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 Avec l'aide d'un Baskerville ? [PV Finn]

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MessageSujet: Avec l'aide d'un Baskerville ? [PV Finn]   16th Octobre 2012, 06:02

Les derniers rayons de soleils furent happés par les montagnes au loin. La luminosité de la journée avait laissé place aux ombres du soir et bientôt même de la nuit. Depuis une petite ruelle, Liz guettait les allées et venues des passants. Elle l'avait déjà fait une fois, pourquoi pas une deuxième ? Et puis, elle le faisait déjà étant plus jeune, la dextérité de ses mains ne pouvait que s'en souvenir car la mémoire des gestes était une mémoire bien plus importante que ce que certains veulent bien croire.

Les stands fermaient, les battants de portes se repliaient, bref, les boutiques et épiceries cessaient leurs activités, laissant leurs derniers clients s'évanouir dans la capitale englobée de son ciel noir. Son coeur battait. Elle ne devait pas se faire prendre. Elle devrait agir vite. Liz allait devoir tout donner en quelques secondes, mettre à profit son intelligence et ses jambes... bien que la seconde partie de l'addition était une qualité qu'elle n'avait pas vraiment. Elle était agile, mais tellement maladroite que s'enfuir en courant allait sans doute lui faire défaut et ruiner ses chances de réussite. Pourtant, elle n'avait pas le choix, elle devait y aller... son ventre gargouillait à n'en plus finir. Adrien n'était pas encore arrivé au point de rendez-vous qu'ils s'étaient fixés pour le soir et ainsi, elle pensait prendre pour deux... ce qui ne faciliterait pas la tâche. Bah, si elle arrivait déjà à en prendre une part, ils partageraient, voilà tout.

L'avant-dernier client de l'épicerie visée, celle qui faisait l'angle afin d'ouvrir les perspectives de fuite, sortit. Liz inspira un grand coup et s'engagea dans la ruelle, l'air le plus naturel possible. Elle avait pu se changer en chipant des habits par-ci par là, mais c'était sûr que son accoutrement portait sur elle bien trop d'attention qu'il ne l'aurait fallu. Elle comptait sur la noirceur du soir pour passer moins inaperçue et effectuer plus raisonnablement sa tâche. Elle entra dans la boutique, regarda les étalages de fruits et légumes d'un air faussement intéressé : cela ne remplissait pas un ventre et encore moins un deuxième. Il fallait quelque chose de plus nourrissant mais le temps qu'elle trouve ce qu'elle voulait, il fallait feindre d'être une cliente ordinaire. Ainsi, elle s'approcha du vendeur. Le meilleur moyen de faire diversion, c'était de focaliser son attention sur quelque chose d'autre, et aussi, elle risqua le tout pour tout en se plaçant elle-même comme centre de l'attention. Elle n'aurait pas beaucoup de temps, il faudrait alors faire vite.


- N'auriez-vous pas des mangues ? Demanda-t-elle en sachant pertinemment qu'on ne pouvait pas en trouver dans un petit magasin tel que celui-ci.

Le vendeur, interloqué, fronça les sourcils et lui répondit que non. Elle demanda alors d'autres noms de fruits, comme pour engager une conversation factice qui lui permettrait une ouverture : elle avait choisi sa cible. Ce n'était pas grand-chose et elle s'en saisirait facilement, il lui suffirait de cacher ses trouvailles sous son large pull, dans ses manches plus précisément. Elle fixait l'homme de sorte à voir aussi le point qui l'intéressait, et, tandis qu'elle le faisait s'en rapprocher, elle se préparait mentalement à lui dérober discrètement les petites briochettes fourrées à la viande, bien fumantes sur les étalages, sans doute la dernière fournée de la journée. Elle sentait son coeur battre fort dans sa poitrine, mais son visage affichait toujours la même expression joviale et décontractée, elle faisait celle qui n'avait rien à se reprocher et se découvrit ainsi un superbe talent de comédienne... c'était toujours utile dans ce genre de cas.

Puis elle arriva à bonne distance. Elle continuait de lui parler de fruits, lui montrait d'une main les différents qu'elle voyait entreposés en lui expliquant pourquoi ils ne lui convenaient pas, alors qu'elle oeuvrait déjà depuis quelques minutes. Après avoir dissimulé quatre brioches bien chaudes dans ses larges manches, elle jugea qu'elle en avait assez : en prendre trop était risqué. Elle resta encore quelques temps, puis feint d'apercevoir sur le clocher qu'elle était en retard et qu'elle repasserait un autre jour. Elle partit en courant dès qu'elle eut mis un pied en dehors de la boutique et ainsi, le patron comprit qu'elle n'était qu'une petite voleuse qui l'avait mené par le bout du nez. Il jura, regardant son étalage dont on avait retiré quatre brioches, hurla au voleur mais Liz se fondit bien vite, trop vite dans la foule.

Elle se pensait sauvée. Un dernier regard en arrière, et c'était bon. Le regard de trop.

Elle fonça à pleine vitesse dans un passant. C'était fini, le patron arrivait en courant et elle allait se faire prendre. Sans pouvoir expliquer son retard à Adrien, sans pouvoir manger et ... non, pas le temps de réfléchir. Penser à la situation présente avant tout. Elle s'adressa donc à la personne qu'elle venait de faire tomber, qui devait être fâchée et qui ne manquerait pas de la réprimander... mais elle tenta, on ne savait jamais sur qui on tombait, après tout. Elle remarqua que la personne en question était un jeune homme et aussi, elle le tutoya, automatiquement.

- Aide moi s'il te plaît ! Il ne faut pas que le patron de l'épicerie retrouve ma trace ! Je vais me cacher dans la ruelle juste là, dis-lui que je suis passée par un autre chemin... je te donne une de mes brioches en échange ! Euh... je... j'y vais, je compte sur toi !

Elle fila dans une ruelle où la pénombre abondait et régnait d'une manière oppressante. Un peu trop oppressante. Liz n'arrivait pas à se défaire de cette paranoïa que sa peur des Chains avait engendrée. Mais il fallait faire avec, et compter sur cet inconnu. Pourvu qu'il ait accepté de l'aider. Pourvu qu'il n'ait pas vendu la mèche. Elle s'était recroquevillée contre un mur, accroupie dans un coin derrière une poubelle, afin de se dissimuler au mieux. Elle attendait qu'il vienne récupérer sa brioche, histoire d'être sûre de pouvoir sortir en toute sécurité. Elle était contractée et avait mal partout à cause de sa course effrénée. Bon sang, pourquoi était-elle si maladroite ? Il n'y avait qu'elle pour se fourrer dans un pétrin pareil...

Elle soupira. De toute façon, ce qui était fait était fait, cela ne servait à rien de se lamenter. Elle croqua dans une briochette, c'était chaud, c'était bon et cela faisait un bien fou de sentir qu'elle se mettait quelque chose sous la dent. Réconfortant. Elle souffla ; l'air qui sortit de sa bouche lui parut tel une fumée blanche qui sortirait d'une locomotive à vapeur. Elle sourit et leva la tête : devait-elle se risquer à sortir de la ruelle ou allait-il enfin revenir ? Et puis, elle aperçut une silhouette à contre jour. Soit c'était lui, soit c'était le patron, soit c'était quelqu'un d'autre. N'étant pas sûre, elle attendit que la personne s'approche, le coeur serré et battant. Elle tremblait.




[Voilà, j'espère que tout est cohérent, si quelque chose ne te convient pas préviens-moi, je changerai ça ~
Le nom de ma couleur est : tomato]

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J'te parle en tomato si j'veux d'abord.

"People cry not because they're weak, it's because they've been strong for too long."

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MessageSujet: Re: Avec l'aide d'un Baskerville ? [PV Finn]   18th Octobre 2012, 06:06

Ça commence à cailler. Voilà tout ce que pense le contractant au moment où il pose le pied dehors. Le nuage de vapeur qui s'échappe de sa bouche l'instant d'après ne vient que confirmer ce fait. Le Soleil lui-même étant tout à fait d'accord avec tout cela, il rentre se coucher plus tôt? Déjà on peut le voir décliner derrière les toits les plus bas, les plus haut d'antre eux le masquant entièrement. La canaille flamboyante quitte son job plus tôt à une époque où on serait bien content de profiter de ses rayons un peu plus longtemps.
Finn enfonce ses mains dans ses poches, tentant via la technique de la tortue de rentrer son menton dans son col afin de grapiller un peu de chaleur. Technique souvent vaine, en fait, d'autant plus que peu pratique en marchant. Mais comme on dit, qui ne tente rien n'a rien. Il avance à grandes foulées, en mode automatique car le trajet est connu par coeur - et que c'est une jolie ligne droite pendant un moment -, sans trop penser à rien. Il n'est pas spécialement pressé, mais il n'aime pas non plus spécialement le froid. Ni le chaud. Il est chiant, parfaitement.

Ne penser à rien ne signifie pas pour autant prêter attention à l'environnement. En réalité, c'est même dans ces grands moments de vide cérébral qu'on peut être les moins attentifs. Le Baskerville n'est pas l'exception qui confirme la règle. Cela explique le fait qu'il n'ait absolument pas vu venir la jeune fille qui le percute. Et forcément, avec les mains dans les poches, c'est délicat de garder son équilibre dans ce genre de situation. Il tombe donc sur le derrière sans autre forme de procès. Sur le coup, il regarde bêtement devant lui pendant deux secondes parce brutalement tiré de sa transe intérieure.

- Aide moi s'il te plaît ! Il ne faut pas que le patron de l'épicerie retrouve ma trace ! Je vais me cacher dans la ruelle juste là, dis-lui que je suis passée par un autre chemin... je te donne une de mes brioches en échange ! Euh... je... j'y vais, je compte sur toi !


Il redresse la tête vers la demoiselle en fronçant les sourcils. Juste à temps pour la voir filer puis disparaître derrière un bâtiment.
Est-ce qu'il a compris ce qu'il vient de lui arriver ? Pas trop non. Juste qu'il a à priori été percuté par une jeune fille en fuite. Ainsi qu'une histoire de brioche. Il a à peine le temps de se relever qu'il se retrouve face à face avec un homme visiblement furieux.

