il ne restait plus que les inutiles du villages, du moins du poins de vu de notre homme. Leur mission était terminé, disons qu'ils avaient choisit la manière forte mais au moins rapide et efficace. Restant sur son colosse, l'homme demanda à sa créature de s'éloigner de ce tas de vermine agonisant pour se poser un peu plus loin, à peu près là où les deux Baskerville se tenaient en début de mission. Sans même prendre la peine de descendre, il se rendit compte que les cheveux qu'ils avaient laissés là n'étaient plus là. Certainement effrayé par le Dragon, créatures ridicules... Attendant que sa collègue daigne revenir par ici, puisque c'était le chemin du retour de toute façon. Il se contenta de lâcher à son égard lorsqu'elle revint, ne se gênant certainement pas pour afficher son cher et tendre sourire qu'elle semblait tant aimer. Ironie quand tu nous tiens.

- Mission bien vite accomplie ma chère. Je te souhaites en tout cas bon courage pour rentrer.~

Lui souhaiter courage vraiment ? Vous avez entendu le ton quand il a dit ça sérieusement ? Il lui souhaitait surtout bon courage pour marcher et/ou se retrouver une monture pour retourner au repaire qui n'était pas la porte à côté. De toute façon peu importe ce qu'elle pouvait faire hein, c'est une grande fille... Quant à lui, il retrouva les cieux sur le dos de sa créature ailée, atteignant une certaine hauteur pour que même un dragon de cette taille noir ne pouvait pas attirer l'attention. Direction le repaire. Tiens. Il avait envie de faire une sieste...

[Un immense désoler pour l'attente ! ;; J'espère que la réponse te conviendra ! n'hésite pas à me Mp si jamais, je ne voulais pas aller trop vite car sinon Aiko risque de rien faire et de prendre cher... Encore désoler ♥]

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La mort passe... Écoute son chant.~

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MessageSujet: Re: Mission : Encore un complot contre les Baskerville [Aiko et Curtis]   7th Mai 2013, 08:56

Attendez-vous encore la moindre suite à ce qui suit ? Attendez-vous encore que je vous cite le nombre exact des meurtres que commis Aiko ? Attendez-vous encore que je vous dise combien de vies venait-elle de briser, combien de sang venait-elle de faire couler ? Attendez-vous encore que je vous cite tous les détails sanglants, que je ne vous épargne pas les pires visions d’horreur et que je vous plonge dans un sombre destin funeste qui vous condamnera à vous retourner dans votre lit et à ne point fermer l’œil tant la peur d’avoir une lame au-dessus de votre tête sera présente, persistante, voire douloureuse ? Attendez-vous encore que je vous décrive à quel point Aiko pouvait élégamment accomplit le sale boulot ? Attendez-vous encore que je vous dise que même si c’était devenu usuel pour elle, que même si c’était totalement anodin, elle tenait à bien faire ? Attendez-vous encore à ce que je vous dise qu’elle n’éprouvait strictement aucune pitié ? Attendez-vous encore à ce que je vous précise qu’elle jubilait en sentant sa lame déchirer peau et muscles, nerfs et tout bonnement vies ? Attendez-vous, peut-être, à ce que je vous dise qu’elle se soit défilée ? Qu’elle se soit échappée, comme une lâche, comme une peureuse ? Détrompez-vous, Aiko n’était pas ainsi. Mais alors, peut-être encore attendez-vous que je vous dise à quel point les Baskerville sont cruels ? Peut-être espérez-vous un changement dans leurs gênes, dans leur comportement commun ? Peut-être pensez-vous que les anges de al mort ont jeté la faux, ont abandonné ? Pourtant, que ce soit hier ou aujourd’hui, rien de tel ne s’est encore produit. Et rien de tel ne se produira, je peux vous l’affirmer.
Alors voilà, ne vous attendez à rien, car vous êtes censés l’avoir deviné, l’avoir compris ; Aiko s’amusait comme une petite folle à ainsi revêtir son masque de déchéance et ne prêtait pas plus d’attention à son coéquipier. Qu’il fasse ce qu’il veule, qu’il dise ce qu’il veule ; après ce massacre, elle ferait en sorte de ne pas le recroiser. Ou, tout du moins, de ne pas avoir à faire une quelconque mission avec lui. Déjà que les missions à deux – voire à plus – ça ne lui convenait réellement pas, mais alors là quand c’était un machiste de premier et qu’en plus, elle ne voyait strictement rien d’humain en lui, bah c’était juste hors de question. Elle n’allait pas se plaindre auprès de ses supérieurs, non, elle n’inclurait rien de ce qui a pu se dire ou se faire entre eux deux, mais cela n’empêche qu’elle demander à connaitre le nom de son partenaire la prochaine fois qu’on la colle sur pareille mission – par là, j’entends une mission à plusieurs.

