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 Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]

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MessageSujet: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   17th Août 2012, 06:09

Echo soupira. La journée avait plutôt  mal commencé, et ça ne semblait pas aller pour s'arranger. Il semblerait qu'à son réveil, le mot "pigeon voyageur" avait été tamponné sur son front. Echo, fatiguée comme toujours, continua d'avancer à travers la rue bondée, se remémorant  les évènements de la matinée. 
À peine levée, elle avait dû, comme à son habitude aller réveiller Vincent-sama. Mais aujourd'hui, il n'avait pas semblé décidé à se lever. Planqué sous les couvertures, il dormait à poing fermé, son Chain flottant au-dessus du lit à baldaquin. Echo avait essayé plusieurs méthodes pour le lever, toutes sans succès. Elle l'avait secoué, lui avait renversé un verre d'eau sur la couette, avait tenté de retirer les couvertures du lit, et elle avait même pensé lui planter un ciseaux entre les deux yeux, mais ça, ça aurait considérablement réduit sa durée de vie. Elle avait finalement été contrainte de découper les couvertures avec ses poignards, le Nightray les tenant et les tirant si fort qu'il lui avait été impossible de les enlever de manière civilisé. Ensuite, comme pour lui faire payer d'avoir découpé à sa place sa couette, Vincent l'avait envoyée faire les taches les plus ingrates lui passant par la tête. Elle avait donc, durant toute la matinée, courut entre le manoir Nightray et le QG de Pandora pour livrer des gâteaux à un-tel, donner des ordres à un autre, ramener des informations à son maître... Elle avait également dû filer Maître Gilbert durant son trajet entre le Manoir Nightray et le Manoir Bezarius. On l'avait même envoyée rendre un rapport à Oscar Bezarius ! D'ailleurs, en parlant de rapport, il y avait même eu un abruti d'agent de Pandora qui, après avoir appris qu'elle retournait au manoir, avait profité de l'occasion pour lui refiler un compte-rendu à donner à Vincent. L'adolescente avait fortement hésité à l'envoyer paître, puis s'était finalement résolue à continuer de jouer au pigeon voyageur. 
Et maintenant, à midi, Vincent l'avait envoyée chercher des choux, des carottes, et autres légumes pour le repas du soir. Ben tiens. Après le pigeon voyageur, bienvenue à la livreuse ! Franchement, qu'est-ce qu'il fallait pas faire. La voilà donc, en plein marché, au milieu de la rue la plus fréquentée de Réveil, avec un énorme paquet rempli de légumes, une baguette de pain planté en plein milieu, marchant vers un autre étal pour acheter des carottes. Elle s'était à peine positionné dans la file d'attente que quelque chose - ou plutôt quelqu'un - la percuta de plein fouet. Echo roula au sol et sorti instinctivement ses poignards, trancha quatre légumes au vol avec un air impassible sur le visage, sous le regard ahuri des badauds. Puis elle  réalisa qu'il n'y avait aucun danger imminent et que ses pauvres courses venaient de finir en julienne. 
"Ah...", marmonna l'adolescente avant de se tourner vers celle qui venait de l'envoyer valser au sol et de la fixer d'un air vide. Devait-elle la trancher elle aussi en rondelle pour lui avoir fait rater sa mission dérisoire, ou devait-elle continuer sa route sans s'en soucier ? Echo se releva, poignards toujours sortis, et pointa son doigt sur la jeune fille. 
"Aidez-moi à ramasser, je vous prie."
Autour d'elles, les gens s'écartaient, de peur de recevoir un coup mal placé. 

[Voilà voilà, j'espère que ça te va S'il y a quelque chose à changer, dis le moi et je modifierais. Comme on n'avait pas choisi de lieu (du moins, pas que je m'en souvienne o.o) j'ai posté ça dans les Rues Marchandes parce que ça me semblait le lieu le plus propice à une rencontre imprévue X3
Ah, et, au cas où tu te le demandes, je n'avais pas plus nul comme titre, désolée XD ^^']

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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   18th Août 2012, 03:19

C’est sombre. Je suis seule. Je tremble. J’ai peur, mais aussi froid. Pourtant, mon visage est chaud. Tiens, je pleure. Pourquoi est-ce que j’entends des cris, au loin ? Je suis certaine d’être seule. Serait-ce une mauvaise blague ? Un vilain tour ? Suis-je victime de ma propre imagination ? Peut-être que je deviens folle. D’ailleurs, qu’est ce que la folie si ce n’est une non-assumation de son propre état ? J’ai peur. Si peur.

Quand Fuyu ouvrit les yeux, ce fut presque une joie tant elle était soulagée d’apprendre qu’elle avait rêvé. Ses poings étaient serrés sur ses draps blancs et quand elle se redressa, elle remarqua que sa sueur gouttait littéralement de son front. Il ne lui en fallut pas plus pour se glisser sous la douche, se confrontant à une eau certes glaciale, mais bonne à sentir effleurer se peau dénudée. Elle sentit un long frisson lui parcourir l’échine pour enfin oser s’aventurer plus profondément en elle, agitant imperceptiblement son corps en allant se lover jusqu’aux creux de ses os. Toutes les sensations agréables qui déferlaient sur elles à petites vagues réussirent à la calmer et à la remettre un peu en confiance. Ce genre de rêves, ou plutôt de cauchemars, lui arrivaient souvent. Mais ce soir, ce fut particulier. C’était exactement le même que quand elle était enfant et elle avait paniqué bien trop rapidement à son avis. Au moins, cela lui avait permis de se réveiller. Poussant un soupir agacé, elle sortit de la douche en enroulant une serviette autour d’elle puis se dirigea vers sa chambre pour choisir ses vêtements. Un coup d’œil par la fenêtre suffit à la faire opter pour une jupe courte et un débardeur. Malgré la chaleur qu’elle arrivait à ressentir à travers les murs, ses vêtements étaient noirs. Simple habitude. Associant cela avec des ballerines toutes aussi sombres, elle fit passer une main dans sa gracieuse chevelure avant de sortir, fermant soigneusement la porte à double tour derrière elle.

Presque inconsciemment, elle se dirigea vers les rues sombres et malfamées de Réveil. Elle réussit néanmoins à s’en rendre compte à temps et s’arrêta, étouffant un rire amusé. Il était à peine dix heures du matin ; elle n’avait rien à faire là-bas. La raison pour laquelle elle se dirigeait si souvent là-bas était sa soif inassouvie et toujours plus grande de solitude et d’obscurité, mais à une heure si avancée de la journée, elle ne trouverait pas ce pour quoi elle aspirait. Elle fit lentement volte-face et entreprit d’arpenter les rues un peu plus peuplée de la ville. De toute façon, il fallait qu’elle fasse quelques courses. Par là j’entends acheter quelques biscuits, chips ainsi que des canettes de soda. C’est donc sur cette idée qu’elle commença à s’enfoncer dans les ruelles, se repérant progressivement grâce aux magasins qu’elle connaissait plus ou moins. Enfin, elle atteignit les rues marchandes. Avec tous les détours qu’elle avait empruntés, il devait bien être onze heures passé. Décidément, elle avait perdu l’habitude d’aller vers les lieux pouvant vivants de la région. Elle s’installa sur la terrasse d’un café et sirota son jus de citron en silence, tirant de la poche de sa jupe son portable ainsi que ses écouteurs qu’elle avait pris soin de prendre avec elle. En un rien de temps elle fut déconnectée de la réalité. Totalement.

Elle paya, laissa un pourboire au serveur présent et s’en alla en lui attribuant un léger sourire. Après tout, il n’avait pas été odieux avec elle, alors elle fit un petit effort. Et la voici qui se retrouve dans les rues bombées de passants. Sans y prêter la moindre attention, elle avança, les yeux dans le vague. Une fraction de secondes. Une nouvelle odeur. Un sifflement dans l’air. Un choc.

Quand elle daigna relever les yeux, elle ne put s’empêcher de pousser un soupir agacé. Elle se releva et retira son écouteur gauche, arquant un sourcil vers cette idiote qui rêvassait trop pour se pousser. Non mais, le fait d’être une idiote était peu dire. Cette folle avait sorti des lames, découpé des légumes – sans doute en provenance des sacs qu’elle tenait avant la collision – et pointé un doigt accusateur sur Fuyu. Finalement, la journée allait peut-être prendre une tournure amusante. L’adolescente n’avait pas l’intention de lésiner sur les moyens pour faire regretter à cette fille à l’allure étrange son, ou plutôt ses, gestes. Dans sa tête, le sang qui avait cogné un instant à ses tempes reprit sa cadence habituelle et relativement calme, tandis que les idées se bousculaient à toute allure.

Récapitulatif. Elle avançait tranquillement et quelqu’un lui barra la route. Quelqu’un qui ne prêta sûrement pas plus d’attention à son entourage que Fuyu n’en accordait au sien. Bref, ce quelqu’un lui rentra dedans. A bien y penser, le tort provenait peut-être de la détentrice de la longue chevelure nuancée. Peu importe, continuons. Elle avait réagi au quart de tour et après avoir déchiqueté quelques légumes innocents, osait adresser la parole à Fuyu. Qui plus est, non pas pour s’excuser. Elle avait d’ailleurs usé d’un ton particulièrement agaçant. Sans le « je vous prie », les paroles prononcées ressembleraient d’avantage à un ordre qu’à une requête. Comment faire ? Devait-elle en rire ou s’irriter face à une telle attitude ? Au moment où elle se posait la question, elle se rendit compte qu’elle était aussi franche et directe que cette fille. Eh bien. Comment faisaient les autres pour la supporter ? Excellente question.

Rejetant sa tête en arrière, Fuyu éclata d’un rire enduis d’un humour cynique. Elle ne tenta même pas de se retenir. Quand enfin, elle eut retrouvé son calme, c'est-à-dire en quelques secondes, elle fronça les sourcils et pencha la tête sur le coté, gardant son sourire malsain accroché à ses lèvres.
– Baissez votre doigt en m’adressant la parole, je n’accepte pas un tel manque de respect. D’ailleurs, je ne vous aiderai point.

Cette jeune fille ne pouvait qu’être dans ses pensées si elle ne l’avait pas vu arriver. Or, il fallait qu’elle se secoue un peu. Fuyu se garda néanmoins bien de le lui dire. Vraiment, les gens perdent de leur politesse. Le regard malicieux et capricieux de l’Akeno examina la carrure de cette fille. Elle était plus petite de taille qu’elle mais elles étaient dans la même tranche d’âge. Enfin, selon les apparences du moins.

Prise au piège. Elle l’était. De tous les gens présents ici, il fallait qu’elle tombe sur Fuyu. Pauvre d’elle. Il fallait qu’elle ait la terrible malchance de rencontrer ce loup prêt à tout pour attraper l’agneau en fuite. Mais celui-ci n’était pas en fuite. Pas encore. Cela ne saurait tarder. Et le carnivore alléché par l’odeur grisante, enivrait par la chaire tendre et attiré par cet aimant contre lequel il ne pouvait lutter, ne resterait pas longtemps sans passer à l’action.
J’ai peur. Si peur. Je me lève et me dirige vers cette lumière. En fait, non. Ce n’est pas une lumière. C’est juste que l’obscurité est plus concentrée là-bas, plus intensifiée. Alors, confuse, je pense que j’ai devant mes yeux rougis par les larmes mon salut. Je me trompe et je pense qu’au fond de moi, j’en suis consciente. Pourquoi est-ce que je cours maintenant ? Quelle ironie ! Je cours, oui je cours ! Je cours à ma perte ! Je pense avoir définitivement perdu la raison.

[HRP : Ça me va, je accommode de tout, ne t'inquiète pas. ^^]


Dernière édition par Fuyu Akeno le 19th Août 2012, 11:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   18th Août 2012, 05:41

"Baissez votre doigt en m’adressant la parole, je n’accepte pas un tel manque de respect. D’ailleurs, je ne vous aiderai point."

Echo manqua de s'étouffer devant cette réponse et fixa la jeune fille qui l'avait percutée et avait éclaté d'un rire sans joie. Avec ses cheveux gris, son regard agacé où perçait un peu de méchanceté, et ses écouteurs dans les oreilles, elle semblait avoir plus ou moins son âge. Mais là où Echo offrait un visage endormi et calme, celle qui lui faisait face semblait souffrir d'un complexe de supériorité au vu de son regard hautain et de sa moue dubitative. Tout à fait le genre de personne que détestait l'adolescente. Se forçant à garder son calme, Echo baissa ses armes et les rangea, puis ouvrit la bouche. 

"Vous parlez de manque de respect, mademoiselle, mais vous foncez dans les gens sans vous excuser. Si vous n'êtes pas décider à m'aider à ramasser... L'adolescente regarda d'un air vide et endormi les pauvres légumes découpés qui trainaient par terre. Bien qu'elle soit loin de Vincent, sa chain faisait toujours effet à Echo. ... m'aider à ramasser ça, là, vous pourriez au moins demander pardon."

La fille qui lui faisait face avait un sourire méchant accroché au visage. Autour d'elles, les passants avaient repris leur route, et plus personne ne semblait se soucier de la petite dispute qui démarrait. Echo sentait l'hostilité qui perçait à travers les paroles de celle qui lui faisait face, et elle devait se retenir pour ne pas y répondre. Dans sa tête, Zwei reprit son cirque habituel, sautillant et lui soufflant diverses paroles. Mais pour une fois, ce n'était pas contre son double indésirable, mais contre l'idiote l'ayant percutée. 

*Quelle sale gamine ! Grommelai la Baskerville.Remets tes cheveux, abrutie d'Echo ! Ne fais pas honte à mon corps ! Et laisse-moi sortir, que je lui botte les fesses, à cette bêcheuse !*

Echo se prit la tête entre les mains et grogna légèrement, comme pour intimer l'ordre à Noise de se taire. Ce qui ne marcha bien sûr pas. Franchement, vous pensez vraiment qu'elle va se taire juste parce que vous lui demandez ? Faut pas rêver. Elle continua donc à l'assommer de commentaires tous plus désobligeants les uns que les autres. Echo, qui avait la réputation d'être une jeune fille calme et pas violente pour un sou - sauf quand on s'attaque à Vincent Nightray, bien sûr - se prit à espérer que celle qui lui faisait face ne se rende pas compte du malaise qu'engendrait les discours intérieurs de Noise. Si jamais on se rendait compte qu'elle était schizophrène et que cela parvenait aux oreilles de son maître, elle serait à coup sûr reléguée derrière Noise à jamais, n'ayant plus aucune utilité. Ce qui ne devait pas arriver... Elle avait encore tant de choses à voir ! 

Face à Echo, la fille semblait s'impatienter. Effectivement, cela faisait quelques minutes que l'adolescente était prise dans son dialogue intérieur. Secouant la tête, elle adressa à celle qui l'avait percutée un faible sourire sans joie. 
"Veuillez m'excuser pour cette petite absence. Alors, puis-je espérer des excuses ?"

[Désolée, ce n'est pas excellent et tout petit comparé à ce que tu as fait... ><
je ferai mieux pour le suivant ^^]

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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   19th Août 2012, 11:31

Folle. Tarée. Dingue. Quel mot des trois cités est le plus adéquat pour qualifier cette jeune fille ? Ah. Peut-être aliénée. Bon, soyons plus sérieux. Fuyu se penchait sur cette question car son interlocutrice lui laissa largement le temps de le faire. Après lui avoir parlé de politesse ou je ne sais quoi, demandant des excuses, elle prit sa tête entre ses mains et plongea dans un état second. Schizophrène ?

