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 "Don't go through life, grow through life"

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MessageSujet: Re: "Don't go through life, grow through life"   22nd Septembre 2012, 05:35

Qu’est ce que la Vérité ? La véritable Vérité ? Si ce n’est un mensonge n’étant pas faux ? Un mensonge vrai ? Des mots. Des tons, peut-être. Mais pourquoi tout le monde se sent si concerné ? Si blessé, quand cette vérité reste cachée ? Ou même lorsqu’elle est dévoilée ? Sûrement parce que ces mots sont les plus puissants qui puissent être. Et puis, chacun possède sa Vérité. Celle qu’il terre. Celle qu’il enfouie. Celle qu’il ne pourra jamais oubliée, mais qu’il s’entête à cacher. Parce qu’une fois sa vérité dévoilée, il devient plus que jamais vulnérable. Il dévoile non pas une, mais plusieurs failles de sa défense. Et reste-t-il encore sur Terre une personne assez pure – mais surtout assez sotte, me diriez-vous – pour ne pas exploiter ces dites failles ? Je ne pense pas, non. Pas du tout, même. Alors on protège cette vérité au péril de nos vies, parfois.
Dans des sujets dits banals, une question peut avoir comme réponse un oui ou un non. La question étant relativement facile aura une réponse qui n’en est pas moins, et par la même occasion, la vérité n’aura pas besoin d’être cachée. Mais ce n’est pas la vérité avec un grand V dont je vous parle. Je parle plutôt du grand Secret. Chacun en a un. Avec l’âge, il peut prendre d’autres dimensions, devenir plus important. Et quelqu’un peu posséder plusieurs vérités. Mais une seule Vérité. Fuyu, par exemple, pourrait dire que le fait qu’elle aimait tant Finn était l’une de ses innombrables vérités. Mais La seule qu’elle possède réellement lui était encore inconnue. Son passé ? Sûrement pas. Elle espérait bien ne pas rester liée à ce maudit passé pour toujours. Il serait là, présent, juste derrière elle, et parfois, il lui faudra revenir sur le terrain pour mieux avancer. Mais plus jamais elle ne désirait revenir au point A, là où tout commença. Tandis que sa Vérité sera toujours étroitement liée à elle. Finn, lui, devait connaître cette Vérité. Qu’était-elle ? Son passé additionné à une majeure partie de son présent et à une fraction, dont l’on ignore encore le numérateur ainsi que le dénominateur, de son futur. Et c’était normal, voire honorable, de ne rien vouloir dire. La demoiselle ne lui en voulait pas. Pas encore, du moins. Effectivement, je pense avoir déjà souligné le fait qu’elle n’accepterait aucun mensonge. Surtout pas de sa part. Elle était la première à dire que cacher la vérité n’était pas un mensonge, mais elle appliquait cette règle que sur elle-même. Il finira par faire un faux pas. À force d’esquiver les questions, il sera un jour ou l’autre obligé d’en répondre à ne serait-ce qu’à une seule d’entre elles. Il mentira peut-être. Fuyu le prendras mal, si elle venait à le griller. Et c’est d’ailleurs ce qu’elle essayait de lui dire. Oui, voilà, elle essayait seulement de le prévenir. De le prévenir que malgré l’amour quelle éprouvait pour lui, elle ne saura passer outres les principes qu’elle se fixa depuis bien longtemps déjà.
Revenons-en tout de même à notre première question. Selon le dictionnaire, la Vérité a plusieurs sens. Beaucoup trop de sens, si vous voulez mon avis. D’un point de vue philosophique, ce n’est que le grand Inconnu. Jamais elle ne sera totalement dévoilée, et l’homme la convoitera encore et encore. Toujours. Pour l’éternité. Jusqu’à sa mort. Juste avant qu’une autre personne ne prenne le relais. Ce n’est pas réellement une course, parce que dans les courses, il y a toujours le premier et le dernier. Sauf que là, voyez-vous, ils finissent tous sur le même piédestal ; ils sont tous perdants. Peut-être un parcours au combattant. Quoique. Cela dépend, à vrai dire. Beaucoup se mettent sur la ligne de départ, quelques uns, avec des avantages, commencent un peu plus avancés sur le terrain. Mais ce-dernier possède d’immenses envergures. Alors là encore, le résultat sera le même. La philosophie est bien compliquée. En fait, elle n’est comprise que par une catégorie de personnes. Ceux qui l’écrivent ? Non. Ceux qui, justement, prétendent la comprendre. Ça n’a pas de sens, la majeure partie du temps. Mais pour ne pas paraître stupide, on dit comprendre. Comme l’art. Je vous en prie, toutes ces toiles blanches avec une tâche noire ! Quel sens y voyez-vous ? Quelle logique ? Et surtout, quel art ? Mais bon. Je vais être indulgente – pas assez pour retirer tout ce que je viens de dire –, et passer à autre chose, scellant ce paragraphe abordant le sujet de la philosophie.
En résumé, la Vérité n’a pas de sens. Cela dépend des personnes. Des points de vus. Ce que je peux vous dire, c’est ce qu’elle n’est pas. Ce n’est pas un mensonge. Voilà tout.