Cela n’empêche qu’avant que la demoiselle ne se lance dans son massacre, Aiko entendit sans nul mal la mise en garde de Curtis. Il avait donc pour intention d’utiliser son Chain, hum ? Elle n’en avait pas douté un instant, mais cela ne manque pas de l’irriter quelque peu, bien qu’elle n’en montre rien. Elle n’avait jamais apprécié les Chains, quels qu’ils soient. Celui qu’avait le ténébreux était grand, voire même extrêmement imposant, ce qui, d’un certain coté, plaisait à la jeune Baskerville. Ce qu’elle n’aimait pas, c’est qu’il soit la propriété d’un être aussi infâme que Curtis. Mais qu’importe hein, elle n’avait pas pour idée de se faire brûler par ses flammes, que son compagnon de route ne s’inquiète donc pas.
Ironie quand tu nous prends.
Comme s’il s’inquiétait réellement du sort de la jeune femme, sérieusement.

Les flammes. Les flammes encerclaient la rousse qui, un instant, demeura immobile, ne sachant si elle devait piquer une crise contre le Chain ou contre son maître. Cela étant, elle ne fit rien de tel, se contentant d’éviter au mieux qu’elle pouvait les flammes un peu trop envahissantes à son goût.
Pourtant, les blessures furent réelles. Tout comme le flot d’injures qu’elle déversa à l’égard de Curtis, maugréant ou criant, cela dépendant. Elle s’en fichait pas mal qu’il l’entende, mais ça commençait à bien faire. Il était malade. Fou. Déjanté. Et Aiko rationnelle. Elle avait les pieds sur terre, elle, la tête sur les épaules, vous voyez le genre. Bref, elle était humaine. Entre autre, ils ne pouvaient pas s’entendre. Absolument pas.

Elle réussit, au bout d’un instant, après être passée et repassée entre les ruines pour vérifier qu’il n’y avait plus personne de vivant, à rejoindre la petite hauteur où elle était debout avec Curtis un peu plus tôt. Les flammes s’étaient quelque peu atténuées, mais la jeune femme avait quand même une méchante brûle sur son mollet droit.
Arrivant enfin à sa hauteur, il lui décocha son sourire tellement charmeur ! Ça devrait être un crime de sourire comme ça. Et donc, le tuer serait une bonne – très très très bonne – idée.
Il parla. Il faisait chier Aiko, sérieusement. Mais cette dernière lui rétorqua avec un sourire amusé.

« Ne t’inquiète surtout pas pour moi, mon très cher Curtis, j’ai des jambes tu sais, je sais marcher et courir du coup. Et il y a des villages à coté... Bref, tant que t’es pas avec moi, je ne cours vraiment aucun risque. »

Sur ce, elle lui tira la langue d’un air complètement enfantin et gamin avant de tourner magistralement les talons et de s’en aller calmement.
Curtis. Bien étrange personne. De très mauvaise compagnie. Mais... Tout compte fait, Aiko était disposée à le revoir. D’en autres circonstances, oui, mais elle demeurait effectivement disposée à le revoir.

The End.
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