L’adolescente de quinze ans bascula sa tête en arrière en poussant un profond soupire. Regardant le ciel, elle se demandait pourquoi il fallait toujours que ça tombe sur elle. Ne sachant si elle faisait ça par gentillesse ou juste parce qu’elle se sentait un peu responsable de la situation, elle prit le bras de l’adolescente en face d’elle et l’entraîna un peu plus loin, de façon à ce qu’elle ne se donne pas en spectacle. Après quoi, elle revint sur ses pas et ramassa les quelques légumes présents, les remettant dans les sacs pour les poser au pied de la fille. Elle avait beau être étrange, elle plaisait beaucoup à Fuyu. Cette-dernière n’avait pas de complexe de supériorité ; elle était supérieure. Nuance. Mais à part cela, elle se voyait beaucoup en cette nouvelle arrivante. Retirez aussi cette étrange manie d’avoir des moments d’absence et ça pourrait parfaitement concorder.

Pendant ce temps, l’Akeno s’adossa au mur et croisa ses bras au niveau de sa poitrine, silencieuse. Que pouvait-elle faire d’autre ? Autant attendre et peut-être réfléchir à une bonne réplique. Car, vous l’auriez compris, si elle répondait maintenant, ça serait totalement inutile. D’un autre coté, elle voulait savoir ce qui se tramait dans la tête de cette fille particulièrement charmante. La couleur de ses yeux était fade et morte, telle une rose fanée. Et ce qu’exprimait son regard n’en était pas plus vivant. Mais il y avait un quelque chose que Fuyu ne réussit pas à identifier. Un soupçon de magnétisme peut-être ; elle avait beau avoir la carrure parfaite d’une personne passant totalement inaperçue, quand votre regard croise le sien, vous y êtes collés. Étrange. Vraiment étrange.

L’inconnue n’était pas la seule à s’adonner à un débat intérieur. Notre chère demoiselle rebelle avait l’habitude de s’entretenir avec son « soi-même » tellement souvent qu’elle s’oubliait parfois en le faisant. À quoi se livrait-elle exactement ? Diverses interrogations suspendues dans son esprit sans nulle réponse pour les faire disparaître et par la même occasion laisser la place à d’autres questions. Questions qui, disons-le tout de suite, ne faisaient que se multiplier, malgré le manque de place. En ce moment, un vide total l’envahissait. Elle ne savait quoi penser de cette situation et ne trouva rien qui puisse combler ce silence qui commençait à devenir pesant. Elle pensa à répondre à la fille et que, plus tard, en revenant à elle-même, elle lui dira qu’elle s’était déjà excusée. Autrement dit, lui mentir. Mais elle n’avait même plus la force de formuler une phrase correcte.

Une seconde. Une deuxième. Une troisième. Les aiguilles de la grande Horloge usaient d’une lenteur sans pareille dans leur progression. L’air était lourd, les passants livides et presque morts. Une quatrième. Juste le temps d’observer un petit garçon qui tenait la main de sa petite sœur. Une cinquième. Un bruit insupportable commençait à cogner aux tempes de Fuyu, de quoi insupporter le plus patient des êtres. Elle avait réellement l’impression d’entendre les aiguilles bouger ; elle en suffoquerait presque. Une sixième. Elle savait pourtant que c’était impossible. Impensable. Le temps est trop rapide, trop vif. Le ressentir était plaisant dans certains cas, mais pas dans celui-ci. Une septième. L’ennui ? Peut-être était-ce lui qui déferlait sur Fuyu par petites vagues successives. Une huitième. Une neuvième. Et puis elle cessa de compter.

Machinalement, elle ferma les yeux. La première image qui lui vint en tête fut un long couloir sombre et, tout au bout, loin de toute source de lumière, une fillette. Elle. Son rêve de la veille. Son rêve cauchemardesque. Elle essaya de l’analyser, d’en comprendre le sens. Mais ce fut vain et inutile.

La voix de son interlocutrice lui fit rouvrir les yeux, la ramenant au Ici et Maintenant. Un sourire aux allures peu joviales flotta sur son visage alors qu’elle s’excusa de ce moment d’absence, demandant à la détentrice des yeux dont on ne saurait dire s’ils étaient bleus ou gris une seconde fois – bien que plus indirectement – de bien avoir la bienséance de se faire pardonner. Décidément, cette journée allait être longue. Sans réfléchir plus longtemps, Fuyu ouvrit la bouche et s’exprima d’une voix claire, laissant les mots couler tel un long fleuve.
– Regardez à vos pieds. J’ai ramassé, alors je n’ai pas besoin de m’excuser. D’après vos premiers dires, je devais soit vous aider pour vos légumes, soit vous demander pardon. Mon choix a été fait.

Quelle arrogance ! Qu’est ce que ça lui aurait coûté de lancer un simple « désolée » ? Rien. Vraiment rien. Si ce n’est perdre une partie, même infime, d’une fierté que trop mal placée mais à laquelle elle tenait plus qu’elle ne le laissait paraître. Soudainement, elle ressentit l’envie brûlante d’en savoir plus sur ce qui s’était passée quand la tête de la personne à l’identité non-révélée se retrouva entre ses deux mains. Sa curiosité si propre à elle avait, le temps de quelques secondes – peut-être minutes- disparue et, pour ne rien vous cacher, cela l’avait quelque peu troublé. Mais il suffit d’un nouveau regard autour d’elle pour se rendre compte qu’elle était la seule à avoir assisté à cette petite scène de pseudo-schizophrénie. Autant en profiter, non ? D’ailleurs, quel était son prénom, à cette fille ? Elle ne le lui demandera pas. La raison ? Parce qu’elle allait encore lui faire un discourt sur ce qu’était la politesse et lui dire de bien vouloir se présenter avant de le demander aux autres. Tellement prévisible. Elle poussa un long soupire en secouant la tête pour que ses cheveux mouillés se décollent de son dos.

En même temps, elle ne supporterait pas de ne pas recevoir de réponses. Et, je ne sais pourquoi, elle avait le pressentiment que rien des secrets de ce mystérieux évènement ne lui sera dévoilé. Qui ne tente rien n’a rien, me diriez-vous. Elle hésitait pourtant, partagée entre l’envie de comprendre et celle de vaquer à ses occupations. L’ardente convoitise d’en savoir plus prit le dessus sur sa petite voix intérieure qui lui tonnait de continuer son chemin. Petite voix qui se tut immédiatement après que Fuyu ait pris sa décision.
– Est-ce fréquent ou alors vous avez une assez bonne maîtrise de vous-même pour lutter contre ces fameuses absences ? Entre nous, je pencherai pour la première suggestion.

Ce fut mesquin, bas et sot. C’était sa façon de demander à cette bizarrerie d’adolescente si elle se sentait bien, ou plutôt, si elle se sentait mieux. Ce qui était amusant, c’est que cette petite conversation restait dans les normes du respect. Un respect mutuel qui ne manqua pas de l’étonner. Car, bien qu’elle n’ait point pour habitude d’agresser les gens, ces-derniers ne se gênaient pas pour lui étaler ses quatre vérités. En même temps, ce n’était que le début de la partie de chasse. Il ne faut pas se fier aux apparences qui sont, non pas trompeuses, mais simplement faussées, illusoires ou tout bêtement perfectionnées. Peut-être que la miss allait prendre ses jambes à son cou en découvrant jusqu’où s’étendait la folie de celle qui lui faisait face. Qui sait. De toute façon, Fuyu ne faisait que tâtonner le terrain, se préparant à s’aventurer sur une pense glissante pour frapper plus fort. N’est-ce pas ainsi que se déroulait une véritable partie de chasse ? Elle remplirait son rôle de prédateur pleinement et ce, pendant quelques temps encore.
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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   19th Août 2012, 21:19

"Regardez à vos pieds. J’ai ramassé, alors je n’ai pas besoin de m’excuser. D’après vos premiers dires, je devais soit vous aider pour vos légumes, soit vous demander pardon. Mon choix a été fait."

Echo regarda à ses pieds où se trouvait, effectivement, sa poche de légumes un peu déchirée. Certes, ils avaient été balancés dedans n'importe comment. Certes, ils avaient été découpés en rondelle. Certes, l'adolescente devrait quand même retourner en acheter, si elle ne voulait pas se faire assassiner par son Maître qui voulait des bons légumes (même si c'était pas sa faute : la prochaine fois, il saura que quand Echo sent un danger, elle tranche tout ce qui passe. Y compris les légumes.) Certes, elle n'avait pas reçu d'excuses. Mais la jeune fille qui lui faisait face les avait quand même ramassé. Elle devait avouer que ça l'étonnait. À la voir, on pouvait être certain que c'était une fille qui se croyait supérieur aux autres, et qu'elle ne s'abaisserait certainement pas à ramasser de vulgaires légumes sur le sol. Echo était intriguée par elle. Elle semblait si supérieure, mais en même temps... Ce n'était peut-être qu'une illusion, mais celle qui lui faisait face semblait s'ennuyer. 
Diverses hypothèses fleurirent dans l'esprit d'Echo. S'ennuyait-elle à cause de l'adolescente qui exigeait un minimum de respect ? C'était le comportement typique d'une adolescente rebelle. Ou alors s'ennuyait-elle parce qu'elle n'avait rien d'autre à faire, et que même cette confrontation n'était pas  à la hauteur de ses espérances ? Et si c'était le cas, pourquoi restait-elle là, alors ? Elle n'avait qu'à partir. Mais la jeune fille ne semblait pas le vouloir. Elle restait là, à regarder Echo, à attendre sa réponse. Et cette dernière ne tarda pas. Si l'adolescente ne semblait pas décidée à la lâcher, Echo, elle, était décidée à s'esquiver pour finir sa mission. 

"Eh bien, je vous remercie. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai à faire."

Et Echo se tourna pour repartir en sens inverse. Celle qui l'avait percutée ne fit pas un geste. Un pas. Echo se prit soudainement à espérer qu'elle la rappelle. Deux pas. Elle avait envie de discuter avec quelqu'un. Surprenant. C'était la première fois - je crois - que ça lui arrivait. Trois pas. Sauf peut-être le jour de la Ste-Brigitte, quand elle était avec Oz Bezarius. Ce jour-là, elle n'aurait jamais voulu partir. Quatre pas. Echo se résigna. Aujourd'hui serait encore une journée morne sans rien d'intéressant. Du moins, c'est ce qu'elle pensait jusqu'à ce que l'adolescente l'interpella. Le regard d'Echo s'illumina un peu, mais elle s'efforça de ne rien laisser paraitre. 

"Est-ce fréquent ou alors vous avez une assez bonne maîtrise de vous-même pour lutter contre ces fameuses absences ? Entre nous, je pencherai pour la première suggestion."

Ah ben ça, pour être une journée intéressante, ça allait être une journée intéressante ! 
Echo sursauta, et se retourna, pour se retrouver de nouveau face à son opposante. Zwei, dans sa tête faisait des bonds, lui donnant mal au crâne. 

*Hey, mais comment elle a su ?!*

*Peut-être parce que tu me donnes tellement mal à la tête que je parle toute seule en oubliant que tu n'est pas devant moi.*

Echo soupira, secoua la tête et fixa l'adolescente. Elle aurait pu faire comme si elle ne savait pas de quoi elle partait. Elle aurait pu faire comme si elle ne l'avait pas entendu. Elle aurait pu partir en courant. Elle aurait pu s'enfuir. Ou alors nier. Ça oui, elle aurait pu nier. Mais la jeune fille ne semblait pas être l'une de celles qui se laissent berner facilement. Et comme la lumière qui attire le papillon, la jeune fille attirait Echo. 

"C'est très fréquent. Mais je vous prierais de ne pas l'ébruiter."

Noise grogna. Echo prenait des risques en révélant à mots couverts qu'elle était un peu schizophrène. Et l'adolescente aurait pu craindre que Zwei le répète à Vincent, ou à Lottie. Elle aurait pu craindre que la Baskerville utilise le fait qu'elle l'ait révélé pour reprendre définitivement sa place. Mais Echo savait qu'elle ne le ferait pas, car cela pourrait se retourner contre elle. Lottie aurait pu dire qu'elle n'avait pas réussi à contrôler Echo, ou encore qu'elle l'avait tellement embêté qu'elle avait fini par devenir folle. Et ce serait à Echo que reviendrait le contrôle total du corps.
Mais comme le résultat d'une manoeuvre aussi hasardeuse n'était pas certain, il était donc dans leur intérêt que toutes deux taisent ce petit dérapage. Et l'adolescente qui lui faisait face également d'ailleurs. 
Et au pire, si elle ne se taisait pas, peut-être qu'Echo pourrait laisser la place à Noise. Peut-être qu'elle pourrait abandonner toute responsabilité pour laisser l'autre folle et sa chain s'occuper de faire taire la jeune fille. Après tout, ce n'était qu'une civile, non ? Ce n'était qu'une jeune fille. Et même si c'était un agent de Pandora, ou encore une contractante illégale, Dledum est quand même forte. Elle pourrait facilement la faire taire. La faire devenir sa petite marionnette.

Cette idée sembla réjouir Zwei, et Echo, qui devait faire attention à bien garder le contrôle total, l'entendait murmurer des prières. 

*Pitié, parle. Va dire à quelqu'un qu'on est schizophrènes. Ou plutôt, montre juste l'envie d'aller alerter tout le monde qu'une folle rode dans les parages. Je pourrai te tuer. Ça fera une insolente souffrant d'un complexe de supériorité de moins dans les rues.*

Echo tenta d'ignorer Zwei, et se concentra sur la jeune fille, attendant une promesse qu'elle ne trahirait pas son secret. 

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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   21st Août 2012, 03:12

Fuyu n’avait pas remarqué que la jeune fille s’éloignait. Car si cela n’avait pas échappé à son attention, elle ne l’aurait point interpelée. Sûrement pas. Qu’elle s’en aille ! Mais au fond, elle voulait parler à quelqu’un. Parce que l’ennui la gagnait progressivement et qu’elle ne se voyait pas passer le reste de sa journée à traîner dans ces rues-là de Réveil. Et tant que le voile ténébreux, mystérieux et noir de la nuit ne se soit pas encore étendu sur la voûte céleste, s’appropriant la place du bleu clair de la journée, elle ne pourrait s’infiltrer dans les ruelles plus sombres de la ville. Quoiqu’il en soit, ce qui était fait l’était bel et bien car l’étrange demoiselle revint sur ses pas. Un instant, elle sembla de nouveau plongée dans ses pensées, peut-être même un peu déconcertée. L’Akeno aurait-elle été trop directe avec elle ? Probablement. Quoiqu’il en soit, elle attendit la réponse, les bras croisés au niveau de sa poitrine, les yeux dans le vague. Réponse qui lui vint rapidement. Fuyu ne put s’empêcher de sourire. Une perche. Le jeu allait enfin pouvoir commencer. Pas trop tôt !