Dans le regard de Finn parut une nette surprise. Fuyu ne s’y attarda pas ; elle s’y attendait. En attendant qu’il puisse remettre ses idées en place, elle se détendit un peu plus, sentant la fatigue peser aussi bien sur ses paupières que sur ses épaules. Elle ne serait pas non plus contre un petit somme. Dans cette position ? On va dire que ce serait envisageable. Mais bon. Elle préférerait quand même un lit. De préférence avec Finn. Avant même que vous ne commenciez à réfléchir, je vous arrête. Aucune, strictement aucune idée tordue ne se cache derrière cette pensée. Elle voulait juste pouvoir sentir son odeur et se laisser entraînée dans les bras de Morphée guidée par les battements d’un cœur relié au sien. Mais. Parce qu’avec elle, il y avait toujours des mais. Elle n’avait pas l’intention de dormir. Pas maintenant. En fait, malgré ladite fatigue, elle serait parfaitement capable de rester éveillée toute la nuit. Parce que pour la première fois depuis bien trop longtemps à son goût, elle était en bonne compagnie. Elle se sentait en protection, mais aussi aimée. Pour faire clair, elle se sentait à l’aise. Elle allait bien. Et ça, elle le devait à Finn. Mais bien sûr, il n’avait pas besoin de le savoir. De toute façon, il devait le ressentir. C’est drôle, comme parfois, les pensées peuvent être tellement fortes qu’elles réussissent à être transmises. Fuyu n’y croyait pas particulièrement, mais maintenant, il fallait bien qu’elle se l’avoue. Non seulement parce qu’elle arrivait à ressentir la quiétude de Finn, mais aussi parce qu’elle ne doutait pas une seconde qu’il ressente la sienne, lui aussi. À un moment donné, il avait resserré son étreinte. Cela voulait dire qu’il avait ressenti la perturbation intérieure de Fuyu. Ils n’avaient pas besoin d’avoir le même sang qui coulait dans leurs veines pour que leur relation soit réellement fraternelle. Elle l’était déjà. Même s’ils n’avaient pas la même mère – et Fuyu était bien contente que le brun n’ait pas eu sa génitrice. Même s’ils n’avaient pas eu le même père. Ils avaient le même présent. Ils avaient le même Ici et Maintenant, parce que présent est un bien trop grand mot.

Il réfléchissait. Peut-être essayait-il de s’avouer un fait qu’il avait essayé d’ignorer. Le fait qu’elle savait. Qu’elle savait qu’il cachait quelque chose. Il avait dû s’en rendre compte. Il avait dû comprendre qu’elle n’était pas totalement stupide. Il avait dû comprendre que se taire pendant un peu trop longtemps pour finalement parler d’un coup comme ça de sa mère n’avait rien de très net. Il avait dû comprendre que son comportement était suspicieux, justement parce qu’il semblait trop innocent. Je ne sais pas si cette théorie a un nom, mais trop de pureté tue la pureté. Et c’est exactement ce qui se produit. Oui, il avait dû s’en rendre compte. Mais selon sa stupéfaction, soit il avait délibérément nié ce fait, soit il n’y avait pas du tout pensé.
Ou peut-être essayait-il simplement de trouver les bons mots. Peut-être n’avait-il pas relevé ce détail. Non, ça, c’était impossible. De part parce que son regard surpris le trahit, mais aussi parce qu’il était bien loin d’être bête. Mais pourquoi s’obstiner ? Pourquoi persister à lui cacher une bien trop importante part de lui-même ? Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Qui était-il réellement ? Et s’il n’était pas celui qu’elle connaissait ? Et s’il était tout le contraire de ce qu’il prétendait être ? Fuyu ne lui en voudrait pas. Non, ce serait trop facile. Elle serait simplement déçue. Totalement déçue. Non pas du fait qu’il soit ce quelqu’un dont elle ignorait tout, mais surtout parce qu’il aura attendu trop longtemps pour lui en parler. Parce que Fuyu ne voulait pas changer ce qu’il était. Elle voulait juste être mise au courant.