- La blonde qui vous a percuté, où elle est ?!

Agressé deux fois en quinze secondes. Pourquoi les gens semblent toujours très en forme quand lui ne l'est pas ? Probablement encore une histoire de point de vue. Ce patron presque bouillant de colère ne lui semble pas bien sympathique. C'est moche comme avis, qui serait sympathique après s'être tout juste fait voler ? Mais voilà, Finny n'a pas très envie de réfléchir, on lui impose de choisir un camp - ici, celui de la jeune fille ou le monsieur à l'âge indéterminable - et ce choix est vite fait.
La répartie qui suit a été très rapidement pensée aussi :

- Je suis tombé tout seul.

Brillant Finn, brillant. Le monsieur n'a pas l'air content du tout qu'on se paie sa tête ainsi. Du coup avant de potentiellement devenir la nouvelle cible de la colère du dragon humain, il pointe d'un doigt une direction plus ou moins opposée de celle où il lui a semblé voir filer la demoiselle un instant plus tôt. Sans un mot. Le dragon se retourne après un dernier regard furieux et s'en va galopant - en réalité du point de vue de la vitesse, ce serait plutôt un trot - dans la direction indiquée. Il n'a pas fait deux pas que le Baskerville s'est retourné pour filer à l'anglaise au pas de course et à la recherche de la voleuse.
En tournant derrière le même bâtiment que celui derrière lequel il l'a vue disparaître plus tôt, il arrive dans une ruelle qu'il commence à parcourir en marchant rapidement, scanant l'allée des yeux. Quel endroit charmant, d'ailleurs. Sombre, sombre, crade, sombre, encore sombre, et oh. La jeune fille. Le Baskerville s'arrête devant elle.

- Bouge d'ici, il va revenir.

Il n'attend pas spécialement son approbation pour lui saisir le bras gentiment mais fermement, dans l'optique de les éloigner du lieu du crime. Direction n'importe où sauf en arrière. Inutile donc de préciser qu'il n'a strictement aucune idée du lieu où il les emmène. Mais comme on dit, tous les chemins mènent à Rome. Ils finiront bien par retrouver un chemin connu.
Le contractant les conduit à travers une succession de ruelles, relâchant finalement l'adolescente une fois qu'il juge la distance suffisante. Au moins ici, aucune chance que le vilain les trouve. Même si techniquement, la vilaine de l'histoire est la voleuse et non pas le volé dont la confiance vient d'être doublement trompée. Par l'adolescente, puis par le Baskerville. Ce dernier se tourne vers la jeune inconnue tout en remettant ses mains au fond de ses poches.

- Je pense que tu courrais quand même plus vite que lui tu sais.

Elle aurait pu s'épargner la cachette derrière une poubelle et juste continuer à courir.
Il ajoute d'un ton clairement plus amusé :

- Il faut juste regarder devant.

Finn ne lui tient pas rigueur de leur rencontre assez percutante pour ne pas dire autre chose. Après tout... Après tout rien du tout, il n'a juste pas envie de s'énerver. Flemme plus que bonté d'âme. Et puis s'il avait voulu se venger, il suffisait de donner la bonne direction au patron. Ce qui n'a pas été fait.
Bref. Il est temps d'aborder la question qui fâche.

- Est-ce que tu sais où on est ?

Il la questionne du regard. Certes il les a conduit ici, mais pour autant il ne connaît pas le lieu. Et ce n'est pas avec sont sens de l'orientation désastreux qu'il pourra être d'une quelconque aide.


[Hrp= Je trouve mon post creux, mais moi et les premiers posts... Si tu as du mal, mp et je trouverai bien un truc à rajouter ^^]
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MessageSujet: Re: Avec l'aide d'un Baskerville ? [PV Finn]   19th Octobre 2012, 10:54

- Bouge d'ici, il va revenir.

C'était lui ! Le jeune homme, et pas le patron. Ouf, c'était bon, elle était sauv... pourquoi lui saisissait-il le bras ? Il la tira avec force, elle ne sut pas résister et d'ailleurs, elle ne comprenait pas trop ce qui lui arrivait. Il n'avait pas l'air méchant après tout alors, elle se laissa entraîner à sa suite ; tous deux coururent à travers les ruelles, encore des ruelles, toujours des ruelles... pour finir loin, très loin de là où elle avait laissé le gérant de l'épicerie. Ils s'arrêtèrent au bout d'un moment, et le jeune homme lui lâcha le bras. Elle le regarda un peu amusée, il l'avait donc aidée à prendre la fuite... c'était un drôle de garçon, d'ordinaire on aidait les gens à choper les voleurs comme elle. Du coup, un sourire étira ses lèvres. Elle l'aimait bien.

- Je pense que tu courrais quand même plus vite que lui tu sais.

Elle comprit bien vite où il voulait en venir, et c'était vrai que la poubelle n'avait pas été une cachette des plus agréables. Les odeurs nauséabondes qui s'en étaient dégagées et qu'elle avait été contrainte de respirer ne lui avaient pas laissé bonne impression. Mais... elle ne pouvait pas s'en aller, ce n'aurait pas été juste, puisqu'elle lui avait promis une brioche... non ?

- Il faut juste regarder devant.

Le ton amusé du jeune homme laissa penser Liz qu'il ne lui en voulait pas de l'avoir bousculé auparavant. C'était tant mieux, car à vrai dire, elle aurait culpabilisé et se serait excusée un million de fois dans le cas contraire.

- Est-ce que tu sais où on est ?

"Hein ?" était tout ce que Liz avait envie de lui répondre. Bon. C'était un fait, ils étaient perdus. Eh oui, peut-être qu'il fut un temps où Liz connaissait les ruelles de la capitale par coeur... mais ces ruelles avaient changées, il faisait nuit, elle n'avait pas regardé d'où ils étaient partis et cela faisait trop longtemps pour qu'elle fasse appel à ses souvenirs d'enfant.

Non, elle ne savait pas où ils étaient. Non, elle ne savait pas comment en sortir. Et puis, elle commençait à avoir peur. Elle n'avait pas peur de grand-chose. Mais ces ruelles sombres étaient si effrayantes... se dire que quelque chose de répugnant et de dangereux pouvait s'y cacher sans qu'elle n'en sache rien l'angoissait. Voilà qu'elle s'imaginait des Chains de partout, maintenant. C'était malin. Elles avaient la tête de celle qui avait tué son frère. Elles étaient toutes aussi terrifiantes.

Liz secoua la tête. Ce n'étaient que des ombres, pas ces foutus monstres. Il fallait qu'elle reprenne ses esprits et qu'elle donne une réponse à son camarade avant tout.

- Absolument pas. Mais j'aimerais bien retrouver un endroit un peu plus éclairé, en fait, avoua-t-elle d'un sourire amusé qui traduisait un peu sa peur. On n'a qu'à continuer tout droit, on trouvera bien un chemin qui nous emmènera à un point que l'on reconnaîtra, soit l'un, soit l'autre !

Elle saisit alors la main de son camarade, Liz n'était pas farouche et puis, elle avait besoin d'un peu de proximité. Non, elle ne le connaissait pas, mais bon, elle lui faisait déjà confiance puisqu'il l'avait aidée. Elle était plutôt simpliste en matière de relations humaines, et ne le cachait pas. Elle l'entraîna à son tour au travers des ruelles, à un rythme moins soutenu cependant ; elle accélérait tout de même le pas afin de vite sortir de ce fichu dédale. L'atmosphère était un peu pesante, le silence était assez présent et ainsi, chacun de leurs pas résonnaient contre les murs à leur droite et à leur gauche. Le petit écho créé donnait à Liz l'impression que quelqu'un les suivait et elle en était encore davantage anxieuse, persuadée que quelque chose se tapissait dans l'ombre. Un seul moyen de se défaire de cette impression : parler.

- Au fait, je ne me suis pas présentée ! Je suis Liz, Liz Readers. Orpheline à la rue, ajouta-t-elle en plaisantant. Et toi ? ... Oh et puis tiens, la brioche que je t'ai promise. Elle est bonne, tu verras, et en plus elle est encore chaude.

Elle lui tendit en souriant, mais peut-être qu'il n'arrivait pas à distinguer son visage car après tout, le noir autour d'eux était épais comme le noir de l'encre. Ils continuaient à avancer dans le froid de la nuit, sans remarquer la moindre lumière au loin. C'était stressant comme situation, pour la blondinette. Particulièrement éprouvant, mais il fallait faire avec car elle n'avait aucunement le choix de faire autrement. Vivement une ruelle plus large et plus éclairée. Vivement un peu de lumière... cela commençait à être vraiment nécessaire si elle ne voulait pas mourir d'une crise d'anxiété.



[Au contraire, j'ai plutôt l'impression que c'est ma réponse qui est creuse... J'ai la sensation d'avoir répété la même chose tout au long de ce post =w= Bref, en espérant qu'il te convienne tout de même T^T]

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MessageSujet: Re: Avec l'aide d'un Baskerville ? [PV Finn]   21st Octobre 2012, 05:56

Ce genre de saison n'est pas sympa du tout. Dès que le Soleil s'en va, il y a des endroits où l'on ne voit plus rien du tout, faute d'éclairage publique. Comme là, en fait. Enfin, ce n'est pas qu'on ne voit rien du tout. C'est qu'on y voit pas grand chose. Mais honnêtement, dans des endroits exigus comme ceux là, la différence ne sert pas à grand chose. Ce que l'obscurité perd en oppressement, les murs hauts et rapprochés ainsi que l'ambiance le compensent très bien. Trop bien peut-être. Pas que le contractant soit spécialement inquiété pour sa part.

- Absolument pas. Mais j'aimerais bien retrouver un endroit un peu plus éclairé, en fait. On n'a qu'à continuer tout droit, on trouvera bien un chemin qui nous emmènera à un point que l'on reconnaîtra, soit l'un, soit l'autre !