Habituellement, elle n’avait rien d’un maître chanteur. Elle se contentait de lancer des répliques mesquines à ses interlocuteurs, à titiller leurs nerfs souvent fragiles et à leur faire perdre la tête. Pas que ça l’amusait, sauf que… Eh bien si, ça la divertissait tout simplement. Elle faisait ça pour tuer le temps, pour combler le vide que lui avait crée la perte du dernier membre de sa famille dont elle avait connaissance. Pour oublier. Oublier son passé. Oublier ce jour. Jouir de la vie, se perdre dans les Abysses des vils attraits pour ne plus se souvenir de rien. Pour s’oublier. Pour oublier sa propre personne. Devenue sadique, méchante et juste insupportable, elle assumait ce nouveau rôle dans lequel elle s’immisçait parfaitement. Mais aujourd’hui, ça allait être différent. Parce que cette petite ne lui avait pas donné une seule occasion de la briser. Alors elle allait lui faire du chantage. Que risquait-elle après tout ? De se faire découper comme ces misérables légumes? Elle s’en fichait royalement. Car cette vie qui était la sienne ne l’était plus que partiellement et qu’elle ne lui accordait plus grande importance. Tout ce qu’elle regretterait, ce serait quelques visages. Mais ne sachant s’ils se souviendraient ne serait-ce que d’elle – bien qu’elle possédait la réponse à cette question silencieuse – alors elle s’efforçait de dire qu’eux non plus, ne comptaient pas à ses yeux. Néanmoins, elle n’avait jamais essayé de mettre fin à ses jours. Simple question de principes. De respect. Respect envers, non pas celle qui lui donna la vie et qu’elle exécrait plus que tout, mais vis-à-vis de son père. Son père qui se donna tant de mal à l’élever et qui au lieu d’être récompensé, avait été puni. Pourtant, les circonstances de sa disparition étaient encore tellement floues. Avait-il des dettes ? S’était-il rendu à un règlement de compte ? Pourquoi ne rien avoir dit à sa fille ? Etait-elle trop jeune ? Trop stupide ? Peut-être l’avait-il juste abandonné. Mais alors, pourquoi se sentait-elle si coupable ?

Fuyu garda le silence, son regard illuminé par une lueur de malice qui n’augurait rien de bon. Un sourire gelé prit place sur ses lèvres pincées et légèrement rosées alors que son regard commençait à exprimer toutes les idées malsaines qui défilaient dans sa tête. Celle qui lui faisait face semblait être observatrice, alors elle l’avait sûrement remarqué. Mais cela n’importait guère car elle ne le lui laissa point le temps d’analyser ce nouveau comportement qu’elle prit la parole, inclinant sa tête sur le coté, s’exprimant d’une voix limpide et qui se voulue mielleuse.
- Que m’offrez-vous pour acheter mon silence, jeune fille ?

Son sourire s’émoussa alors qu’elle émit un léger rire. Elle était vraiment stupide. Pourquoi ne pas avoir nié, simplement ? Et d’ailleurs, pourquoi vouloir le cacher ? De toute façon, Fuyu ne voyait pas à qui elle pourrait le dire. Cela signifiait obligatoirement qu’elle ne voulait pas que ça s’ébruite auprès d’une ou de plusieurs personnes spécifiques. Qui ? Il fallait que l’adolescente insolente, arrogante et bien plus encore le sache. Le découvre. Mais pour le moment, elle devait profiter de chaque minute, chaque seconde. Il lui tardait de savoir ce qu’allait lui proposer la demoiselle, ou plutôt, de se rendre compte jusqu’où s’étendait sa stupidité. Ou qui sait, si elle parvenait à l’étonner, son intelligence. Mais sans vouloir offenser qui que ce soit, elle en doutait sérieusement.

Pendant ce temps, Fuyu essayait d’émettre des hypothèses sur la situation présente. Était-elle vraiment schizophrène ? Elle se parlait à elle-même ? À un autre elle ? Vraiment, c’était difficile à comprendre. Elle pouvait encore pivoter sur ses talons et s’en aller, mais au risque de me répéter, elle s’ennuierait trop. Avouons qu’ici non plus, elle ne s’amusait pas vraiment, mais c’était déjà mieux. Enfin, je pense.

L’agneau s’est arrêté pour s’abreuver. Sa mère ne lui a-t-elle jamais dis que le loup rôdait autour du troupeau, toujours dans l’ombre ? Vraiment, les jeunes d’aujourd’hui ! Quoiqu’il en soit, le carnivore est bien présent et il ne rate rien du spectacle. Il s’approche lentement, ne fait aucun bruit. Étrangement, cela fait vaguement penser à une fable de Lafontaine. Peu importe. Rien n’importe plus. L’agneau a une chair tendre et appétissante. Doucement. Aucun faux pas. Le loup doit impérativement s’assurer une bonne prise pour pouvoir sauter sur sa proie. Ça ne saurait tarder. Mais il fallait que l’herbivore l’entende, qu’il comprenne le danger et qu’il court. Qu’il court loin, vite. Parce que son prédateur n’aime pas les animaux faciles à capturer. Il veut une partie de chasse. Une vraie. Il veut courser sa cible, la capturer et la savourer. Le tout était de pimenter la situation. Rien de plus facile, il fallait lire de la peur dans le regard de la future victime. Cédons donc la place au jeu, chers ennemis d’un jour !
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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   21st Août 2012, 04:51

En voyant le sourire glacial qui venait de se glisser sur les lèvres de celle qui lui faisait face, Echo sut instantanément qu'elle aurait dû se taire. Ne pas revenir. Faire comme si elle n'avait pas entendu. S'enfuir, en somme. Enfin. Pour sa défense, on va dire qu'elle a un peu été poussée par Zwei. C'était presque pas de sa faute si elle était retournée se jeter dans la gueule de la mini-louve. Le regard de la mini-louve en question s'était allumé, et ne présageait rien de bon pour l'adolescente... Sa voix aurait pu être comparée à un bon lait chaud avec du miel. Tout coulant, tout dégoulinant de méchanceté et de sadisme. Ben tiens. Pourquoi ça tombait toujours sur Echo ?!

"Que m’offrez-vous pour acheter mon silence, jeune fille ?"

S'il n'y avait pas eu les quelques personnes ayant traversé la rue non loin d'elles, Echo lui aurait sauté à la gorge et lui aurait hurlé un truc du genre "Rien du tout, imbécile !". Elle aurait également laissé Zwei s'amuser avec son cadavre. Cependant, elle eut le temps de se calmer tandis que les gens s'éloignaient. L'adolescente fusilla son opposante du regard, tandis que Noise s'excitait encore plus. C'était bien sa veine ! La journée ne pouvait pas plus mal tourner. Echo, bien que n'étant pas un génie, devina aisément qu'elle devait faire comme si cela lui était égal. La vérité lui apparut clairement. Cette fille était un véritable prédateur qui s'amusait de la souffrance des autres. Peu de choses avaient le don de faire éclore autant de sentiments contradictoires chez Echo. Autant cette jeune fille l'exaspérait au plus au point, autant elle l'attirait comme une lumière éblouissante. L'adolescente était tout le contraire d'Echo. Cette dernière obéissait à son maître, tandis que l'autre semblait faire ce qu'elle voulait, sans se soucier de l'avis des autres. 
Quelle sale gosse ! 
Echo tenta de se calmer. Elle. Devait. Se. Calmer. Les véritables intentions de cette fille restaient floues, pour elle. Voulait-elle s'amuser ? Peut-être. Mais pourquoi avec elle ? De loin, l'adolescente n'était pas la personne la plus fascinante du monde. Elle était simple, calme, avec un visage endormi. Si elle avait fait exprès de lui foncer dedans, elle s'était trompée, parce qu'elle aurait sans doute pu s'amuser plus avec d'autres personnes. Echo n'était pas particulièrement passionnante. Mais après, peut-être qu'elle n'avait pas fait exprès. Mais dans ce cas-là, pourquoi avoir refusé de s'excuser ?! "Pardon", c'est pas difficile à dire, si ? Mais encore une fois, elle aait peut-être vu en Echo une proie parfaite. Mais elle allait lui montrer qu'elle n'était pas si simplette ! Pas question de lui laisser voir que ça l'embarrassait qu'elle dise à tout le monde qu'elle était schizophrène ! S'il le fallait, elle se montrerait aussi odieuse que cette gamine. 
Echo secoua imperceptiblement la tête et essaya de se libérer de l'emprise du Loir. Tant pis si Vincent s'endormait parce qu'elle ne prenait plus tout sur elle, au pire, elle le ramasserait quand elle rentrerait. Pour une fois, il allait pas l'embêter, hein ! Elle tenta également de reléguer Zwei au fond de son esprit, et l'ignora délibérément quand elle lui souffla d'assommer la jeune fille.

"Mademoiselle, vous savez, je me fiche de votre silence. Il est vrai que cela m'arrangerait que ça ne soit pas divulgué, mais au fond, qu'importe. La vérité finira bien par éclore un jour."

Énorme mensonge. Ça ne lui était pas égal du tout. Énorme coup de bluff. Echo pria pour que la jeune fille tombe dans le piège et lui fiche la paix. Elle se maudit de s'être retournée quand elle l'avait interpellée. Si cette idiote hurlait qu'elle avait des absences, cela finirait par remonter aux oreilles sensibles de Vincent Nightray. Énorme coup de bluff.
Elle. Devait. Se. Laisser. Prendre. Au. Piège. Echo voulait juste préserver sa place dans ce corps. Qu'elle détestait cette fille. Elle mourrait d'envie de l'étrangler. Mais la petite Echo se força à se calmer et à fixer la jeune fille d'un air supérieur en attendant sa réponse. Elle devait luisante croire qu'elle avait pris du poil de la bête, et qu'elle pouvait bien hurler a tous les vents qu'elle était schizophrène, ça ne l'embêtait pas le moins du monde.

Bon, c'est quand même un peu dur avec ses yeux endormis et son mal de crâne lancinant. Mais après tout, qui ne tente rien n'a rien. 

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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   22nd Août 2012, 06:15

Fuyu sourit. Un simple sourire. Un sourire mauvais. Méchant. Sadique. Elle prenait un malin plaisir à torturer sa victime et, face à la réplique qu’elle lui lança, l’adolescente ne pouvait que sourire. En quinze ans d’existence, elle n’avait pas encore compris pourquoi les gens s’entêtaient à mentir quand ils ne savaient pas le faire. Ne pensez pas que la jeune fille était un détecteur de mensonges, surtout. Sauf que l’histoire ne tenait plus la route, et que c’était tout simplement flagrant. Si réellement, cette inconnue se fichait que le fait qu’elle ait des tendances schizophrènes s’ébruite, alors pourquoi le lui avoir si sagement demandé plus tôt ? Vraiment, elle n’avait rien d’intelligent. Pas une once de logique. Stupide. Voilà tout. Elle était tout bonnement stupide.

Fuyu ne dit rien ; elle laissait l’expression de son visage se charger de cela. Mais, machinalement, elle pencha sa tête sur le coté. Quel âge pouvait bien avoir cette fille ? Pas plus de quinze ans en tout cas. Enfin, normalement. De qui avait-elle si peur ? Que cachait-elle ? Jusqu’où irait-elle pour empêcher Fuyu de parler ? Était-elle réellement capable de la découper avec ses lames cachées dans ses manches ? Les questions s’entrechoquaient, tentant d’atteindre le haut de la liste des priorités de l’Akeno. Cette-dernière essayait de se concentrer sur autre chose. Soudain, un cri se fit entendre. Elle balaya les rues marchandes d’un regard avant de rire intérieurement d’elle. Sa musique. Bien sûr, elle avait complètement oublié de mettre pause. Elle remit le deuxième écouteur et ferma les yeux, ignorant un court instant la jeune fille en face, l’endroit dans lequel elle se trouvait, ce qu’elle devait ou ne devait pas faire. Elle voulait s’évader. Ce sentiment de Liberté. Toujours ce sentiment de Liberté.

Depuis toute petite déjà, elle voulait s’en aller. Sans réellement savoir où, elle voulait s’en aller. S’éloigner. S’éloigner de sa vie, de ses souvenirs, des cicatrices présentes. Mais son père était là, alors elle ne pouvait pas l’abandonner. Mais maintenant, qu’est ce qui la retenait ? Si ce n’était pas la présence physique de son paternel, c’était sa présence mentale. Enfin bon, disons surtout qu’elle s’était attachée à cette vie et à cette ville, qu’elle daigne l’admettre ou pas. Elle avait trouvé sa place, parfois un peu trop serrée, parfois beaucoup trop large, mais c’était bel et bien sa place. Les sièges autour d’elle étaient souvent vides, mais ce n’était rien. On lui avait appris à vivre indépendamment. Et c’est ce qu’elle faisait. Oh non, excusez-moi, c’est ce qu’elle essayait de faire.

Décidant de briser le silence, elle retira ses deux écouteurs, les laissant pendre de son cou. Elle hocha la tête sans grande conviction, affichant un sourire glacial, lançant un regard de défi à la jeune fille, s’exclamant d’une voix cristalline, provocatrice, malicieuse mais surtout hautaine.
– Parfait. Je vais vous laisser, des amies m’attendent, elles m’ont promis d’arrêter de squatter chez moi si je leur raconte quelques ragots. Au revoir, mademoiselle.

Avec un sourire dubitatif, elle commença à s’éloigner. Des pas lents mais sûrs. Elle se dirigeait vers la droite, de façon à ne pas prendre la même direction par laquelle elle était venue – elle au moins, n’était pas assez bête pour se contredire elle-même. Quoiqu’il en soit, si la jeune fille ne la rattrapait pas, ce ne serait pas pire. Elle prendrait un ou deux verres et trouverait bien une victime pour la soirée, ne serait-ce que le barman. Elle était d’humeur aguicheuse aujourd’hui. Bien sûr, elle avait clairement sous-entendu qu’avec elle, son secret n’était pas bien gardé. Avait-elle menti ? Pas totalement. Elle était tentée de lever le voile sur ce mystère et elle savait que ça ne pourrait se faire que si les commères de la ville seraient au courant. Et elle en connaissait, des vipères comme ça ! Pas qu’elles les comptaient parmi ses amis – déjà que la liste est exagérément courte – mais elle pourrait les trouver sans grande difficulté. C’est donc sur une indécision totale qu’elle s’éloignait de cette inconnue. De cette étrange inconnue.
Je me lève. Il est là. Juste derrière moi. Je me retourne et il disparait. J’étais pourtant si sûre que… Je pleure encore. Je cours. Vite. Je cours encore. Je tombe. Je suis tellement fatiguée. Est-ce que je rêve ? Je pense. Pourtant, j’ai vraiment peur. Et si je ne me réveillais jamais ? Ce serait bien, ça voudrait dire que je serai morte. Sauf si… Oh non ! Et si j’étais conçoive entre les deux mondes ? Il faut que je me réveille. J’ai l’air d’une enfant, mais c’est ce que je suis. Du moins, en ce moment. Ou peut-être pas. Quelle importance ? Je suis fatiguée. Je ne veux plus lutter. Je suis fatiguée. Fatiguée. Réveillez-moi. Ou tuez-moi. Mais faites quelque chose. Aide-moi… Papa.