Finalement, il trouva ses mots. Il réussit d’ailleurs à soutirer un léger sourire à la demoiselle. Mais bien rapidement, il disparut, une tonne de données commençant à faire bouillonner son cerveau. D’après ses mots, elle était vivante. Sinon, il aurait parlé au passé, et sa voix aurait trahit de la nostalgie. Quand bien même sa mère avait été aussi peu maternelle que celle de la jeune fille. Rappelons que cette-dernière avait été triste même en évoquant des souvenirs si terribles. Et puis, elle avait le sentiment que la mère de Finn était bien trop loin de ressembler à la sienne. Ça devait être une bonne mère. Elle l’espérait.
Petite-sœur. Le sourire qui se forma sur ses lèvres un peu plus tôt n’était pas dû qu’au début de sa phrase, mais aussi à ces deux derniers mots. Et puis, sa voix avait été si douce. Si sincère. C’en était presque… Non, en fait, ça l’était. Mignon.

Ses yeux se braquent sur le plafond, et Fuyu ne cherche plus à accrocher ses prunelles aux siennes. Il l’avait sagement laissé s’enfouir dans ses souvenirs, alors elle en ferait autant. Surtout que les siens semblaient être plus doux. Autrement dit, meilleurs. Limite, si elle en avait eu le pouvoir, elle se serait immiscée dans sa tête pour les partager avec lui. Mais ça lui était impossible. Alors elle se contenta de faire ce qu’il y avait de mieux à faire ; se taire.

Au bout de quelques instants, il reprend la parole, les yeux clos, la tête toujours dirigée vers le haut. Avec la description qu’il lui donna, Fuyu réussit à s’imaginer quel genre de femme elle était. Elle est. De toute façon, même s’il aurait essayé de la décrire physiquement, l’adolescente n’aurait pas réussi à l’imaginer. Encore, si Finn avait été une fille, elle aurait pu essayer de faire le rapprochement. Mais en même temps, s’il avait été une fille, rien de tout ça ne se serait produit. Ils ne se seraient peut-être même pas connus. Sûrement, même. Mais bon, de cela, on ne peut guère en être certain. Il finit par se redressera, ouvrir les yeux, et sourire, semblant retenir un rire. Fuyu, elle, ne le retint pas, après avoir entendu ce qu’il lui dit, soudainement amusée par la situation. Tout devenait plus clair. Elle comprenait enfin de qui tenait Finn. Complètement surprotecteur. Ça concordait parfaitement. Elle n’a pas besoin de lui dire ce qu’elle pensait, car lui aussi avait dû arriver à la même conclusion.

Et puis, il se tut. Le regard de la jeune fille se voila. Alors ? Était-ce tout ce qu’il pouvait lui dire ? Un peu plus et elle rirait à gorge ouverte de cette hésitation. Vraiment. Elle avait eu raison. Ça touchait sa mère. Mais en quoi, exactement ? Bien sûr, la réponse ne tomberait pas du ciel. Et apparemment, elle ne sortirait pas non plus de la bouche de Finn. Elle n’avait pas été élevée avec le genre de principes comme « demande et tu obtiendras. » Pas du tout. Pourtant, là, elle aurait bien aimé joué sa capricieuse. Sa gamine. Mais non. Elle n’allait rien faire de tel. Et c’est à ce moment-là qu’elle lui posa la fameuse question. Une question qu’il devait sans doute redouter. Ou pas. Quoique peut-être si, en vu de la nette accélération respiratoire qui l’agita.