Mais visiblement, sa jeune camarade l'est un peu plus que lui. Pas que l'on puisse l'en blâmer.
Qu'elle ne compte pas trop sur lui pour le chemin. Il a déjà du mal à reconnaître son propre immeuble. Cette dernière phrase est peut-être un peu exagérée, mais pas tant que ça en y réfléchissant bien.
L'adolescente les entraîne tous les deux à son tour. En espérant qu'à se guider l'un comme l'autre au pifomètre, ils ne finissent pas par tourner en rond. Ce serait fâcheux. Ces rues ne sont probablement pas aussi labyrinthique qu'ils en ont l'impression, mais l'inconnu semble toujours plus complexe que le connu. Au pire, ils pourront toujours laisser des petits cailloux derrière eux comme le Petit Poucet. Qui sait, peut-être que ça marcherait.

- Au fait, je ne me suis pas présentée ! Je suis Liz, Liz Readers. Orpheline à la rue. Et toi ? ... Oh et puis tiens, la brioche que je t'ai promise. Elle est bonne, tu verras, et en plus elle est encore chaude.

Elle ne devrait pas donner son nom complet à de parfaits inconnus dans la rue. Combien même quand l'inconnu lui apporte de l'aide. Surtout en fait si l'inconnu l'aide alors qu'elle vient de voler. N'est-on pas censé, si l'on est honnête, aider à rattraper les voleurs et non pas les laisser s'échapper ? La logique voudrait que si. Alors la jeune Liz devrait même doublement se méfier. Maintenant pour cette fois elle a de la chance. Le contractant n'est pas méchant avec les gens qui ne lui ont rien fait. Pas plus qu'il n'est un monsieur louche qui essaie d'attirer les enfants Dieu sait où.

- Je m'appelle Finn.

Avec un sourire il pose sa main libre sur le poignet de la main de Liz qui tient la brioche et pousse le tout vers elle en ajoutant :

- Garde la, tu en as plus besoin que moi.

Après tout, lui a un toit et tout ce qu'il lui faut chez lui.
Il a l'impression que sa présentation est un peu froide par rapport à celle de l'adolescente. Mais il ne peut pas se permettre de lui donner autant de détails qu'elle l'a fait, malheureusement. Elle devra s'en contenter. Ce n'est pas comme si l'information était capitale de toute manière. Qui sait, ils ne se reverront peut-être jamais.
L'homme jette un coup d'oeil discret à sa jeune partenaire temporaire et constate pour la seconde fois qu'elle n'a décidément pas l'air rassurée du tout. Lui ne sent pas de présence particulière dans ces ruelles. Contrairement par exemple à celles plus reculées dans la ville où il a trouvé Fuyu l'autre fois. Ici, c'est presque sécurisé. Presque. Après tout n'importe quoi peut se cacher dans le noir, mais certaines des plus vilaines créatures sont pointilleuses et veulent du noir et une ambiance glauque. Ici il fait juste noir, cela fait juste peur parce qu'il n'y a personne et un silence amplifié à cause de cela. Mais, encore une fois, on ne sait jamais ce qui va sortir d'un coin plus sombre que les autres. Pour autant, Finn serre la main dans la sienne d'une manière qu'il veut rassurante tout en disant :

- Détends-toi un peu, il ne va rien arriver.

L'on pourrait se demander le pourquoi de son attitude. Question à laquelle il n'y a pas de réponse particulière. Il a décidé de l'aider, maintenant ils sont dedans tous les deux et puis c'est tout. Il faudra aussi remarquer que c'était sa brillante idée à la base de les éloigner du lieu du crime. Même s'il n'y avait pas énormément de possibilités, ils auraient pu revenir dans la rue principale pendant que le patron avait le dos tourné au lieu de s'enfoncer dans le dédale de ruelles. Enfin, ce qui est fait est fait.

Soudain le silence est brisé par un boucan de ferrailles précipitées sur le sol, faisant sursauter légèrement le contractant qui ne s'y attendait pas. Le tout est suivit du hissement animal de quelques chats, non loin d'eux. Du moins, ça ressemble fortement à des chats. Une rixe féline de rue probablement, quelque part dans le noir. Rien de très inquiétant au final. Néanmoins, il serait bon qu'ils sortent rapidement de là. La lumière c'est plus sympa.


[Hrp= JE M'EXCUSERAI PAS *baff*. Non en fait si, parce que ce post sert un peu à rien xD. Et je voulais te dire que si t'as envie de les sortir des ruelles tu peux, si tu veux les y laisser, tu peux, si tu veux faire venir une chain/un voleur/un type bourré/le patron/le Père Noël/un lama, tu peux aussi o/. Par ailleurs, si ce post est blindé de fautes, genre plus que d'hab, c'est parce que je suis complètement explosée. Désolée x)]
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MessageSujet: Re: Avec l'aide d'un Baskerville ? [PV Finn]   22nd Octobre 2012, 05:51

- Je m'appelle Finn.

Liz lui tendait la brioche, mais il a refuse en repoussant doucement sa main.

- Garde la, tu en as plus besoin que moi.

Liz lui avait saisi la main, elle l'entraînait au travers des ruelles oppressante et, comme s'il sentait qu'elle était inquiète, il lui pressa doucement la main, se voulant rassurant. C'était un parfait inconnu, mais la blondinette se sentait en sécurité, avec lui, il n'avait pas l'air bien méchant et puis, de toute façon lorsque l'on a connu l'univers de la rue on ne peut qu'être conscient que tout n'est pas forcément bien ou mal... les personnes qui croient en un monde manichéen ne connaissait qu'une face de ce monde et avaient de biens bêtes idéaux. Même si leur courage et leur honnêteté, leur foi en ces convictions qui leur étaient propres leur permettaient de briller aux yeux de Liz. Elle les admirait, en un sens, eux qui ne savaient pas toute l'horreur du monde. Eux qui ignoraient ce que c'était d'être seul. Mais on ne peut pas comprendre quelque chose sans l'avoir soi-même vécu.

Pensait-elle un jour rencontrer une personne comme Adrien ? L'aimer ? Non, jamais elle n'avait pu imaginer cela. Elle ne connaissait rien de la souffrance du Damné et maintenant, elle comprenait à moitié le sens de ses mots ; mots qu'elle n'avait pas pu saisir lors de leur première rencontre. Elle savait ce qu'était la solitude, mais elle ne connaissait pas cette souffrance là. Chaque souffrance est différente... certaines souffrances poussaient à commettre des actes horribles aux yeux des autres... comme ce que faisaient les contractants illégaux, par exemple. C'était parce qu'elle savait cela qu'elle avait pardonné à son père adoptif d'avoir, dans sa folie, tué son frère. Elle savait qu'il ne l'aurait pas voulu. Mais la folie est parfois si grande qu'on se perd soit même et qu'on entraîne la perte des autres...

- Détends-toi un peu, il ne va rien arriver.

Finn était gentil, aimable. Pas très loquace ni causant, mais Liz avait appris à faire avec, elle connaissait des personnes bien plus énigmatiques, pire que des hiéroglyphes. Au moins, le ton de sa voix montrait un peu de son humeur, un peu d'humanité : il était rassurant.

Soudain, un bruit la fit sursauter, il lui sembla que son coeur s'arrêtait de battre quelque secondes tant elle eut peur. Liz se crispa, resserrant sa main sur celle de Finn, sans s'en rendre compte. Les yeux écarquillés elle s'était retournée vers l'origine du bruit, une sorte de chute de plaques de ferraille ou autre chose qui y ressemblait. Des cris bestiaux retentirent depuis l'ombre de la ruelle derrière eux : qu'était-ce donc ? Liz, effrayait, chercha à se rassurer auprès de son compagnon d'infortune :

- Ce ne sont que des animaux... n'est-ce pas ?

Elle baissa le regard : c'était ridicule, complètement ridicule, elle n'avait plus deux ans et il fallait qu'elle se ressaisisse. Oui mais, c'était peut-être facile à dire, c'était aussi plus dur à faire. Elle releva la tête en un mouvement alerte et vif.

- Tu ne vois sans doute pas d'inconvénient à ce qu'on sorte d'ici ? L'interrogea-t-elle du regard. Si on s'éternise, ça n'annonce rien de bon... enfin, je pense. C'est pas que j'aie peur du noir, mais ... là, si.

Elle lui lâcha la main, c'était bête ce genre de chose à son âge, elle était grande, elle devait se prendre en main et arrêter d'éternellement compter sur les autres. Oui, Liz n'était plus une gamine. Restait encore à le prouver... Ils s'avancèrent vers le croisement de deux ruelles. Le visage de la blondinette s'illumina lorsqu'elle aperçut de la lumière au bout de celle de droite. Donc, s'ils l'empruntaient, ils reviendraient enfin vers une grande ruelle éclairée ! Elle pressa le pas, Finn à sa suite. Elle se mit bientôt à courir, ayant hâte de quitter la noirceur omniprésente de ces rues de Réveil. Elle voulait retrouver son chemin, rejoindre Adrien et partager avec lui ses brioches ... ces foutues brioches qui venaient de l'emmener dans un drôle d'endroit, en compagnie d'un drôle de type qui avait défendu la voleuse qu'elle était. Ce n'était pas tous les jours qu'on vivait ce genre de choses... bah, d'un côté, c'était divertissant... Mais bon, par ce froid, elle n'aurait pas été contre la chaleur d'un foyer. Elle se demandait si les orphelins se portaient bien, elle avait envie de jouer du violon. Mais elle avait surtout très envie d'être avec Adrien, c'était ce qu'elle désirait et souhaitait plus que tout au monde et ainsi, elle pouvait bien abandonner le reste.

Elle freina subitement. La lumière n'était pas celle d'un réverbère d'une grande rue. C'était une lumière accrochée à demi à un mur, suspendue au-dessus d'une porte bien inquiétante qui ne donnait pas du tout envie de l'ouvrir. La lumière était pourtant très intense et de ce fait, on ne voyait pas ce qu'il se trouvait derrière. Que faire ? Rebrousser chemin ou continuer ? Ou demander son chemin... non, il fallait oublier la dernière option. Pas question de toquer à cette porte de métal sombre et rouillé.

- On fait quoi ?Demanda-t-elle. Je te laisse décider parce que... bah, c'est toi l'homme.