Fuyu appui sa main droite sur son front en continuant à avancer. Elle avait remis ses écouteurs dans ses oreilles, mais avait baissé le son. Cela n’empêchait pas ce rêve de lui revenir en tête. Toujours plus pesant. Toujours aussi terrifiant. Ce qui était étrange, c’est qu’elle n’avait peur ni du noir, ni de la solitude. Sa vie avait toujours été ainsi. Obscurité et froid. Du moins, depuis sa mort. Elle soupira et laissa sa main retomber le long de son corps alors qu’elle s’approchait considérablement du bar. Elle n’aurait jamais dû s’arrêter. Elle n’aurait jamais dû discuter. Elle n’aurait jamais dû endosser le rôle du loup. Elle n’aurait jamais dû se réveiller ce matin. Elle aurait dû se repentir. Se faire pardonner. Mourir.
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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   23rd Août 2012, 20:31

Echo en avait marre. C’est probablement la première fois qu’on l’exaspérait autant. Même quand Vincent la frappait, quand Zwei l’embêtait, jamais elle n’avait été aussi énervée. Cette fille lui pesait sur les nerfs. Son sourire, son regard supérieur, rien ne lui plaisait chez elle. Et cette manie qu’elle semblait avoir de chercher des poux à tout le monde. L’adolescente aurait voulu pouvoir lui rendre la monnaie de sa pièce. Mais elle ne pouvait pas. Elle ne savait pas comment faire, tout simplement. Echo savait qu’elle était simplette. Après tout, elle était apparue un beau jour, et on ne l’avait pas vraiment éduquée. Et cela lui pesait, vraiment. La fille, en face, semblait blasée. Elle semblait prévoir tous ses faits et gestes. Elle semblait même avoir percé son bluff et devait d’ailleurs probablement la trouver totalement stupide. Elle semblait prête à tout raconter, ça ne la gênerait sans doute pas le moins du monde de détruire la vie et le secret d’Echo.

« Parfait. Je vais vous laisser, des amies m’attendent, elles m’ont promis d’arrêter de squatter chez moi si je leur raconte quelques ragots. Au revoir, mademoiselle. »

Echo paniqua et chercha une solution. Cette gamine était-elle en train de bluffer ? C’était clairement une menace dissimulée sous des paroles ordinaires. Son cerveau marchait à toute vitesse, et Zwei semblait chercher elle aussi. Que devait-elle faire ? Se rétracter ? L’insulter ? La tuer ? Appuyer le fait qu’elle s’en fichait ? Elle ne savait pas. Les questions se bousculaient dans sa tête, la jeune fille ne voulant pas commettre une erreur. Elle ne devait pas être découverte.
Mais au fond… Cela la gênait-elle tant que ça que sa schizophrénie soit révélée au grand jour ? Cela énerverait probablement Lottie et Vincent, ainsi que Zwei, car cela compromettrait de nombreuses missions sous couverture. Mais elle ? Pourquoi continuait-elle à protéger cela ? C’est vrai, après tout… Si cela était découvert, elle serait renvoyée au fond de son corps. Ce n’était peut-être pas plus mal. La vie était tout de même assez dure, pour elle. Elle se faisait frapper, était obligée de suivre les ordres, n’avait pas le droit de vivre tranquillement. Et puis, Echo, simplette et idiote comme elle était, savait cependant qu’elle ne servait finalement à rien d’autre qu’à permettre à Zwei d’être dissimulée. Elle n’était qu’un pion sur l’échiquier. Un pion que son Nightray de maître n’hésiterait probablement pas à sacrifier pour attraper un cavalier, un fou, une tour ou même juste un pion sans grande importance. Alors pourquoi continuait-elle à se protéger ? Et même… Une pensée la traversa. Elle protégeait également Zwei. Cette Baskerville, qu’elle haïssait du plus profond de son être. En continuant de nier sa schizophrénie, elle protégeait cette fille. Car elle lui offrait un abri, elle était celle derrière qui elle pouvait se retrancher, se protéger. Au fond, elle n’était qu’un bouclier. Et le bouclier commençait à réaliser ce qu’il était. Et si Echo hurlait qu’elle avait une double personnalité, elle serait immédiatement retranchée à l’intérieur du corps de Zwei. Derrière elle. Et ce serait Noise qui la protégerait, même si elle ne le voulait pas. Elle n’aurait plus à souffrir, ce serait cette sale garce de Baskerville qui prendrait tout ! Quelle idée fantastique… Quelle douce pensée…

*Je vais la tuer ! Elle m’énerve encore plus que ce benêt d’Oz Bezarius !!*

Ces paroles que Noise hurla firent revenir Echo à la réalité. Oz Bezarius. Celui qui lui avait procuré le premier le sentiment de « joie ». C’est vrai. Tout n’était pas si noir, dans sa vie ! Echo, même si elle était obligée de partager son corps avec Noise, était une fille normale. Et elle avait le droit de vivre. Il lui restait tant de choses à découvrir ! D’ailleurs, elle remercia intérieurement l’adolescente qui lui faisait face. Après tout, elle lui avait fait goûter au sentiment de l’exaspération. Même si ce n’était pas du tout le but recherché au début, elle l’avait quand même aidée à découvrir quelque chose. Même si ce sentiment ne lui plaisait pas plus que ça, Echo se mit à apprécier - juste un peu, hein ! - la jeune fille. Finalement, vivre sa vie endormie en ne goûtant qu’une seule fois à la joie, et se décourager juste parce qu’on venait de goûter à la haine… Quelle stupidité ! Echo venait d’apprendre quelque chose.
…Waw, mais en fait, c’est vachement profond ce que je viens de dire !
Enfin bref, passons.
Echo avait enfin trouvé que dire. Mais déjà la fille s’en allait. Non ! Elle ne devait pas partir ! L’adolescente devait l’empêcher à tout prix de dévoiler son secret, et pour cela, elle allait avouer que ça l’embêtait qu’elle le crie sur tous toits. Logique inversée. Echo devait avouer que ça devenait un peu compliqué pour elle, et elle n’était pas sûre que ce soit une bonne idée de faire ça. Mais bon. Fallait bien faire quelque chose.

« Hey ! Ne pars pas. » cria l’adolescente sans réaliser qu’elle était passée du vouvoiement au tutoiement. « Tu as deviné, n’est-ce pas ? Evidemment que ça me ferait du tort si tu hurlais ça sur tous les toits. » Echo serra les points et secoua la tête, imperceptiblement. « Je ne te supplierais pas de ne pas le faire, je ne m’abaisserai pas à ça. Mais j’ai à mon tour une question. Que s’est-il passé dans ta vie pour que tu prennes plaisir à torturer mentalement les autres ainsi ? »

La dernière phrase était sortie avec le reste. Elle réalisa quelques minutes après ce qu’elle venait de dire, et s’en mordit les lèvres. C’était ce qu’elle pensait, mais elle n’avait pas prévu de le lui dire en face. C’est vrai, quoi ! Si cette fille prenait plaisir à la malmener, pourquoi ce serait différent avec d’autres personnes ? Et puis, il devait bien s’être passé quelque chose dans sa vie pour qu’elle soit comme ça. Zwei, après avoir entendu Echo dire ça, en resta muette de surprise et durant l’espace d’un instant, silencieuse. Mais bon, comme Zwei et silencieuse dans la même phrase ça marche pas bien, elle ne tarda pas à briser ce fameux silence pour gueuler sur Echo jusqu’à ce que son mal de crâne la reprenne.

* MAIS T’ES TROP STUPIDE, MA PAROLE ! Cette fille est une sadique ! Elle va aller le hurler sur tous les toits maintenant que tu lui as dit que ça t’embêtait ! J’y crois pas !!*

La poussée de colère de son double déstabilisa Echo, qui lâcha prise sur le contrôle du corps. Noise en profita pour s’incruster et ouvrir la bouche pour déverser une bordée d’injures sur la tête de l'adolescente. Heureusement, son double reprit rapidement la première place, car il aurait tout de même été fâcheux d’hurler sur une adolescente en plein milieu de Réveil, au risque d’attirer encore l’attention sur elles.

*Bon, maintenant, tu te tais maintenant, laisse-moi gérer ça !* Hurla Echo dans sa tête.

C’était bien la première fois qu’elle se rebellait oralement contre Zwei, et ça eut visiblement le mérite de lui clouer le bec. Tant mieux, bien fait pour elle. Après tout, quand c’était Noise qui prenait les commandes, Echo ne lui hurlait pas dans les oreilles en permanence, et ne sautillait pas non plus dans son crâne. Alors pourquoi elle n’en faisait pas de même ? Bon, là, pour le coup, la Baskerville avait été tellement surprise que la jeune fille ne risquait plus de l’entendre pendant un petit moment. Ouf. Enfin un peu de tranquillité.
Elle détourna son attention de Zwei pour la reporter sur l’adolescente, et attendit patiemment sa réponse. Echo était un peu plus fatiguée que d’habitude. Probablement à cause des évènements de la journée, ou encore peut-être parce que Vincent était venu se promener en ville et que sa Chain se rapprochait d’Echo. Peu importe. Elle garda ses yeux entrouverts, se retenant de bailler une nouvelle fois, et fixa l’adolescente de son regard vide.
Maintenant, il ne lui restait plus qu’à attendre sa réponse.

[Ca va, j'ai pas répondu trop rapidement ? XD]

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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   25th Août 2012, 09:50

Bluffait-elle ? Disait-elle vrai ? Un peu entre les deux, en fait. Fuyu pouvait raconter le secret de cette fille aux premières venues et saurait sans trop s’avancer que toute la ville sera au courant en moins d’une heure si elle le demandait ou si elle mentait un peu sur les faits. Par exemple, elle pourrait dire que la demoiselle sortait avec un très beau garçon et que s’il apprenait cela, il romprait avec elle et serait libre. Enfin, vous comprenez ; le genre de mensonges qui vous aident souvent si c’est pour convaincre des adolescentes stupides. Mais en même temps, Fuyu avait qualifié ces vipères comme étant ses amies. Or, ce n’était pas le cas. Néanmoins, elle était quasiment sûre que ça allait marcher, qu’elle allait être rappelée par la demoiselle. Fine stratège, elle ne se laissait jamais – ou alors très rarement – dépassée par quelqu’un. Elle venait de se servir d’elle-même en tant que pion pour le déplacer et s’en servir comme appât ; le piège est tendu. Il ne reste plus qu’à attendre.

Ce ne fut pas long. À peine commença-t-elle à s’éloigner que la voix de la jeune fille derrière elle retentit. Fuyu ne lui fit pas face tout de suite, faisant d’abord disparaître toute trace de son sourire victorieux pour ne laisser qu’une mine blasée prendre place sur son visage. Elle fit lentement volte-face, jaugeant son interlocutrice du regard avant de fixer ses prunelles nuancées dans celles ennuyés et mortes de son opposante. La fin de la phrase manqua de la faire rire, mais elle se contenu ; un simple sourire fleurit au coin de ses lèvres. Erreur. L’adversaire avait joué son coup et semblait avoir mal jugé la situation. L’Akeno en profita, lui lançant un regard qui mélangeait mépris et amusement. Deux sentiments qui pourtant n’avaient rien en commun. Mais il fallait croire qu’elle était douée pour faire ce genre de mélanges. Elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule, en direction du bar, histoire de signifier qu’elle hésitait encore. Et ce n’était pas faux. Enfin, pas totalement. Elle fit un pas en arrière, prête à l’ignorer, mais se ravisa et revint vers elle. Son sourire avait disparu et l’expression de son visage s’était durci tandis que son regard précédemment éclairé par de la malice se vit s’assombrir par un voile d’irritation. Comédie ? Ou alors, était-elle juste lunatique ? Disons que son sourire était mauvais et qu’elle n’avait fait qu’exprimer les mêmes sentiments d’une façon plus différente, plus anodine et commune. Plus intelligible.

Un instant, elle ouvrit la bouche, prête à jurer. Enfin, ce n’était qu’une supposition appuyée par les foudres qu’envoyaient ses yeux vert pâle. Mais elle se ravisa. Fuyu devenait de plus en plus curieuse, poussée d’une envie presque diabolique d’en savoir plus. Non. De tout savoir. Dans les moindres détails. Elle pouvait avoir tout ce qu’elle voulait, il suffisait qu’elle sache s’y prendre. Rangeant son coté de sotte et de gamine, elle se saisit de celui de demoiselle mature, intelligente et posée et enfila ce manteau d’adulte. Pas que ça l’amusait particulièrement de jouer à ça – aux adultes - mais il fallait bien faire des concessions. Soudain, les mots de la jeune fille lui revinrent en tête ; elle l’avait tutoyé. Eh bien, ses nerfs commençaient déjà à céder, semblerait-il. Qu’importe.

– Penses-tu être en mesure de me poser des questions ? Je ne veux pas que tu me supplies. Alors, veux-tu bien cesser de jouer à la plus maligne avec moi et écouter ma requête pour acheter mon silence ?

Le ton qu’elle utilisa fut sec et tranchant. Non pas froid, mais glacial. Elle ne cilla pas, ne parla pas rapidement, ne souligna aucun mot en particulier. Elle voulait juste que ce soit clair et que cette petite – bien qu’elle devait avoir son âge – n’échange pas les rôles ; Fuyu posait les questions, Fuyu menait la danse, Fuyu avait l’avantage dans le jeu. Elle, n’avait qu’à répondre, se laisser faire. Obtempérer. La loi du plus fort venait établir son règne, délaissant seulement partiellement la jungle pour venir s’étendre jusqu’en ville, à Réveil. Finalement, peut-être la journée n’allait-elle pas être si ennuyante que cela. Je dis bien peut-être.

L’appréciait-elle ? À vrai dire, l’Akeno ne pourrait se prononcer sur ce qu’elle éprouvait à son égard, ne la connaissant que depuis quelques minutes à peine. Et puis, elle se méfiait encore un peu. Elle n’avait pas peur d’elle, ne la craignait d’aucune façon, mais elle préférait ne pas s’avancer sur ce qu’elle pensait d’elle. Et puis, il était certain qu’elle n’allait pas la considérer comme une amie. Elle en était encore au stade de connaissance. Une connaissance sans grande importance, qui plus est.

Que s’était-il passé dans sa vie pour qu’elle prenne un si malin plaisir à torturer les autres ? Les torturait-elle seulement ? Elle s’amusait, voilà tout. Et puis sa vie. En quoi ça la concernait, cette fille ? C’est déjà bien l’idiote se soit transformé en fille. Bref, continuons. Sa vie. C’est vrai que c’est depuis ce jour qu’elle devint si insupportable. Avant, elle ne l’était qu’à moitié. Mais maintenant, c’était un passe-temps. Sa passion. En bref, sa vie. Sa misérable vie vide de toute présence parentale ou ne serait-ce qu’adulte. Elle était ce qu’elle était. Le coté noir de son être rangée au plus profond d’elle-même refit surface, jaillissant des flots de tristesse et de larmes, ce jour. Oui, elle s’assumait. Elle s’acceptait. Elle, jeune adolescente de quinze ans, sarcastique et méchante. C’était son jeu, le seul moyen qu’elle avait trouvé pour donner quelques couleurs à sa vie ; le sadisme.
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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   26th Août 2012, 06:43

La jeune fille la regardait, toujours avec cet air qui commençait à gonfler Echo. Toujours cet air blasé, cet air qui semblait fait exprès pour énerver les gens. Et quand elle ouvrit la bouche, la voix mielleuse et douce avait laissé la place à une lame d’acier fendant l’air. Une vraie langue de vipère.