Que lui cachait-il ? Une partie de la vérité ? Toute la vérité ? Ce qu’il était réellement ? Ce qu’était sa mère ? Qu’est ce que ça pouvait bien être ? Elle n’arrivait même pas à émettre de réelles hypothèses tant le terrain était vaste. Il devenait difficile pour elle de ne serait-ce que supposer quelque chose. Et comme on finit toujours par revenir au point de départ, elle se reposa la seule question ayant lieu d’être : pourquoi ? Pourquoi ne lui disait-il rien ? La seule raison plausible était de vouloir la protéger. Mais la protéger de quoi ? Pensait-il réellement qu’en ne sachant pas, rien ne pourrait lui arriver ? Bon, sur ce point, je vous l’accorde, il avait raison. Partiellement. Parce qu’il la connaissait assez pour savoir qu’elle pouvait agir bien sottement. Leur relation pourrait prendre fin immédiatement. Et, selon les évènements de ce soir, ils seront deux à souffrir. S’il parle, peut-être qu’elle souffrira physiquement. S’il ne parle pas, il prenait le risque de lui causer du mal de la pire façon qui puisse être, et par la même occasion, de créer d’autres blessures qui, même en cicatrisant, finiront par se rouvrir. Et puis, lui aussi, il souffrira. Devait-elle lui dire tout ça ? Le savait-il déjà ? Elle était perdue. Totalement. Et cette fois-ci, elle était seule. La seule à avoir le choix. Que devait-elle faire ?

Il avait refermé ses yeux, et maintenant, l’éclat verdâtre apparaissait à Fuyu. Ses deux mains se posèrent sur ses hanches et un frisonne la parcourt. Un frisonne de culpabilité. Mais pourquoi ? Elle n’eut pas le temps de se poser la question, car quand il la redressa, elle ne résista pas, y mettant aussi du sien pour revenir lui faire face. Elle fût quelque peu étonnée qu’il revienne lui-même poser ses mains sur ses hanches, alors qu’il aurait facilement pu le lui demander, voire saisir ses épaules. Il rangea l’un de ses fils d’argent derrière son oreille et vint poser sa main chaleureuse sur sa joue. Elle se sentit fondre, mais résista pourtant. Elle ne voulait pas abandonner l’idée de savoir alors qu’elle venait tout juste de commencer la partie. Elle ne voulait pas faciliter la victoire à celui qui s’entêtait à garder ses lèvres scellées. Mais en même temps, elle désirait que son aîné sorte triomphant, même si la perdante venait à être elle-même. Elle tanguait encore, toujours si hésitante. Au final, elle réussit à opter pour une solution plus objective que subjective. Ça allait être loyal ; elle ne se laissera nullement perturbé par des caresses, alors même qu’elle savait pertinemment que là n’était pas le but de Finn.

Je t’aime. Ces mots ne cessaient de résonner son esprit alors qu’elle coinça sa langue entre ses dents. Il avait fallu qu’il trouve cette excuse. Il avait fallu qu’il vise dans le mille. Il avait fallu qu’il la connaisse assez – ou qu’il soit assez maladroit – pour acheter son silence. Il avait en plus de cela ratifié ce qu’elle pensait d’un baiser appliqué contre son front. La respiration de la demoiselle s’accéléra nettement, et elle ne tenta même pas dans le cacher. Quand il se redressa, elle revint, pour la énième fois de la soirée, coller son front contre le sien, cette fois-ci plus pour ne pas tomber que pour réduire la distance entre eux deux.

Les mots qu’il ajouta la laissèrent d’ailleurs perplexe. Pas maintenant. Pourquoi pas maintenant, tiens ? Qu’est ce que ça changerait ? Ah, suis-je bête. Ça aggraverait la situation. Était-ce qu’il cherchait ? Mais ce n’est pas ce qui l’énerva. Pour tout vous dire, ce qu’il l’irrita, c’était son manque de colère. Elle aurait dû s’énerver contre Finn. Elle aurait dû exiger cette vérité. Elle aurait dû agir comme une vraie petite-sœur capricieuse et tapant sur le système, mettant à rude épreuve les nerfs. Mais non. Elle ne lui en voulait pas. Pas du tout. Elle ne comprenait pas pourquoi. Avec un soupire, elle se décida enfin à répondre.

– À trop vouloir protéger quelqu’un, on finit souvent par le perdre.