Raison idiote. Mais il en fallait bien une...




[Pas moyen, j'arrive pas à faire correctement avancer l'action... pas l'habitude, faut m'excuser. xD]

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MessageSujet: Re: Avec l'aide d'un Baskerville ? [PV Finn]   8th Novembre 2012, 11:33

Le noir n'est pas quelque chose de rassurant. Le noir, c'est l'inconnu. L'incertitude de la position des choses, savoir qu'on est vulnérable. Vulnérable car on ne voit pas les dangers qui, eux, peuvent nous voir. La peur vient naturellement quand on se sait vulnérable. Elle permet d'aiguiser les sens, d’accroître les réflexes. Elle fait battre le coeur plus vite, plus fort. Certes on sursaute alors au moindre bruit, mais mieux vaut ça que de ne pas bouger du tout lorsque le bruit est réellement une menace.
Finn, lui, n'a pas spécialement peur. Dire qu'il est tout à fait à l'aise serait erroné, il est bien entendu sur ses gardes. Mais il n'a pas peur. Même pas parce qu'il est un grand garçon, simplement parce qu'il sait qu'il peut se défendre. Ou, à défaut, courir vite. Ce qui n'est probablement pas le cas de Liz, et c'est tout à fait normal.

- Ce ne sont que des animaux... n'est-ce pas ?

L'homme essaie de lui offrir un sourire rassurant. Oui, ce sont probablement des animaux cette fois. Après, il ne faudrait pas mentir et dire qu'il ne peut y avoir que des animaux ici. C'est faux et archi-faux.

- Oui, ne t'en fais pas. Des chats ou quelque chose dans ce gene là.

Il se rend bien compte que, par rapport à elle, il est bien peu loquace. Un comble quand on sait qu'en réalité, il a bien du mal à fermer sa bouche. Seulement il ne sait pas trop quoi lui dire. Peut-être, tout bêtement, qu'il devrait engager une conversation sur un sujet bâteau. Dans le seul but de meubler le silence et de lui faire, un peu, oublier sa peur.

- Tu ne vois sans doute pas d'inconvénient à ce qu'on sorte d'ici ? Si on s'éternise, ça n'annonce rien de bon... enfin, je pense. C'est pas que j'aie peur du noir, mais ... là, si.

Si seulement ils savaient tout deux où ils sont. A défaut de savoir, ils ne font qu'avancer. S'ils ne tournent pas en rond, ils finiront par trouver.

- Tu as le droit d'avoir peur tu sais.

Ils avancent encore. Le contractant songe de plus en plus à faire venir sa chain qui, lui, saurait probablement les conduire hors de là. Seulement, devant Liz, ce serait délicat à expliquer. Alors il ne le fera pas. Pas maintenant. Alors à la place, il met à exécution son "plan". Vous savez, celui d'engager une conversation absolument banale, juste pour parler.

- Et sinon... T'as quel âge ?

Nul. Absolument nul, Finn. Tu pouvais trouver largement mieux comme sujet de conversation. Cette question sortie de nulle part est surtout bizarre. Bizarre et maladroite. Du coup, il reprend la parole :

- Hum désolé, ma question est peut-être étrange. J'veux juste... Meubler un peu la conversation, éviter le silence.

Pas tellement mieux celle là. Le seul point positif de tout cela est qu'au moins, il a effectivement brisé le silence. C'est mieux que rien.
La jeune Liz les entraîne toujours à travers les ruelles. Pourquoi les murs sont si haut ? S'ils pouvaient voir par dessus, tout serait plus simple. Et pourquoi est-ce qu'il n'y a pas d'indication de localisation nulle part ? Même pas de nom de rue, tellement ce coin doit être perdu. Sans aller jusqu'à dire qu'il y a de la crasse sur chaque mur, il y a définitivement des rues mieux entretenues dans Réveil. Enfin. Leur station n'est, en théorie, que temporaire.
Au bout, il y a une lumière. Et, dans le cas présent, elle les attire comme elle peut attirer les insectes. La plus jeune du duo se mettant rapidement à courir, obligeant le plus âgé à faire de même. Parce qu'on ne sait jamais, il y a peut-être quelque chose de dangereux là bas. Même s'il n'est pas responsable d'elle - allons, ils ne se connaissent qu'à peine -, il n'a pas spécialement envie qu'il lui arrive un truc juste sous son nez. Pauvre innocente.
Et puis enfin, ils freinent devant la lumière. Il peut presque sentir la déception chez l'adolescente. Ce n'est qu'une loupiote inquiétante attachée à un mur, pas la sortie. Lumière qui brille d'ailleurs un peu fort pour ce qu'elle est. Et la porte en dessous ? Il y a presque écrit "ne m'ouvrez pas" dessus, pour les gens sensés.

- On fait quoi ? Je te laisse décider parce que... bah, c'est toi l'homme.

Ha, quelle justification. Il n'empêche qu'elle a raison. Ils font quoi ? A ce rythme, ils ne sont pas sortis. Pour autant, toquer à la porte ? Ce ne serait pas prudent. Pas prudent du tout. Les chances que derrière ne se trouve qu'une aimable vieille dame - ou quelqu'un dans ce genre là - qui pourrait leur indiquer le chemin sont très minces. Presque inexistantes. Après, il n'y a peut-être personne derrière, tout bêtement. Même si la lumière n'a pas dû s'allumer toute seule. Dans tous les cas, est-ce que le jeu en vaut vraiment la chandelle ? Pas vraiment. Qui sait ce qui peut bien se cacher derrière.

- Quittes à toquer à une porte pour avoir notre chemin, autant en choisir une plus... Normale, non ?

Plus on s'y penche, plus cette loupiotte a franchement l'air louche. Le décors aussi, d'ailleurs.

- Genre une avec des fleurs aux fenêtres et le perron de balayé.

Une odeur lui frappe soudain le nez, l'interrompant dans sa phrase qu'il reprend ensuite :

- Et qui sent moins l'alcool. Allons voir ailleurs.

Chose dite chose faite, il se détourne de la porte et continue sa route dans la rue. Veillant évidemment à ce que sa jeune camarade de galères le suive. Il ne faudrait pas la laisser là toute seule, mauvaise idée. Après, quant à savoir ce qui est préférable entre un lieu ouvertement malsain mais éclairé et un lieu potentiellement malsain mais plongé dans le noir ou presque... La frontière est, il faut l'avouer, plutôt mince. Mais tant pis. L'homme a fait un choix. En espérant que ce soit le bon.

Evidemment la pensée n'est même pas achevée d'être formulée qu'il faut qu'elle soit aussitôt démentie. Après seulement une petite minute de marche au plus. Si ce n'est pas malheureux. Un vacarme le fige sur place. Parce que cette fois, il est persuadé que ce n'est pas un animal. Allez passer cent ans dans l'Abysse puis vivre avec un Chain. Vous devriez commencer à pouvoir les détecter quand ils ne sont pas loin et qu'ils ne camouflent pas du tout leur présence.
Arrêtant Liz dans ses pas, il prend l'initiative de les dissimuler tous deux derrière un mur. Le Chain est devant, dans la rue ou plus loin, il ne sait pas. Mais dans tous les cas, il est proche. Alors il chuchote à l'adolescente.

- Pas un bruit.

Parce qu'avec un peu de chance, la bête leur passera devant sans les voir. Ou mieux, elle prendra carrément une autre direction et ils n'auront même pas à découvrir son apparence. Parce que dans le cas contraire...
Ils courent vite, tous les deux, non ?
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MessageSujet: Re: Avec l'aide d'un Baskerville ? [PV Finn]   21st Décembre 2012, 08:11

- Quittes à toquer à une porte pour avoir notre chemin, autant en choisir une plus... Normale, non ? Répondit Finn après un temps. Genre une avec des fleurs aux fenêtres et le perron de balayé, reprit-il.

Il plissa l'arrête de son nez, reniflant une quelconque odeur. Liz se mit à faire de même et la perçut elle aussi. Cet odeur âcre et écoeurante. Elle la haïssait sans toutefois savoir réellement pourquoi. Peut-être parce que le seul souvenir qu'elle avait encore de son véritable père avant de s'être retrouvée à la rue avec son petit frère était qu'il n'était qu'un poivrot décérébré.

- Et qui sent moins l'alcool. Allons voir ailleurs, conclut son camarade.

Liz hocha la tête, approuvant son raisonnement. Elle souriait, sa façon de dire les choses était si spontanée, si amusante au fond. C'était un garçon banal, normal. Un peu étrange et peu loquace de son point de vue certes mais, il n'était pas comme tous ces autres qui peuplaient les rues. Lui, sans rien savoir d'elle, il était devenu son complice et il continuait de l'aider. Elle se sentait protégée, épaulée, presque en sécurité... alors qu'elle ne le connaissait pas le moins du monde ! Finn, c'était tout ce qu'elle savait de lui. Peut-être était-ce même un faux nom. Il était tellement mystérieux à ses yeux...

Ce dernier continua alors dans la rue, avançant dans la partie sombre de celle-ci, s'y enfonçant encore et toujours plus alors qu'on n'y voyait rien. Seul la lumière derrière eux leur servait de repère, cette lumière dont ils s'éloignaient et qui bientôt ne serait plus qu'un petit point inutile au loin. L'obscurité. Liz n'en avait pas spécialement peur, non, elle était même plutôt courageuse en beaucoup de circonstances. Tout le monde ne savait pas vivre dans la rue, voler à l'étalage et prendre la fuite. Beaucoup auraient renoncés mais pas elle, parce qu'elle avait quelqu'un sur qui compter, quelqu'un pour qui elle voulait être un soutien elle aussi. Et pour le soutenir de toutes ses forces il valait mieux qu'elle en ait, justement. S'endurcir, il ne lui restait que ce choix. Alors elle serra les poings, inspira un bon coup et continua de marcher aux côtés de l'inconnu dont elle ne connaissait que le visage et le nom. Laissant ses doutes de côté car ils n'avaient de toute façon pas trop le choix. Continuer d'aller de l'avant malgré les embûches. Malgré ses peurs. En concret comme en théorie, cela s'appliquait à beaucoup de domaines et Liz ne comptait pas s'en tenir uniquement aux faits de ce soir-là. Elle voulait devenir forte. L'aider. Être là pour lui, pour Adrien.