« Penses-tu être en mesure de me poser des questions ? Je ne veux pas que tu me supplies. Alors, veux-tu bien cesser de jouer à la plus maligne avec moi et écouter ma requête pour acheter mon silence ? »

Acheter son silence ? Echo avait bien envie de jouer à la fille vraiment idiote et hésita à lui sortir qu’elle lui filait trois bonbons si elle se taisait, mais elle renonça à cette idée, ne la jugeant que peu intelligente. Elle se tut quelques minutes, jaugeant la fille du regard. Impossible de savoir si cette peste bluffait ou non. Bon sang, pourquoi Echo n’était-elle pas autant clairvoyante ?! Impossible à savoir. Probablement parce que ce n’est pas dans sa nature. Elle n’arrivait pas à percer les émotions des autres, pas plus qu’elle n’arrivait à bien montrer les siennes. Pour cette dernière chose, c’était plutôt Zwei la plus forte. Quand elle était contente, elle sautillait partout, quand elle était de très méchante humeur, vous étiez déjà morts. Ou sérieusement blessé. Echo, quand elle est contente, elle a un visage impassible et des yeux endormis, et quand elle est mécontente, c’est la même chose. Avec ses lames sorties. M’enfin. Là n’est pas la question, retournons plutôt à nos moutons.

Echo continuait de la fixer. Si elle ne voulait pas qu’on la supplie, qu’est-ce qu’elle voulait ? L’adolescente endormie pouvait lui acheter un puzzle, si elle voulait vraiment jouer. Zwei approuva bruyamment cette idée, une fois passé le choc qu’Echo lui aie hurlé dessus.

*Oh vouais, va lui acheter un jeu de gamin, elle nous laissera tranquille cette sale mioche !*

Echo faillit se prendre la tête entre les mains tellement Noise la désespérait. Et après, c’était elle la simplette, et Zwei l’intelligente ! Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre comme bêtises…

* Réfléchis. Tu penses vraiment qu’elle va me laisser tranquille si je lui achète un puzzle ?*

Le silence de Zwei fut éloquent. Elle avait bien compris que non. Mais bon, leur sens de l’humour à toutes les deux n’est pas vraiment super développé.
Echo finit par soupirer, et fixa l’adolescente. Puisque ça semblait tant lui tenir à cœur, elle allait l’écouter. Après tout, on voyait bien que cette fille voulait avoir le dernier mot, et être la plus maligne. Alors s’il n’y avait que ça à faire pour qu’elle lui foute la paix, autant la laisser exposer ses conditions.

« Parfait. Je t’écoute, vas-y. »

[J’ai conscience que c’est pas génial ._.
Je suis désolée, mais sur ce coup-là, j’étais pas inspirée DU TOUT ! Désolée ^^’
Je ferai mieux au prochain !]

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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   27th Août 2012, 04:58

La réponse ne lui parvint pas aussi rapidement qu’elle le souhaitait ; en même temps, c’était compréhensible, cette petite devait réfléchir. Mais d’après Fuyu, elle exagérait un peu, car de toute évidence, elle accepterait, ne sachant pas si son interlocutrice bluffait ou disait vrai. Alors pendant ce temps, la demoiselle resta silencieuse, son visage impassible, son regard toujours aussi assombri par ce voile de méfiance et ses traits durcis ; il ne fallait se trahir sous aucun angle, ne laisser aucune brèche sans défense et se préparer à achever son adversaire. À peine eut-elle découvert le secret de la demoiselle que la suite des évènements fut toute tracée. Ce qu’elle allait lui demander, ou plutôt lui exiger, en échange de son silence, n’était pas spécifiquement malhonnête. Du moins, pas d’après elle. Ses lèvres restèrent closes, attendant le moment de s’entrouvrir pour prononcer sa requête. Le seul point pas encore réglé dans son esprit encombré par toutes les répliques mesquines qu’elle se retenait de lui lancer – et ce n’est pas les sujets qu’elle pourrait aborder qui manquaient, croyez-moi, en passant par sa schizophrénie à son incapacité de réfléchir – était l’expression que son visage allait afficher.

Finalement, la réponse parvint aux oreilles de la jeune adolescente. Elle poussa un soupire de soulagement, mais il sonnait faux, et c’était volontaire. Juste pour lui montrer qu’elle n’avait pas apprécier ce moment d’attente et lui faire nettement comprendre que maintenant, elle ne pouvait plus reculer et qu’elle était littéralement à sa merci. En revanche, ce qui étonna Fuyu, ce fut que son opposante ait pensé qu’il fallait la supplier pour qu’elle se taise. Trop dégradant pour être satisfaisant. Trop facile. Trop simple. Trop pas sadique.

Les idées se bousculèrent dans la tête de l’Akeno qui n’avait pas encore opté pour la tête qu’elle allait avoir en parlant à son opposante. Tout était prémédité, elle traçait sa vie à l’avance, n’aimait guère les mauvaises surprises, ni toutes chose faite sur un coup de tête. Plutôt ordonnée cette petite, n’est-ce pas ? Quoiqu’il en soit, elle décida que l’expression de son visage sera décidé au pif, car plus y pensait, moins la réponse devenait évidente. Et de toute façon, toutes les réactions qu’elle avait en tête étaient adéquates à la situation. Peut-être que pour une fois, elle sera simplement sincère. Mais entre nous, c’était peu probable.

Plongeant son regard gris-bleu dans celui plus mort de l’adolescente, Fuyu inclina sa tête sur le coté, un air de défi étirant ses traits. Elle la défiait de refuser. De ne pas obéir. De lui mentir. De s’énerver. Elle la défier de lui tenir tête. Car au fond, elle serait la seule et l’unique perdante dans l’histoire, car la jeune fille à la longue chevelure n’en avait que peu faire du secret de cette charmante demoiselle ; dévoilé ou pas, elle, continuerait à vivre sa vie comme à l’accoutumée. Son ton de voix, quant à lui, ne fut plus aussi tranchant et glacial, et revint vers la suavité avec une pointe de sarcasme. Néanmoins, il restait une once d’autorité dans ses manières. Autorité qui était toujours présente sur et en elle, sauf peut-être quand elle s’adonnait à des activités qui nécessitaient moins d’être si mûrement préparées.

– Je suis de nature curieuse, et j’aimerai te poser quelques questions sur ta fameuse schizophrénie. Si tu me réponds honnêtement, ton secret sera bien gardé. Tu n’as aucune raison de me faire confiance, mais... À tes risques et périls.

Elle avait, en lui soulignant clairement qu’elle ne lui offrait aucune garante, répondue à une question qui, elle le savait, n’aurait pas tardé à être posée. C’est vrai ; la jeune fille n’avait aucun moyen de savoir si Fuyu mentait ou disait vrai. Aucun moyen de savoir si, après lui avoir données toutes les informations qu’elle désirait entendre, ce ne serait pas pire. Car oui, autant dévoiler le secret d’une façon globale que d’entrer dans les détails. Mais au fond, si cette schizophrénie atteint les oreilles de celui ou de celle qu’elle semblait tant craindre, il connaîtrait sûrement les détails, alors quelle importance que Fuyu les connaisse ou pas ? Pourtant, elle était sérieuse. Elle n’allait aucunement dévoiler ce secret si elle avait les réponses qu’elle désirait acquérir. Mais un faux pas, un seul et unique faux pas mènerait à la perte de la fille. Qu’elle n’essaya même pas de lui mentir. Fuyu avait bien l’intention de faire passer l’option « détecteur de mensonges » à ses yeux.

Que ferait-elle à sa place ? Elle l’ignorait totalement, et n’y réfléchit d’ailleurs point. Elle revêtait à merveille le costume de chef et elle jouerait son rôle à la perfection. Enfin bref.

Et maintenant, qu’allait-il se passer ? Qu’allait-elle répondre ? Fera-t-elle le bon choix ? Le mauvais ? Fuyu continuera-t-elle à s’amuser encore un moment, ou se lassera-t-elle de cette pseudo-occupation ? Le même sourire goguenard sur les lèvres, elle observa la jeune fille, les yeux pétillants de perversité, de malice, et tout au fond, de sadisme contenu.
[HRP : Je n'ai pas vraiment mieux fait, alors... xx]
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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   27th Août 2012, 08:25

« Je suis de nature curieuse, et j’aimerai te poser quelques questions sur ta fameuse schizophrénie. Si tu me réponds honnêtement, ton secret sera bien gardé. Tu n’as aucune raison de me faire confiance, mais... À tes risques et périls. »

Echo pouvait envisager plusieurs solutions. Si elle disait la vérité, la fille en face garderait peut-être son secret. Si elle mentait, elle pourrait le dévoiler. Mais peut-être que même si elle disait la vérité, son secret volerait en éclat. Ou encore, même si elle mentait, son secret pourrait être gardé. Il y avait tant de possibilité. La jeune fille tenta de les isoler une par une.
La plupart des gens aurait décidé de mentir, en pensant bien savoir mentir. Mais ce n’était pas le cas d’Echo. Elle ne savait pas mentir, et à contrario, savait que l’adolescente qui la jaugeait du regard devinerait sans aucun doute qu’elle mentait. La solution la plus sûre aurait été donc de dire la vérité.
Mais Echo n’avait aucune confiance en elle. Depuis le début, elle la menait par le bout du nez, et semblait s’amuser de la déconfiture de son adversaire. Et rien ne lui garantissait qu’elle garderait effectivement le secret. Echo réfléchissait. Zwei commença à parler calmement, contrairement à d’habitude.

*Moi, je pense que tu devrais la tuer immédiatement.*

Echo soupira. Bien sûr. Comme si la tuer allait arranger les choses. Au contraire, vu qu’elles étaient dans une rue commerçante, tous les badauds s’attrouperaient et la reconnaitraient en moins de deux. Et là, elle ne pourrait plus sortir dans les rues. Encore une riche idée qui ne l’avançait à rien.

*Ou alors, tu lui mens ! C’est logique, non ? Si tu lui mens, elle ne saura pas qui tu es, et personne ne sera au courant !*

Ben tiens. Et si elle se mettait à hurler que la fille en face d’elle était schizophrène, personne ne le saurait ? Le bruit se répandrait rapidement, elle serait pointée du doigt, et quelqu’un la reconnaîtra… Maître Vincent sera aussi pointé du doigt, et deviendrait le sujet de discussion préféré des commères à cause de sa schizo de servante. La réponse était donc évidente : pour elle, il semblait préférable de dire la vérité. Après, advienne que pourra… Elle jouerait au jeu de cette fille et s’esquiverait ensuite.

« D’accord. Pose tes questions. Je ne te dis pas que je ne vais pas mentir, car je sais que ça fera pencher la balance du côté « suspectée de mensonge ». De toute façon, je me doute que tu sauras si je mens ou non. Va savoir comment. »

Echo voulut fusiller du regard la fille, mais baissa les yeux et la tête au dernier moment. La défier de cette façon ne ferait probablement que déclencher sa colère, et elle ne voulait pas risquer de tout faire capoter au moment où elle avait le plus de chances de préserver son secret.
Après, que cette fille le sache ou non, peu lui importait si c’était la seule à le savoir ! L’important était que ça ne se divulgue pas dans Réveil. C’était la seule qui importait à l’adolescente, et elle espérait que cette fille ne dirait rien. Elle allait lui dire la vérité, jouer au gentil mouton et la laisser gagner. Elle n’avait aucune possibilité de la vaincre, après tout.

Alors autant limiter la casse et lui donner la victoire.

Echo attendit la première question, un peu angoissée. Elle redoutait un peu les questions de la fille. Elle commença à ronger un peu ses ongles, puis se reprit rapidement. Dans son regard, on ne lisait plus rien, pas d’animosité, pas de colère, et encore moins de haine. Juste du vide. Perdue dans ses pensées, elle attendait de pouvoir enfin s’en aller, enfin regagner le manoir.
D’ailleurs, avant de retourner voir Maître Vincent, elle ne devrait pas oublier d’aller racheter des légumes.
Oui, il fallait qu’elle rachète des légumes.

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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   28th Août 2012, 10:31

La meilleure façon d’échapper à Fuyu ? À vrai dire, il n’y en avait pas. Simplement car la demoiselle avait pris toutes les précautions nécessaires pour ne pas être interrompue par un esprit plus malin que le sien. Le cavalier noir était mis en place, menaçant le roi blanc. Ce-dernier n’avait pour seule solution que d’agir comme l’avait prévu la pièce sombre, de façon à tomber directement dans le piège tendu. Mais dans tout cela, le plus amusant restait que ce même roi était conscient de ce qu’il allait faire, mais que, sachant aussi qu’il n’y avait aucune échappatoire, se jetait volontairement dans la gueule du loup. Ou plutôt, dans les filets du cavalier. Fuyu puisait un plaisir pervers de cette situation qui lui était favorable. Vraiment favorable. Parfois, ce n’est pas la chance qui fait d’une journée une excellente journée, mais plutôt les choix que vous prenez et l’attitude que vous adoptez. Si elle s’était excusée, rien de tout cela ne serait arrivé. Son opposante semblait trainer son enveloppe corporelle difficilement, mais ce qu’elle devait ignorer, c’est qu’elle était réelle source de distraction. Si elle avait une sorte de maître qui l’exploitait quelque part, alors il devait être bien heureux de passer ses journées à se défouler sur cette petite. Enfin, tant qu’il ne la frappait pas, parce que l’Akeno trouvait cela un peu stupide.

Elle avait accepté, il était donc trop tard de faire marche arrière. Alors pourquoi mettait-elle tant de temps à réfléchir ? Il suffisait de lui dire de commencer, ni plus, ni moins. Mentir la mènerait à sa perte, et ce ne serait pas faute de l’avoir prévenue. Mais Fuyu ne la brusqua pas, préférant la laisser s’enfoncer dans sa bêtise et profiter de cette scène que trop plaisante qui se déroulait sous ses yeux. Ce qu’elle aurait aimé être dans sa tête et voir tout ce qui s’y tramait ! Quelle vilaine fille, vraiment. Son père n’aurait pas été content de la voir agir ainsi avec ses semblables. Mais de toute façon, cela faisait déjà un moment qu’elle avait cessé de croire à toutes ces sottises. Ceux qui ont obligé son paternel à s’en aller – car il était évident qu’il ne l’avait point fait de son plein grès – n’étaient pas humains. Ne lui étaient pas égaux. C’étaient des êtres pathétiques, misérables et inférieurs. Ils ne méritaient pas de vivre. Ni de mourir. Au fait, ils méritaient d’avoir un corps qui ne les mènerait pas aussi loin que leurs esprits le voudraient. Ils méritaient d’être coincés entre les deux mondes. De souffrir éternellement. De voir et de revoir leurs erreurs se reproduire sans qu’ils ne puissent rien y faire. Ils méritaient que Fuyu déverse toute sa colère sur eux. Car après tout, n’étaient-ils pas responsables de celle qu’elle était devenue ? De celle qui, parfois, la faisait peur elle-même ? Elle ne se reconnaissait même plus en se regardant dans une glace. Ne se reconnaissait plus en apercevant ses trais figés dans une expression de méchanceté. Mais le plus effrayant était qu’elle aimait ça. Elle aimait cet être ignoble qu’elle était. Qu’elle était devenue. Ou, peut-être se persuadait-elle de cela. Quoiqu’il en soit, elle ne faisait rien pour changer. Rien pour redevenir l’innocente petite fille d’autrefois. Oui, elle ne faisait strictement rien pour remercier son père dans un ultime geste de gratitude et de reconnaissance.