Ça aurait pu être une menace. Ça aurait dû être une menace. Mais sa voix n’avait pas réussi à être assez tranchante. Pas assez autoritaire. Elle lui dit ça sur un ton neutre. Tellement neutre qu’il était totalement évident qu’elle s’empêchait d’être trop affectée. Elle éloigna son visage du sien et laissa trainer ses doigts sur son visage, le caressant lentement. Trop lentement. Et puis, elle reprit la parole. Mais cette fois-ci, sa voix était nettement plus douce. Un léger, très léger sourire vint d’ailleurs étirer ses lèvres.

– Bien que moi, tu ne me perdras jamais. Quand tu te décideras à parler, sache simplement que je serai là. Que je serai toujours là et que, pour rien au monde, je ne t’abandonnerai. Pas même pour la plus terrible des réalités.

Il manquait quelque chose. Il manquait la raison. Pourquoi faisait-elle ça ? Elle ne le lui dit pas. Non pas qu’elle hésitait, juste que les mots lui manquaient. Et puis, comme pour s’inspirer, elle plaça ses deux mains sur ses joues et approcha son visage du sien. Les doigts de sa main droite glissèrent de la peau de Finn pour céder la place aux lèvres de la demoiselle. Elle ferma les yeux, s’attardant sur ce baiser délicatement déposé sur sa joue. Puis, elle commença à s’éloigner. Avant d’être totalement redressée, elle lui murmura quelques mots qu’il devait être le seul à écouter. Pas même elle ne devait être au courant. Ce n’était pas difficile à dire, n’allez pas croire, juste que c’était personnel. Trop personnel. Trop personnel pour qu’une autre personne que lui ne soit au courant.

– Parce que moi aussi, je t’aime, Finn.

Elle n’avait pas plus besoin que lui d’expliquer sa phrase. D’expliquer le sens du verbe aimer. Ce n’était pas de l’amour. Quoique si. Mais pas cet amour pouvant être souillé. Eux étaient liés par un amour totalement pur. L’Amour Pur, pour être plus juste. Un amour fraternel. Le seul amour bénéficiant de ce temps dont on oubli le commencent et dont on ignore la fin. L’Amour Éternel.
[HRP : Tu m’as juste tuée, Finn. xDD]
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MessageSujet: Re: "Don't go through life, grow through life"   24th Septembre 2012, 11:03

B... Boudin. Blanc, qui plus est. Il fallait dire que cet aliment avait laissé le chain perplexe. Si perplexe qu'il en rêvait même la nuit. Si ce n'était pas qu'une simple fixation. Il était terrible, et inconsolable par-dessus le marché. Alors, il avait trouvé refuge parmi ses amis les livres. Parce qu'au moins, ils étaient silencieux et n'avaient strictement rien à faire de revendications du chain sur leur savoir. Et c'était bien la seule chose qu'on leur demandait.

Naaru était donc couché... étalé sur le lit, un pied dépassant de la couverture déjà mise HS. Plus tôt dans la matinée... ou journée, le chain l'avait trouvé trop envahissante. Alors il l'avait extirpé de son territoire personnel. À présent, la pauvre gisait tel un cadavre décrépi au pied d'un lit plus que bordélique. Tous les matins, c'était la même chose, il foutait un bordel indéfinissable dans la maigre surface qui lui appartenait. Et ce, sans vraiment le savoir. Il avait le sommeil lourd, mais en contrepartie il était très expressif sur ses rêves. Un peu trop sans doute. On ne pouvait pas le lui reprocher, car après tout, il n'était pas vraiment coupable de son état semi-conscient. Qu'importe. Le chain était en plein conflit interne avec le boudin blanc, et notamment sur sa capacité à s'appeler blanc pour être gris. Et à s'appeler boudin alors qu'il n'est même pas fait de sang, comme son cousin. Naaru était allé jusqu'à chercher la définition, que dis-je, la composition même du boudin blanc pour déceler quelques mystères. Voilà, ses réflexions s'étaient stoppées sur la forme. L'utilisation de boyaux. Ces mêmes trucs qui servaient à digérer. Ce que les humains pouvaient être bien cruels. Bande de cannibales.