Soudain, Liz se stoppa dans son élan. Le bras de Finn devant elle faisant obstacle à sa progression, elle se retourna alors vers lui en l'interrogeant du regard. Tout ce qu'elle découvrit fut son regard sérieux et concentré. Quelque chose, elle avait la conviction qu'il y avait quelque chose d'anormal non loin d'eux. Ils n'avaient pas fait le bon choix... Finn prit soin de les dissimuler derrière un mur. Liz ne pouvait pas mourir maintenant, elle devait rester aux côtés d'Adrien alors, il ne fallait pas qu'elle meure. Son coeur serré, sa peur montant petit à petit dans tout son corps. Finn ressentait-il cette peur ? Cette sensation que s'en sortir était impossible ? Liz savait ce que c'était. Elle le savait parce que des souvenirs revinrent l'envahir du plus profond d'elle-même.

Elle, agenouillée par terre suite au choc. Devant elle, son frère faisant barrage de son corps, hurlant à Liz de se cacher loin, de fuir. Ses jambes refusant cependant d'obéir, clouée sur place Liz ne connaissait plus que la peur. Cet homme devenu fou face à eux, face à son frère. Cet homme qui était son père adoptif et qui venait de tuer ce garçon qu'il avait élevé. L'immonde Chain qui apparut derrière lui et Liz hurla.

- AAAAAAAAAAAAAAH !

Elle se prit la tête, se rendant compte que ces souvenirs aussi réels soient-ils n'étaient que des souvenirs. Elle vacilla et s'agenouilla à terre comme ce jour-là mais cette fois-ci, hors de question que Finn en paye les conséquences. Elle ne put réprimer ce sentiment de malaise, ses membres tremblaient devant le souvenir de son frère décédé... tué. Seule survivante des Readers, c'était si dur. Car dans cette phrase il se trouvait le terme "seule", terme qu'elle haïssait, chose pour laquelle elle aurait pu mourir. Seule. Diable que ce mot, ces cinq lettres juxtaposées étaient si horribles à entendre. Et à vivre plus encore.

Mais elle n'était pas seule, pas si seule que cela et elle se devait de vivre. Pour elle et pour eux, parce que mourir n'arrangeait rien et qu'elle était heureuse en ce moment. Parce qu'elle avait vaincu cette solitude si prenante, si glacée. Parce que même s'il faisait froid au dehors elle avait désormais toujours quelqu'un pour la réchauffer. Parce qu'elle savait aimer. Alors non, elle ne se laisserait pas avoir... Un énorme cafard entouré d'une sorte de liquide verdâtre un peu gélifié apparut depuis le dehors de la rivière. S'ils n'avaient pas été dans une telle situation, Liz supposa que Finn aurait bien ri en voyant la tête qu'elle affichait à cet instant-là. Une seule idée lui traversa l'esprit : courir, le plus vite possible sans se retourner. C'est ce qu'elle aurait voulu faire, qu'elle avait déjà fait un peu avant. Mais ses jambes étaient coupées. Plus de forces. Faiblarde. Liz n'était plus rien, juste un pantin voué à finir entre les pattes immondes et tranchantes de cet énorme insecte répugnant au possible.

Elle secoua la tête. HORS DE QUESTION. Que s'était-elle dit ? Ne pas mourir maintenant, elle avait encore tant de choses à vivre, à apprendre, à comprendre. Tant d'amour à donner, à recevoir peut-être ? Elle voulait partager sa vie, vivre seule n'avait pas d'intérêt. Et pour cela, un seul mot : VIVRE. En lettres capitales, en gras, ce mot résonnait dans sa tête comme un instinct primitif. Elle se releva sans peine, décidée, déterminée. Elle ne savait rien faire, ne pouvait pas se battre mais pouvait-elle fuir ?

- Je sais que ce truc ne va pas nous lâcher les basques sans nous avoir tué avant, dit-elle à son compagnon de galère. Je te préviens que je ne sais que courir, alors je te laisse trois secondes pour décider si on fuit comme on a si bien su le faire ou si tu comptes te battre contre ce machin dégueu.

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MessageSujet: Re: Avec l'aide d'un Baskerville ? [PV Finn]   26th Décembre 2012, 13:15

Un fichu Chain. Mais pourquoi est-ce qu'ils s'embêtent à sortir, ils sont tellement bien dans l'Abysse. Et puis alors ils sont comme les humains au fond. Les Chains les moins fréquentables, tout comme les humains les moins fréquentables, se terrent dans les coins sombres. Bon d'accord, il y a un certain nombre d'humains non fréquentables qui s'exposent à la vue de tous aussi. Néanmoins, avouons-le, ceux que l'on croise dans les endroits les moins recommandables sont rarement de bons bougres. Eh bien ceci s'applique aussi aux Chains.
A ses côtés, la jeune Liz semble commencer à paniquer. Impossible de l'en blâmer bien sûr et lui tâche de se garder sous contrôle le plus possible pour ne pas l'affoler. Lui-même serait bien plus rassuré s'il était armé. Sauf qu'il ne l'est pas. Mais, même armé, tuer un Chain n'est pas une tâche aisée. Alors bien sûr qu'il ressent cette peur au fond de son estomac. L'angoisse, savoir si l'ennemi les a ou ne les a pas repérés. Si oui, est-ce que la bête court vite ou est-ce qu'ils sont en réelle mauvaise posture. Paraître calme en surface alors que l'on a peur est quelque chose qui se travaille. Il essaie de poser une main qui se veut rassurante sur l'épaule de la jeune adolescente, tâcher de la calmer. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle se mette à crier.

- AAAAAAAAAAAAAAH !

Sur le coup de la surprise il retire sa main tandis que Liz vacille puis s'écroule à terre, tremblante. Alors Finn s'agenouille à son niveau, posant fermement une main sur chacune des épaules de la jeune fille, clairement inquiet. Il s'exprime en tâchant de maîtriser aussi bien l'intonation que le volume de sa voix. Même si ce dernier fait doit bien être inutile, si la chose ne les avait pas repérés, cela doit maintenant être le cas.

- Resaisis toi Liz.

Il jette un oeil derrière lui pour voir où en sont les évènements. C'est là qu'il voit le Chain et ne peut absolument pas contenir une grimace de dégoût. Brr mais qu'il est moche. C'est étonnant que Pandora ne soit pas encore tombée sur le dos d'une calamité pareille. Ils ne servent à rien, voilà. Oh que oui, tout est bon pour les enfoncer un peu plus mentalement. Que voulez-vous, on évacue son stress comme on peut. Cependant maintenant qu'ils ont vu la bête, l'homme a personnellement encore moins envie de finir entre ses ... Ce qui lui sert de pattes.
Heureusement, alors qu'il tourne à nouveau son regard vers elle, Liz semble revenir à elle en secouant la tête avant de se relever tandis qu'il fait de même.

- Je sais que ce truc ne va pas nous lâcher les basques sans nous avoir tué avant. Je te préviens que je ne sais que courir, alors je te laisse trois secondes pour décider si on fuit comme on a si bien su le faire ou si tu comptes te battre contre ce machin dégueu.

Oh la décision est déjà prise.

- Je me battrais bien si j'avais une arme mais j'en ai pas. Alors plan B, on court.

Puisqu'il n'y a qu'un chemin par où fuir dans cette rue, l'autre étant occupé par la bête, l'homme fait tomber les espèces de caisses qui se trouvent contre le mur en les poussant avec le pied, puis attrape la main de l'adolescente et l’entraîne à sa suite en courant. Les caisses ne serviront peut-être à rien et ne ralentiront pas le Chain mais sait-on jamais. Il bifurque à la première intersection qu'il trouve, le but étant de semer la chose derrière eux. La chose en question ayant probablement bien plus d'endurance qu'eux, ils ne vont pas pouvoir courir ainsi indéfiniment. Reste à prier pour trouver une cachette au détour d'une rue.

Qu'ils aient prié ou non, ils passent en vitesse devant un bâtiment qui semble en mauvais état. Et dont, surtout, la porte n'a plus trop l'air de tenir. Alors Finn freine d'un coup, ayant lâché la main de l'adolescente un peu plus tôt pour ne pas entraver leur course.

- Attends, on doit pouvoir se planquer là-dedans.

Il prend deux pas d'élan et, sans étudier plus avant la porte, essaie de l'enfoncer d'un coup d'épaule. Heureusement pour lui, elle cède. Sinon, il se serait fait très mal. Enfin cela n'a pas chatouillé non plus puisqu'il se retrouve oubligé de faire faire quelques mouvements à l'épaule en question afin de la désengourdir, tout en entrant rapidement dans le bâtiment abandonné.

- Viens.

Rapidement car si le Chain les voit entrer là dedans, forcément... Déjà que la porte à terre n'est pas des plus discrètes. Mais avec un peu de chance et l'obscurité, la chose ne la verra peut-être pas. Et puis un cafard, c'est stupide. Ils peuvent compter dessus aussi, non ?
Comme il fait sombre, impossible de voir grand chose. Le carreau de la vitre est tellement poussiéreux qu'en plus, il laisse entrer fort peu de lumière. Ce fait est cependant compensé, visiblement, par quelques trous dans le plancher au dessus de leurs têtes. L'homme ne donne pas cher de l'état de la toiture du bâtiment si la lumière parvient jusqu'en bas. Il entraîne Liz rapidement dans le fond de la pièce, pour les cacher derrière une pile de débarras dans un coin, veillant néanmoins à ce que ce soit le coin le plus proche de la sortie, si jamais. La poussière qu'ils soulèvent manque de le faire éternuer. Tandis qu'il se plaque contre le mur dans son dos, il scanne des yeux l'endroit - du moins ce qui peut-être vu - à la recherche de ce qui pourrait faire une arme potentielle, le cas échéant. Et puis, en chuchotant, il s'adresse à sa jeune camarade :

- Ne réponds pas si c'est indiscret mais... Il t'est arrivé quoi tout à l'heure quand on est tombés sur le Chain ?