Ce que répondit la jeune fille était plus ou moins confus. Si elle disait qu’elle n’allait pas mentir, elle serait suspectée de mensonges par Fuyu ? C’était insensé aux yeux de celle-ci. Elle partait du principe qu’elle avait le contrôle de la partie, certes, mais elle plaçait tout de même un minimum de confiance en son adversaire. Ou plutôt, sa victime. Cela voulait simplement dire qu’elle la pensait injuste dans son jugement. Pourtant, la jeune adolescente aux yeux bleus-gris n’était pas ainsi. Dans les séries télévisées, ceux qui prétendent n’avoir rien fais sont toujours les coupables. Ceux qui assurent ne pas mentir sont les premiers à le faire. Mais Fuyu avait tout de même assez de bon sens pour comprendre qu’elle vivait dans la réalité et que donc, les gens n’agissaient pas selon des scripts tout écrits, mais plutôt par instinct, poussés par la peur dans le cas de son opposante. Elle se contenta de hausser les épaules à cette réplique, ne désirant pas gaspiller sa salive pour faire part de ce qu’elle pensait. Néanmoins, la fin de se phrase manqua de la faire rire ; c’était tellement vrai. Quand elle eut fini, elle baissa la tête. L’Akeno ne compris pas réellement pourquoi elle faisait ça, mais se dit qu’au fond, ça ne pouvait être qu’un point en plus pour elle.

Décidément, elle aimait bien les gens qui savaient reconnaître leurs faiblesses. Elle aussi était comme ça. Après réflexion, si quelqu’un l’aurait coincé de cette façon si tordue, elle avait agi docilement. Car se débattre n’aurait fait qu’accumuler plus d’embarras et de remords en elle. Autant ne rien faire et dire que, peut-être, si on avait agi différemment, on en aurait été capable, que de dire que nous avons essayé et échoué. Les parents disent souvent le contraire à leurs enfants, mais c’est tout de même ainsi que réfléchissait Fuyu. Peut-être épargnera-t-elle les questions gênantes à cette fille, tout compte fait. Elle avait l’impression qu’elle devait lui venir en aide, que quelque chose dans sa vie – ou peut-être sa vie complètement – ne tournait pas dans le bon sens. Ce n’est pas comme si elle-même avait eu une vie paisible, mais de toute façon, pour elle, le passé et le présent de ceux qu’elle appréciait étaient toujours plus lourds que les siens tant elle minimisait les évènements pour se vêtir de ce masque de force. Un masque fissuré à quelques endroits par une ou deux personnes qui avaient profité d’une brèche causée par le manque de concentration de la jeune fille en question et qui l’avaient fait tomber, regardant la demoiselle dans son état le plus naturel et le plus authentique. Alors les fissures demeuraient, comme la cicatrice sur son visage. Attendez un peu. N’ai-je pas dis « le passé et le présent de ceux qu’elle appréciait étaient toujours plus lourds que les siens » ? Ceux qu’elle appréciait ? Oui bon, c’était vrai. Mais pourquoi est-ce que cette fille en face d’elle serait comptée parmi ces personnes ? Ces rares et précieuses personnes ?

Se débarrassant de toutes ces pensées d’un clignement d’yeux, elle hocha doucement la tête, dans un geste de compassion étrangement honnête. Comme si elle n’avait pas le choix. Comme si sa curiosité était trop forte pour qu’elle l’arrête. Mais ce n’était pas vrai. Elle pouvait la combattre et même la battre. Parce qu’elle avait beau s’être découvert cette fameuse compassion pour cette petite, elle n’en ressentait pas moins le désir de la torturer. Je vous l’accorde, elle était étrange. Très étrange.

– Commençons pas une question facile. Comment te nommes-tu ?

Pourquoi ne pas avoir abordé le vif su sujet d’emblée ? Juste parce qu’il fallait qu’elle pose un nom sur cette tête. Et d’une certaine façon, à cette question, il était difficile de ne pas discerner le vrai du faux. La vérité du mensonge. Et puis, au fond, cela pouvait être intéressant. Imaginez seulement un instant qu’elle possédait le prénom de quelqu’un qu’elle connaissait. Quelqu’un qu’elle aimait. Ne serait-ce donc pas ironique de déverser des vagues brûlantes de sadisme sur une fille portant le même nom que l’une des personnes ayant une place de choix dans son cœur ainsi que dans sa vie ? Mieux encore ! Si elle possédait un prénom peu commun ? Non, elle ne rirait pas. Ce n’est pas comme si son prénom à elle était beaucoup mieux. Fuyu. Hiver. Froid. Une saison bien peu aimée dans son pays. Enfin, qu’importait. Disons simplement que si cette fille aussi avait un prénom étrange, elle... Eh bien, rien du tout. Elle voulait savoir, un point c’est tout.

Elle la regarda, l’expression terrifiante de son visage ayant disparu pour céder la place à une mine plus ennuyée qu’autre chose. La question ayant été posée il y a quelques secondes n’était qu’un billet pour accéder à la véritable raison du lancement de ce jeu. Une fois sûre qu’elle ne lui mentira pas, une fois ayant jugé ses propres capacités à dénicher le vrai du faux, elle pourra lui poser d’autres questions et enfin connaître la vérité. Elle ne savait pas pourquoi ça la tenait tant à cœur, car ça ne pouvait pas être que de la curiosité. Tout de même, elle se contrôlait mieux que cela. Elle n’était pas victime de ses sentiments ou de ses ressentiments. Mais étrangement, elle se sentait étroitement liée à la demoiselle. Et n’ayant jamais appris comment tout connaître de quelqu’un sans le brusquer – oui, il semblerait que ce genre de politesse n’a pas été inculquée à cette charmante jeune fille – elle s’y prenait ainsi. Tant qu’elle s’amusait et que l’autre souffrait, ça lui convenait. Au final, tout ce dont elle avait besoin, c’étaient de réponses. Ni de compagnie, ni d’amitié. Juste des réponses. Des réponses fiables, enduites d’une couche de vérité et enveloppées d’un voile de mystère.
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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   28th Août 2012, 11:17

La réponse fusa aussitôt la question posée. L’adolescente avait tellement pris l’habitude de le répéter à quiconque lui demandait son nom ou l’appelait « Echo-chan » qu’elle l’avait dit sans même y réfléchir.

« Echo tout court ! »

Moui. A bien y réfléchir, le « tout court » n’était peut-être pas nécessaire. Elle aurait peut-être dû attendre un peu et dire posément « Je m’appelle Echo. » au lieu de dire d’un ton sec et tranchant qu’elle s’appelait « Echo tout court ». Elle baisse la tête et fixa de nouveau celle qui lui faisait face. La jeune fille avait dit son nom tellement vite qu’elle craignait que l’autre n’ait pas compris. Elle prit donc une petite inspiration et planta de nouveau ses yeux vides dans les siens.

« Par Echo tout court, je veux bien sûr dire que je m’appelle juste Echo. Tout court n’est pas mon nom de famille. Euh… »

Là, elle s’emmêlait COMPLETEMENT les pinceaux. Elle était même plus très sûre de ce qu’elle avait dit. Voilà ce qui arrive quand on veut tout faire très vite. Echo soupira de nouveau et se composa un masque d’inexpressivité. Elle fixa le vide et retint le « Et toi ? » lui brûlant les lèvres. Certes, ce n’était pas poli de se présenter et de ne pas demander aux autres leur nom. Mais la fille le lui avait clairement fait comprendre auparavant : c’était elle qui posait les questions, et Echo devait se contenter d’y répondre. Alors elle se tut et ravala sa question.

« Eh bien euh… Question suivante ? »

Elle avait dit ça d’un ton hésitant, comme si elle voulait glisser sur ce malencontreux épisode du « je-m’emmêle-les-pinceaux ». L’adolescente attendit la question suivante un peu crispé. Elle angoissait à propos des questions suivantes. Et si cette fille lui posait des questions trop personnelles ? Devrait-elle mentir ?
Elle soupira de nouveau imperceptiblement et reprit son masque inexpressif. Fixant la jeune fille, elle tenta de déchiffrer l’expression de son visage. Elle semblait… s’ennuyer. Comme si elle ne s’amusait pas assez avec elle. Alors peut-être que l’interrogatoire prendrait fin rapidement ? Echo préféra rejeter cette idée, se préparant au pire.
Puis soudain, elle réalisa quelque chose. L’horloge accrochée au mur du café derrière celle qui lui faisait face indiquait une heure plus qu’avancée. Elle avait été tellement occupée avec cette fille qu’elle en avait oublié sa mission ! Son visage s’assombrit un petit peu : elle redoutait la punition qui l’attendait. La dernière fois qu’elle avait gambadé avec quelqu’un – même si là, le terme n’est pas vraiment approprié pour ce qu’elle avait fait avec cette fille – Vincent l’avait frappée. Qu’en serait-il de maintenant ? Si cette affaire n’était pas vite résolue, elle arriverait non seulement en retard au manoir, mais sans légumes présentables, les magasins ayant probablement fermé avant qu’elle ne puisse en acheter d’autres. Elle redoutait ce moment. Elle en avait presque envie de ne pas rentrer. Mais au manoir, il y avait Monsieur Jouta, sa peluche. Si elle ne rentrait pas, elle ne pourrait pas la récupérer. Ah, quel dilemme ! Mais après tout, si maître Vincent la frappait, elle perdrait peut-être le contrôle de son corps, et ce serait Noise qui prendrait tout ! Même si c’était peu probable. Cette satanée Baskerville savait quand prendre le contrôle du corps et quand s’en abstenir. Des fois, Echo avait vraiment envie de la transpercer avec ses poignards. Mais bon, techniquement, elle ne le pouvait pas, sinon elle se transpercerait aussi. L’inconvénient de partager son corps avec une personne qu’on déteste.
M’enfin bref. La seconde solution, après celle de laisser le corps à Zwei, était que Vincent la frappe mais que ça se passe rapidement. En fait, elle ne pouvait qu’espérer cela. Après, elle n’aurait plus qu’à continuer sa petite vie au service du Nightray en priant pour pouvoir un jour le quitter. Son plus grand souhait… Qu’elle ne soit plus obligée de le servir. Ni obligée de s’asseoir sur ses genoux d’ailleurs ! Elle n’avait jamais, ô grand jamais compris pourquoi il voulait qu’elle vienne toujours sur ses genoux. C’était bien bizarre. Les chaises, ça existe, non ? Les canapés, les fauteuils aussi, non ? Elle pouvait même s’asseoir par terre si besoin. Alors pourquoi ses genoux ? En plus, bien qu’elle ne soit pas grosse, elle ne pesait pas que 3 kilos non plus. Elle devait être un peu lourde à porter sur ses genoux, non ?
Enfin. Encore un point qui restait obscur.
Elle chassa toutes ces pensées d’un soupir, et reporta son attention sur la fille menant l’interrogatoire.

Quelle serait la prochaine question ?

[Vouais je sais, j’ai répondu vite, mais là, j’étais inspirée XD
Prends ton temps pour répondre :3]

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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   30th Août 2012, 10:27

Autant elle avait mis de temps à réfléchir à une question plus qu’évidente, autant elle répondit rapidement à une question qui suscitait au moins une mince réflexion. Elle aurait pu essayer de garder une voix normale, de ne pas la modeler de façon si tranchante. Peut-être aurait-elle dû se calmer d’abord. Peut-être, oui. Mais elle ne le fit pas. Elle lui dit qu’elle se nommait « Echo tout court », et Fuyu fronça imperceptiblement les sourcils face à cette déclaration. Elle l’analysa de toutes les façons possibles ; peut-être n’avait-elle pas de nom de famille. Peut-être s’attendait-elle que Fuyu lui rajoute un titre affectif, comme « chan » par exemple Mais trop de peut-être. Trop de supposition et si peu de réponses concrètes. Si peu d’appuis assez solides. Se rattrapant, la fameuse Echo commença à bredouiller quelques mots, se perdant dans ses phrases emmêlées. L’adolescente de quinze ans voulait savoir si elle allait céder à la tentation de lui demander son prénom, à elle aussi. Elle ne savait pas de quelle façon elle l’aurait pris. Ne savait pas non plus si elle lui aurait répondu. Quoiqu’il en soit, elle ne le fit pas, se contentant de demander à ce que la deuxième question soit posée.

Deuxième question à laquelle Fuyu réfléchissait depuis un moment déjà. Comment aborder le sujet ? Pas où commencer ? Ce qu’elle désirait savoir, c’est ce qu’elle entendait par schizophrénie. Mais cette question attendra encore quelques secondes, car ce n’était pas la demoiselle vêtis du costume de fin stratège qui allait se montrer si grossière. Elle allait commencer simplement, ne la brusquant pas. Enfin, pas trop. Mais quand elle ouvrit la bouche pour parler, elle la referma aussitôt, interceptant un regard derrière elle. Tournant machinalement la tête, elle constata que le seul objet digne d’attirer l’intérêt de son interlocutrice était une horloge. Elle se retourna vers elle et nota que son visage s’était assombri. Était-elle attendue ? En retard ? Pourtant, quand elle l’avait croisé un peu plus tôt, elle marchait nonchalamment et pas vraiment vite, avec seulement quelques sacs pleins de légumes dans les mains. Avait-elle été en avance ? Peu probable. Suivant sa logique, Fuyu avait premièrement cru qu’elle faisait les courses pour elle-même. Mais vu qu’elle semblait si pressée, alors ça devait être pour quelqu’un d’autre. Les pièces du puzzle revenaient pour s’assembler dans son esprit, lentement mais sûrement. Pourquoi semblait-elle avoir si… Peur ? Fuyu s’adossa à la porte du café derrière elle et croisa ses bras au niveau de sa poitrine. Son regard n’exprimait rien du tout. Strictement rien. Ça lui arrivait souvent quand elle s’enfonçait dans ses songes. Et en ce moment, c’est ce qu’elle faisait. Par ailleurs, elle ne désirait pas être interrompue. De toute façon, son regard vitreux dissuaderait le plus audacieux de lui poser une quelconque question sur son état actuel.

Finalement, elle ouvrit la bouche sans même s’en rendre compte, les paroles fusant, transportées par une brise venant de se lever et allant atteindre sa cible – les oreilles de la jeune Echo. Une fois de plus, la réponse ne de devrait pas être très difficile à trouver. Après tout, elle n’avait pas le choix. Si réellement elle craignait que son secret soit dévoilé, autant répondre au petit interrogatoire que menait Fuyu. Et puis au fond, pourquoi n’était-elle pas partie, cette petite ? Était-ce réellement une question de vie ou de mort ? L’Akeno se persuada d’abord que non, mais en se rappelant la vivacité de son opposante pour avoir saisi ses lames, prête à trancher tout ce qui lui passerait sous la main, elle se dit que oui, ça pouvait bel et bien être une question de vie ou de mort.

– Dis-moi, Echo, que risques-tu si ton secret est dévoilé ?