Les yeux de Nana s'ouvrèrent en moins de temps qu'il n'en faut, fixant le plafond qui n'avait pas de couleur dans l'obscurité de la chambre. Ou bien quelque chose de très foncé. Enfin bref, ce qu'il fixait n'était rien d'autre qu'un point qui n'existait que par, et à travers son imaginaire. Ce point qui l'intima doucement de se lever, puis de faire quelques pas jusqu'à sa porte d'entrée. Il remit nonchalamment son kimono bleuté aux légères touches de bleu nuit et ouvrit la porte de sa chambre. Il allait falloir qu'il prévienne Finn. Qu'un jour, les boudins blancs muteront dans son réfrigérateur et qu'il sera pour lors trop tard. Qu'il faut faire quelque chose avant de les laisser se reproduire. Comme par exemple les jeter à la poubelle. Pour la santé mentale du chain. Croyez bien qu'il était très dangereux d'acheter quelque chose que Naaru n'aimait pas. Même si, cette fois-ci, c'était uniquement pour une histoire de fixette. Pour la forme étrange du boudin, parce que cette catégorie était blanche alors qu'elle devait être noire. Bref, un gêne muté parmi tant d'autres, mais qui pouvait faire des morts avant d'avoir fini sa multiplication végétative.

Le chain s'arrêta à hauteur de la porte qui menait à la salle principale. Le salon, en somme. Il fallait d'abord vérifier que le boudin blanc était là. Il tourna la poignée avant de pénétrer dans la cuisine salon. Alors, il prit le détour sur sa gauche et ouvrit le frigo. Non. Ils avaient disparus. Plus de boudins blancs, car à l'évidence il y en avait plusieurs. Il craignait le pire pour son contractant. Les avaient-ils mangés ? Quoi ? Où pouvait-il les avoir mis autre part que dans son ventre ? Boyau parmi d'autres boyaux. Le frais du réfrigérateur réveilla un peu les pensées brumeuses du chain, qui s'empressa de refermer la porte blanche. Elle aussi. Voilà qu'ils avaient même vaincus le distributeur de nourriture. Il fallait le mettre en garde.

Il leva sa tête aux cheveux détachés et éparpillés en tout sens avant de diriger son regard vers le canapé. En fait, le seul endroit où son contractant pouvait se cacher à part sa chambre. Ses yeux se teintèrent alors légèrement de stupeur. Légèrement, car le pauvre était loin de son heure de réveil. Quelle heure était-il ? À vrai dire, il ne pouvait même pas annoncer clairement s'il y avait du soleil ou non. C'était pour dire. Pourtant, il nota avec minutie la scène, sans l'interpréter. Heureusement pour Finn d'ailleurs. D'abord, ce qu'il remarqua, c'était une forme étrangère. Plissant les yeux, il vit alors Finette, un peu plus en-dessous. Ouais, une personne était assise sur les genoux de Finette, lui-même assis sur ceux du canapé. Et il nota que les deux visages étaient relativement proches. Mais bon, ça, à vrai dire il s'en fichait. Ses boudins blancs le harcelaient.

-Finette, t'as pas acheté de boudin blanc j'espère ? C'est d'la sale bête.

Ce à quoi il ajouta avant de faire volte face :

-Bonne nuit.

Le regard qu'il avait posé sur le couple se voulait insistant, mais maintenant qu'il avait prononcé ce qu'il avait à prononcé, il se sentait plus libre. Accessoirement aussi beaucoup plus fatigué. Et voilà qu'il retournait déjà dans son lit, retrouvant le sommeil qui l'avait soulevé quelques minutes plus tôt. Mais ça, à son réveil Nana ne se souviendrais de rien. Tout du moins, espère-t-on.

[HRP=Bon voilà, j'ai fait au plus vite, j'espère que ça plaira o/]

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MessageSujet: Re: "Don't go through life, grow through life"   25th Septembre 2012, 06:42

Ses mots ont un effet visible sur Fuyu. Il ne s'attendait pas à avoir autant d'impact sur l'adolescente, mais en même temps, il a frappé là où ça fait mal. Façon de parler, bien sûr. Il se sent un peu honteux d'utiliser cette technique pour s'en sortir cette fois. Même s'il pense réellement chaque mot sorti de sa bouche. Le fait est qu'une partie de son intention, en le disant, était quand même de couper court à la conversation. Dans laquelle il s'est fourré tout seul comme un grand, précisons le. Enfin, il n'y a pas vraiment de mal, il se prend la tête tout seul.
Fuyu revient vers lui une fois de plus, à croire qu'ils sont un duo d'aimants complémentaires. Ce qui est peut-être le cas, tout bien réfléchit. Ce n'est pas Finn qui ira s'en plaindre.