Son regard se pose brièvement sur la jeune fille pour tenter de lui offrir un sourire avant de recommencer à scruter l'obscurité. Il est réellement curieux de savoir ce qui a bien pu la mettre dans cet état un peu plus tôt.


[Hrp: Leur sort est entre tes maiiiins *schblaff*. Ceci mis à part, j'espère que tu auras assez de rebond sur ce post ><]
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MessageSujet: Re: Avec l'aide d'un Baskerville ? [PV Finn]   10th Avril 2013, 02:28

La voix de Finn claqua immédiatement dans la nuit, décidé.

- Je me battrais bien si j'avais une arme mais j'en ai pas. Alors plan B, on court.

Liz acquiesça simplement en opinant vivement de la tête. Elle n'eut pas le temps d'ajouter quoi que ce soit que Finn se dirigeait déjà vers un coin pas spécialement avantageux, elle ne comprit pas ce qu'il souhaitait faire mais lorsque son pied heurta la multitude de caisses de bois qui dégringolèrent afin de bloquer le passage, elle percuta que c'était pour retarder l'avancée de l'horrible bestiole. Aussitôt fait il se précipita vers elle et saisit sa main d'un mouvement rapide et précis. Il l'entraîna dans sa fuite, elle eut une impression de déjà vu. Elle sourit brièvement même si cela lui rappelait bien des horreurs, cette aventure lui avait aussi permis de se souvenir de son escapade au Manoir Nightray, où elle avait rencontrée Ayumi. Courant le plus vite possible -ce qui n'était pas un souci pour Liz qui se débrouillait très bien lorsqu'il s'agissait d'utiliser ses jambes, seule partie de son corps où elle devait avoir une quelconque force- Liz retrouvait peu à peu la tension dont elle se serait volontairement passée. Suivant Finn dans le dédales des rues, elle sentait qu'il tournait le plus possible afin d'essayer d'égarer la Chain. Seul souci, arriveraient-ils à s'y retrouver eux-même par après ? Et s'ils retombaient sur une autre Chain même s'ils réussissaient à s'extraire à la vue du hideux cafard ? La blondinette se retourna brièvement afin de voir s'ils distançaient enfin le monstre, mais non, au contraire il lui sembla le voir se rapprocher à chaque fois un peu plus. Il grattait du terrain... Zut ! Redoublant de motivation, Liz prit son courage à deux mains et accéléra le plus possible. Finn lui avait déjà lâché la main un peu plus tôt afin qu'ils puissent courir librement.

Son camarade s'arrêta justement, subitement alors qu'ils venaient de tourner et que la Chain ne les avait pas encore rejoints. Le bâtiment imposant devant eux était en piteux état, comptait-il se cacher là-dedans ?

- Attends, on doit pouvoir se planquer là-dedans.

Liz eut alors sa réponse et ne répondit rien, suivant le leader de l'opération sans le gêner ; ce n'était pas qu'elle ne se posait pas de questions mais elle était d'accord avec ses actions, elle trouvait ses idées judicieuses et n'allait donc pas ouvrir la bouche pour ne rien dire. Elle aurait pu acquiescer mais non, le temps était compté et il fallait se dépêcher, ne pas perdre de temps inutilement.

Le beau brun -car oui, Finn était vraiment mignon en fin de compte- recula de quelques pas avant de foncer à toute allure dans la porte et de la défoncer grâce à un coup d'épaule. Il bougea ensuite un peu l'épaule qui venait sans doute de se prendre un sacré coup, afin de dissiper un peu la douleur peut-être. Ça c'était benêt, il lui aurait demandé de l'aider et elle se serait jointe à lui sans problème, elle se serait fait un plaisir d'emboutir la porte d'un sublime coup de pied droit. Ça va la modestie Liz ? Eh bien après tout, c'était la seule chose qui aurait pu la rendre utile lors de cette aventure déroutante, mais elle l'avait manquée. Pas assez réactive, voilà qui était étrange de la part de Liz. Comme quoi la panique avait de drôles d'effets sur les hommes. Ils se faufilèrent rapidement dans le vieux bâtiment miteux et délabré, tombant presque en ruines. S'ils se battaient là-dedans, c'était sûr qu'il allait céder...

- Viens, ordonna-t-il d'un ton posé.

Liz n'avait pas attendu qu'il le lui dise pour entrer à sa suite, mais peut-être avait-il ça par simple réflexe, ça lui arrivait aussi très souvent de le faire... lorsqu'elle n'était pas seule, oui, certes. L'intérieur n'était pas en meilleur état que l'extérieur, en même temps il fallait s'en douter mais c'était vraiment ... sombre, poussiéreux, détruit, bref un endroit loin d'être accueillant. Le genre de lieu où elle ne serait pas allée de son plein gré, ça c'était sûr. Non pas que la blondinette soit difficile, à la base elle n'était de toute façon qu'une clocharde et elle n'avait goûté que peu de temps à la noblesse... elle n'avait d'ailleurs jamais réussi à s'adapter aux codes et conventions ridicules, aux valeurs stupides véhiculées par d'idiots aristocrates. Mais là n'était pas le propos. Toujours était-il que Liz n'appréciait pas le lieu surtout à cause des circonstances qui l'avaient emmenée là ; à la base elle était le genre de fille qui considérait la rue comme sa maison, qui la connaissait comme sa poche, c'était son terrain de jeu et d'exploration, elle avait ses coins à elle où elle aimait se retrouver. Elle aimait l'atmosphère se dégageant des ruelles serrées et étriquées, des vieilles bâtisses et justement, des ruines. Preuve que l'homme n'était que peu de chose et que tout était voué à disparaître en ce monde, cycle sans fin. Que l'homme avait beau se sentir supérieur, tout reprendrait toujours le dessus sur lui en ce monde car il n'était rien de plus qu'un animal se croyant supérieur... si inférieur au fond. Liz détestait ces humanistes se considérant comme au centre de l'Univers. C'était sans doute mieux pour elle que la religion, car un être surpuissant au coeur de la vie et créateur de l'humanité, elle trouvait cela grotesque ; mais même, Liz pensait que l'homme aurait mieux fait de rester en retrait et d'être un peu plus modeste, moins hypocrite, moins faux. Il aurait dû accepter sa véritable nature, celle d'animal non pas dans le sens négatif du terme mais dans le sens naturel. Oui, l'homme était un animal hautain persuadé d'être au-dessus de toutes les espèces et il se permettait donc toutes les folies possibles et imaginables. Chose qu'elle n'arrivait pas à cautionner.

On n'y voyait rien du tout... Liz allait se saisir d'un pan de tissu de la manche de son ... coéquipier, mais il la guida gentiment sans qu'elle n'ait rien à lui demander. Une fois au fond de la pièce, les deux jeunes gens se planquèrent derrière une pile composée de tout et n'importe quoi, bref des vieilleries non identifiées d'abord parce qu'il faisait noir mais aussi parce que Liz n'en avait relativement rien à faire de ce que c'était tant que cela leur permettait de se dissimuler. Une énorme nuage de poussière remonta dans la pièce, l'air soulevé par leurs pas entraînant avec lui toute la saleté accumulée. Finn se plaqua contre un mur, Liz l'imita automatiquement, confiante. Il était vrai que Finn n'était au fond qu'un inconnu mais avait-elle le choix de lui faire ou non confiance, dans une telle situation ? ... Si, au fond elle avait le choix, elle aurait pu partir seule mais voilà, il n'était pas un mauvais bougre et n'avait eu de cesse de s'inquiéter pour elle, de l'aider, de l'épauler, même la protéger... ce point lui rappela à nouveau son amie l'albinos, mais elle revint bien vite à Finn. Avec ce qu'il s'était passé elle n'avait pas trop, trop analysé le jeune homme en fin de compte, et beaucoup de mystères planaient encore autour de lui. Arriverait-elle à les éclaircir ? Elle ne savait même pas qui il était. Haha, c'était bien le genre de la demoiselle ça, de se fourrer dans des situations pas possibles en compagnie d'inconnus. C'était devenu une habitude, presque.

Chuchotant, Finn s'adressa à elle de sa voix la plus discrète :

- Ne réponds pas si c'est indiscret mais... Il t'est arrivé quoi tout à l'heure quand on est tombés sur le Chain ?

Elle se remémora. Tout à l'heure ? Quand ils étaient tombés sur le Chain... Ah oui. Oui, c'est vrai qu'il n'avait pas dû y comprendre grand'chose. Grâce au peu de lumière diffusé depuis la fenêtre poussiéreuse, Liz aperçut qu'il lui souriait doucement. C'était un visage rassurant qu'il lui offrait là et puis... pourquoi ne pas se confier à lui et lui raconter son histoire ? Elle n'aimait pas trop l'aspect dramatique que cela lui donnait, elle ne voulait pas être prise en pitié et c'était pour cela qu'elle ne dévoilait que peu son histoire. Même Adrien n'avait pas entendu l'intégralité de celle-ci, elle ne s'était autorisée qu'à en avouer quelques bribes, quelques minces éclats à propos de ce qu'elle avait vécu. Et puis, il était devenu dur d'en parler, à force de garder cela pour elle. Pourtant, elle ressentait cette envie d'évacuer ce qui lui pesait, ce qui la gênait tant depuis qu'elle était revenue à la rue... ces souvenirs refaisant surface aussi intenses que si elle les revivait. Elle inspira une grande bouffée d'air qu'elle pensait bénéfique mais qui finalement faillit la faire tousser à cause de la poussière omniprésente dans la pièce. Elle se contenta de soupirer longuement une fois calmée, satisfaite d'avoir réussi à se retenir pour que le Chain ne les repère pas.

- Quand j'étais petite, j'étais à la rue avec mon grand frère, Caliel qu'il s'appelait. Je sais pas trop par où commencer ... enfin bon, je vais me débrouiller.

Elle marqua une pause afin de réfléchir calmement, la première fois depuis longtemps, au déroulement de cette histoire qui l'avait pourtant marquée au fer rouge, mais qu'elle avait tenté en vain d'oublier et d'étouffer.