Quoi de plus banal ? Elle voulait juste savoir si elle mettait la vie de cette fille en danger. Si elle serait responsable de sa mort ou de sa folie au cas où elle déciderait de parler. Simplement savoir l’étendue des dégâts si elle ne tenait pas sa langue.
Ce qui était bien dans un interrogatoire, c’est que les questions allaient dans un sens. Un seul et unique sens. Qui sait, peut-être que si Fuyu est rassasiée des informations convoitées, elle laissera la charmante demoiselle de lui poser une ou deux questions. Après, bien sûr, il y aura toujours l’option joker pour qu’elle puisse passer son tour. Surtout si la question était si personnelle qu’au début de leur conversation, lorsqu’elle lui parla de son passé. Là, elle ne fera pas que sourire d’une façon railleuse, mais se montrera ferme sur le sujet, quitte à oublier que sous ce masque de méchanceté se cachait encore une personne sensible. Quitte à se condamner au port de ce masque pour quelques heures de plus. Un jour de lus. Peut-être même pour toujours. Quitte à s’enfoncer dans ce mensonge autour d’elle. Quitte à plonger la tête d’abord dans un bonheur qu’elle s’était crée pour être hors de portée de tous. Quitte à oublier que ce bonheur n’était qu’illusoire.

Elle n’avait jamais été aussi méchante. Jamais été aussi sadique. Jamais elle n’avait été comme ça. Jamais avant ce jour où ses yeux s’étaient vus refléter un défilement de sentiments aussi paradoxaux. Ce jour où elle a souffert aussi bien physiquement que mentalement. Ce jour où elle a haï celle qui n’aurait dû qu’être aimée par sa fille. Ce jour où elle a été en colère contre ces garçons. Ce jour où elle s’est dégoûtée. Ce jour où elle a pleuré. Ce jour où elle a eu peur. Ce jour où elle sentit quelque chose en elle se détruire. Ce jour où elle a regretté. Ce jour où elle s’est souvenu, où elle a aimé. Ce jour qui fit que le lendemain, Fuyu ne se reconnut même plus. Ce jour où son premier sourire glacial fut esquissé, l’inspiration gravée à jamais dans sa mémoire, quand son corps se faisait maltraiter. Ce jour où elle a émis un rire amer, méconnaissable et si différent de l’éclat cristallin qui avait l’habitude jaillir d’elle. Ce jour. Juste ce jour. Mais c’est à partir de ce simple jour qu’elle devint, comme dit plus haut, méchante et sadique. Echo n’était qu’une victime parmi tant d’autres. Une victime pour laquelle Fuyu éprouvait une certaine compassion. Mais une victime quand même. Car au fond, avec ou sans cette fameuse compassion, la victime demeurait victime. Et elle n’était point coincée dans des mains d’un début, mais plutôt dans celles habiles et expérimentée d’une jeune fille passée maître dans cet art qu’était le sadisme.
[HRP : Ca ira. x) Désolée si ce n'est pas... Fameux. xx]
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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   30th Août 2012, 21:55

Ce qu’elle risquait si son secret était dévoilé. Voilà une question bien difficile pour l’adolescente. Elle pouvait répondre plein de choses ! Mais comment lui donner une réponse sans trop en dévoiler ? Car si Echo acceptait de lui dire la vérité, ce n’était pas pour autant qu’elle allait lui donner pleins de détails. Cette fois-ci, elle prit plus de temps qu’à la question précédente pour peaufiner sa réponse. Elle pouvait répondre qu’elle risquait des représailles. Mais elle-même ne savait pas de quel genre de représailles il s’agirait. Physiques, comme la fois où Vincent l’avait battue pour avoir passé la journée avec Oz ? Ou psychologique, comme tant de fois où il lui avait ordonné de céder sa place à Zwei ? Impossible de savoir. En fait, ça dépendait généralement de son humeur du moment, de ce qui s’était passé durant la journée et de ce qu’avait fait Echo.
En tout cas, une chose était sûre, c’est qu’il ne la tuerait pas. En un sens, cela rassura Echo. Parce qu’elle savait qu’il avait besoin d’elle, et ça la réconfortait de savoir qu’elle servait à quelque chose et qu’elle gagnait par là le droit de vivre. M’enfin. L’heure n’était pas aux remerciements silencieux qu’elle adressait à son Maître pour lui avoir laissé la vie sauve à maintes et maintes fois. Elle jeta de nouveau un œil à l’horloge et soupira. Si son maître ne l’avait pas tuée, ça risquait de vite arriver si elle ne se dépêchait pas. Alors autant en finir rapidement.

« Je risque des représailles de mon Maître. Ou alors peut-être que je ne risque rien. Généralement, ça dépend de son humeur du moment. »

Voilà, c’était bien, ça, non ? Elle lui avait répondu, ni trop évasivement, ni trop peu. Echo pensait avoir donné une réponse suffisante, tout en sous-entendant qu’elle subissait généralement beaucoup de « représailles » de la part de ce cher Vincent. Après, si ça se trouve, la fille ne l’interprèterait pas comme elle. Mais bon, peu lui importait, cette fille pouvait avoir l’opinion qu’elle voulait, ce n’était pas ça qui allait vraiment l’intéresser.
Maintenant, elle n’avait plus qu’à attendre la question suivante. Sa voix se fit un peu pressante, sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte, probablement à cause de la peur d’arriver en retard. Si elle arrivait en retard et qu’en plus le Nightray apprenait qu’elle avait dévoilé sa schizophrénie, mettant en péril les Baskerville, et par là le Duché Nightray aussi, il la punirait pour de bon. Echo frissonna rien qu’à l’évocation de cette hypothèse.

« Une autre question ? »

En attendant la question qui n’allait probablement pas tarder à être posée, Echo promena son regard sur la rue dans laquelle elle se trouvait. Au fur et à mesure que l’heure avançait, il semblait il y avoir de plus en plus de gens. Dans la foule, l’adolescente crut voir un domestique du manoir Nightray. S’il la croisait là, aucun doute qu’il irait rapporter ce qu’il avait vu à son maître. L’homme passa derrière l’adolescente qui parlait à Echo, visiblement sa la voir. Echo, peu rassurée, se décala imperceptiblement sur la droite pour être partiellement cachée à la vision de l’homme. Celui-ci finit par s’éloigner sans avoir jeté un œil à l’adolescente, et ça valait mieux pour elle. Tant qu’elle avait une chance de préserver le secret de sa schizophrénie – même si ça signifier protéger Noise également – Echo ferait tout pour la garder, cette chance ! En parlant de le Baskerville, d’ailleurs, elle n’avait pas parlé depuis quelques minutes. C’était inhabituel, mais Echo ne s’en fit pas plus que ça : cette sale gamine, bien à l’abri dans son corps, ne risquait rien du tout, contrairement à elle. Franchement, parfois, elle maudissait le fait que ça soit tombé sur elle. Et pourtant, pour avoir lu quelques livres et entendu des discussions à ce propos, elle savait que les gens de son âge trouvaient ça… « Cool », c’est ça ? Comment peut-on trouver que la schizophrénie c’est sympa ?! Parfois, les gens surprenaient Echo, et elle se félicitait d’avoir toujours été aussi solitaire. Si elle avait fréquenté ces fous, qui sait ce qu’elle serait devenue ! Elle allait leur donner Zwei, pour qu’ils sachent ce que ça fait de n’être jamais seul dans sa tête et de ne pas pouvoir penser à des trucs tranquillement sans recevoir une réflexion méprisante ou ironique de la part d’une fille qu’on déteste. Mais le prie, c’est probablement d’être l’Echo, la non-désirée. Ce qu’elle était exactement en ce moment. Mais bon. Ce n’était pas en remuant ces pensées qui avaient pris place dans son esprit depuis quelques temps qu’elle allait y changer quelque chose.

Alors elle chassa ces pensées d’un battement de paupière et reporta son attention sur son interlocutrice, prête à répondre sans détour à la question suivante.

[pas d'inquiétude, j'aime bien tes posts moi ! XD]

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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   2nd Septembre 2012, 07:35

Fuyu avait visé dans le mille ; Echo avait bien un maître qui ne lésinerait pas sur les moyens si son secret venait à être dévoilé. Des représailles. Physiques ? Mentales ? Les deux ? Mensonge ? Non, elle ne lui mentit pas. Elle ne lui dévoila certes pas toute la vérité, mais elle ne lui mentit pas. Elle avait dû comprendre qu’elle risquait gros. Quoiqu’il en soit, la jeune Akeno avait eu ce qu’elle voulait. Elle ne désirait pas tous les détails, elle s’en fichait un peu, car sa curiosité s’était considérablement calmée pour telle ou telle raison. Elle aurait bien voulu voir son maître, ou peut-être même en connaitre l’identité, mais elle savait parfaitement qu’elle ne l’obtiendrait pas et de toute façon, ça ne l’avancerait à rien si ce n’est avoir un autre nom à retenir – ou pas. Néanmoins, elle semblait de plus en plus pressée de s’en aller. Chose qui au lieu d’irriter Fuyu, la soulagea. Il ne manquait plus qu’une chose à faire.

De prime abord, elle était quasiment certaine que cette Echo allait l’ennuyer. Mais il ne lui suffit que de quelques minutes pour finalement s’intéresser à elle, ainsi qu’à la situation présente. Bien que son visage affiche constamment une mine blasée, sauf à quelques rares instants où la méchanceté prenait le dessus, elle était vraiment amusée par tout cela. Quand elle réussit à relier ses fils au corps de son opposante et qu’elle fût certaine de son emprise sur elle, l’interrogatoire commença. Et par la même occasion, une manipulation malsaine. Une manipulation qu’elle prenait plaisir à appliquer, surtout depuis sa rencontre avec un charmant jeune homme dans la tranche de la vingtaine. C’était le plus grand manipulateur que Fuyu connaissait et elle le respectait énormément, mais bien sûr, jamais elle ne le lui dit et jamais il ne l’entendra de sa bouche. Il lui apprenait plus ou moins cet art qui devint sa passion, et aujourd’hui, elle avait décidé d’user de tout ce qu’elle avait pu apprendre de ce dit homme. Enfin bref. Echo, comme dit plusieurs fois déjà, n’était rien d’autre que sa victime. Sa misérable victime. Mais ça n’allait plus tarder. Car tandis que l’une semblait pressée par le temps et presque effrayée – des représailles de son maître, pour reprendre ses propres mots et en suivant toute logique – l’autre commençait à se lasser de tout cela. Elle jugea qu’elle s’était déjà assez amusée et bien qu’elle ne fût pas assez sadique à son goût, elle avait envie de passer la soirée avec quelqu’un d’autre. Quelqu’un de sexe masculin, si possible, car elle en avait marre de la manipulation verbale et où l’on applique une certaine pression. Elle préférait de loin la manipulation physique où l’on a besoin de posséder un esprit malin, possessif, jaloux et dominateur. Pas de petit chien cette nuit. Un garçon mature qui lui tiendrait tête ; elle avait besoin d’un défi à relever.

Elle allait mettre un terme à tout cela. Il manquait encore d’une question. Juste une question. Une question qui fera réfléchir Echo. Elle pourrait tout aussi bien mal l’interpréter, car Fuyu n’avait pas l’intention d’y aller de main morte, mais si elle usait un peu de son intelligence, elle en comprendrait le sens caché. Elle voulait lui montrer l’étendue de sa compréhension. Effectivement, loin d’être stupide, Fuyu allait clairement signifier à cette petite ce qu’elle avait conclu de cette situation. De ses réponses. De son premier aveu, quand elle dit que ça lui arrivait souvent de « perdre le contrôle ». La détentrice de la longue chevelure et des yeux bleu-gris étira ses lèvres en un sourire faux et froid, s’exclamant d’un ton tout bonnement hautain. Oui, il fallait qu’elle comprenne qu’elles n’étaient pas positionnées sur le même piédestal. Qu’elle n’était rien et qu’à partir de ce jour, Fuyu pourrait la faire chanter et donc la manipuler comme bon lui semblait. Elle lui appartenait. Elle était son nouveau jouet. Il ne restait plus à celle qui menait l’interrogatoire qu’à choisir si elle allait justement se servir de ce jouet ou si, au contraire, elle l’abandonnerait. Une chose était sûre, un jour ou l’autre, elle le ressortira de son placard. Juste pour un minimum de divertissement. Juste par pur égoïsme et sadisme.

– Ce sera ma dernière question. Pourquoi perds-tu fréquemment le contrôle ? Pourquoi es-tu si faible, Echo ?

À la prononciation du mot « faible », le sourire de Fuyu s’émoussa. Étrangement, ses traits s’étaient brusquement figés en une expression plus sérieuse. Elle voulait faire comprendre à cette Echo que sa faiblesse était pitoyable et qu’elle était pathétique. C’est surement pour cela qu’elle parla sur ce ton dit hautain ; car elle, elle se battait encore, malgré son passé, malgré son présent incomplet. D’un certain coté, son but était de la réveiller. C’est vrai, pourquoi ne se montrait-elle pas plus forte ? Pourquoi se laisser ainsi abattre par cette fameuse schizophrénie ? Et surtout, même en ayant un maître, pourquoi ne pas se rebeller ? Lui avait-il sauvé la vie ? La menaçait-il ? Ces trois dernières questions, elle les garda pour elle. Pas la peine de s’étendre sur le sujet de toute façon.

Attendait-elle réellement une réponse de sa part ? Espérait-elle seulement la faire réagir ? Au fond, elle s’en fichait un peu. Quoique pas tant que ça. Elle lui avait posé cette question pour le plaisir de le faire, sur un coup de tête, simplement. Elle n’avait pas vraiment réfléchi. Et même maintenant qu’elle le faisait, elle ne regrettait pas. Elle attendait presque impatiemment de voir sa réaction. Mais son visage s’était une nouvelle fois détendu, exprimant maintenant de la pure et simple neutralité. Au fond, elle n’était pas si méchante qu’elle pensait l’être devenue, car sinon, elle n’aurait pas dis ça à Echo. Pas sur ce ton. Elle aurait été plus froide, plus tranchante et plus autoritaire. Au lieu de quoi, elle était à ça de compatir – enfin, presque, vu que son ton était, je vous le rappelle, hautain. Mais ce n’était pas le cas, ne vous méprenez pas. Quoiqu’il en soit, cela prouvait bien qu’elle se méprenait – ne serait-ce qu’un peu – sur son compte. Avec un soupire quelque peu agacé, elle croisa ses bras au niveau de sa poitrine et pencha sa tête sur le coté, laissant ses mèches rebelles retomber sur ses yeux, lui barrant par la même occasion le front.
Étonnement ? Indifférence ? Agacement ? Énervement ? Comment allait-bien pouvoir réagir ?
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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   3rd Septembre 2012, 22:03

« Ce sera ma dernière question. Pourquoi perds-tu fréquemment le contrôle ? Pourquoi es-tu si faible, Echo ? »

Qu’est-ce qui peut être plus douloureux que de s’entendre dire qu’on est faible ? Rien. Ou peu de choses. Ce sont des mots qui te transpercent le cœur, te le réduisent en miettes et te font perdre la tête. Mais au fond… elle avait raison, non ? Comment pouvait-elle être si faible ?
Les larmes montèrent aux yeux d’Echo, pour la première fois.
Elle était faible. Inutile. Pourquoi ne pouvait-elle pas garder le contrôle ? Devenir plus forte, repousser Zwei ! Ces mots la blessèrent. Elle ne savait que dire. Que devait-elle répondre ? Elle pouvait rejeter la faute sur la Baskerville. En disant que c’était parce que son autre « moi » était plus forte. Elle aurait pu approuver le fait qu’elle était faible. Elle pouvait également accuser son maître, qui la battait, l’affaiblissant. Elle pouvait pointer du doigt la société, qui ne la prenait pas comme elle était. Elle pouvait dénoncer ceux qui connaissaient sa véritable nature, et qui la prenait comme un écho de Zwei et non pas une personne à part entière.
Mais tout cela était faux, non ? Cela n’aurait fait qu’accentuer sa faiblesse. Elle n’aurait fait que reporter la faute sur les autres. C’était ce qu’on appelait « la fuite ». Elle devait prendre ses responsabilités. Au fond d’elle, elle savait que si elle était faible, c’était uniquement de sa faute ! Mais pourquoi cette fille avait-elle pointé sa faiblesse ? Pourquoi semblait-elle se plaire à torturer la jeune fille ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Pourquoi était-elle faible ? Pourquoi perdait-elle fréquemment le contrôle ?
En fait, elle ne perdait pas le contrôle entièrement. Zwei lui parlait juste, elle n’arrivait pas à la sceller dans sa tête comme la Baskerville le faisait parfois avec elle. Etait-ce de la faiblesse, ça aussi ?
Echo se perdait en conjectures. Faiblesse. Faiblesse. Faiblesse. Le mot résonnait dans sa tête. Elle se força à se remémorer les instants où elle avait été forte. Quand elle avait récupéré l’antidote pour Sharon, par exemple ? Mais était-ce vraiment de la force, ou juste l’envie de voir une expression d’énervement intense sur le visage de son maître ? Et quand elle se faisait battre en silence, était-ce aussi de la force, de ne pas répliquer ?
Non, c’était de la faiblesse. De la faiblesse. Si elle avait voulue être forte, elle se serait opposée. Elle serait partie. Elle aurait demandé la protection au duché Bezarius, par exemple. Elle aurait combattu Zwei. Mais elle n’avait rien fait de tout ça.