– À trop vouloir protéger quelqu’un, on finit souvent par le perdre.

Son coeur se serre à cette phrase. Comme s'il ne le savait pas déjà trop bien. Tiraillé comme il est entre la voix de la raison qui lui martèle que plus il attendra, plus l'impact sera fort, et son propre instinct qui le pousse à tout cacher, à tout protéger. Il sait parfaitement ce qu'il devrait faire, mais ne peut pas s'y résoudre. Paradoxalement, ces deux idées contradictoires lui font redouter la même fin. A trop cacher, il peur de la perdre. Mais à tout avouer, il craint le même résultat. Peu importe le cas, il a de fortes chances d'en sortir perdant. C'est bien la première fois que son statut d'appartenance au clan Baskerville lui pose ce genre de problèmes. Mais une fois encore, il n'approfondit que rarement ses relations avec son entourage quand le dit entourage n'est au courant de rien. Maintenant, il se rend compte que c'était une excellente solution de facilité. Pas qu'il renoncerait à sa relation actuelle avec Fuyu pour si peu, bien sûr.
Fuyu a raison. Sa phrase est parfaitement juste. Pourtant, son ton laisse entendre qu'elle est aussi affectée que lui. Et cette réalisation augmente encore son malaise. Il la blesse involontairement, pourrait y remédier, mais ne le fait pas. Et quand bien même il le ferait, peut-être qu'il la blesserait alors encore plus. C'est un cercle vicieux, aucune sortie n'a réellement l'air plus agréable que sa voisine. Dans quoi ont-il encore bien pu se fourrer tous les deux. Parce que si Finny sombre, Fuyu semble lui courir après sans autre arrière pensée. Le problème, c'est qu'une entrée a forcément sa sortie. Et lui ne sait absolument pas où il se rend. Et ce n'est pas ce soir qu'il l'apprendra.

– Bien que moi, tu ne me perdras jamais. Quand tu te décideras à parler, sache simplement que je serai là. Que je serai toujours là et que, pour rien au monde, je ne t’abandonnerai. Pas même pour la plus terrible des réalités.

La déclaration amène un sourire sur le visage du contractant.
Il aimerait tellement la croire sur parole. Tellement. Mais il sait bien qu'elle ne peut pas se douter de la vérité. C'est impossible, on ne soupçonne pas les gens d'être des tueurs quand on est une adolescente. Et pour cette raison, même s'il sait qu'elle est parfaitement sincère, il ne peut pas s'amener à la croire complètement. Parce que dans les plus terribles vérités auxquelles elle peut et pourra bien penser ne se trouve pas celle qu'il cache. Et il ne peut bien entendu pas le lui dire sans tout avouer. Ceci étant dit, puisqu'il sait qu'elle est sincère, cela n'empêche pas ses mots de l'atteindre quand même. Et puis qui sait, tout finira peut-être bien. Il est le seul à n'envisager que du noir pour l'avenir.
Lorsque Fuyu l'embrasse en toute innocence sur la joue, un instant il se rend compte qu'en vérité, malgré tout et en dépis des apparences, celle qui vit dans la lumière, c'est elle. Pas lui. De toute façon, les faucheurs pourpres n'y ont pas le droit. Il est hors de question qu'elle descende avec lui. Mais dans l'immédiat, la question peut attendre. Elle attendra.

– Parce que moi aussi, je t’aime, Finn.

Voilà qui achève de le détendre. Elle a murmuré ces mots tellement bas qu'il a presque eu du mal à les saisir. Il n'a pas d'aussi jolie déclaration à faire qu'elle parce qu'il a beau être bavard, des fois il a du mal avec les mots. Il ne peut pas lui dire que tout ira bien quand il n'en est lui-même pas convaincu. Il en peut pas lui faire de promesses, celle qu'il a déjà faite pourrait être rompue, et il ne voudrait pas en decevoir plus d'une. Bien qu'il n'ait pas l'intention de décevoir celle-ci non plus. Un seul mot lui vient à l'esprit. Un seul mot et une étreinte, qu'il lui offre tous les deux en même temps.

- Merci.