- On avait sauvé une petite bourgeoise se faisant racketter par une bande d'adolescents à la rue comme nous, qui voulaient simplement manger mais nous n'avions pas supporté leurs manières qui n'étaient clairement pas les bonnes pour se faire accepter. Ravie, la jeune aristo' nous a présenté à ses parents qui ont sans doute eu pitié de nous, je ne sais pas, mais ils nous ont... adoptés.

Elle sourit avec tendresse, riant doucement.

- On était heureux.

Elle fixa l'obscurité sans s'en rendre compte, un peu perdue, et laissa s'exprimer un deuxième soupir, de nostalgie peut-être, ou sans doute parce qu'elle savait que la suite de l'histoire n'était pas vraiment joyeuse.

- Et puis tout s'est dégradé petit à petit. Notre mère adoptive est morte de maladie, puis notre soeur... et nous avons découvert bien trop tard que notre père avait suite à ça lié un contrat avec une Chain. Tu sais ce que ça veut dire, hein ? Tu sens le Chain, de toute façon.

Elle se dit alors qu'elle avait beaucoup monologué mais qu'il valait mieux poursuivre et finir son histoire plutôt que d'en arriver là. Sa voix se coinça un peu dans sa gorge, mais elle reprit posément le cours de son histoire, voulant se prouver qu'elle était désormais assez forte pour surmonter tout ça.

- Caliel m'a protégée alors que l'homme nous ayant élevé tentait de nous tuer. Mon propre frère est mort sous mes yeux et des membres de Pandora m'ont sauvée juste avant que je n'y passe moi aussi. Je leur en ai d'abord voulu mais... mon frère souhaitait que je vive. J'ai été placée à l'orphelinat, mais je te passe tous les détails et aussi ce qui fait que je suis à nouveau à la rue, ce n'est pas nécessaire ni spécialement important. Tout à l'heure, je me suis rappelé le face à face avec la Chain de mon père retourné à l'Abysse et je me suis laissée emporter par mes émotions... j'espère que ça ne t'a pas fait peur.

Et voilà, il savait la majeure partie de son existence. Était-ce bien sage de se livrer comme ça à un parfait inconnu ? Et puis, elle, ne savait rien de lui. Mais elle n'avait plus rien à perdre, Adrien mis à part. Alors pourquoi pas ?

- Et toi, Finn. Qui es-tu ? Demanda-t-elle simplement. Je ne sais rien de toi...

C'étaient les faits, elle ne savait rien de lui non plus. Elle venait de lui expliquer comment elle connaissait l'existence des Chains et de l'Abysse, mais elle ne savait pas du tout d'où ce dernier avait acquis ce savoir-là. Il n'avait pas spécialement la trempe ni la carrure d'un membre de Pandora... et puis même, sans savoir pourquoi elle éloigna bien vite la supposition qu'il fasse partie de cette organisation. Cela ne lui allait pas du tout, et puis un membre de Pandora n'aurait pas défendu une voleuse... quoi que, cela devait dépendre des gens et d'après ce qu'elle avait compris il y avait pas mal de phénomènes là-bas.

Le calme régnait. Pas un bruit à l'horizon, la Chain avait-elle passé son chemin ou perdu leur trace ? Peut-être avait-elle trouvé entre-temps un autre festin, d'autres proies à se mettre sous la dent. Cette pensée dégoûta Liz au plus haut point. Beurk, les mandibules de se cafard étaient repoussantes. Elle se l'imaginait broyer ses proies puis les avaler... et ce n'était pas la vision la plus appétissante qu'elle puisse avoir. Elle espérait seulement que ce ne soit pas le sort que le destin leur réserve, à Finn et elle. Bien que le destin soit un concept mis en place par l'homme lui-même, persuadé que ses actions étaient guidées, alors qu'elle-même défendait avec force le fait que nos choix ne tenaient qu'à nous et que personne ne devait décider à notre place. Pourtant, face à une situation comme celle-ci où l'on est bien peu de chose, où l'on se rend compte que quoi qu'on fasse, si l'adversaire décide de nous tuer on sera mort... quoi que l'on fasse. Et c'était un peu leur cas à eux, présentement. Pensée bien angoissante que celle-ci...










[Bon, alors pour rattraper le retard j'ai pondu un véritable pavé. XD Non mais c'était pas spécialement intentionnel en vrai, j'étais juste super inspirée et puis j'aime bien notre RP. .w. J'espère que ma réponse te convient !]

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MessageSujet: Re: Avec l'aide d'un Baskerville ? [PV Finn]   31st Juillet 2013, 10:57

Pourquoi est-ce que l'Abysse pond des horreurs pareilles ? Est-ce que c'est un complexe qu'elle cherche à apaiser en observant ses créations tous les matins pour pouvoir se dire qu'ils sont trop moche et qu'elle est donc la plus belle de son monde - comme la méchante belle-mère dans Blanche-Neige et les sept nains - ? On peut faire des créatures meurtrières sans pour autant avoir à les rendre hideuses. Tenez, prenons les humains par exemple. Ils ne sont pas tous moches. Et il y en a même de très beaux qui font très mal, sèment la terreur, pillent tout le monde et assoient leur soif de grandeur sur leurs semblables. Si en plus ils sont charismatiques, ils en deviennent d'autant plus dangereux que personne n'ose s'y opposer. Et pour tout ça, pas besoin de faire six mètres de haut, de baver à tout va, d'avoir plus de dents que de poils et des griffes qui n'ont pas vu l'ombre d'une lime ou d'une paire de ciseaux depuis des années. Ceci était la minute "y'en a marre d'affronter des trucs trop moches".

Les jeunes proies traquées - jeune étant tout relatif et ne pouvant réalité ne s'appliquer qu'à un seul des deux - trouvent refuge dans un coin abandonné, poussiéreux et qui ne semble un tout petit peu accueillant que dans leur situation : une fois traqué par un gros Chain tout pas beau. Continuer à courir n'a aucun but quand la créature qui les poursuit est plus rapide. Et en fin de compte, déboucher en pleine rue à la vue de tous risquerait de faire des victimes inutiles - du moins c'est ce que dirait Finn si on lui posait la question, en réalité il n'a surtout pas envie d'avoir affaire à un membre de Pandora venu jouer les héros. Le gros Chain qui les poursuit n'aurait probablement aucun scrupule à les poursuivre au milieu des gens en promenade nocturne. On dira ce qu'on voudra, mais la taille, dans le cas des Chain, est rarement représentative de l'intelligence. Comme certains dinosaures, énormes mais possédant cervelle de moineau. Et un moineau, c'est quand même stupide.

Alors ils se cachent. S'ils en font pas de bruit, il y a des chances que l'autre bestiau qui les talonnait il y a une poignée de minute ne fasse que passer en courant - il court, il rampe, il glisse ? - dans la rue sans accorder un regard à la bâtisse dans laquelle ils se planquent. Et si jamais en fait, si, la chose n'aura quand même pas jusqu'à l'intelligence d'aller fouiller. Malgré toutes ces pensées rassurantes, le brun ne peut s'empêcher de chercher quelque chose qui pourrait faire office d'arme improvisée. Il semble bien y avoir de bons bouts de bois épais là bas, mais s'il en vient à frapper le Chain, le but ne sera pas de le sonner pour deux secondes mais bel et bien de le tuer. Il y a aussi des choses qui semblent être des barres métalliques, à en juger par l'éclat renvoyé. Rien de tout ça ne vaut une bonne lame, mais si jamais... Il faudra s'en contenter.

A ses côtés, la jeune Liz semble réfléchir à la question que le contractant a posée. Honnêtement, il devrait se douter de la réponse. Si elle n'avait été que tétanisée face au Chain, cela aurait été une réaction de peur tout à fait normale. Quand la peur est trop grande, souvent, on ne peut en fait même plus réagir. Mais la réaction de l'adolescente laissait plus entendre qu'elle a déjà vu une créature semblable et qu'elle n'était pas seulement en proie à une peur immédiate, mais aussi à quelque chose de plus ancien. Dans Réveil au fond, il n'est pas si rare que cela de croire des gens qui ont eu une mauvaise expérience par le passé avec un Chain - les expériences sont rarement bonnes dès qu'on en vient à tout ce qui touche à l'Abysse. Un traumatisme donc, ou quelque chose s'en approchant. Néanmoins, après encore un instant, la voix de la jeune fille se fait entendre, ramenant par la même occasion l'attention du contractant sur elle :

- Quand j'étais petite, j'étais à la rue avec mon grand frère, Caliel qu'il s'appelait. Je sais pas trop par où commencer ... enfin bon, je vais me débrouiller.

Et maintenant, elle est aussi à la rue. Quel est le proverbe déjà ? Ce qui commence mal finit mal ? Nan, un autre. Bah, aucune importance. Liz marque une pause et Finn reporte son attention visuelle sur l'extérieur, attentif au Chain qui doit être toujours à leur recherche. Néanmoins, il écoute avec attention ce que raconte sa camarade d'infortune.

- On avait sauvé une petite bourgeoise se faisant racketter par une bande d'adolescents à la rue comme nous, qui voulaient simplement manger mais nous n'avions pas supporté leurs manières qui n'étaient clairement pas les bonnes pour se faire accepter. Ravie, la jeune aristo' nous a présenté à ses parents qui ont sans doute eu pitié de nous, je ne sais pas, mais ils nous ont... adoptés.

Encore une pause alors que son ton semble plus enjoué. Les souvenirs doivent être bons.

- On était heureux.

Nouveau soupir, ce qui équivaut à un mais. Des fois, on dit que ce qui vient avant le mais n'a pas d'importance. Ici néanmoins, cela ne semble pas applicable.

- Et puis tout s'est dégradé petit à petit. Notre mère adoptive est morte de maladie, puis notre soeur... et nous avons découvert bien trop tard que notre père avait suite à ça lié un contrat avec une Chain. Tu sais ce que ça veut dire, hein ? Tu sens le Chain, de toute façon.