Au fond, cette fille l’avait beaucoup aidée. Elle avait pointé sa faiblesse, et lui avait fait comprendre beaucoup de choses. Mais maintenant c’en était trop. Elle voulait partir, s’enfuir. Et même après avoir réalisé sa faiblesse, elle voulait retourner aboyer au pied du maître qui la traitait comme un chien. Après tout, c’est bien plus facile ainsi, non ? L’acceptation de la laisse, accepter le fait qu’on soit faible. Accepter d’être inférieur aux autres. Après tout, c’est ce à quoi elle avait été destinée depuis sa « naissance ». Depuis son arrivée, son réveil dans ce monde. Elle avait été destinée à être un pion sur un échiquier. Rien d’autre qu’un pion. Et Echo voulait le rester .Elle ne voulait plus rencontrer de personnes comme elle qui pointeraient sa faiblesse. Elle ne voulait pas rester face à la vérité. Elle ne voulait pas qu’on lui impose la vérité !!
Pourrait-elle oublier cette conversation ? La façon dont cette gamine l’avait manipulée pour l’amener à comprendre qu’elle lui était inférieure ? C’était bien peu probable. Dans un coin de sa tête, cette petite discussion resterait gravée. Et chaque fois qu’elle se ferait battre, qu’elle cachera la vérité à ses yeux et qu’elle montrera sa faiblesse, elle repensera à cette fille aux longs cheveux d’argent dont elle ne connaissait même pas le nom.

A ce propos, devait-elle le lui demander ? Ou bien est-ce que ça serait trop indiscret ? Probablement. Même si Echo aurait bien voulu mettre un nom sur ce personnage atypique, elle n’avait pas envie de déclencher d’autres questions et des représailles pour avoir osé enfreindre la loi tacite de « Je pose les questions et tu réponds » qui s’était mise en place entre elles.
Mais peut-être que la fille le lui dirait sans le lui demander. Peut-être. Peut-être pas .Est-ce que lui demander deviendrait une petite preuve montrant qu’elle n’était pas si faible que ça ? Peut-être aussi. Mais ça ne servirait à rien face à cette adolescente : même si elle montrait qu’elle n’était pas aussi faible qu’elle le pensait, toutes deux savaient probablement qu’Echo lui était bien inférieure. C’était la dure loi de la vie.

Mais arrêtons là toutes ces pensées compliquées. Si Echo voulait avoir une chance de s’esquiver, elle devait répondre. Alors elle prit une grande inspiration et lâcha ce qui lui semblait être une réponse viable.

« Je suis faible… parce que je suppose que je suis née pour être faible. Depuis ma naissance, j’ai été destinée à être faible, et à être un pion sur un jeu d’échecs. C’est probablement pour ça que je reste faible. Que je n’arrive pas à me contrôler… En fait, je ne sais pas trop. Je sais juste que ce n’est pas la faute des autres, juste de la mienne, si je suis faible. »

Une réponse totalement embrouillée. Dans le même esprit que se trouvait Echo en ce moment. Elle n’avait probablement jamais été aussi lucide. Décidément, cette fille n’était pas commune.
L’adolescente sentait que leur rencontre commençait à toucher à sa fin. Elle sentait qu’elles allaiet bientôt se quitter. Etait-ce une bonne chose ? Une mauvaise ? Peu importe. Si jamais elle la recroisait un jour dans la rue, irait-elle lui dire bonjour ? Deviendraient-elles amies ? Peu probable. Peut-être possible. Elles verraient bien.

« J’ai répondu à tes questions. Je vais t’en poser une, libre à toi de répondre ou non. Tu t’appelles comment ? »

C’était sorti tout seul. Mais Echo trouvait que ça avait de l’importance. Avant de partir, elle voulait pouvoir mettre un nom sur ce visage qu’elle recroiserait peut-être dans les rues de Reveil.

Du moins, si l’adolescente lui répondait.

[J’ai été inspirée sur ce coup ._.
C’est peut-être un peu confus, je suis désolée, mais je suis pas douée pour bien structurer mes idées XD
En tout cas, j’espère que ça te va >< ]

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MessageSujet: Re: Regarde donc où tu mets les pieds ! [PV Fuyu]   4th Septembre 2012, 13:34

Regrettait-elle ? Pas du tout. Juste qu’elle aurait peut-être dû se taire, non pas car cela semblait blesser Echo, mais plutôt parce que ça ne la concernait au rien. Mais au fond, ça n’était pas si mal. Elle n’aurait pas aimé qu’on souligne de vive voix sa faiblesse. Car oui, elle aussi l’était. Pas autant que son opposante, en revanche. Disons qu’elle avait passé le plus dur et que maintenant, elle subissait seulement les répercutions de ses actes. Les répercutions de sa naissance. Car après tout, c’était vraiment le seul crime qu’elle avait commis ; naître. Mais bon, après tout, ce n’est pas d’elle que nous parlons ici. Donc oui, elle n’aurait vraiment pas aimé qu’on lui parle comme elle venait de le faire. Sauf qu’il y avait une différence. Une toute petite différence qui changeait pourtant tout. Elle, elle ne se serait jamais laissée entraînée dans pareille situation. Elle était consciente qu’un jour on gagne, un autre on perd. Et ça lui arrivait de perdre la partie, la bataille. Mais jamais le contrôle et jamais la guerre. Comment ? Simplement car cette petite, même si elle n’en avait pas l’air, était très minutieuse et aussi une mauvaise perdante. Elle pourrait mettre des heures à préparer sa stratégie rien que pour ne pas subir une humiliation pendant moins de cinq minutes. Et puis, ça valait mieux aussi pour ses adversaires de ne pas gagner la partie ; la vengeance était toujours inattendue, brusque et particulièrement douloureuse. Eh oui, elle savait aussi être rancunière.

Ce qu’elle avait attendu depuis un moment déjà lui parvint sur un plateau d’or. La réaction. Sa réaction. Les larmes montèrent et embuèrent les yeux d’Echo alors qu’elle bascula dans ses songes, essayant sûrement de rester debout mentalement face à cette vérité. Ne s’en était-elle vraiment pas rendu compte ? Fuyu qui la connaissait depuis moins d’une heure avait déjà établi son jugement sur elle alors qu’elle-même ignorait sa faiblesse ? Stupide ou feignant la stupidité ? Quoiqu’il en soit, elle semblait vraiment bouleversée. Peut-être aussi un peu étonnée par la franchise déconcertante dont fit preuve l’Akeno. Vraiment, son but n’était pas de la blesser. Elle avait beau avoir joué la sadique dès que leurs regards se croisèrent – ou plutôt, dès que leurs corps s’entrechoquèrent – maintenant, elle ne désirait plus jouer à cela. Elle reprendrait. Non, elle reprendra ; c’était certain. Mais pour l’instant, pas la peine de remuer le couteau dans la plaie, autant la laisser patauger un peu et écouter ce qu’elle avait à dire. Allait-elle nier les faits ? Les accepterait-elle ? Rejetterait-elle la faute sur les autres ? L’assumerait-elle ? Le seul moyen de prouver efficacement qu’elle n’était pas faible serait de laisser sa lucidité disparaître pour agir du tac-au-tac, attaquant directement Fuyu. Mais Echo n’allait pas le faire. Ce n’est pas qu’elle n’était pas assez maligne, juste que même si elle y pensait, elle ne fera rien. C’est simple, elle craignait l’adolescente détentrice de longs et fins fils d’argent accrochés à sa tête. Elle en avait peur. Peur de ce qu’elle ferait, dirait, si elle lui manquait de respect. Elle ne se rebellerait pas. Elle avait un maître, non ? Alors elle avait l’habitude d’être docile et obéissante. Fuyu était loin d’être une sorte de maître pour elle, ni même son aînée. Juste un être lui étant supérieur. Ces pensées ne sont point à voir comme un manque atroce de modestie. Non, seulement comme une vérité incontestée. Et n’importe qui posant le regard sur les deux jeunes filles en déduira la même chose ; le manteau de faiblesse épais recouvrait les épaules d’Echo alors qu’un simple voile translucide enveloppait Fuyu.

S’était-elle déjà rebellée ? Y avait-elle seulement pensé ? Et maintenant qu’elle semblait enfin ouvrir les yeux sur le fait qu’elle ne trompait personne, pas même une inconnue, en avait-elle l’intention ? Ou alors, retournerait-elle jouer les chiens de service ? Se nicher dans les bras de son maître ? Lui demander sa punition pour avoir été en retard ? Pourquoi ? Pourquoi était-elle si faible ? Vraiment, Fuyu serait prête à la gifler si elle avait une infime chance de la ramener à la raison. Mais elle s’abstint. Ce n’étaient pas ses affaires. Ce ne sont pas ses affaires. Et quand bien même elles viendraient à devenir amies, ce ne seront jamais ses affaires.

Suite à sa réponse, l’adolescente aux yeux bleu-gris éclata d’un rire amer. C’était spontané. C’était sarcastique. Totalement. Son regard s’assombrit d’un voile de colère alors que ses traits se durcirent presque instantanément. Née pour être faible ? Née pour n’être rien d’autre qu’un pion ? Fuyu ne croyait pas à ces sottises. Elle avait été impuissante durant son enfance et aujourd’hui, c’est elle qui contrôlait la situation. Le jour où elle fut marquée mentalement et physiquement, elle pleura. Elle déversa toutes les larmes de son corps. Elle avait été faible. Elle se regarda dans la glace en ayant ce mot gravé en elle, la marque sur sa joue le lui rappelant même si elle essayait d’oublier ; faible. Pourtant, elle n’avait jamais trouvé d’excuses aussi stupides. En fait, elle n’avait jamais trouvé d’excuses, tout bonnement. Echo disait assumer, pourtant elle rejetait la faute sur ce jour. Ce jour où elle ouvrit les yeux pour faire face au monde. Le jour de sa naissance. Elle reprit d’ailleurs la parole, calmant quelque peu Fuyu qui avait affiché et qui gardait un sourire gelé, figé sur ses lèvres. Elle ouvrit la bouche, prête à répondre comme elle le pensait.

– Oui, c’est entièrement de ta faute. Nous naissons égaux. La société nous donne différents statuts, tandis que les choix des autres mêlés aux nôtres forgent ce qui, plus tard, sera notre passé. Tu n’es et tu ne seras qu’un pion. Et tu veux savoir pourquoi ? Ça va être dur à entendre. Tu demeureras faible car au fond, c’est ton souhait. Vivre aux dépens des autres. Aux dépens des forts. Aux dépens de ceux qui ont su reconnaître ta faiblesse.

Aux dépends des gens comme Fuyu. Aux dépends des gens comme son maître. Ces personnes malsaines et qui trouvent que la plus grande source de déception ainsi que d’émerveillement et de distraction est l’être humain. Mais ça, elle ne le lui dit pas. Elle estimait en avoir déjà assez fait pour elle. Echo ne pouvait que le vouloir. Au fond d’elle, ça devait être une punition adéquate et une sorte de repenti. Peut-être se pensait-elle mauvaise et voulait-elle changer ? Ou alors, elle trouvait que c’était la meilleure façon d’être reconnaissante envers ce maître qui, peut-être, l’avait sauvé de je ne sais quoi. Une pure et simple preuve de soumission. Ou mieux – pire – encore, elle trouvait que c’était un cadeau de la vie. Elle se pensait indigne de vivre et donc, être faible était un peu entre la mort et la vie pour elle. Ça lui convenait donc. C’est. Ou voire autre chose. Quo qu’il en soit, c’était voulu, désiré, et maintenant obtenu. Un manque de Volonté. C’est ainsi qu’expliquait les choses Fuyu. Pas autrement.

Son prénom. Pourquoi le lui dire ? L’avait-elle seulement mérité ? Mais en même temps, elle l’avait demandé si gentiment. Fuyu hésita et finalement, opta pour la solution la plus facile et celle qui lui épargnerait de dépenser inutilement sa salive. Elle ne bougea pas, ne cligna même pas des yeux, signifiant à Echo qu’elle en avait trop dit et qu’elle ne saura rien d’autre d’elle que sa vision sur sa faiblesse. Elles se reverront. Fuyu en était plus que persuadée. Mais ce jour, elle ne sera pas aussi gentille, ni même aussi compatissante. Elle finira ce qu’elle avait commencé aujourd’hui et l’achèvera pour de bon. Mais ce jour aussi, elle espérait qu’il serait plus difficile pour elle de parvenir à ses fins. Si vraiment elle ne savait quoi faire, elle ressortirait son masque de maître chanteur. Mais bon, elle espérait tout de même trouver une faille dans la défense peur résistante de cette fille. De cette étrange fille. De cette fille si faible. D’Echo. Elle passa à coté d’elle, ralentissant imperceptiblement quand elle atteignit sa hauteur, lui murmurant un mot. Un simple mot. Un mot transporté par le vent vers sa destination. Elle sourit, mais elle savait que celle qui fut un bref moment son interlocutrice ne la verrait pas, et que la dernière chose qu’elle ait aperçue d’elle – de Fuyu – fut de l’indifférence, de la naturalité. Du calme après la tempête qui lui fit changer de visage. Mais peu importait. Elle souriait pour elle. Pour l’étrange Destin en lequel elle ne croyait qu’à moitié. Cette rencontre ne lui avait pas apporté grand chose à elle, mais pourtant, elle savait qu’elle avait, même d’une façon peu subtile, aidée Echo. Ou du moins, elle l’avait réveillée. Elle lui ressemblait tellement. Même en ayant le même âge qu’elle, l’étrange adolescente ressemblait à l’ancienne Fuyu. La Fuyu qui aurait tant aimé bénéficier de cette aide.

– Fuyu.
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