Et un sourire. Il ne la remercie pas de l'aimer - quoi que - mais surtout de se montrer patiente. Parce qu'il est maintenant évident que quoi qu'il cache, ce n'est pas petit. Vu comment il le prend, cela pourrait même être dangereux. Et pourtant elle compte rester là. Cela mérite bien plus que des remerciement, mais il n'a actuellement pas grand chose d'autre à offrir.
Il ferme les yeux instant, se surprenant lui-même à espérer pouvoir tout dire un jour. Sans craintes serait trop en demander. Mais déjà réussir à réunir le courage nécessaire. Parce qu'en étant honnête avec lui-même, il doit bien s'avouer qu'il lui manque aussi tout bonement le courage de se lancer. Encore plus ce soir, avec une relation toute naissante. Qui n'en n'est qu'à ses balbutiements, qui apprend, qui grandit encore. Ce n'est pas le moment de la faire trébucher. Alors, pas ce soir.
Il rouvre les yeux avant de revenir en place tranquillement. Tout en étouffant un baillement qui n'avait pas prévenu avant de débarquer, le faisant froncer les sourcils l'air étonné avec lui même. Vraiment, il est fatigué ? Mais quelle surprise. Enfin non, il le savait. Pas au point de se surprendre lui-même néanmoins. Il continue à croire qu'il tiendra la nuit cependant. Voyons, même deux nuits s'il le fallait, même pas peur.
Bon en fait non. Peut-être pas. Peut-être qu'il devrait vraiment en toucher deux mots à Fuyu. Genre maintenant. Tout de suite.
Et il allait le faire quand la vue qui s'offre à lui par dessus l'épaule de Fuyu le gèle sur place pendant une seconde.
Nana. Là, en face, au bord du salon. Nana, c'est bien lui. En chair, en os, et en n'importe quoi qu'il ait bien pu récolter dans l'Abysse. Nana, non informé de ce qu'il se passe. Nana pas au courant de ce qu'il ne doit surtout pas dire. Ou faire.
Et évidemment, il est complètement hors de question de se jeter sur lui pour le tirer hors de la salle. On fait difficilement plus suspect. Du coup une fois la première surprise passée - et tout à fait authentique et légitime - de le voir debout alors qu'il devrait ronfler comme un bienheureux, il fait de son mieux pour remballer toute méfiance et n'afficher que de la curiosité. Naaru ne met de toute façon pas longtemps à ouvrir la bouche :

-Finette, t'as pas acheté de boudin blanc j'espère ? C'est d'la sale bête.

Ok. Il ne retient même pas la consternation sur ses traits. Et au passage, il comprend que Naaru est une fois de plus mal réveillé. Tant mieux, avec un peu de chance il va oublier tout ce qu'il vu. Non pas qu'il ait quoi que ce soit à cacher, mais tant qu'à faire...

- Bonne nuit.

Sur ce, il se détourne de la scène avant de disparaître dans le couloir. Finny attend bien que le bruit de ses pas disparaisse avant de reporter son attention sur Fuyu. Voilà un moyen sûr et efficace de tuer l'ambiance. Ou tout du moins de la faire redescendre. Ce n'est pas comme s'il s'apprêtait à lui dire qu'il est temps d'aller au lit juste avant.

- Désolé pour lui. Il dit des choses étranges quand il est mal réveillé mais... Il n'est pas méchant. Juste très fatiguant.

Emmerdant est le mot qu'il aurait voulu employer, mais autant rester poli.
Il enchaîne ensuite avec un sourire dirigé seulement vers Fuyu, Nana relégué dans un coin sombre de son esprit. Il faudra s'occuper de lui. Mais demain.

- Je crois qu'il est temps d'aller dormir.

Il a très délibéremment sorti une phrase affirmative au lieu d'une question. Signe qu'il ne laissera pas la place à la discussion cette fois-ci. D'ailleurs il ne lui laisse pas non plus le choix, attrapant une de ses mains avant de se relever en l'entraînant avec lui. Direction ? Sa chambre. Mais cette fois, il n'y a aucune technique tordue derrière son invitation. D'ailleurs, si Fuyu décide de le virer, il se laissera faire. Bien qu'il doute franchement que cela arrive pour cette fois. Après tout, quelle petite soeur refuserait de dormir dans les bras de son grand-frère ? Fuyu fait peut-être des actions tordues pour une petite soeur - Finny en tient une couche lui aussi, ils font la paire - mais elle ne fait pas partie des petites soeurs qui diraient non. Et Finn ne fait pas partie des grand-frères à refuser un peu d'affection.
Le reste attendra bien encore un peu.

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