Il... Sent le Chain ?
Nana va prendre un bain en rentrant. Fichu bestiau. Bon c'est une excuse pourrie, en étant Baskerville il promène partout un petit bout d'Abysse avec lui. Mais Nana prendra un bain quand même, juste parce qu'il n'aime pas ça et que c'est tellement drôle d'embêter le Nana. Plaisanteries mises à part, l'histoire familiale de Liz n'est pas enviable du tout. Tous ces gens qui se font embobiner par des Chain prétendant pouvoir changer le passé. Ça se saurait si cela marchait. De toute façon, comment peut-on croire quelque chose qui demande en échange de ses services les vies d'autres personnes ?

- Caliel m'a protégée alors que l'homme nous ayant élevé tentait de nous tuer. Mon propre frère est mort sous mes yeux et des membres de Pandora m'ont sauvée juste avant que je n'y passe moi aussi. Je leur en ai d'abord voulu mais... mon frère souhaitait que je vive. J'ai été placée à l'orphelinat, mais je te passe tous les détails et aussi ce qui fait que je suis à nouveau à la rue, ce n'est pas nécessaire ni spécialement important. Tout à l'heure, je me suis rappelé le face à face avec la Chain de mon père retourné à l'Abysse et je me suis laissée emporter par mes émotions... j'espère que ça ne t'a pas fait peur.

En entendant Pandora mentionnée, Finn croit un instant qu'elle a des liens avec, avant de se rendre à l'évidence. Non. Elle est à la rue, n'a rien pour se défendre contre les Chain et n'a aucun lien avec Pandora. Tant mieux, une de moins.

- Et toi, Finn. Qui es-tu ? Je ne sais rien de toi...

Et le temps des confessions s'arrête-là. Elle lui a raconté une grosse partie son histoire - chose à laquelle il ne s'attendait pas, mais aurait peut-être dû - et il n'en fera pas de même. Cependant, étant donné qu'ils sont coincés ici tous les deux jusqu'à voir ce cafard géant passer en courant devant leur cachette sans s'arrêter, il ne pourra pas être totalement muet non plus. Alors il commence par revenir sur ce qu'elle a dit plus tôt en reportant son regard sur elle :

- Tu ne m'as pas fait peur tout à l'heure, mais apprend à contrôler ça. Tu t'en es peut-être aperçue, mais les Chain sont plus nombreux à rôder dehors que ce qu'on nous fait croire.

Bon ok elle l'a quand même surpris en criant. Et le "Ce qu'on nous". A dire vrai, "ce qu'ils vous" aurait été plus juste de la part d'un Baskerville. Mais il a parlé un peu vite par habitude de se faire passer pour un civil. Bah, la différence ne sera probablement même pas relevée.

- Tu as d'autant plus de chances de les voir que tu vis dehors.

Elle vivait déjà dehors avant, petite elle en a peut-être déjà croisé. Cela doit dépendre d'où elle vivait. Bref les conseils du brun sont en fait sûrement inutiles, mais on ne rappelle pas assez souvent aux gens que le danger peut leur tomber dessus à chaque coin de rue. Pandora cache même l'existence des Chain, si ce n'est pas malheureux.
Bien et maintenant pour répondre à la question :

- Et pour répondre à ta question, tu sais déjà comment je m'appelle, ce n'est pas rien non ?

Il laisse un sourire venir sur son visage et marque une courte pause pour appuyer sa question qui n'est que rhétorique. Bâtir un mensonge crédible va être délicat, après tout elle sait déjà qu'il a un rapport avec l'Abysse. Alors, se prétendre contractant illégal ? Membre de Pandora - jamais ! Sauf si c'était pour les infiltrer et ensuite leur coller une fessée monumentale - ? Ou encore Chain. C'est peut-être ce qui s'approche le plus de la vérité finalement, ce qui serait donc le plus simple à faire croire. Enfin, contractant marcherait aussi mais il faudrait inventer une histoire tragique. Mince alors.
Enfin ça c'est la théorie globale. Ensuite on pense une demi-seconde à Nana et on se demande comment réussir à se faire passer pour lui. Se faire passer pour un Chain et... En fuir un autre ? Il est censé avoir des pouvoirs non ?

- Je n'ai pas eu une existence aussi mouvementée que la tienne, j'ai moins de choses à raconter.

C'est vrai et faux. Il a une existence mouvementée, en revanche son histoire est nettement plus courte que celle de Liz. La Tragédie ? Tout le monde la connait et les Baskerville n'en resortent pas comme les victimes aux yeux des autres.

- Enfin je suppose que ce que tu veux vraiment savoir est pourquoi je sens le Chain comme tu l'as si bien dit.

Il n'y a aucun reproche dans le ton du brun et il est aussi calme que lorsqu'il a commencé à parler. Comme quelqu'un qui n'aurait rien à cacher ou qui, du moins, s'en ficherait complètement. Ce qui en réalité n'est pas tout à fait le cas.
Comment être un contractant qui sait se battre en n'étant pas de Pandora ? Bah. Et pour et toutes les connaissances sur l'Abysse ? Bah aussi, il n'y aura qu'à dire que son Chain les lui a apprises. Oh et puis mince à la fin.

- Je suis un Chain aussi, en fait. Moins voyant que le truc qui nous court après.

Pourquoi il court au lieu de se battre ? Parce qu'il n'a pas un pouvoir offensif, voilà. Où est son contractant ? Pas là. Ou y'en a pas, c'est encore mieux mais plus risqué. Contractant illégal ou de Pandora ? Quelle importance.

Avant qu'il ne puisse ajouter quoi que ce soit, un rugissement suivit du cafard - ou est-ce l'inverse - se font successivement entendre puis voir. Si Finn a défoncé la porte très proprement, ce n'est pas le cas de l'insecte surdimensionné qui défonce une partie de la bâtisse pour entrer. Le contractant qui se prétend Chain n'a pas attendu pour plaquer sa main sur la bouche de l'adolescente. Des fois que l'envie de crier la reprenne. Il les plaque tous deux au maximum contre le mur et derrière leur cachette de fortune, les privant de la vue du monstre mais se satisfaisant de son ouïe. Il faut dire que l'insecte fait un espèce de bruit grouillant peu ragoûtant. En plus il grogne. Bref, il n'y a pas besoin de le voir pour savoir s'il est présent ou non. Le Chain - le vrai - envoie voler tout un tas de bazar à l'autre bout de la pièce, si on en juge par les sons et le fait que des choses non identifiées finissent leur course en glissant sur le sol visible depuis la cachette des deux proies. Oh mais. La chose a envoyer voler une barre de fer qu'elle a dû arracher, dont l'extrémité semble du coup bien coupante.
Ça c'est cool.
L'homme considère un instant l'idée de s'enfuir pendant que la bête a le dos tourné. Mais il se rappelle bien vite que tout à l'heure, le Chain gagnait du terrain sur eux. Qu'il court plus vite et qu'ici, la distance les séparant serait trop courte. Pour autant, tenter de l'affronter dans cet espace confiné est loin d'être une bonne idée. Trop d'objets pourraient servir de projectiles involontaire et terminer dans la figure d'un des deux humains. Bon.
Finn reporte son regard sur Liz. Il ne peut pas parler, sous peine de se faire entendre de l'autre. Alors il tâche de se faire comprendre en la fixant droit dans les yeux et en retirant très lentement sa main. Il ne faut pas, absolument pas, qu'elle ne crie. Ou ne fasse un bruit tout court, en fait. Et, quand il est sûr qu'elle a bien compris, il lui fait signe de ne pas bouger et se risque à jeter un oeil par delà leur cachette. Le Chain leur tourne le dos et fouille toujours un tas de vieilleries. La barre de fer qui pourrait faire office d'arme improvisée se trouve plus ou moins sur le chemin de la sortie, elle. Il n'y a plus qu'à y aller, en fait. Tenter de s'enfuir, récupérer l'arme et s'en servir s'ils se font repérer. Bon plan, non ?
Mieux que d'attendre de se faire choper en tout cas, vu que le Chain semble décidé à tout retourner.

Alors le brun attrape la main de la jeune blonde et, avec autant de discrétion que possible et à pas de loups, il les entraîne hors de leur cachette. Il n'y a qu'à peine quelques mètres qui les séparent de l'entrée, trois, quatre mais pas tellement plus. Une brouille. Une broutille qui semble terriblement longue quand il s'agit d'avancer aussi discrètement que possible. Comme les interminables secondes d'attente après avoir déclaré sa flamme à quelqu'un par exemple. Mas tout va bien, ils sont même presque à la barre, la sortie - béante depuis le passage du monstre - est là, droit devant eux et la bête ne les a toujours pas vus.
Crac
Deux secondes de silence complet et inquiétant. Deux secondes. Puis le Chain se retourne en hurlant avant de se jeter vers les humains. Les réflexes du Baskerville sont heureusement plus vifs, il attrape la barre de fer de sa main libre tout en les précipitants, lui et Liz, dehors où il y a de la place. Le Chain suit, bien évidemment, tout content d'avoir retrouvé ce qu'il veut pour son dîner. Si on demande à Finn d'où vient son obsession pour la propreté, dorénavant il dira que c'est pour éviter de se retrouver avec des monstres pareils dans sa salle de bain, sa cuisine ou son salon.
Sans quitter la chose des yeux, il lance à Liz dont il a lâché la main :

- Tu ferais bien d'en profiter pour déguerpir, j'vais lui faire sa fête.

Enfin, essayer de. Avec une barre en fer coupante et sans son Chain à lui. Tout à fait.



[Hrp : °^°. OK EN FAIT. DEPUIS AVRIL. JE SUIS IMPARDONNABLE. PARDON Q_Q. Pour la peine le cafard va mourir. Ce pavé n'a rien de volontaire non plus par ailleurs, et je coupe là parce que ça devient trop long sinon. Donc pour ta réponse, tu peux faire fuir Liz bien sûr o/, sinon je t'invite, si t'as pas d'idées, à terminer ce combat. Sans trop décrire, voire en élipsant, osef. Ça m'dérange pas que tu fasses bouger Finn aussi de toute façon. VOILA \o/]
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Avec l'aide d'un Baskerville ? [PV Finn]

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